cirrhose posthépatite virale l.f.
cirrhosis due to chronic viral hepatitis
Cirrhose liée à l'évolution d'une hépatite chronique due au virus de l'hépatite B, de l'hépatite C, et de l'hépatite D.
Le rôle d'autres virus compliquant une atteinte hépatique d'origine médicamenteuse ou toxique est possible. Les lésions peuvent ressembler à celles d'une cirrhose posthépatitique (isoniazide, papavérine, clométacine p. ex.), d'une cirrhose alcoolique (maléate de perhexiline, amiodarone p. ex.), d'une cirrhose biliaire (phénothiazine p. ex.), d'une cirrhose congestive (alcaloïdes du senecio, chimiothérapie antinéoplasique). Le diagnostic repose sur l'anamnèse.
→ hépatite B, hépatite C, hépatite D, cirrhose hépatique
[L1,D1]
cirrhose posthépatopathie médicamenteuse l.f.
cirrhosis due to drug-induced liver disease
Cirrhose dont les lésions ressemblent à celles d'autres étiologies mais pour lesquelles l'arrêt de l'exposition au médicament ou au toxique responsable peut amener la stabilisation des lésions.
Elles peuvent ainsi ressembler à une cirrhose posthépatitique (isoniazide, papavérine, clométacine p. ex.), à une cirrhose alcoolique (maléate de perhexiline, amiodarone p. ex.), à une cirrhose biliaire (phénothiazine p. ex.), à une cirrhose congestive (alcaloïdes du senecio, chimiothérapie antinéoplasique). Le diagnostic repose sur l'anamnèse.
[L1,G5,G4]
cirrhose posthépatopathie toxique l.f.
cirrhosis due to chemical-induced liver disease
→ cirrhose posthépatopathie médicamenteuse
[L1,G5,G4]
cirrhose septale incomplète (CSI) l.f.
incomplet septal cirrhosis
La cirrhose septale incomplète fait partie des hypertensions portales intrahépatiques non cirrhotiques dites idiopathiques.
Parmi elles, figurent aussi la sclérose hépatoportale et l’hyperplasie nodulaire régénérative. Cliniquement au cours de ces hypertensions portales intrahépatiques non cirrhotiques, les manifestations d’hypertension portale dominent (hémorragies digestives, splénomégalie) alors que la fonction hépatique est préservée.
Le diagnostic repose sur l’anatomopathologie. La CSI se manifeste par des septa fibreux fins et incomplets. Il existe un rapprochement anormal des espaces portes et des veines centro-lobulaires tendant à former des nodules, la présence de vaisseaux aberrants et des troubles de
l’architecture trabéculaire proche de l’hyperplasie nodulaire régénérative. Des lésions sinusoïdales peuvent être associées et il existe d’ailleurs un over lap avec la sclérose hépato-portale et l’hyperplasie nodulaire régénérative. Le diagnostic histologique est difficile. Les septa fibreux peuvent être méconnus, mieux visualisés par la coloration de Gordon Sweet.
La pathogénie de l’affection est mal connue. Elle pourrait correspondre à une forme évoluée
de sclérose hépatoportale ou à une cirrhose en voie de régression. Le dogme de l’irréversibilité de la cirrhose n’est plus admis, en particulier les cirrhoses jeunes peuvent régresser soit spontanément soit sous l’effet du traitement, par exemple dans le cas de cirrhoses virales C. Ainsi, la CSI est généralement et classiquement considérée dans le cadre des hypertensions portales intrahépatiques non cirrhotiques idiopathiques, mais pourrait aussi faire partie du spectre des vraies cirrhoses.
→ hypertension portale, sclérose hépatoportale, hyperplasie nodulaire régénérative du foie
citerne du chyle l.f.
cisterna chyli (TA)
cisterna chyli ; chyle cistern
Renflement de l’origine du conduit thoracique, à hauteur de la deuxième ou de la troisième vertèbre lombaire.
Il y débouche les troncs intestinaux, les deux troncs lombaires lymphatiques et les troncs lymphatiques de voisinage.
J. Pecquet, anatomiste et médecin français (1622-1674) ; J. van Horne, anatomiste hollandais (1621-1670)
Syn. anc. citerne de Pecquet ; sac de van Horne ; réservoir du chyle
[A1]
Édit. 2015
classification des états de choc l.f.
classification of states of shock
On distingue les chocs centraux ou cardiogéniques, dont il faut rapprocher les états de choc par obstruction (embolie pulmonaire), et les chocs périphériques qui comprennent :
- les chocs hypovolémiques par réduction du volume circulant après hémorragie, plasmorragie, déshydratation ou pertes sodiques,
- les chocs vasogéniques avec réduction des résistances vasculaires périphériques ou de la perméabilité vasculaire ou des deux (chocs septiques, anaphylactiques, etc.),
- les chocs mixtes (traumatiques, pancréatiques, toxiques, endocriniens).
[G1,N1]
classification des fractures ouvertes l.f.
- type II : ouverture large de plus de 1 cm, le plus souvent de dehors en dedans ;
- type III : délabrement large cutanéomusculaire avec éventuellement perte de substance.
2) La classification de Gustilo et Anderson qui reprend, en la subdivisant, le type III de Cauchoix :
IIIA: délabrement cutané et tissulaire permettant la fermeture pour recouvrir l'os fracturé ;
IIIB: la fermeture cutanée ne peut pas être assurée sans lambeau ;
IIIC: les lésions vasculonerveuses associées à une plaie importante nécessitent une réparation et la couverture du foyer osseux.
J. Cauchoix, chirurgien orthopédiste français, membre de l’Académei de médecine (1957) ; R. B. Gustilo et J. T. Anderson, chirurgiens orthopédistes américains (1976)
[I2]
claudication intermittente massétérine l.f.
Au cours de la maladie de Horton, douleurs au niveau du maxillaire et fatigabilité de la mastication qui seraient en rapport avec une artérite maxillaire.
B. T. Horton, médecin interniste américain (1932)
Étym. lat. claudus : boiteux
Syn. claudication intermittente de la mâchoire
[N1,L1]
claustrophobie n.f.
claustrophobia
Phobie des endroits clos (ascenseurs, voitures, train, cinéma, etc.).
Trouble fréquent, d'apparition précoce, mais avec un handicap généralement limité, qui fait partie du groupe des phobies simples, dites aussi isolées ou spécifiques, liées à un stimulus donné, mais qui peut également s'intégrer à une agoraphobie.
L'anxiété anticipatrice est plus ou moins importante. Le sujet s'attache à mettre en place des conduites d'évitement et des objets contraphobiques destinés à soulager ou prévenir cette angoisse (p. ex., se placer près d'une issue dans une salle de spectacle).
Le traitement est chimiothérapique (anxiolytiques et antidépresseurs) et psychothérapique.
Étym. lat. claustrum : cloître
[H3]
cliché orthodontique l.m.
orthodontic view, orthodontic film
Téléradiographie du crâne et de la mandibule, quelle que soit l'incidence, destinée au bilan d'un traitement d'orthodontie.
Le bilan comporte, pour les mensurations, des images en vraie grandeur telles que : téléradiographies du crâne de face et de profil, incidences de Bouvet, de Berger, obliques 38° et 52° ; par extension, on peut y inclure des clichés rétroalvéolaires long-cône, voire un panoramique dentaire.
clinique psychiatrique privée l.f
private psychiatric hospital
Unité de soins psychiatriques de statut libéral, antérieurement appelée maison de santé, comportant 60 à 80 lits en moyenne, en dehors du secteur psychiatrique.
Ces cliniques représentent entre 5 et 6% des lits d'hospitalisation en France, offrant une indispen
[H3,E1]
clonage aveugle l.m.
shotgun cloning
Clonage de l'ensemble d'un génome fragmenté au hasard dans un vecteur.
On crée ainsi une banque de gènes dans laquelle on peut sélectionner par criblage un gène donné.
Étym. gr. klôn : rejeton
→ clonage
[Q1]
Édit. 2019
clonage shotgun l.m.
shotgun cloning
Anglicisme déconseillé.
Étym. gr. klôn : rejeton
[Q1]
Clonorchis sinensis
Douve de petite taille (25 mm), répandue en Asie, parasite des voies biliaires de l’Homme et de différents animaux qui servent de réservoirs de germes
La contamination humaine résulte de l’ingestion de poissons d’eau douce parasités et consommés crus ou simplement fumés ou marinés. La clonorchiase, très proche de l’opistorchiase, comprend des signes généraux et des manifestations digestives, en particulier hépatobiliaires.
[D1,L1]
CNGB3 gene sigle angl. pour cyclic nucleotide gated channel beta 3
Gène situé sur le locus chromosomique 8p21.3 codant pour la sous-unité bêta du canal du cône récepteur dépendant des nucléotides cycliques ; ces canaux se trouvent dans les cônes – cellules photoréceptrices de détection de la lumière.
Des mutations de ce gène provoquent l’achromatopsie et la dystrophie des cônes rouges.
Syn. ACHM3, CNGB3_HUMAN, cone photoreceptor cGMP-gated cation channel beta-, subunit, cyclic nucleotide-gated cation channel modulatory subunit
→ achromatopsie, Pingelapese (cécité de), dystrophie des cônes
coaltar n.m.
coaltar
Produit noir semi-fluide, d'odeur désagréable, provenant de la distillation de la houille et dont la composition, complexe, varie selon le mode de préparation et l'origine géographique de la houille, comportant des substances acides, alcalines et neutres, ainsi que des carbures d'hydrogène.
De mécanisme d'action mal connu, le coaltar est utilisé uniquement en usage externe, rarement pur, brut, lavé, sous le nom de goudroline, et plus souvent incorporé dans différentes spécialités pharmaceutiques, comme « réducteur » pour le traitement du psoriasis, de l'eczéma, des lichénifications ou autres lésions à composante hyperkératosique et plus ou moins inflammatoires. Comédogène, parfois irritant, phototoxique et carcinogène en expérimentation animale, il est contre-indiqué dans les lésions des plis.
W. H. Goeckerman, dermatologiste américain (1925)
Étym. angl : coal : charbon ; tar : goudron
Syn. goudron de houille
[G3,G5]
COAP sigle m. pour Cyclophosphamide, Oncovin®, Adriamycine, Prednisone
Ensemble de médicaments cytostatiques associés dans le traitement chimiothérapique en particulier des lymphomes malins non hodgkiniens.
Syn. CHOP
[G5]
Cobb (angle de) l.m.
Cobb’s angle, Cobb’s method
Angle permettant de mesurer l’incurvation d’une courbure scoliotique sur une radiographie du rachis, formé de deux lignes tracées parallèlement aux plateaux des vertèbres supérieures et inférieures les plus inclinées sur l’horizontale.
Pour les petites angulations, on utilise les perpendiculaires aux lignes précédentes.
J. R. Cobb, chirurgien orthopédiste américain (1948) ; J. C. Risser et A.B. Ferguson, chirurgiens orthopédistes américains (1936 et 1958)
→ Risser-Ferguson (méthode de)
Cobb (méthode de) l.f.
Cobb’s method
Méthode de mesure de l’angulation scoliotique sur un cliché radiographique de face du rachis.
Cette méthode prend comme limite supérieure le plateau supérieur de la vertèbre la plus inclinée sur l’horizontale et comme limite inférieure le plateau inférieur de la vertèbre la plus inclinée sur l’horizontale. Cette méthode est universellement admise.
J. R. Cobb, chirurgien orthopédiste américain (1948)
Cochliomyia hominivorax
Cochliomyia hominivorax, screw worm
Espèce de Diptère de la famille des Calliphoridae, dont la larve est, chez les animaux et parfois l'Homme, un agent important de myiase cavitaire ou des plaies.
Initialement décrite en 1858 sur des bagnards en Guyane française, cette espèce tropicale d'origine américaine parasite, à l'état larvaire, de nombreux animaux, principalement les ovins, et parfois l'Homme. Les œufs sont pondus sur des muqueuses fosses nasales, oreille, etc. ou au niveau d'une lésion cutanée ou d'une plaie ouverte même minime et la larve, parasite obligatoire, pénètre ensuite profondément dans les tissus vivants qu'elle finit par nécroser, provoquant des lésions considérables, parfois mortelles. Le traitement individuel par Ivermectine est assez efficace mais, à une plus large échelle, on peut recourir à des campagnes de lutte par une méthode fondée sur la stérilisation des mâles. C. hominivorax a été éliminée des Etats-Unis en 1982 et, par la suite, de la plupart des pays d'Amérique centrale mais des réintroduction ont parfois lieu qu'il convient de combattre immédiatement. A partir du continent américain, cette espèce est parfois introduite en Afrique (Libye).
Étym. gr. kochlias : coquille spiralée de mollusque, muia : mouche; lat. homo et vorax : dévoreuse d'homme
Syn. Lucilie bouchère américaine, screw worm
→ myiase, myiase des plaies, diptère (piqûre de)
[D1, D2, D4, J1, P1]
Édit. 2019
cohorte n.f.
cohort
En épidémiologie, ensemble de sujets ou de patients considérés dans une étude statistique.
Étym. lat. cohors : division du camp romain, puis corps d'infanterie (500 à 600 hommes)
[E1]
cohorte (effet de) l.m.
cohort effect
La cohorte étant un ensemble d'individus qui ont vécu un même évènement en même temps, l'effet de cohorte désigne les modifications que va subir le groupe, qui résultent des caractéristiques définissant celle-ci et sont une source possible de biais d'interprétations.
[E1]
cohorte (étude de) l.f.
cohort study
Par analogie à la cohorte romaine de 600 soldats, en épidémiologie, une cohorte est l’étude dite longitudinale d’un échantillon de sujets les uns exposés à un risque, les autres non exposés.
L’objectif est de mesurer la survenue d’événements de santé au sein de cet ensemble de personnes, tout en enregistrant l’exposition aux facteurs de risque, et de comparer l’évolution du nombre de nouveaux cas entre sujets exposés et non exposés.
P. ex. ce sont des études de cohorte qui ont permis de trouver un lien entre l’exposition à l’amiante et le mésothéliome pleural.
[E1]
col de la corne postérieure de la moelle spinale l.m.
cervix cornu posterioris medullae spinae (TA)
neck of posterior horn of spinal cord, neck of dorsal horn of spinal cord
Partie rétrécie de la corne postérieure de la moelle.
Syn. col de la corne dorsale de la moelle spinale
[H5]
Édit. 2015
colite lymphocytaire l.f.
lymphocytic colitis
Atteinte inflammatoire diffuse du côlon, responsable d'une diarrhée chronique aqueuse.
Le côlon paraît sain à l’examen endoscopique et l’étude des biopsies montre une augmentation significative des lymphocytes intraépithéliaux associée à l’existence d’un infiltrat lymphoplasmocytaire du chorion.
Une colite lymphocytaire est parfois associée à la prise de médicaments comme les antiinflammatoires non stéroïdiens et certains veinotoniques. La possibilité d’une évolution de la colite lymphocytaire vers une colite collagène reste discutée
[L1]