Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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muscle sphincter interne de l'urèthre l.m.

musculus sphincter urethrae internus ; musculus pshincter supracollicularis (TA)

internal urethral sphincter ; supracollicular sphincter ; preprostatic sphincter

Faisceau de fibres circulaires de la couche moyenne du muscle vésical qui s’épaississent graduellement autour de l’orifice uréthral et de la portion initiale de l’urèthre (portion prostatique chez l’homme, portion pelvienne chez la femme).
Il participe à l’occlusion de l’orifice uréthral. Il est innervé par un rameau du plexus hypogastrique inférieur.

F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)

Syn. anc. muscle  sphincter de la vessie ; sphincter vésical ; sphincter interne de l’urèthre de Henle ; sphincter lisse de l’urèthre

muscle sphincter uréthro-vaginal l.m.

musculus sphincter urethrovaginalis (TA)

Fibres basses du muscle sphincter externe de l’urèthre

Elles entourent complètement  l’urèthre et le vagin pour former un muscle sphincter uréthro-vaginal dont la contraction avec celle du muscle bulbospongieux resserre le hiatus urogénital près du vestibule.

muscles ano-recto-périnéaux l.m.p.

musculi anorectoperineales ; musculi rectourethrales (TA)

anorectoperineal muscles ; recto-urethral muscles

Muscles lisses du périnée de l’homme qui font suite aux fibres longitudinales antérieures du rectum et qui s’attachent à l’urèthre et au noyau fibreux central du périnée.
On distingue le muscle ano-périnéal et le muscle recto-périnéal.

C. Roux, chirurgien suisse, membre de l'Académie de médecine (1857-1934)

Syn. anc.  muscles de Roux

→ muscle ano-périnéal ,muscle recto-périnéal.

muscles recto-uréthraux. l.m.p.

→ muscles ano-recto-périnéaux

mutation en retour l.f.

back mutation

→ mutation inverse

myopathie multicore avec retard mental, petite taille et hypogonadisme hypogonadotrophique l.f.

multicore disease with mental retardation, short stature, and hypogonadotropic hypogonadism

A. E. Chudley, pédiatre généticien et B. Rozdilsky, neurologue canadiens (1985)

→ Chudley- Rozdilsky (syndrome de)

myopexie rétroéquatoriale l.f.

Cüppers myopexy

Technique opératoire proposée dans le strabisme,  permettant de freiner une hyperactivité musculaire, sans danger de surcorrection si son indication est bien posée.
Sa technique consiste à solidariser le muscle à la sclère, bien en arrière de l’arc de contact, au niveau du pôle postérieur, là où la sclère est la plus épaisse.
La myopexie, qui n’est efficace que dans le champ d’action du muscle, est indiquée dans les incomitances paralytiques, l’élément variable d’une déviation et l’adduction de fixation des ésotropies précoces.

C. Cüppers, ophtalmologiste  allemand (1976)

Étym. gr. mus : souris, muscle ; pexis : fixation

→ fadenopération

myxœdème circonscrit prétibial l.m.

pretibial myxoedema

→ mucinose prétibiale

nævus épidermique de Solomon l.m.

Solomon’s nævus epidermal

Nævus associés à des malformations oculaires et osseuses auxquel s'ajoute un syndrome neurologique avec épilepsie et retard mental.
Affection assez hétérogène à début néonatal avec convulsions et nævus ou hamartomes sur tout un hémicorps. Au niveau de la peau, on trouve des nævus bien délimités, sébacés (nævus de Jadassohn), pigmentaires, verruqueux, ou linéaires, des zones glabres du cuir chevelu, et des hémangiomes. Au niveau neurologique le retard mental peut être important, les crises d'épilepsie sont généralisées, il existe des troubles moteurs, des déficits de type hémiplégiques, une dysplasie neurologique et parfois une hydrocéphalie avec déformation de la boite crânienne. Sur le plan osseux, on peut trouver une scoliose, des malformations vertébrales, et des anomalies des ceintures scapulaire et pelvienne. Pour les yeux il faut rechercher blépharoptosis, anomalies oculomotrices, nystagmus, opacités cornéennes, dermolipome, colobome (paupière, iris), microphtalmie, et cécité corticale. L’affection est autosomique dominante.

L. M. Solomon et D. F. Fretzin, dermatologistes américains (1968)

Étym. lat. nævus : marque, tache

Syn. Solomon et Fretzin (syndrome de)

nanisme, retard mental, anomalies oculaires l.m.

dwarfism, mental retardation, eye abnormality

Syndrome associant petite taille, petite tête, retard mental, myopie et cataracte.
Il existe également une hypoplasie irienne. L’affection est autosomique récessive (MIM 223540).

F. Mollica, L. Pavone et Ilse Antener, pédiatres italiens(1972).

Syn. Mollica (syndrome de) ; Mollica Pavone Antener (syndrome)

facteur atrial natriurétique l.m.

atrial natriuretic factor, atrial natriuretic peptide (ANP), brain natriuretic factor (BNF)

Hormone polypeptide sécrétée principalement par les myocytes des atriums, selon leurs conditions d’étirement.
Ils interviennent dans la régulation des fonctions rénale, cardiovasculaire et dans la vasodilatation pulmonaire en hypoxie ainsi que dans l'équilibre hydro-électrolytique (en augmentant l'élimination urinaire du sodium).
Trois types de poliquypeptides, appelés facteurs natri-urétiques A, B et C, sont individualisés : le facteur A est sécrété en réponse à une distension de la paroi atriale (c'est-à-dire à la pression dans l'oreillette - loi de Laplace). Cette sécrétion est stimulée par l'adrénaline, la vasopressine et la morphine. Le facteur natri-urétique inhibe la sécrétion de la rénine et de l'aldostérone. L'action vasculaire serait en partie médiée par le monoxyde d'azote. Chez l'embryon la transcription des facteurs B et C agit sur les cellules myocardiques et joue un rôle dans le développement de l'hypertrophie ventriculaire postnatale.
Ce facteur a initialement été isolé au niveau du cerveau (brain), mais aussi dans le système nerveux d'où le sigle BNP.

Syn. atriopeptine

Sigle FAN,  ANP, BNP, BNF

→ peptides natriurétiques

[C2,K2,O4 ]

Édit. 2020

natri-urétique (hormone) l.f.

natriuretic hormone

→ hormone natri-urétique, natri-urétique atrial (facteur)

natri-urétique hypothalamique (facteur) l.m.

hypothalamic natriuretic factor

Facteur natri-urétique C sécrété par l'hypothalamus qui exerce un effet inhibiteur sur l'ATPase rénale qui intervient dans la pompe à sodium des cellules tubulaires du rein.

→ natri-urétique atrial (facteur)

nécrose rétinienne aigüe l.f.

acute retinal necrosis

Syndrome de nécrose rétinienne aigüe d’évolution sévère, qui se traduit par une hyalite majeure avec réaction inflammatoire du segment antérieur et des foyers jaunâtres de nécrose rétinienne, en moyenne périphérie du fond d’œil.
Le diagnostic, avant tout clinique, est conforté par le calcul du coefficient de Goldman et Witmer (positif quand il est supérieur à 4) ou par la mise en évidence du génome (technique de PCR).
Le traitement repose sur les thérapeutiques antivirales et les corticoïdes.

Sigle  : ARN syndrome

nécrose urétérale l.f.

ureteric necrosis

Nécrose ischémique des parois de l'uretère observée parfois dans les suites d'une chirurgie réparatrice de la voie excrétrice ou d'une transplantation rénale.
Cette grave complication génératrice de fistule urinaire a des causes multiples : insuffisance de vascularisation anatomique de l'uretère par dissection trop proche de la paroi ou après radiothérapie, thromboses vasculaires secondaires, lésions immunologiques de rejet dans le cas de la transplantation.

néo-angiogénèse rétinienne l.f.

→ angiogénèse, néovascularisation rétinienne

néorétinal n.m.

neoretinal

→ néorétinène

néorétinène n.m.

neoretinene

Isomère du rétinène dans lequel une ou plusieurs doubles liaisons ont la configuration cis.
On connait les néorétinènes : a (13-cis), b (11-cis), c (11,13-dicis). Le néorétinène b est la forme active du pigment du pourpre rétinien, liée à une protéine, l'opsine ; la lumière provoque l'isomérisation de ce néorétinène en rétinène trans, qui se détache de l'opsine.

Syn. néorétinal

néorétinol n.m.

neoretinol

→ néovitamine A

néovitamine A n.f.

neovitamin A

Isomère de la vitamine A dans lequel une ou plusieurs doubles liaisons ont la configuration cis.
On connaît les vitamines A1 néo a (13-cis), néo b (11-cis), néo c (11,13-dicis). Les isomères 9-cis et 9,13-dicis sont plutôt nommés isovitamine A (iso a et iso b). Les doubles liaisons cis en 11 comportent un empêchement stérique à la coplanéité des doubles liaisons. La vitamine A1 néo b est le précurseur du néorétinène du pourpre rétinien.

Syn. néoaxérophtol, néorétinol

néphrétique adj.

nephric, renal

Relatif au rein.
Employé essentiellement dans l'expression "colique néphrétique".

Étym. gr. nephros : rein

néphro-urétérectomie n.f.

nephro-ureterectomy

Ablation simultanée d'un rein et de son uretère.
Elle est dite partielle ou totale selon l'étendue de l'urétérectomie qui accompagne la néphrectomie. L'ablation de l'uretère lombaire (généralement jusqu'au croisement des vaisseaux iliaques) entre dans le cadre de la néphrectomie simple. La néphro-urétérectomie ne prend une réelle individualité que lorsque cette dernière est totale. L'ablation de la totalité de l'uretère exige alors en effet une seconde voie d'abord chirurgicale pelvienne, pour l'ablation de l'uretère juxta-vésical, du segment intra-mural et souvent, dans le cadre de la pathologie tumorale, d'une "collerette" de vessie autour de l'orifice urétéral. L'ablation de la totalité de l'uretère peut aussi être réalisée par retournement urétéral.

→ héminéphro-urétérectomie, pyélonéphro lithotomie, stripping urétéral

nerf pectoral supérieur l.m.

Branche collatérale grêle du tronc supérieur du plexus brachial, pour les faisceaux claviculaires et sternochondraux du grand pectoral. Il donne aussi des rameaux cutanés pour la région sous-claviculaire.

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

nerf pétreux profond  l.m.

nervus petrosus profundus ; radix sympathica gangliii ptérygopalatini (TA)

deep pretrosal nerve ; sympathetic root of pterygopalatine ganglion

Branche du nerf tympanique née dans la caisse du tympan.
Elle rejoint le nerf grand pétreux avant son émergence du rocher et participe avec lui à l a constitution du nerf du canal ptérygoïdien.

Syn. anc.  grand nerf pétreux profond

nerf utriculaire l.m.

nervus utricularis  (TA)

utricular nerve

Rameau de la partie supérieure du nerf vestibulaire.
Il provient de la tache acoustique de l’utricule, traverse l’aire vestibulaire supérieure du fond du méat acoustique interne et gagne le ganglion vestibulaire.

A. Retzius, anatomiste suédois (1796-1860)

Syn. anc. nerf de la tache acoustique de l’utricule ; ramulus maculae acusticae recessus utriculi de Retzius

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