déviation oculaire basique l.f.
ocular basic deviation
Déviation existant en l'absence de fusion, les yeux en position primaire, fixant à l'infini et après élimination de tout facteur de variabilité, en particulier l'accommodation.
H. M. Burian, ophtalmologiste américain (1971)
[P2]
Édit. 2018
déviation oculaire conjuguée l.f.
ocular conjugate deviation
Déviation des deux yeux ensemble, dans le même sens, de façon parallèle.
déviation oculaire diagonale l.f.
ocular diagonal deviation
Déviation observée dans les positions diagonales des yeux, symptomatique de l'atteinte de l'action principale d'un muscle droit vertical ou oblique.
déviation oculaire dissociée l.f.
ocular dissociated deviation
Déviation oculaire survenant spontanément ou quand on crée une asymétrie de la stimulation rétinienne par l'occlusion ou à l'aide de l'écran translucide qui en facilite alors l'observation.
Le mouvement est beaucoup plus lent que celui d'une déviation phorique. La plus fréquente est la déviation verticale dissociée, mais on peut aussi observer des déviations horizontales. Cette forme se rencontre dans le strabisme précoce c'est-à-dire survenant avant l'installation de la vision binoculaire.
déviation oculaire latente l.f.
latent ocular deviation
Déviation strabique inconstante qui apparaît lors de l'interruption spontanée ou artificielle des mécanismes sensorimoteurs qui contrôlent l'alignement des yeux, notamment la fusion.
Dans les hétérophories, c'est la fusion qui maintient latente la déviation ; dans l'ésotropie monofixationnelle, la déviation verticale dissociée, le mécanisme de la latence est plus complexe (fusion périphérique, contrôle de la suppression, etc.).
déviation oculaire manifeste l.f.
manifest ocular deviation
Déviation strabique non compensée par la fusion et évidente (hétérotropie).
Les microstrabismes n'en font pas partie
déviation oculaire primaire l.f.
ocular primary angle of deviation
Dans un strabisme paralytique, valeur de l'angle de déviation quand l'œil non paralysé est fixateur.
déviation oculaire secondaire l.f.
ocular secondary angle of deviation
Dans un strabisme paralytique, valeur de l'angle de déviation quand l'œil paralysé est fixateur.
déviation oculaire verticale dissociée l.f.
ocular dissociated vertical deviation
Élévation sous écran de l'œil avec souvent légère extorsion puis en retirant l'écran, l'œil redescend mais très lentement.
L'élévation se produit aussi bien en position primaire qu'en abduction ou adduction. Le phénomène est mieux observé avec un écran translucide. La déviation est en général bilatérale.
A. Bielschowsky, ophtalmologiste américain d'origine allemande (1904 et 1938)
Syn. divergence verticale dissociée, hyperphorie alternante, double hyperphorie
Sigle DVD
→ Bielschowsky (signe de), élévation en adduction, abaissement en adduction
déviation phonémique l.f.
phonemic deviation
Déviation linguistique orale caractérisée par la modification d'un mot ou syntagme cible caractérisée par des déplacements, des ajouts, des remplacements ou des élisions de phonèmes.
Par ex. "lion = "lon" (élision), "tambour" = "trambour" (ajout).
Syn. paraphasie phonémique
déviation phonétique l.f.
phonetic deviation
Déviation linguistique orale caractérisée par la modification phonétique (sonorisation, affrication, pseudodiphtongaison, etc.) d'un ou de plusieurs phonèmes.
Elle signe l'existence d'un trouble arthrique.
Syn. paraphasie phonétique
déviation phorique l.f.
phoric deviation
Déviation strabique latente n'apparaissant en général qu'après dissociation complète.
déviation phorotropique l.f.
phoro tropic deviation
Association dans le strabisme d'une composante phorique et d'une composante tropique.
Lors de l'examen, selon le degré de dissociation, il y a soit tropie, soit phorie.
déviation strabique l.f.
strabismic deviation
Caractéristique d'un strabisme qui spécifie de manière qualitative et quantitative, et au moyen de multiples paramètres, comment un des deux yeux (dit œil dévié) occupe par rapport à l'autre œil une position qui s'écarte de la position de référence définissant l'équilibre oculomoteur normal (position primaire, position de fixation).
déviation ulnaire des doigts l.f.
ulnar deviation of fingers
→ déviation en coup de vent ulnaire
devinement de la pensée l.m.
mind reading
Phénomène hallucinatoire de contrôle et de devancement de la pensée, classiquement observé dans l'automatisme mental.
Il est fréquemment associé à d'autres éléments hallucinatoires, notamment à une impression de vol et de répétition en écho de la pensée par une voix intérieure étrangère au patient, ou parasitée par une autre pensée Ce trouble s'intègre dans un sentiment plus global de soumission à une influence extérieure qui dépossède le sujet de sa propre pensée (syndrome d'influence).
déviométrie l.f.
deviometry
Méthode qui permet une étude chiffrée, très précise, des variations de l’angle du strabisme, selon la direction du regard.
On utilise un déviomètre et deux règles de prismes.
Toute la valeur des prismes doit être mise devant l’œil non fixateur dont on examine le mouvement lors de l’occlusion unilatérale intermittente. Cet examen est très important pour le calcul du protocole opératoire, en particulier dans les syndromes alphabétiques.
J. Lavat, ophtalmologiste français (1918-1973)
Devraigne-Descomps (position de) l.f.
Devraigne-Descomps’ position
Position de flexion et d’abduction des cuisses qui, en provoquant l’ascension de la symphyse pubienne, agrandit le détroit inférieur et favorise le dégagement du fœtus.
L. J. Devraigne, obstétricien français (1935) ; P. G. Descomps, chirurgien français du début du XXe siècle
DEXA ou DXA sigle angl. pour Dual Energy X-ray Absorptiometry
dexaméthasone n.f.
dexamethasone, hexadecadrol
Glucocorticoïde de synthèse dont une dose de 0,75 mg équivaut à 20 mg de cortisol et exerce une puissance anti-inflammatoire vingt-cinq fois supérieure.
Il est utilisé par voie orale dans les affections rhumatismales et les collagénoses.
→ dexaméthasone et prématurité, dexaméthasone (test à la)
dexaméthasone et prématurité l.f.
dexamethasone, hexadecadrol
Glucocorticoïde de synthèse qui, administré à une femme enceinte accouchant prématurément entre 24 et 34 semaines d'aménorrhée, réduit la fréquence des maladies respiratoires du nouveau-né en accélérant la maturation du poumon fœtal.
Elle réduit aussi la fréquence des hémorragies ventriculaires cérébrales du fœtus.
dexaméthasone (test à la) l.m.
dexamethasone test
Test de freination, voire de suppression, après administration de dexaméthasone, de la sécrétion de cortisol, hormone qui s'intègre dans la physiologie de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
Ce test est utilisé pour le diagnostic positif du syndrome de Cushing. Il existe deux types de tests. Le premier est dit de freinage « rapide », effectué en première intention, qui consiste à administrer 1 mg de dexaméthasone à minuit et à doser le cortisol plasmatique à 8 h. Chez le sujet normal, la concentration de cortisol doit être inférieure à 50 nmol/L. Elle reste élevée en cas de syndrome de Cushing. Le test dit « standard » consiste à administrer la dexaméthasone à raison de 0,5 mg toutes les 6 h pendant deux jours. Le dosage de la cortisolémie est effectué 6 h après la dernière prise. L’interprétation des résultats est identique au test rapide.
On notera, par ailleurs, qu’un échappement à cette freination est observé chez environ 40 à 50% des patients atteints d'une dépression majeure. Par contre, la persistance d'un test pathologique serait prédictive d'une rechute à court terme avec tout particulièrement un risque suicidaire. Cette prédictivité supérieure à celle d'autres tests est, elle aussi, controversée. Il reste que les troubles du métabolisme du cortisol paraissent pratiquement constants dans les états dépressifs. Ainsi, bien que les taux d'ACTH plasmatique demeurent généralement normaux chez ces patients, les concentrations de "corticotropin releasing hormone" (CR) sont augmentées dans le liquide céphalo-rachidien, montrant l'origine haute des anomalies de ce métabolisme.
dextranase n.f.
dextranase
Enzyme qui catalyse l'hydrolyse des dextranes.
On en trouve chez les moisissures et les bactéries.
dextrane n.m.
dextran
1) Terme générique pour les polysaccharides dérivés du glucose, biosynthétisés par diverses bactéries. Il est utilisé en solution d’une part, en réanimation pour un remplissage vasculaire rapide en cas d'hypovolémie et d’autre part, dans les préparations ophtalmologiques, en solution à 3%.
On en connaît deux principales catégories selon leur production à partir des bactéries ou des levures. Les dextranes bactériens dont les mieux étudiés sont produits par Leuconostoc mesenteroïdes, sont des polysaccharides de 40 à 150 kDa constitués de chaînes d’ά-glucoses unis en 1-6’ avec des ramifications en 1-3’. Ils ne sont pas hydrolysés par les amylases. Leur biosynthèse s’effectue par trans-glucosylation catalysée
par une dextrane-sucrase, sans intervention de phosphates. Les dextranes de levure sont des polyosides rappelant la cellulose, constitués de β-glucoses unis en 1-3’ et 1-4’.
En thérapeutique, il est utilisé deux types de dextrane bactérien en solutions sucrées ou salées, le Macrodex de masse moléculaire d’environ 70 000 Da, d’élimination rénale très lente et le Rhéomacrodex de masse moléculaire d’environ 40 000 Da d’élimination rénale plus rapide. A cette modalité d’élimination s’ajoute un métabolisme partiel par des dextranases.
Ces solutions peuvent causer des allergies : la perfusion de dextrane doit être précédée d’une injection de dextrane 1 000 Da pour obtenir une protection hapténique.
Le Rhéomacrodex peut être utilisé dans la prévention de la maladie thromboembolique et dans des situations nécessitant une réduction de la viscosité du sang. L'emploi de grandes quantités de ces solutions entraîne des complications rénales.
2) En immunologie, substance mitogène pour les lymphocytes B de souris.
Chez l’homme, les dextranes sont immunogènes si leur masse moléculaire est supérieure à 90 000.
Syn. glucane
dextrane 70 n.m.
dextran 70
Polycondensé formé à partir du glucose sous l'influence de microorganismes et possédant une masse moléculaire de 70 000, utilisé en solution injectable à 6% comme succédané du plasma.
Il forme un complexe fibrinogène-dextrane qui se dépose sur les hématies, augmente l'adhésivité plaquettaire, diminue le nombre des plaquettes et peut entraîner des troubles de la coagulation. En outre, le dextrane 70 possède une antigénicité importante, cause de réactions de type anaphylactique, possibles dès la première perfusion par sensibilisation au dextrane naturel présent dans certains produits alimentaires.