Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cancer basocellulaire érythémateux l.m.

erythematoid basal cell carcinoma

Étym. gr. erythêma : rougeur

→ épithélioma basocellulaire érythémateux

[F5, J1]

Édit. 2020

cancer bronchique adénosquameux l.m.

adenosquamous lung carcinoma

Carcinome composite fait d'éléments épidermoïdes et glandulaires.
Son évolution clinique le rapproche des adénocarcinomes.
À ne pas confondre avec les carcinomes muco-épidermoïdes.

Syn. carcinome bronchique adénosquameux

→ cancer bronchique

[F2,K1]

cancer colloïde l.m.

colloid, mucinous carcinoma

Forme de cancer glandulaire, ou adénocarcinome, se présentant macroscopiquement sous un aspect gélatineux et répondant histologiquement à la présence de vastes plages de mucus parsemées et(ou) bordées de cellules mucipares dites en bague à chaton, isolées ou groupées en bordure épithéliale.
Ses deux localisations les plus fréquentes sont le sein et le côlon.

Syn. cancer colloïde muqueux

→ adénocarcinome, cellule en bague à chaton

[F2,O5,L1]

cancer colloïde colorectal l.m.

colorectal colloid carcinoma

Forme particulière d’adénocarcinome colorectal, se présentant macroscopiquement sous un aspect gélatineux avec histologiquement de vastes plages de mucus (plus de 50% de composante mucineuse) parsemées et(ou) bordées de cellules mucipares dites en "bague à chaton" (du fait de l’accumulation intracellulaire de mucine).
Le pronostic serait plutôt péjoratif.

Syn. carcinome mucineux, carcinome colloïde muqueux.

→ cellule en bague à chaton

[F2,L1]

cancer colloïde du sein l.m.

colloidal breast carcinoma

Syn. cancer mucineux du sein, carcinome colloïde du sein

→ cancer du sein, cancer mucineux du sein

[F2,O5]

cancer de l'hypopharynx l.m.

hypopharyngeal carcinoma

Cancer essentiellement épidermoïde, développée au niveau de l’hypopharynx, intéressant le plus souvent les sinus piriformes, souvent lié à une intoxication alcoolo-tabagique.
Les signes révélateurs en sont la gêne pharyngée, l’odynophagie, l’otalgie, la dysphagie, une adénopathie parfois révélatrice. Le diagnostic repose sur l’examen clinique, la laryngoscopie indirecte, l’endoscopie, la tomodensitométrie, l’IRM et les biopsies. Le traitement repose sur la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie, ces thérapeutiques étant le plus souvent associées.

Syn. carcinome de l’hypopharynx

→ cancers de la tête et du cou, odynophagie

[F2,P1]

cancer des glandes salivaires l.m.

Les types histologiques les plus fréquents sont les cancers muco-épidermoïdes à cellules acineuses, les adénocarcinomes, les cylindromes ou cancers kystiques et des tumeurs malignes mixtes qui siègent le plus souvent sur la parotide (80% des cas), l’attei

Le tabac, soit chiqué soit fumé est un facteur de risque, de même qu’une irradiation pour un autre cancer de la tête et du cou et certaines expositions professionnelles (kérosène, nickel, silice..). Le traitement chirurgical donne d’excellents résultats si la tumeur n’est pas trop évoluée. La radiothérapie complémentaire est indiquée dans les formes relativement évoluées ou en cas d’exérèse incomplète ou si la tumeur adhère au nerf facial, en cas d’atteinte ganglionnaire. Les formes trop évoluées localement et/ou métastatiques relèvent soit de la radiothérapie exclusive avec ou sans chimiothérapie ; leur évolution, en dépit de la thérapeutique est très sévère.

[F2,P3]

cancer du larynx l.m.

larynx cancer

Cancer épidermoïde, dans la très grande majorité des cas, qui se développe généralement sur les cordes vocales et touche presque uniquement des fumeurs et des personnes ayant été en contact avec des substances cancérogènes dans l'air resp
Selon les données de l’INCa l’incidence annuelle de ce cancer est en 2018, estimée à 3861 touchant l'homme  dans 87% des cas avec un nombre de décès  de 950 la même année. L’incidence augmente après 40 ans, atteignant un taux de 28.5 pour 100 000 habitants entre 60 et 64, taux qui n’est que de 3,1 chez la femme pour la même tranche d’âg. L’âge médian au décès par ce cancer est de 68 ans chez l’homme, 67 ans chez la femme.  Son traitement dépend de son extension précisée par la classification TNM. Basé sur la chirurgie et/ou la radiothérapie dans les formes localisées, le traitement donne des résultats très satisfaisants. Ceux-ci le sont nettement moins dans les formes évoluées malgré le recours à la chimiothérapie.

Syn. carcinome du larynx

→ TNM (classification)

[F2, P1]

Édit. 2020

cancer du nasopharynx l.m.

nasopharyngeal carcinoma (NPC)

Tumeur, surtout d'origine épithéliale, développée aux dépens du cavum ou rhino-pharynx, dans l’immense majorité des cas.
La forme histologique et clinique la plus fréquente est la forme dite indifférenciée (undifferentiated carcinoma of nasopharyngeal type (UCNT). Les lymphomes nasopharyngés sont beaucoup plus rares, il s’agit généralement de lymphomes à grandes cellules de haut grade de malignité.
L'UCNT diffère des autres carcinomes épidermoïdes de la tête et du cou par son histologie indifférenciée caractéristique. Il est à distinguer du lymphome. Il atteint aussi bien les deux sexes. Son épidémiologie est sans rapport avec l'alcool et le tabac en revanche, sa relation est constante avec l’infection par le virus d'Epstein-Barr (EBV). Son étiologie implique aussi des facteurs génétiques et environnementaux (nitrosamines, aliments fumés,).Son incidence est particulièrement élevée en Asie du Sud-Est (Chine du sud) et dans le bassin méditerranéen.
L’extension locale de cette tumeur se fait vers l'oropharynx et la base du crâne, le palais et la cavité buccale. Les métastases sont essentiellement ganglionnaires et viscérales, expliquant les échecs thérapeutiques d’un traitement seulement local basé sur la radiothérapie qui marquée permet d'obtenir dans un pourcentage de cas important un taux de contrôle locorégional satisfaisant. La chimiothérapie est utilisée dans les formes très évoluées et métastasées. Une chimiothérapie adjuvante à la radiothérapie peut être proposée en fonction de l’extension dans les formes localisées.

Syn. cancer du cavum

→ Epstein-Barr (virus d'), lymphome malin

[F2,P1]

cancer du pancréas exocrine l.m.

exocrine pancreatic cancer

Adénocarcinome ductal siégeant le plus souvent dans la tête du pancréas à latence clinique habituelle, les symptômes révélateurs les plus fréquents étant les douleurs, l'amaigrissement et l'ictère.
Les métastases sont surtout ganglionnaires et hépatiques.
Le diagnostic repose sur l'échographie, la tomodensitométrie et l'écho-endoscopie et peut être confirmé par la ponction guidée sous imagerie. Les tumeurs de la tête du pancréas s'accompagnent presque constamment d'un ictère précédé ou accompagné d'un prurit, avec une dilatation importante des voies biliaires intra et extra-hépatiques et une grosse vésicule. Le pronostic est mauvais puisque la survie nette standardisée sur l'âge est de 10 % à 5 ans. La seule possibilité thérapeutique efficace est l'exérèse chirurgicale d'une tumeur limitée.

[F2, L1]

Édit. 2020

cancer du pharynx l.m.

pharyngeal carcinoma

Cancer épidermoïde, généralement bien différencié, particulièrement lymphophile qui atteint essentiellement le sinus piriforme, plus rarement la paroi pharyngée postérieure.
Ce cancer représente près de 10% des cancers de la tête et du cou. Mis à part les cancers du nasopharynx, le facteur favorisant majeur est l’alcoolo-tabagisme. Dans les pays occidentaux son incidence est d’environ 1/100 000 habitants sauf dans le nord de la France où elle de l’ordre de 14%. L’âge de survenue est celui de la soixantaine. Contrairement aux autres localisations pharyngées, les cancers de la région rétrocricoïdienne touche plus volontiers les femmes que les hommes (sex ratio 1,5/1)
Le traitement dépend de l’extension précisée par la classification TNM. Dans les formes localisées, il est essentiellement chirurgical, dans les formes évoluées localement ou métastatique il relève surtout de la radiothérapie et de la chimiothérapie.

Syn. carcinome pharyngé

→ cancer de l'hypopharynx, cancer du nasopharynx, cancers de la tête et du cou, TNM (classification)

[F2, P1]

Édit. 2020

cancer du testicule l.m.

Les cancers du testicule sont essentiellement des tumeurs germinales (95% des cas) parmi lesquelles on distingue deux grandes catégories : les tumeurs séminomateuses (dites séminomes) qui apparaissent aux dépens de l’épithélium germinal des tubes séminifè

Les tumeurs non germinales : sont rares (moins de 5 %) : il peut s’agir de tumeurs du stroma et des cordons sexuels (tumeur à cellules de Leydig et tumeur à cellules de Sertoli), les tumeurs para-testiculaires (épididyme, déférent, albuginée) et les tumeurs secondaires (lymphome malin, leucémie, métastase).
L’incidence des cancers du testicule augmente, en France. Inférieure à 1500 en 1990, elle est actuellement de 2300 (projection InVS 2011). La mortalité qui lui est liée, en revanche diminue passant de près de 200 en 1990 à 86 en 2011 (données InVS). Quelle qu’en soit la forme histologique, les tumeurs germinales touchent des hommes plutôt jeunes (séminomes 25 à 55 ans, tumeurs non séminomateuses 35 ans). La cryptorchidie est un facteur de risque.
Le signe révélateur le plus fréquent est la découverte d’un gros testicule. Avant tout traitement, le dosage des marqueurs tumoraux :α-fœtoprotéine, β HCG et LDH est indispensable de même qu’un bilan d’extension à la recherche de métastases principalement ganglionnaires essentiellement lombo-aortiques et pulmonaires. La classification de Peckham distingue 4 stades.
L’orchidectomie, indispensable au diagnostic, est le premier temps thérapeutique. Le traitement dépend de la forme histologique et de l’extension. Il peut s’agir d’un curage lombo-aortique, d’une radiothérapie à laquelle les séminomes sont particulièrement sensibles et/ou d’une chimiothérapie très efficace dans toutes ces formes de tumeurs qu’elle guérit souvent même lorsqu’elles sont métastasées.

M. J. Peckham,  oncologue et urologue britannique (1985)

Syn. carcinome testiculaire

→ carcinome embryonnaire, choriocarcinome, dysembryome, séminome, Peckham (classification de), tumeurs germinales du testicule, tératome du testicule, cryptorchidie, α foetoprotéine, β HCG, LDH, Peckham (classification de)

[F2,M2,M3]

cancer encéphaloïde l.m.

Tumeur maligne ayant la texture molle et fragile du cerveau

[F2]

cancer épidermoïde l.m.

squamous cell carcinoma, epidermoid carcinoma

Cancer développé aux dépens d'un épithélium malpighien qui correspond à la quasi-totalité des cancers de la sphère ORL (lèvres, langue, bouche, gorge, larynx, tiers supérieur de l'œsophage), des cancers de l’exocol de l'utérus, la majorité des cancers de la vessie et des bronches, les cancers de la marge anale et les cancers de la peau (spinocellulaires) à l’exception des mélanomes.
Si, dans nombre de cas, de tels cancers relèvent de la chirurgie, ils sont, dans leur ensemble, sensibles à la radiothérapie et à certaines chimiothérapies.

Syn. cancer malpighien, cancer pavimenteux, carcinome épidermoïde, carcinome pavimenteux stratifié, carcinome squameux, carcinome spinocellulaire

→ cancer bronchique, cancer de l'anus, cancer de la langue, cancer de la vessie, cancer de la vulve, cancer du col de l'utérus, cancer du vagin, cancers de la tête et du cou, cancer épidermoïde cutané

[F2]

cancer épidermoïde cutané l.m.

squamous cell carcinoma, epidermoid carcinoma

Variété de cancer de la peau subissant une différenciation malpighienne.
Les carcinomes épidermoïdes peuvent être différenciés reproduisant de façon anormale les différentes couches de l'épithélium normal, ils peuvent aussi être peu différenciés. Lorsqu’ils sont kératinisants, on distingue la kératinisation orthokératosique (cellules kératinisées avec perte du noyau), la kératinisation parakératosique (cellules kératinisées conservant un noyau en pycnose), et la dyskératose (cellules se kératinisant de façon isolée).
Ils se caractérisent par une évolution plus agressive que celle des carcinomes basocellulaires, en particulier sur les muqueuses où ils ont un pouvoir métastatique important. Il s'agit d'une tumeur invasive développée aux dépens des kératinocytes épidermiques. L'immense majorité des carcinomes cutanés apparaît sur des kératoses actiniques, et sont donc principalement liés à la dose cumulative d'expositions solaires et au phototype. Pour les localisations génitales, périanales et périunguéales, on évoque le rôle étiopathogénique des papillomavirus. Les carcinomes buccaux sont surtout associés à une intoxication alcoolo-tabagique. Plus rarement, un carcinome épidermoïde peut être favorisé par l'existence de lésions anciennes d'évolution chronique : cicatrices, en particulier brûlure, irradiations, arsenicisme, ulcère, lichen scléreux vulvaire, lichen plan buccal, etc. Le terme de carcinome spinocellulaire, comme celui d'épithéliome spinocellulaire, n'est plus guère employé par certaines écoles.
Si on inclut les épithéliomas basocellulaires, les carcinomes épidermoïdes représentent le deuxième type de cancer cutané en France (30% environ, alors que les mélanomes cutanés en représentent 10 % environ)

Syn. carcinome épidermoïde cutané, carcinome malphighien cutané, carcinome pavimenteux stratifié, carcinome squameux, carcinome spinocellulaire

→ carcinome basocellulaire, kératose actinique, papillomavirus, phototype, arsenicisme, lichen vulvaire, lichen plan buccal

[F2,J1]

cancer in situ du col utérin l.m.

carcinoma in situ of the uterine cervix

Carcinome épidermoïde intra-épithélial du col de l’utérus, n’envahissant pas le chorion sous-jacent et respectant la membrane basale.
Lié à une infection par papillomavirus il succède à une dysplasie de haut grade, néoplasie intra-épithéliale cervicale de type III. Décelé sur un frottis cervical de dépistage, localisé par la colposcopie qui oriente la biopsie, il doit être toujours confirmé par une conisation diagnostique, au bistouri ou au laser, qui assure l’absence d’invasion. Après 40 ans, l’hystérectomie simple est ensuite préférable.

Syn. cancer intra-épithélial du col utérin, carcinome in situ du col utérin

→ cancer in situ, papillomavirus, néoplasie intraépithéliale cervicale

[F2,O3]

cancer intra-épithélial du col utérin l.m.

intra-epithelial carcinoma of the cervix

→ cancer in situ du col utérin

[F2,O3]

cancer invasif du col utérin l.m.

invasive cancer of the uterine cervix

Carcinome épidermoïde de l’exocol ou adénocarcinome de l’endocol envahissant le stroma conjonctif.

→ cancer du col utérin

[F2,O3]

cancer liminaire du col utérin de Pozzi l.m.

Pozzi’s prefatory cancer of the uterine cervix

Cancer siégeant à la limite entre le col utérin et le cul-de-sac postérieur du vagin.

S. J. Pozzi, gynécologue français, membre de l’Académie nationale de médecine (1890)

[F2,O3]

cancer micro-invasif du col utérin l.m.

microinvasive cancer of the uterine cervix

Carcinome épidermoïde du col utérin envahissant le chorion sous-jacent sur une hauteur inférieure à 5 mm et une largeur inférieure à 7 mm, stade Ia de la classification internationale.
Le risque d’envahissement ganglionnaire n’étant que de 3-5%, leur traitement se limite à une hystérectomie.

[F2,O3]

cancer mixte épidermoïde et glandulaire de l'endomètre l.m.

mixt epidermoid and glandular carcinoma of the endometrium

Cancer rare de l’endomètre associant des contingents de cellules malignes malpighiennes à un adénocarcinome.

Syn.   carcinome mixte épidermoïde et glandulaire de l’endomètre

→ cancer de l'endomètre

[F2,O3]

cancer mucineux du sein l.m.

mucinous breast carcinoma

Forme rare de carcinome infiltrant du sein (1%) , touchant plutôt la femme âgée .
Dans sa forme colloïde pure (comportant des plages de mucus renfermant des cellules tumorales disposées en lobules), elle est créditée d'un pronostic relativement favorable.

Syn. carcinome colloïde muqueux

→ cancer du sein

[F2,O5]

cancer mucosécrétant l.m.

mucus-producing carcinoma

Forme d’adénocarcinome dans laquelle les éléments cellulaires en prolifération sécrètent du mucus en quantité plus ou moins importante.

Syn. carcinome mucineux, carcinome mucosécrétant,

→ adénocarcinome, cellule en « bague à chaton », cancer colloïde

[F2]

cancer spinocellulaire l.m.

squamous cell carcinoma

Tumeur épithéliale maligne du sujet âgé, qui s'observe sur la peau, les demi-muqueuses et les muqueuses malpighiennes, plus fréquemment chez l'homme que chez la femme, se développe en profondeur et peut donner des métastases par voie lymphatique ou sanguine.
On connaît plusieurs facteurs favorisants : le rayonnement solaire, principalement les UVB de 280 à 320 nm, les rayons X, les cicatrices de brûlure, le goudron, la prise d'arsenic, les traitements immunosuppresseurs. Siégeant surtout sur les parties découvertes et principalement sur la lèvre inférieure, le centre du visage et les zones maxillaires, la lésion débute comme une petite tumeur dure à base infiltrée et évolue rapidement vers une formation bourgeonnante ou ulcérée, à bordure surélevée, qui saigne facilement au toucher. Les tissus sous-cutanés et le plan osseux sont progressivement envahis, tout comme les ganglions de drainage ; une généralisation par voie sanguine peut se produire. L’examen histologique révèle une néoformation émanant du tissu épithélial, qui se compose de gros bourgeons lobulés ou de travées anastomosées, constituées en majorité de cellules polyédriques éosinophiles, ressemblant à celles du corps muqueux. Les éléments néoplasiques se kératinisent progressivement vers le centre des lobules, ou se rangent en couches concentriques autour d'amas de kératine appelés globes cornés, souvent parakératosiques. Quelques aspects histologiques particuliers ont été décrits : carcinome pseudoglandulaire ou dyskératosique, également décrit sous l'appellation erronée d’adénoacanthome des glandes sudoripares de Lever, carcinome bowénoïde, forme trabéculaire, type à cellules fusiformes ou ancien épithélioma fusocellulaire de Roussy-Leroux. Les tumeurs de la langue, des lèvres et de la région anogénitale donnent rapidement des métastases. Le pronostic des localisations cutanées est généralement moins sévère. Le traitement consiste en l'extirpation chirurgicale ou en radiothérapie ou curiethérapie.

G. Roussy et R. Leroux, anatomopathologistes français, membres de l'Académie de médecine (1950) ; A. C. Broders, anatomopathologiste américain (1925)

Étym. gr. karkinos : crabe, ulcère, cancer ; lat. spina : épine ; ôma : tumeur

Syn. carcinome épidermoïde, carcinome spinocellulaire épithélioma spinocellulaire, épithélioma pavimenteux, épithélioma malpighien typique (obs.), spinaliome, carcinome basocellulaire

→ Broders (classification de), cancer épidermoïde cutané, carcinome spinocellulaire

[F2]

cancer utérin sur col restant l.m.

cancer of the remaining uterine cervix

Cancer développé sur le col utérin laissé en place après une hystérectomie subtotale.
Son risque justifie pour beaucoup la pratique de l’hystérectomie totale de principe.

Syn. carcinome utérin sur col restant

→ cancer du col de l'utérus

[F2,O3]

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