Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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testing musculaire l.m.

manual muscle testing

Méthode d'appréciation de la force d'un muscle ou d'un groupe de muscles.
On classe d'une manière internationale la force musculaire en 6 degrés, de 0 à 5 :
0: aucune contraction,
1: la contraction est seulement perceptible au toucher du tendon, sans efficacité,
2: le mouvement est possible mais en supprimant la gravité,
3: le mouvement est possible contre la gravité,
4: le mouvement est possible contre résistance,
5: la force est normale.
Le degré 4 est souvent divisé en 3 sous-groupes: 4, 4+ et 4-.

Syn. bilan musculaire

thoracophrénotomie n.f.

thoracophrenotomy

Ouverture thoracique latérale basse dans le 7e ou 8e espace intercostal associée à une incision du diaphragme radiée, ou mieux périphérique passant à 15 mm des insertions costales du muscle (respectant ainsi son innervation).
Cette voie d'abord permet du côté gauche une vue correcte sur le tiers inférieur de l'œsophage, ainsi que sur la rate, l'angle colique gauche, le fundus gastrique et la région cardiale. Du côté droit elle permet l'abord du dôme du foie et le traitement de lésions telles que abcès et kystes hydatiques localisés à cette zone.

thoracotomie antérieure l.f.

anterior thoracotomy

Voie d'abord pratiquée au niveau de la paroi antérieure du thorax sur un malade en décubitus dorsal et qui peut se faire à travers le grand pectoral, au bord supérieur ou au bord inférieur de la 3e côte.
Son caractère inesthétique, son jour limité, l'ont fait abandonner.
Elle peut aussi suivre un tracé sous mammaire et passer sous le 4e espace intercostal. Elle est alors esthétique et respectueuse de la plus grande partie du muscle grand pectoral.

tonus musculaire l.m.

muscular tonus

État de légère tension dans lequel se trouve le muscle strié au repos, qui lui donne une consistance caractéristique et que l'on peut apprécier par l'épreuve du ballotement.
Il est supprimé par la section du nerf moteur ou des racines postérieures médullaires correspondantes.
Le réflexe myotatique, lié au fonctionnement du fuseau neuromusculaire, et la boucle gamma constituent le support de l'activité permanente des unités motrices, qui sous-tend le tonus musculaire.
Ainsi, l'étirement musculaire, p. ex. du quadriceps lors de la flexion de la jambe sur la cuisse, met en jeu le réflexe myotatique, provoquant une contraction traduite par une résistance.
Ces éléments sont modifiés dans des conditions pathologiques.

→ dystonie, hypertonie, hypotonie

tout ou rien (loi du) l.f.

All-or-None relationship

Loi très générale à laquelle obéit la réponse d'une cellule vivante à une excitation quelle qu'en soit la nature : au-dessous d'un certain seuil d'excitation, il n'y a pas de réponse (contraction pour le muscle, influx pour le nerf), au-dessus du seuil la réponse est toujours la même et ne dépend pas de l'intensité du stimulus.
D'abord mise en évidence sur la fibre musculaire du cœur par Bowditch (1871) puis par Gotch (1902) pour la fibre nerveuse cette loi, généralisée par Andrian et Lucas, est une conséquence du concept d'élément individualisable : par ex. la vie d'un individu répond à la loi du tout-ou-rien (il est vivant ou mort). D'une manière générale, à l'échelle quantique toute description de la Nature répond à cette loi. Leibnitz l'avait pressenti dans sa thèse de philosophie sur le «principe d'individualisation» (1663), qu'il développa avec la théorie des nombres binaires et des Monades : avec 0 (le Néant) et 1 (Dieu) on peut écrire tous les nombres en numération binaire et donc décrire toute la Nature. Leibnitz trouvait là une démonstration de la création du Monde par Dieu à partir du Néant.
De fait la numération binaire (un, 1 ; deux, 10 ; trois, 11 ; quatre, 100 ; cinq, 101 ; etc.) est à la base du fonctionnement des ordinateurs électroniques (0, pas de courant, 1, passage du courant) et de celui du cerveau, formé de réseaux de cellules nerveuses répondant à la loi du Tout ou Rien. Cette loi implique aussi que toute action pharmacologique, toxique ou autre n'est efficace qu'au-dessus d'un certain seuil. Autrement dit l'hypothèse d'un effet proportionnel à la dose de toxique n'est pas acceptable pour les très faibles doses (hypothèse LNT).

H. P. Bowditch, physiologiste américain (1871); F. Gotch, neurophysiologiste britannique (1902); E. D., Adrian, baron,électrophysiologiste britannique, prix Nobel de médecine de 1932 (1914) et K. Lucas, neurophysiologiste britannique (1879-1916) ; G. W. Leibniz, philosophe allemand (1646-1716) ; F. Haber, chimiste allemand, prix Nobel de chimie de 1918

→ bit, Haber (loi de),  information, LNT hypothèse, toxique

trabécule septo-marginale l.f.

trabecula septomarginalis  (TA)

septomarginal trabecula, moderator band

Colonne charnue de deuxième ordre du ventricule droit du cœur.
Arciforme avec un bord libre postérieur et concave en arrière, aplatie  transversalement, elle s’implante par son extrémité inférieure sur la paroi antérieure du ventricule au niveau de la base du muscle papillaire antérieur de la cuspide antérieure de la valve atrio-ventriculaire droite ; reliée aux parois interne et antérieure de la cavité ventriculaire par de petites colonnes charnues, elle se perd par son extrémité supérieure sur la paroi médiale du ventricule, au-dessous et en avant de l’infundibulum. Elle est parcourue par la branche droite du faisceau atrio-ventriculaire.

J-B. Parchappe de Vinay, anatomiste et physiologiste français (1800-1866) , P. Poirier, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1853-1907), J. Testut, anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1849-1925), J. Tandler, anatomiste autrichien (1869-1936)

Étym. lat. trabecula : petite travée

Syn. anc.  arcade inférieure de Parchappe, bandelette ansiforme de Poirier, faisceau arqué de Testut, trabécule septo-marginale de Tandler

tracé électromyographique d'interférence l.m.

interference pattern

Activité électromyographique enregistrée dans un muscle au cours de la contraction volontaire maximale (CV max).
L'interférence proprement dite, ou encore interférence complète, correspond à un tracé où les unités motrices (UM) ne sont plus identifiables (recrutement spatial).
Lorsque les UM peuvent être identiques, le tracé est appelé intermédiaire ou d'interférence incomplète. Quand un seul potentiel d'unité motrice (PUM) est enregistré pendant un effet de contraction maximale, le tracé est appelé simple ou élémentaire. Si seulement deux ou trois unités sont enregistrées dans les mêmes conditions (CV max), le tracé est dit intermédiaire pauvre ou d'interférence très incomplète.

→ électromyographie

train de quatre l.m.

train of four

Méthode de monitorage de la curarisation consistant à appliquer quatre stimulations électriques supramaximales sur un nerf périphérique (cubital, facial ou tibial postérieur) séparées chacune de 0,5 s et à apprécier la réponse du muscle ou du groupe musculaire correspondant.
Ce mode de stimulation a l'avantage de ne pas nécessiter de réponse témoin avant la curarisation. Quatre stimulations en deux secondes suffisent pour mettre en évidence le phénomène d'épuisement en présence d'un curare non dépolarisant : on apprécie la profondeur de la curarisation par le nombre de réponses au train de quatre. Pour une laparotomie, par ex., qui nécessite un bon relâchement musculaire, il faut obtenir la disparition des deux ou trois dernières réponses. Lors de la décurarisation le rapport T4/T1 (c'est-à-dire le rapport de la force de la quatrième contraction musculaire à celle de la première) fournit un bon indice de la présence d'une curarisation résiduelle. Un rapport T4/T1 = 0,70 est nécessaire pour que les muscles ventilatoires puissent faire face à une demande ventilatoire accrue.

→ curare, stimulateur de nerf

transglutaminase n.f.

transglutaminase

Famille de protéines enzymatiques catalysant le transfert d'un radical glutamyl d'une glutamine, insérée généralement dans une chaîne polypeptidique, sur une autre molécule, comme par exemple la fonction aminée d'une lysine insérée dans une autre chaîne polypeptidique.
Les transglutaminases sont au nombre de neuf chez l’Homme, parmi lesquelles huit seulement possèdent l’activité enzymatique. La transglutaminase 1 (TG1) est exprimée par les kératinocytes dans la couche squameuse de l’épiderme. Des mutations de cette enzyme sont responsables de l’ichtyiose congénitale lamellaire. La transglutaminase 2 (TG2), ubiquitaire, est impliquée dans les processus d’adhésion et de signalisation cellulaire. La transglutaminase 3 (TG3) est présente dans l’épiderme, les follicules pileux et le cerveau. Elle participe au développement du follicule pileux et à la fonction barrière de la peau. La transglutaminase 4 (TG4), présente dans la prostate, les secrétions prostatiques et le liquide séminal, paraît jouer un rôle dans la fertilité. La transglutaminase 5 (TG5) est exprimée dans l’épiderme et le muscle squelettique. Elle participe à la formation de la barrière épidermique. Les transglutaminases TG6 et TG7 sont exprimées dans les testicules, les poumons et le cerveau ; leurs fonctions restent mal connues. La transglutaminase 8 (TG8), enfin, facteur XIII de la coagulation, est présente dans le plasma, mais aussi dans de nombreux tissus.

→ ichtyose, facteur XIII de la coagulation sanguine, kératinocyte

transverse profond l.m.

deep transverse perineal muscle

Muscle aplati et triangulaire du plan profond du périnée, tendu transversalement sous le fascia supérieur du diaphragme urogénital, entre les branches ischiopubiennes en dehors et le centre tendineux du périnée en dedans.

trapèze n.m.

os trapezium  (TA)

trapezium

Os le plus latéral de la rangée distale des os du carpe.
Sa face antérieure est creusée d’une gouttière limitée latéralement par le tubercule de l’os trapèze ; dans la gouttière glisse le tendon du muscle fléchisseur radial du carpe. Sa face postérieure rugueuse donne insertion à des ligaments. Sa face supérieure s’articule avec le scaphoïde. Sa face inférieure s’articule avec le premier métacarpien. Sa face latérale est rugueuse. Sa face médiale s’articule avec le trapézoïde en haut et le deuxième métacarpien en bas.

Syn. os trapèze

Treitz (angle de) l.m.

Angle duodénojéjunal suspendu par le muscle de Treitz fixé au pilier gauche du diaphragme, sous le mésocôlon transverse qui le sépare du corps du pancréas et de la face postérieure de l’estomac.
À partir de cet angle, le jéjunum fait suite au duodénum.

V. Treitz, anatomopathologiste tchèque (1819-1872)

Syn. angle duodénojéjunal

triangle de Béclard l.m.

Beclard’s triangle

Triangle profond du cou limité par le bord postérieur du muscle hyoglosse, le ventre postérieur du digastrique et la grande corne de l'os hyoïde.
Il répond au nerf hypoglosse et à l'artère linguale.

P. Béclard, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1785-1825)

triangle inguinal l.m.

trigonum inguinale (TA)

inguinal triangle

Espace triangulaire de la paroi abdominale délimité du côté médial par le bord latéral du muscle droit de l’abdomen, en haut par une ligne horizontale tangente à l’épine iliaque antéro-supérieure et en bas par le ligament inguinal.
Il constitue le lieu où se produit habituellement une hernie inguinale directe.

W. von Henke, anatomiste allemand (1834-1896) ; F. Hesselbach, anatomiste et chirurgien allemand (1759-1816)

Syn. anc. triangle de Henke, triangle de Hesselbach

triangle omo-claviculaire l.m.

trigonum omoclaviculare (TA)

omoclavicular triangle, subclavian triangle

Partie antéro-inférieure de la région susclaviculaire, située au-dessous et en avant du muscle omo-hyoïdien.

trigone vésical l.m.

trigonum vesicae (TA)

trigone of bladder

Région triangulaire de la muqueuse vésicale, d’aspect uni et lisse, comprise entre les deux orifices urétéraux et l’orifice uréthral.
Elle est délimitée par deux bourrelets latéraux dus à la saillie de fibres musculaires longitudinales prolongeant celles des uretères, et un bourrelet postérieur plus marqué dû à la saillie du muscle interurétéral.

J. Lieutaud, anatomiste et médecin français (1703-1780)

Syn. anc. trigone de Lieutaud

trochanter (petit) l.m.

trochanter minor (TA)

lesser trochanter

Saillie conique de l’extrémité crâniale du fémur située à la partie inférieure de la jonction cervicocéphalique.
S’y insère le muscle iliopsoas (musculus iliopsoas). A sa base, dans la fossette prétrochantérienne,  s’insère le ligament pubofémoral (ligamentum pubofemorale).

trochanter (troisième) l.m.

trochanter tertius (TA)

third trochanter

Renflement plus ou moins volumineux de la crête du muscle grand glutéal.
Il existe chez 25 à 30% des individus.

Syn. trochanter glutéa

trochlée du muscle oblique supérieur l.f.

trochlea musculi obliqui superioris (TA)

trochlea of superior oblique

Poulie de réflexion du muscle oblique supérieur de l’œil.

troisième nerf occipital l.m.

nervus occipitalis tertius (TA)

third occipital nerve

Branche postérieure du troisième nerf spinal cervical.
Elle monte en dedans ou à travers le muscle semi épineux de la tête, perfore le trapèze près de la ligne médiane au-dessous de la protubérance occipitale externe et se ramifie dans la partie voisine du cuir chevelu. Elle s’anastomose avec le nerf grand occipital.

artefact de troncature l.m..

truncating artifact

En IRM, artefact qui apparait au niveau des interfaces où existe une transition brusque du signal IRM : graisse-os ; graisse-muscle ; liquide cérébrospinal-moelle... et se traduit par des bandes ou des stries d'intensité alternativement faible et forte, parallèles à la zone de variation brutale du signal.
La distance entre les bandes est liée à la taille de la matrice, donc à la résolution spatiale, cette distance étant d'autant plus faible que le nombre de lignes de la matrice est plus élevé.
Le mécanisme de cet artefact est lié au principe de la reconstruction de l'image par transformation de Fourier dont il traduit l'imperfection : les images de forme complexe sont obtenues par une combinaison d'ondes sinusoïdales).
Fréquents et évidents au niveau de la voûte crânienne, à la limite entre l'os et la graisse sous-cutanée, ces artefacts posent parfois des problèmes difficiles, en particulier au niveau de la moelle épinière où ils peuvent être à l’origine d’une bande centromédullaire mimant une syringomyélie.

J. W. Gibbs, mathématicien américain (1839-1903)

Syn. phénomène de Gibbs

→ transformée de Fourier

[B2,B3]

Édit. 2018

tronc lombo-sacré l.m.

truncus lumbosacralis (TA)

lumbosacral trunk

Tronc nerveux résultant de la réunion de la branche antérieure du cinquième nerf rachidien lombaire avec une branche anastomotique que lui envoie la quatrième.
Il descend dans la cavité pelvienne en avant de l’aile de l’os sacrum et de l’articulation sacro-iliaque vers le bord supérieur de la grande incisure ischiatique où il s’unit, au-devant du muscle piriforme, avec la branche antérieure du premier nerf rachidien sacré. Il appartient au plexus sacré.

tronc thyro-cervical l.m.

truncus thyrocervicalis (TA)

cervical trunk

Gros tronc artériel, très court, qui nait de la face supérieure de l’artère subclavière en dedans du muscle scalène antérieur.
Il se divise en artères thyroïdienne inférieure, cervicale ascendante, transverse du cou et supra-scapulaire.

Syn. anc. tronc thyro-bicervico-scapulaire, tronc thyro-scapulaire

troponine n.f.

troponin

Protéines du muscle strié attachées à la tropomyosine et nécessaires à la contraction : la troponine C, qui fixe le calcium, la troponine T, qui est fixée sur la tropomyosine, et la troponine I, dite inhibitrice, également fixée sur la tropomyosine.
La troponine C, de masse moléculaire 18 kDa, contient 159 acides aminés formant 4 boucles capables de fixer chacune un ion calcium. Sous l'effet du calcium, la protéine subit un changement de conformation qui se transmet aux autres troponines voisines et à la tropomyosine, qui déclenche l'interaction de l'actine avec la myosine. La troponine T, de masse moléculaire 30,5 kDa, contient 259 acides aminés portant 3 sites sérine phosphorylables par l'ATP. La troponine I, de masse moléculaire 20,9 kDa contient 178 acides aminés et sa présence module les réactions de phosphorylation du système.
Dans le myocarde existent deux isoformes spécifiques des troponines T (cTnT) et I (cTnI). Le dosage plasmatique de ces isoformes spécifiques est devenu le marqueur de référence pour le diagnostic des syndromes coronariens aigüs. Toute augmentation de ce marqueur au-delà du 99ème percentile d’une population de référence chez un patient souffrant de douleurs thoraciques signe un infarctus du myocarde. Des techniques de dosage de la cTNt à haute sensibilité (TnT hs), récemment mises sur le marché, permettent une détection très précoce de son élévation, mais au prix d’une diminution de la spécificité

→ infarctus du myocarde

tube auditif l.m.

tuba auditiva, tuba auditoria  (TA)

pharyngotympanic tube, auditory tube

Conduit à charpente ostéocartilagineuse qui unit la paroi antérieure de la cavité tympanique à la paroi latérale du rhinopharynx.
Son orifice tympanique, postérieur, s’ouvre au-dessous du canal du muscle tenseur du tympan. Son orifice pharyngien, ou pavillon de la trompe, antérieur, s’ouvre sur la paroi latérale du rhinopharynx, un centimètre en arrière de l’extrémité postérieure du cornet nasal inférieur. Le tube auditif est constitué d’une partie osseuse en arrière et d’une partie cartilagineuse en avant. Ce conduit aérifère permet d’établir l’équilibre de la pression atmosphérique sur les deux faces de la membrane du tympan, l’air pénètre dans la cavité tympanique à chaque mouvement de déglutition. La partie cartilagineuse est revêtue intérieurement d’une tunique muqueuse comportant les glandes tubaires.

B. Eustache (Eustachi, Eustachio, Eustachius), médecin et anatomiste italien (1520-1574)

Syn. anc.  trompe d’Eustache

→ partie osseuse du tube auditif, partie cartilagineuse du tube auditif

[A1,P1 ]

Édit. 2017/1

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