sinus cervical l.m.
cervical sinus
Cavité ectoblastique latérale de la région cervicale de l’embryon formée, à partir de la 5ème semaine de développement, par les 2ème, 3ème et 4ème poches ectobranchiales progressivement enfouies par la prolifération du 2ème arc branchial qui, en fusionnant avec la crête épicardique, leur fait perdre leur connection avec l’extérieur.
Normalement, cette cavité disparaît complètement. Sa persistance peut être à l’origine d’un kyste cervical latéral, voire d’une fistule branchiale.
Lors du redressement de la tête, cette zone se trouve reportée dans la partie moyenne de la région latérale du cou. Normalement ce sinus s’oblitère rapidement par coalescence de ses parois. Dans certains cas il peut être à l’origine de kystes cervicaux ou de fistules latérales du cou dont l’orifice est généralement situé à la partie moyenne du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien et dont le trajet vient s’ouvrir dans la plupart des cas vers la tonsille palatine.
→ appareil branchial, arc branchial, poche branchiale, fistule branchiale
sous-épineux adj.
infra spinous
Situé sous une formation anatomique nommée épine, apophyse épineuse ou processus épineux : p. ex. muscle sousépineux au niveau des vertèbres, de l'omoplate ou de l'extrémité proximale du tibia.
spasticité n.f.
spasticity
Contraction d’un muscle ayant tous les caractères d’un spasme.
Forme la plus fréquente d'hypertonie, où la résistance à la mobilisation passive s'accroît en fonction de la vitesse de déplacement du membre testé et de son degré d'étirement. Elle caractérise fondamentalement un syndrome pyramidal au stade de chronicité. Elle revêt un caractère élastique car le membre reprend sa position initiale dès qu'il n'est plus sollicité. En revanche, si le déplacement est poursuivi, un relâchement est possible. Majorée sur les muscles antigravitaires, en station debout et par l'action, elle peut entraîner un pseudosteppage spasmodique en cas de syndrome pyramidal fruste. À la spasticité s'associent notamment : une exagération des réflexes ostéotendineux (vifs, diffusés, polycinétiques), un possible clonus, des réflexes cutanés abdominaux abolis, la survenue de réflexes de défense, un réflexe cutané plantaire habituellement en extension (signe de Babinski, pouvant manquer en phase aigüe flaccide et aréflexique, mais précédant l'apparition de l'hyperréflexie ostéotendineuse), parfois des syncinésies.
Cette hyperactivité des réflexes myotatiques peut résulter d'une hyperactivité du système gamma, qui semble différer selon le niveau de la lésion. Les données neurochimiques sont encore incomplètes.
Étym. gr. spasmos : contraction, spasme
Syn. spasmodicité
dégenerscence spinocérébelleuse et dystrophie de cornée l.f
spinocerebellar degeneration and corneal dystrophy
Dégénérescence spinocérébelleuse lente avec dystrophie cornéenne majeure.
Le visage est triangulaire, avec micrognathisme, et oreilles mal implantées. Il existe une ataxie avec hypertonie et incoordination. L’EEG est anormal et le muscle également histologiquement anormal. L’examen oculaire, montre un ptosis et une opacification cornéenne ayant nécessité une kératoplastie transfixiante (cornée présentant histologiquement un œdème, avec épaississement de la membrane de Descemet, et un pannus dégénératif). L’affection est autosomique récessive (MIM 271310).
V.M. Der Kaloustian, pédiatre, N.I. Jarudi, ophtalmologue, M.J. Khoury, biologiste libanais (1985)
Syn. Der Kaloustian-Jarudi-Khoury (syndrome de)
[H1, P2]
Édit. 2018
Stamey (opération de) l.f.
Stamey’s procedure
Cure chirurgicale par voie mixte de l’incontinence urinaire d’effort consistant à faire monter un fil dans la région para-urétrale du vagin à travers l’espace de Retzius de chaque côté de la vessie, puis à le suturer à l’aponévrose du muscle grand droit au-dessus du pubis.
T. A. Stamey, chirurgien urologue américain (1973)
Starling (loi de) l.f.
Franck-Starling’s law (or mechanism)
Loi exprimant la variation de la puissance contractile d'un muscle en fonction de son étirement : la puissance contractile augmente progressivement avec l’élongation jusqu’à une certaine valeur à partir de laquelle elle diminue malgré la poursuite de l’étirement.
Applicable à toute fonction musculaire, cette loi exprime principalement la relation entre la dilatation du cœur et sa force de contraction. C’est donc, une des principales lois cardiologiques régissant l’hémodynamique, car elle exprime la relation entre la dilatation du cœur et sa force de contraction. Selon cette loi, lorsque l’afflux de sang et la pression augmentent dans un ventricule cardiaque, celui-ci tend à se dilater et l’élongation des fibres myocardiques déclenche une force contractile accrue nécessaire à l’expulsion dans l’aorte de la totalité du sang reçu : il existe donc une relation directe entre le volume diastolique du ventricule (c'est-à-dire la longueur de ses fibres myocardiques) et la force contractile de la systole suivante. Cet accroissement possible de la force de contraction ventriculaire a toutefois une limite qui définit la défaillance myocardique aigüe.
E. H. Starling, physiologiste britannique, membre de l’Acadmie de médecine (1915) ; O. Frank, physiologiste allemand (1903)
Syn. loi du coeur
sténose œsophagienne l.f.
oesophageal stenosis
Sténose de l'œsophage de cause variable : œsophagite peptique, cancer épidermoïde, adénocarcinome, séquelle de radiothérapie, chirurgie antireflux avec mauvais calibrage de la valve, spasme du muscle cricopharyngien, sténose extrinsèque (ganglion, cancer bronchique).
Étym. gr. : stenos : étroit
sternocléidomastoïdienne moyenne (artère) l.f.
ramus sternocleidomastoideus (TA)
middle sternocleidomastoid artery
Artère qui naît de l’artère thyroïdienne supérieure et pénètre le muscle sternocléidomastoïdien par sa face profonde.
sternocléidomastoïdienne supérieure (artère) l.f.
rami sternocleidomastoidei (TA)
superior sternocleidomastoid artery
Collatérale de l’artère occipitale, née au point où elle croise le nerf grand hypoglosse.
Après s’être divisée en deux ou trois rameaux, elle pénètre le muscle sternocléidomastoïdien par sa face profonde.
Stilling-Türk-Duane (syndrome de) l.m.
Stilling-Türk-Duane's syndrome
Syncinésie oculomotrice congénitale unilatérale qui se traduit par une limitation des mouvements d'abduction et une énophtalmie active avec rétrécissement de la fente palpébrale lors de l'adduction.
Le muscle droit externe est innervé anormalement par des rameaux venant du nerf moteur oculaire commun (IIIème paire crânienne), qui fait se contracter ensemble les muscles droits horizontaux lors des efforts d'adduction, entraînant une rétraction du globe oculaire.
Ce syndrome serait consécutif à certaines agénésies du noyau du nerf moteur oculaire externe (VIemepaire crânienne).
J. Stilling, ophtalmologiste allemand (1887), S. Türk, ophtalmologiste suisse (1896), A. Duane, ophtalmologiste américain (1905)
Syn. syndrome de rétraction du globe oculaire
→ Duane (syndrome de), énophtalmie
stimulateur cardiaque l.m.
cardiac pacemaker
Dispositif destiné à assurer artificiellement, par stimulus électrique des oreillettes ou des ventricules, une contraction cardiaque rythmée selon une fréquence choisie.
Son utilisation peut être transitoire (stimulation externe), ou définitive par implantation intrathoracique antérieure du stimulateur électronique sous le muscle grand pectoral, permettant de traiter les bradycardies graves relevant de blocs auriculoventriculaires de haut degré ou de blocs sino-auriculaires quelle qu'en soit la cause.
Le dispositif délivre les stimulations électriques par le moyen d'électrodes (sondes) placées par voie sous-clavière, axillaire ou céphalique. Il analyse aussi les potentiels cardiaques spontanés. Des programmes incorporés permettent d'ajuster la cadence des stimulation délivrées au myocarde aux besoins physiologiques du patient (notamment pas de stimulation si cela n'est pas nécessaire, mais stimulation dès qu'une pause cardiaque devient dangereuse - stimulateurs «sentinelle» - et ajustement de la fréquence cardiaque à l'effort). On distingue ainsi la stimulation ventriculaire multiprogrammable, sentinelle en mode VVI, la stimulation double chambre à l'aide de deux sondes (auriculaire et ventriculaire) et la stimulation monochambre auriculaire.
La durée moyenne de vie d'un stimulateur cardiaque comportant une pile au lithium est de 5 ans.
Syn. : pacemaker (déconseillé)
stimulateur électronique l.m.
electronic pacemaker
Appareil destiné à régulariser selon un rythme physiologique la commande nerveuse et le fonctionnement d’un muscle.
Les premiers appareils de ce type et les plus répandus sont les stimulateurs cardiaques qui ralentissent ou accélèrent les contractions cardiaques en cas de troubles de la commande ou de la conduction nerveuse. On utilise de plus en plus des stimulateurs neurosphinctériens contre les incontinences du rectum ou de la vessie. Des stimulateurs destinés aux muscles de l’appareil locomoteur sont à l’essai, lors de certaines paralysies des membres.
stimulus conditionnant l.m.
conditioning stimulus, test stimulus
Successivement, premier et second stimulus, dans une paire de stimulus.
Le premier peut modifier l'excitabilité du nerf ou du muscle étudié, qui est ensuite évaluée par la réponse au deuxième stimulus. L'intervalle de temps entre stimulus conditionnant et stimulus test, ainsi que l'intensité de chacun des stimulus, doivent être précisés.
sulcus glottidis l.m.
sulcus vocalis (TA)
Incisure de profondeur variable siégeant sur la corde vocale et parallèle à son bord libre.
Elle est formée de deux berges qui adhèrent souvent fortement, en dehors au muscle vocal et, en dedans au ligament vocal. Elle correspond vraisemblablement à un kyste de corde vocale ouvert. Elle entraîne une dysphonie importante.
surdistension utérine l.f.
uterine overdistension
Excès de tension exercée sur la paroi de l'utérus gravide par un hydramnios ou une grossesse gémellaire ou multiple.
Le muscle étiré réagit en se contractant et un accouchement prématuré se produit souvent.
surface temporale de l'os frontal l.f.
facies temporalis ossis frontalis (TA)
temporal surface of frontal bone
Partie de la face exocrânienne de l’écaille de l’os frontal située latéralement, en arrière de la ligne temporale de l’os frontal.
Elle constitue la partie antérieure et supérieure de la fosse temporale ; elle donne insertion aux faisceaux antérieurs du muscle temporal.
Syn. anc. facette temporale de l’os frontal
susépineux adj.
supra spinatus
Situé au-dessus d'une formation anatomique qualifiée d'épine, d'épineuse.
Ex. muscle susépineux (supra spinatus).
suspension du col vésical par bandelette l.f.
vesical neck suspension by band
Ensemble de techniques chirurgicales visant la cure de l'incontinence d'effort ou mixte de la femme, par suspension du col vésical au squelette pelvien ou à la paroi hypogastrique par l'intermédiaire d'une bandelette constituée d'un tissu d'emprunt.
Les tissus employés ont été très nombreux : muscle pyramidal ou bandelette du grand droit de l'abdomen, bandelette aponévrotique taillée dans la gaine du grand droit ou l'aponévrose du grand oblique, bandelette aponévrotique libre de fascia lata, tendon de veau conservé ou bandelette de peau, bandelette de tissu synthétique, etc.
Les interventions peuvent être pratiquées par voie hypogastrique seule ou plus souvent combinée, vaginale et hypogastrique.
La plupart de ces techniques ont été abandonnées au profit des colpo-suspensions vésicales, des techniques simplifiées ou du sphincter artificiel. Sont encore pratiquées néanmoins les suspensions aponévrotiques de type Goebell-Stoeckel ou par tissus synthétiques.
R. Goebell, chirurgien allemand (1910) ; W. Stoeckel, gynécologue allemand (1917)
→ Goebell-Stoeckel (opération de)
Cayler (syndrome cardiofacial de) l.m.
cardiofacial syndrome, Cayler syndrome
Malformations congénitales caractérisées par une dysmorphie craniofaciale, une cardiopathie et d’autres anomalies inconstantes : neurologiques, osseuses et viscérales.
L’aplasie ou l’hypoplasie du muscle triangulaire des lèvres (m. depressor anguli oris) provoque une déformation caractéristique de la lèvre inférieure (du côté gauche le plus souvent) lors de la mimique ou des cris. Il peut s’y associer une microcéphalie, une micrognatie, une microphtalmie, une hypoplasie de l’étage moyen de la face des anomalies des oreilles, une division palatine. La tétralogie de Fallot et la communication interventriculaire sont les plus fréquentes des cardiopathies constatées. Plus rares sont les malformations vertébrales, pariétales thoraco-abdominales, une polydactylie, une hypoplasie rénale un reflux vésico-urétéral, un retard mental.
Ce syndrome, d’hérédité dominante, est considéré comme un phénotype particulier du syndrome CATCH 22 ou microdélétion 22q11
G.G. Cayler, pédiatre américain (1969)
→ microdélétion 22q11, CATCH 22 (syndrome), tétralogie de Fallot, communication interventriculaire
[ H1 ,K2, L1, O1, P1, P2, P3, Q3]
Édit. 2018
systole n.f.
systole
Phase de contraction des oreillettes et des ventricules du muscle cardiaque avec éjection du sang dans les artères.
C’est la partie du cycle de fonctionnement du cœur qui correspond à la contraction du myocarde pour assurer la vidange des cavités cardiaques : il existe une systole auriculaire suivie d’une systole ventriculaire. L’ensemble des deux a une durée qui représente environ 30% de la totalité du cycle cardiaque.
La systole ventriculaire est nécessaire à la vie, alors que la systole auriculaire ne l’est pas puisqu’elle peut être remplacée par une fibrillation auriculaire. Les phénomènes qui prennent place pendant la systole sont dits systoliques. Selon le moment de la systole où ils se produisent, ils sont dits holosystoliques (durant toute la systole), protosystoliques (au début de la systole), mésosystoliques (au milieu de la systole) ou télésystoliques (en fin de systole).
→ diastole, pression systolique
Tansini (opération de) l.f.
Tansini’s operation
Technique chirurgicale de reconstruction du sein par lambeau de rotation vascularisé du muscle grand dorsal.
I. Tansini, chirurgien italien (1906)
ténomyoplastie n.f.
tenomyoplasty
Intervention réparatrice intéressant ensemble muscle et tendon.
Étym. gr. tenôn : tendon ; mus : muscle, souris ; plassein : former
tératome bénin du médiastin l.m.
benign mediastinal teratoma
Tumeur dysembryoplasique formée d'un mélange de tissus adultes sans organisation.
Il s'agit :
- soit de tératomes matures multi-tissulaires, tumeur contenant les dérivés de tous les feuillets embryonnaires, avec la présence des dérivés de l'ectoderme (peau, dents, cheveux, sébum) de l'endoderme (épithélium digestif), du mésoderme (os, cartilage, muscle, graisse) ;
- soit d'une tumeur à un seul feuillet dont le type habituel est le kyste dermoïde (sébum, poils, épithélium malpighien, parfois dents).
Ces tumeurs siègent dans le médiastin antérieur et moyen. Elles sont sphéroïdes, bien limitées mais sans capsule propre, débordant le médiastin, le plus souvent à gauche. La présence radiologique de calcifications permet d'affirmer le diagnostic.
L'indication opératoire est formelle du fait du risque d'une fistulisation dans les voies aériennes. Au cours de leur exérèse, les tératomes bénins n'ayant pas de capsule propre et s'accompagnant d'une importante réaction inflammatoire en périphérie, le nerf phrénique gauche, s'il n'est pas préalablement repéré, risque d'être sectionné.
À côté des tératomes bénins et des tératomes malins, il est des tératomes mixtes à contingents matures et immatures. La bénignité ne peut être affirmée que par un examen histologique complet de la pièce d'exérèse.
Anc. dénom. dysembryome bénin, kyste dermoïde
Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur
Syn. tumeur germinale bénigne du médiastin
tératome testiculaire l.m.
testicular teratoma
Tumeur germinale complexe de l'enfant et de l'adulte jeune comportant la prolifération des éléments de plusieurs feuillets embryonnaires.
La tumeur, parfois volumineuse, est très hétérogène à la coupe : des kystes avec substance gélatineuse ou mucineuse associés à du tissu solide (muscle, cartilage, os). Le tératome est dit mature si les tissus ecto-, méso- et endo-dermiques sont très différenciés et organisés, immature si certaines zones de tissu sont incomplètement différenciées. Chez le nourrisson le tératome est mature et peut être considéré comme une tumeur bénigne. Chez l'adulte il comporte souvent des plages immatures et doit être considéré comme une tumeur maligne.
Le tératome mature est un tissu résiduel parfois retrouvé après des cures de chimiothérapie pour carcinome embryonnaire, en situation extragonadique. Il s'agit de l'une des formes de guérison possibles, sous réserve de l'exérèse chirurgicale complète de ces masses tumorales d'avenir incertain.
Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur
→ tératocarcinome testiculaire
test du prisme base externe de Cüppers l.m.
Cüppers' base out prism test
Procédé d'examen pour mettre en évidence le blocage d'un muscle droit interne dans une ésotropie avec nystagmus.
Normalement un prisme base externe devant l'œil fixateur induit une adduction de cet œil et provoque un mouvement harmonieux d'abduction de l'autre œil.
En cas de blocage, l'autre œil maintient sa position d'adduction et peut même initier une suradduction. Il faut utiliser un prisme de forte puissance (30 ou 40 dp).
C. Cüppers, ophtalmologiste allemand (1961)
[P2]