Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1944 résultats 

opacité radiologique pulmonaire rétractée l.f.

→ opacité systématisée

Édit. 2017

opacité radiologique pulmonaire rétractile l.f.

→ atélectasie

Édit. 2017

opercule rétinien l.m.

Petit lambeau rétinien arrondi flottant en avant de la surface rétinienne, secondaire à une traction vitréorétinienne.

Édit. 2017

ophtalmoplégie dégénérescence pigmentée de la rétine et cardiomyopathie l.f.

ophthalmoplegia, pigmentary degeneration of retina and cardiomyopathy

→ Kearns et Sayre (syndrome de)

Édit. 2017

optorétino-diabétique (syndrome) l.m.

optoretino diabetic syndrome

C. H. Alström, psychiatre suédois (1959)

→ Alström (syndrome d')

Édit. 2017

optorétino-gonadique (syndrome) l.m.

optoretinogonadic syndrome

J. Z. Laurence et R. C. Moon, ophtalmologistes britanniques (1866)

→ Laurence-Moon (syndrome de)

Édit. 2017

optorétino-gonadodigital (syndrome) l.m.

optoretino gonadodigital syndrome

G. Bardet, ophtalmologiste français (1920) ; A. Biedl, médecin hongrois (1922)

→ Bardet-Biedl (syndrome de)

Édit. 2017

ora serrata de la rétine l.f.

ora serrata retinae (TA)

ora serrata of retina

Ligne qui sépare la partie aveugle de la rétine de la partie optique de la rétine.
Elle est due à la différence brusque d’épaisseur et de structure entre ces deux parties de la rétine. La partie aveugle de la rétine, antérieure, a conservé ses caractères embryonnaires et se trouve réduite à deux couches épithéliales superposées tapissant la face profonde du corps ciliaire et la face postérieure de l’iris. La partie optique de la rétine, postérieure, est plus épaisse en raison des neuf couches nerveuses et de la couche pigmentaire qui la constituent.

→ rétine

Édit. 2017

orifice externe de l'urèthre l.m.

ostium urethrae externum  (TA)

external urethral orifice, external urinary meatus

Orifice inférieur de l’urèthre.
Chez l’homme, il s’ouvre à l’extérieur, à l’extrémité distale du pénis.  Chez la femme il débouche dans le vestibule, entre le clitoris et l’orifice vaginal.

Syn. anc.  méat uréthral, méat urinaire

Édit. 2017

orifice interne de l'urèthre  l.m.

ostium urethrae internum  (TA)

internal urethral orifice, internal urinary meatus

Orifice par lequel la vessie débouche dans l’urèthre au niveau du col.
Cet orifice est placé à l’angle inférieur du trigone de la vessie, à deux ou trois centimètres en avant et en dedans de chacun des orifices urétéraux. Selon que la vessie est en phase de remplissage ou d’évacuation l’aspect de l’orifice change de forme comme le montre la comparaison entre un cystogramme de profil en réplétion et un cysto-uréthrogramme en évacuation.

Syn. orifice postérieur de l’urèthre, col de la vessie (impropre)

→ orifice interne de l'urèthre vessie en réplétion, orifice interne de l'urèthre vessie en évacuation

Édit. 2017

orifice interne de l'urèthre vessie en évacuation l.m.

ostium urethrae internum accipiens (TA)

voiding internal urethral orifice

Avec le déclanchement de l’évacuation de la vessie, l’orifice interne de l’urèthre prend progressivement l’aspect d’un entonnoir.
La partie intramurale s’ouvre et s’incorpore dans l’entonnoir de telle sorte que la vessie semble descendre et l’urèthre devenir plus court.

Édit. 2017

orifice interne de l'urèthre vessie en réplétion l.m.

ostium urethrae internum evacuans (TA)

filling internal urethral orifice

L’orifice interne de l’urèthre, vessie en réplétion, prend habituellement la forme d’un disque plat.
La partie intra murale de l’urèthre (col de la vessie, partie préprostatique chez l’homme) est fermée et l’urèthre est allongé.

Édit. 2017

orifice postérieur de l'urèthre l.m.

→ orifice interne de l'urèthre

Édit. 2017

orifice urétéral l.m.

ostium ureteris  (TA)

ureteric orifice

Orifice d’abouchement de l’uretère dans la vessie.
Chacun des deux orifices droit et gauche occupe l’angle supérieur correspondant du trigone vésical. Ces orifices, étroits, elliptiques, sont situés à 2,5 centimètres l’un de l’autre, reliés par le pli interurétérique. Ils sont à deux ou trois centimètres en arrière et en dehors de l’orifice urétral interne situé au sommet inférieur du trigone vésical.  

Édit. 2017

osmose inverse l.f. 

Traitement physico-chimique et antimicrobien visant à extraire par rétention les substances

inorganiques et organiques de l’eau.
Il est le plus souvent mis en œuvre après un adoucissement et une ou plusieurs filtration(s) et
peut constituer le dernier traitement d’une filière d’amélioration de la qualité de l’eau.
L’osmose inverse est réalisée par passage de l’eau à traiter sur une membrane semi-perméable qui laisse passer les molécules d’eau et retient la majorité des composés présents dans l’eau (micro-organismes, particules en suspension, colloïdes, ions contaminants organiques dont les endotoxines bactériennes). Toutefois il ne s’agit pas de traitements stérilisants.
La conductivité d’une eau osmosée est plus faible que celle de l’eau initiale et sa corrosivité importante.

Édit. 2017

ossification des cartilages des oreilles avec retard mental, faiblesse musculaire et modifications osseuses l.f.

ossified ear cartilages with mental deficiency, muscle wasting and bony changes

Maladie caractérisée par une ossification du pavillon de l'oreille, une modification kystique de la tête du fémur, une fatigue musculaire des muscles distaux des jambes et des mains et une cataracte.
La cataracte peut être polaire postérieure ou totale, la cavité buccale est réduite en taille par épaississement du palais, il existe aussi des épisodes récurrents d'otite moyenne. L’affection est autosomique récessive (MIM 259050).

D. A. Primrose, neuropsychiatre britannique (1982)

Syn. Primrose (syndrome de)

Édit. 2017

oto-neurorétinien (syndrome) l.m.

B. Hallgren, généticien et psychiatre suédois (1958)

→ Hallgren (syndrome de)

Édit. 2017

panniculite mésentérique l.f.

mesenteric panniculitis

Épaississement diffus ou localisé du mésentère, principalement au niveau de sa racine, d'origine inflammatoire, conduisant à la sclérose rétractile et à la formation d'adhérences entre les anses intestinales.
Un tableau anatomoclinique très voisin peut être fourni par la maladie de Weber-Christian, la maladie de Whipple, par une infiltration tumorale du mésentère ou associé à une maladie de Crohn. Dans le cas de la maladie de Crohn, la panniculite mésentérique est fréquemment associée aux poussées de la maladie. Une simple hyperdensité scannographique de la graisse mésentérique adjacente aux anses intestinales pathologiques est observée. Dans de rares cas, la panniculite peut préceder le diagnostic de maladie de Crohn et en être la manifestation révélatrice. Dans ces cas, les endoscopies digestives sont nécessaires et surtout, si celles-ci sont normales, en plus de l'entéro-IRM, une vidéocapsule du grêle est nécessaire. Le dosage de la calprotectine fécale est indiquée.
Les principales causes inflammatoires, la tuberculose en particulier et une néoplasie ne doivent pas être méconnues.
Bien qu'encore débattue, une association significative entre panniculite mésentérique et cancer a été rapportée principalement dans les lymphomes, le mélanome et le cancer colo-rectal et prostatique. Le seul signe radiologique associé à la malignité est la taille des ganglions mésentériques supérieure à 10 mm. Dans ce contexte, une biopsie radioguidée ou célioscopique des ganglions est recommandée.

Syn. mésentérite rétractile, lipodystrophie du mésentère, mésentérite sclérosante

→ mésentère, maladie de Weber-Christian, maladie de Whipple, maladie de Crohn, calprotectine, lymphome,mélanome

[L1, N3]

Édit. 2019

papille uréthrale l.f.

urethral papilla

Saillie des bords dentelés ou plissés de l'orifice inférieur de l'urètre féminin, située à 20 ou 25 mm en arrière du clitoris, immédiatement en avant du tubercule vaginal, formant une éminence de forme et de dimension variables.

papillomatose confluente et réticulée de Gougerot et Carteaud l.f.

confluent and reticulate papillomatosis, Gougerot-Carteaud’s syndrome

Dermatose bénigne caractérisée par le développement progressif de lésions hyperpigmentées, discrètement papuleuses, qui se disposent symétriquement sur le tronc, prédominant dans les zones médiodorsale et médio-thoracique où elles confluent en nappes et qui, plus en périphérie, réalisent une éruption réticulée des faces latérales du thorax, du dos, du cou et des creux axillaires.
Très rare, cette affection touche principalement des adultes jeunes et des adolescents. Son image histologique, non spécifique, comporte une discrète papillomatose. Son diagnostic impose d'éliminer formellement un pityriasis versicolor ou un acanthosis nigricans étendu, qui ont souvent été confondus avec la papillomatose confluente et réticulée. La physiopathologie est inconnue. L'évolution est chronique. Les tétracyclines représentent un traitement efficace mais purement suspensif, souvent suivi de rechutes.

H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et A. Carteaud, dermatologues français (1927 et 1932)

Syn. maladie de Gougerot-Carteaud

papillomatose excréto-urinaire l.f.

urothelial papillomatosis

Efflorescence diffuse sur la muqueuse excréto-urinaire de tumeurs urothéliales papillaires dont le potentiel malin peut être variable à la fois dans le temps et dans l’espace.

parabronches externes l.f.p.

axillary bronchi

Rameaux bronchiques latéraux nés des bronches segmentaires, inconstants, ils sont au nombre de cinq au niveau de chacun des poumons.
La 1èreparabronche externe très fréquente est celle du lobe supérieur. Elle se présente à droite comme une 4ème bronche segmentaire, à gauche elle nait le plus souvent de la bronche segmentaire antérieure. Cette 1ère parabronche est la bronche axillaire de Brock ventilant la zone axillaire supérieure.
La seconde est celle du lobe moyen à droite, de la lingula à gauche, ventilant la zone axillaire moyenne.
La 3 ème est celle du segment supérieur, la 4 ème du segment basal antérieur, la 5 ème du segment basal latéral du lobe inférieur à droite comme à gauche.

Syn. bronches axillaires (Brock et Boyden)

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

paraplégie spastique et dégénérescence rétinienne l.f.

spastic paraplegia and retinal degeneration

Dégénérescence maculaire et paraplégie spastique de type " Strumpell".
L’affection est autosomique récessive (MIM 270700).

Denise Louis-Bar, neuropsychiatre belge, et G. Pirot, ophtalmologiste belge (1945)

parapsoriasis digitiforme l.m.

parapsoriasis en plaques (benign type), small, discrete type of parapsoriasis en plaques, digitate dermatosis, chronic superficial dermatitis

Variété de parapsoriasis caractérisée par la survenue de lésions multiples, bien délimitées, érythémateuses et finement squameuses, peu ou pas prurigineuses, dessinant des traînées suivant l'axe des côtes sur le thorax, fixes ou peu évolutives, sans transformation ultérieure en mycosis fongoïde.
L'image histologique étant le plus souvent peu spécifique, le diagnostic est avant tout clinique.

Syn. parapsoriasis en petites plaques, xanthoerythrodermia perstans (obsolète)

parapsoriasis poïkilodermique l.m.

poikiloderma atrophicans vasculare, prereticulotic poikiloderma (obsolète)

Variété de parapsoriasis en grandes plaques comportant une atrophie épidermique, des télangiectasies et une pigmentation réticulée particulièrement marquées, pouvant coexister avec des plaques érythémateuses de parapsoriasis en plaques classique.
L'examen histologique montre une atrophie du corps muqueux, une exocytose "en flammèches" de lymphocytes sans regroupement en amas, un infiltrat dermique dense souvent regroupé en bande sous-épidermique. L'évolution est chronique et le développement d'un mycosis fongoïde est fréquent à long terme.

Syn. parapsoriasis lichénoïde, parapsoriasis atrophique

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