Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

5262 résultats 

CHO (test) l.m. sigle angl. pour Chinese Hamster Ovary

→ test CHO

[Q1]

Chotzen (syndrome de) l.m.

Chotzen's syndrome

F. Chotzen, psychiatre allemand (1932) ; H. Saerthre, psychiatre norvégien (1931)

→ acrocéphalosyndactylie de type III, Saethre-Chotzen (syndrome de)

[Q2]

chronopathologie n.f.

Variations périodiques prévisibles d'un processus pathologique dans les domaines circadiens, certains mensuels, d’autres circannuels.

[C]

Chudley (syndrome de) l.m.

Chudley’s syndrome

Myopathie multicore non évolutive avec retard mental, petite taille et hypogonadisme hypogonadotrophique.
L'affection comporte également microcéphalie, retard mental sévère, hypogonadisme et peau glabre. Au niveau squelettique et musculaire il existe un retard osseux, une clinodactylie et une amyotrophie. Au niveau oculaire on trouve ptosis, fentes palpébrales antimongoloïdes, myopie et ophtalmoplégie. Un autre syndrome appelé "retard mental de Chudley" ne présente pas d'anomalie oculaire (MIM 309490) et a une transmission liée au sexe récessive. L’affection est autosomique récessive (MIM 253320).

A. Chudley, pédiatre canadien (1985-1988-1997) ; R. B. Lowry (1988) et D. I. Hoar (1988), généticiens canadiens

Syn. myopathie multicore avec retard mental, petite taille et hypogonadisme hypogonadotrophique, Chudley-Lowry-Hoar (syndrome de), Chudley-McCullough (syndrome de)

[I4,Q2]

chylothorax n.m.

chylothorax

Épanchement aigu ou chronique de chyle dans une cavité pleurale, dont la cause est le plus souvent une effraction traumatique du canal thoracique ou d’une de ses branches, soit par traumatisme thoracique fermé, soit par blessure directe (en particulier chirurgicale).
Plus rarement le chylothorax est lié à un processus pathologique, généralement tumoral. Le chylothorax peut s’assécher spontanément, après une ou plusieurs ponctions. S’il persiste, il devient nécessaire d’oblitérer chirurgicalement la brèche du canal thoracique, le point le plus difficile de ce traitement étant le repérage exact de la fistule

[K4]

chylothorax spontané l.m.

thoracic chylous effusion, spontaneous chylothorax

Épanchement pleural d'aspect laiteux ou lactescent dû à une fuite de chyle émanant d'une rupture du canal thoracique ou de ses collatérales souspleurales.
Dans près de la moitié des cas, il a une cause tumorale et alors 3 fois sur 4 c'est un lymphome. Parmi les autres causes, on peut retrouver une filariose, une compression ganglionnaire. La thrombose du tronc veineux brachiocéphalique gauche est une cause exceptionnelle. Chez la femme, on évoquera une lymphangiomyomatose.

[K4]

chylothorax traumatique l.m.

traumatic chylothorax

Épanchement de chyle par rupture du canal thoracique au cours d'un traumatisme thoracique.
Ce liquide est riche en triglycérides, sous la forme de chylomicrons émulsionnés, et en protides.
Cet épanchement est exceptionnel au cours des traumatismes fermés du thorax. Il y a souvent une fracture vertébrocostale en regard, difficile à déceler. Sa reconnaissance impose le jeûne avec nutrition parentérale et drainage. La persistance du recueil d'un volume de liquide supérieur à 300 mL par 24 heures, au-delà de 8 à 10 jours, impose une intervention pour lier le canal thoracique de part et d'autre de la rupture.
Bien particuliers et plus fréquents sont les chylothorax postopératoires. après pneumonectomies, œsophagectomies ou curages lymphatiques médiastinaux. Ils posent les mêmes problèmes thérapeutiques.

[K4]

ciliogénèse des photorécepteurs l.f.

ciliogenesis

Formation des cils dans les segments internes des photorécepteurs.
La ciliogénèse des photorécepteurs débute vers la 13ème semaine et parfois un peu avant et commence lorsqu'apparaît dans la cellule un diplosome formé de deux centrioles dont l'un, le corpuscule basal, va provoquer une invagination dans le cytoplasme avec cil puis vésicules et premiers disques des articles externes.

Étym. lat. cilium : cil, paupière

[O6]

cinchonisme n.m.

Syndrome survenant lors des traitements par la quinine naturelle (extraite de l’écorce de Cinchona spp.), de quinine de synthèse ou de leurs dérivés
Ensemble de symptômes incluant acouphènes, baisse aigüe de l’acuité auditive, vertiges, céphalées, nausées, troubles de la vision risque d’anémie hémolytique compliquée parfois d’insuffisance rénale aigüe. Le mécanisme de survenue n’est pas connu.

[G3,G4]

cinétose n.f.

Crise neurovégétative apparaissant chez l'Homme ou l'animal confronté à un déplacement périodique de fréquence voisine de l'hertz chez l'Homme adulte, cette fréquence étant plus élevée chez l'enfant parce que sa taille est plus petite (isométrie)

Cette crise peut survenir au cours des voyages en voiture, bateau, avion. Elle débute par un état de malaise avec vertige, baisse de vigilance, état nauséeux conduisant à des vomissements.
Les variations périodiques d'accélération agissent sur les canaux semi-circulaires, les otolithes, les récepteurs cinesthésiques des muscles et des viscères qui envoient leurs informations aux centres corticaux où elles sont comparées aux informations visuelles et aux données de la mémoire (au-dessous de l'âge de trois mois les enfants ne présentent pas de cinétose). La discordance entre ces différentes informations est la principale cause de cinétose. Tous les influx atteignent le plancher du 4e ventricule, près du noyau solitaire où se situe le centre des vomissements. Par les synapses dopaminergiques les neurones des voies autonomes excitent une grande production de sérotonine. Véhiculée par les plaquettes, la sérotonine est l'une des causes des effets digestifs et cardiovasculaires observés. La chaleur, la fatigue, le manque de sommeil, les excès alimentaires et la perception d'odeurs nauséabondes favorisent la cinétose en fragilisant les cibles d'action de la sérotonine. Le sexe féminin et surtout les enfants (maximum vers 12 ans) sont les plus sensibles. En microgravité, les accélérations produites par les mouvements du corps agissent seules sur les otolithes et le moindre mouvement peut entraîner une cinétose (mal de l'espace) très incapacitante pour les cosmonautes.
Lors du transport en ambulance, le patient doit être couché dans l'axe du véhicule, la tête en avant dans le sens de la marche, surtout s'il est en collapsus. Le traitement (efficace à 50%) vise à neutraliser les effets de la sérotonine : on emploie des timbres cutanés associant des neuroleptiques parasympathicolytiques et vagolytiques (scopolamine, etc.) à des produits destinés à réduire leurs effets secondaires, notamment sur la vigilance et la circulation du sang (éphédrine, etc.).

Étym. gr. kinêsis : mouvement ; ôsis : impulsion, trouble

Syn. mal de l'air, mal de mer, mal des transports

→ accélération, sérotonine,mal des transports

[N1]

circonférence inférieure du thorax l.f.

→ ouverture inférieure du thorax

[A2]

Édit. 2015

circonférence supérieure du thorax l.f.

→ ouverture supérieure du thorax

[A2]

Édit. 2015

cirrhogène adj

cirrhogenic

Se dit d’un processus pathologique entraînant une cirrhose hépatique.

[L1]

cirrhose alcoolique l.f.

alcoholic cirrhosis

Cirrhose due à l'ingestion chronique excessive d'alcool éthylique en l'absence d'autre cause.
C'est la cause dominante des cirrhoses en France. L'origine alcoolique peut être affirmée sur les données de l'interrogatoire, l'existence éventuelle d'autres maladies liées à l'alcool (hypertrophie parotidienne, polynévrite, pancréatite chronique p. ex.), d'une macrocytose, d'une augmentation prédominante des ASAT sur les ALAT, d'une forte augmentation de la gamma-GT, d'une augmentation de l'IgA sérique, et sur des signes histologiques associés d'hépatite alcoolique. Le pronostic dépend de la sévérité de la maladie et de la poursuite de l'alcoolisme.

→ cirrhose hépatique

[L1]

cirrhose après court-circuit jénuno-iléal l.f.

cirrhosis following jejunoileal bypass

Cirrhose compliquant la réalisation d'un court-circuit jéjuno-iléal pour obésité morbide.
Des anomalies des tests hépatiques et éventuellement un ictère apparaissent dans l'année qui suit l'intervention et peuvent rapidement progresser vers une insuffisance hépatique grave. Histologiquement, les lésions ressemblent souvent à celles d'une hépatite alcoolique. La suppression du court-circuit est nécessaire pour stabiliser les lésions.

→ stéatose, stéatohépatite, stéatonécrose, cirrhose hépatique

[L1,L2]

cirrhose biliaire primitive (CBP) l.f.

primary biliary cirrhosis

La locution CBP recouvrant des cirrhoses et des non cirrhoses, n’étant pas adapté à tous les cas de CBP de pronostic très différent, étant anxiogène pour les malades, un consensus d’hépatologues a proposé en 2014 de le remplacer par primary biliary cholangitis (cholangite biliaire primitive).

Syn. cholangite biliaire primitive

→ cholangite biliaire primitive

cirrhose biliaire secondaire l.f.

secondary biliary cirrhosis

Cirrhose compliquant une obstruction chronique, complète ou non, des voies biliaires.
Les principales causes sont l'atrésie des voies biliaires, la dilatation kystique congénitale des voies biliaires extra-et/ou intrahépatiques, les sténoses postopératoires des voies biliaires, la lithiase de la voie biliaire principale, la cholangite sclérosante primitive. Les principales manifestations sont le prurit, l'ictère et l'angiocholite. La cause est identifiée par l'anamnèse et l'étude par imagerie des voies biliaires. Le pronostic est bon si l'obstruction peut être levée, mauvais dans le cas contraire.

→ paucité des canaux biliaires, cirrhose hépatique

[L1]

cirrhose bronzée l.f.

pigmentary cirrhosis

→ hémochromatose primitive, cirrhose hépatique

[L1,Q2]

cirrhose cardiaque l.f.

cardiac cirrhosis

Mode évolutif de certaines atteintes hépatiques d’origine cardiaque, particulièrement précoce et grave dans certaines sténoses tricuspidiennes sévères.
Elle entraîne un tableau clinique de subictère, des œdèmes des membres inférieurs et une ascite abondante. La cirrhose cardiaque, indépendamment de l’évolution de la cardiopathie, est grave par ses conséquences nutritionnelles et métaboliques.

→ foie cardiaque, cirrhose hépatique

[L1,K2]

cirrhose congestive l.f.

congestive cirrhosis

Cirrhose compliquant une stase veineuse sus-hépatique chronique.
Elle peut être due à une insuffisance cardiaque congestive chronique, une péricardite constrictive, un obstacle sur les veines hépatiques (syndrome de Budd-Chiari), ou une maladie des veinules hépatiques (maladie veino-occlusive).
Les symptômes de la maladie causale peuvent être au second plan, et les manifestations de la cirrhose prédominantes. L'ascite, quand elle existe, est souvent riche en protéines. Le diagnostic repose sur l'examen clinique, l'imagerie, l'examen histologique de la biopsie hépatique qui montre typiquement une congestion centrolobulaire et une fibrose veinoveineuse donnant un aspect de foie inversé, les espaces portes étant au centre des nodules. Le pronostic dépend avant tout de la curabilité de la cause.

→ cirrhose hépatique

[L1,K2]

cirrhose cryptogénétique l.f.

cryptogenic cirrhosis

Cirrhose de cause inconnue.
Lorsque l'ensemble des causes de cirrhose a été éliminé, il persiste un petit groupe de malades dont les caractéristiques se rapprochent souvent de celles d'une cirrhose posthépatitique. Il est probable que ces malades aient essentiellement soit une cirrhose d'origine virale sans expression sérique des marqueurs viraux habituels, soit une cirrhose posthépatite auto-immune dont les stigmates d'auto-immunité peuvent disparaître spontanément. La cirrhose cryptogénétique peut trouver aussi son origine dans les téloméropathies dues à une mutation des gènes TERT ou TERC et s’associer avec d’autres atteintes telles que la fibrose pulmonaire et l’aplasie médullaire.

→ cirrhose hépatique, TERT, TERC, téloméropathies, fibrose pulmonaire, aplasie médullaire

[L1,Q2,K1,F1]

Édit. 2018

cirrhose des enfants indiens l.f.

Cirrhose de cause inconnue, parfois familiale, apparaissant dans la seconde enfance chez des enfants vivant dans le sous-continent indien.
Histologiquement, la cirrhose est micronodulaire, et s'accompagne de corps de Mallory et d'une surcharge en cuivre. Le pronostic est très sévère.

→ cirrhose hépatique

[L1,O1]

cirrhose hépatique n.f.

cirrhosis

Bouleversement diffus de l'architecture hépatique par une fibrose entourant des nodules hépatocytaires.
La cirrhose peut être micronodulaire (nodules de moins de 3 mm), macronodulaire ou mixte à nodules irréguliers.
Le diagnostic de cirrhose est histologique, à condition que le prélèvement de foie soit correct (taille suffisante, évitement de la zone sous-capsulaire) ; il peut cependant être porté avec une bonne sécurité sur l'association de signes d'insuffisance hépatocellulaire cliniques et/ou biologiques, d'hypertension portale cliniques et endoscopiques et d'anomalies morphologiques du foie cliniques, échographiques et/ou scanographiques. Le pronostic dépend de la cause de la cirrhose, de sa persistance éventuelle (alcoolisme, réplication virale p. ex.), de l'existence de complications (rétention hydrosodée, encéphalopathie, hémorragie digestive, infection bactérienne, dénutrition, carcinome hépatocellulaire), de la sévérité de l'insuffisance hépatocellulaire; les principaux paramètres pronostiques sont inclus dans le score de Child-Pugh, mais des scores spécifiques sont nécessaires pour certaines causes,
p. ex. les cirrhoses biliaires.

C. G. Child, chirurgien américain (1964) ; R. Pugh, hépatologue britannique (1973)

Étym. gr. kirrhos : roux

→ fibrose hépatique, cirrhose alcoolique

[L1]

cirrhose liée à une erreur innée du métabolisme l.f.

cirrhosis due to inborn errors of metabolism

Cirrhose compliquant notamment l'hémochromatose génétique, la maladie de Wilson, le déficit en α1-antitrypsine, la galactosémie, la glycogénose de type IV, la tyrosinose et l'hyperméthioninémie.

S. Wilson, neurologue britannique (1912)

→ cirrhose hépatique

[L1,R1]

cirrhose posthépatite auto-immune l.f.

cirrhosis following autoimmune chronic hepatitis

Cirrhose compliquant une hépatite chronique auto-immune.

→ hépatite chronique auto-immune, cirrhose hépatique

[L1,F3]

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