Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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neurexophiline n.f.

neurexophilin

Protéine secrétée par des neurones capable de se fixer sur une bêta-neurexine (et non sur une alpha-neurexine) présente sur la membrane d’un neurone voisin et jouant un rôle dans la formation de jonctions intercellulaires.

neurturine n.f.

neurturin

Protéine impliquée dans le développement du système nerveux, reconnue comme ligand du récepteur de l'endothéline 3 (RET), et dont une mutation est associée à une anomalie pathologique de nerfs intestinaux, comme dans la maladie de Hirschsprung.

NOV acr. angl. pour Nephroblastoma overexpressed

NOV (ou CCN3) est une protéine de la famille CCN, initialement isolée d’un néphroblastome aviaire, normalement exprimée chez l’Homme au cours du développement embryonnaire pour stimuler la prolifération cellulaire, l’angiogenèse et la différenciation cellulaire.
En pathologie, son expression a été également impliquée dans les processus fibrotiques et dans certains cancers.

→ protéines CCN

nucléohistone n.f.

nucleohistone

Nucléoprotéide dont l'acide nucléique est lié à une histone.
Le mode d'union des deux composants fait intervenir des liaisons électrostatiques entre l'acide nucléique et la protéine basique. C'est le cas des désoxyribonucléohistones du thymus.
Elles donnent des gels car elles sont hautement polymérisées ; elles sont solubles dans les solutions concentrées de chlorure de sodium.

nucléoplasmine n.f.

nucleoplasmin

Protéine chaperone présente dans les noyaux cellulaires, qui en se fixant sur les histones permet l'assemblage des nucléosomes.

nucléoporine n.f.

nucleoporin

Protéine de la membrane nucléaire qui forme un pore, permettant le passage d'une molécule exogène vers l'intérieur du noyau.

→ porine

occludine n.f.

occludin

Protéine membranaire de 65 kDa qui joue un rôle dans les jonctions intercellulaires par une propriété d’adhésion homotypique.

olfactory binding protein

Protéine contenue dans le mucus nasal, se liant aux molécules odorantes dont elle pourrait augmenter la concentration auprès des récepteurs olfactifs.

Sigle  : OBP

Édit. 2017

oncomoduline n.f.

oncomodulin

Protéine de liaison du calcium, dite aussi acidic Calcium Binding Protein, considérée comme un marqueur tumoral.

Sigle  : CBP 15

Édit. 2017

opsonine n.f.

opsonin

Protéine soluble de l’organisme hôte se fixant sur un agent pathogène pour faciliter sa phagocytose ou son inactivation.
Les principales opsonines sont les lectines, les protéines du complément et les anticorps. Ces opsonines interagissent avec des récepteurs spécifiques à la surface des phagocytes : récepteurs de complément (CR1, CR2, CR3) et récepteurs de Fc (CD16, CD32, CD64, CD89).

Étym. gr. opsonein : préparer les aliments

Syn. tropine (peu usité en français)

Édit. 2017

oscilline n.f.

oscillin

Protéine des spermatozoïdes qui déclenche l'activation de l'ovule et les premières divisions cellulaires chez les mammifères.
Elle provoque dans la cellule un flux oscillant d'ions Ca2+ dont dépend le cycle cellulaire.

Édit. 2017

ovalocytose du sud-est asiatique l.f.

Anomalie morphologique génétique des érythrocytes, de transmission autosomique dominante, fréquente dans le sud-est asiatique et en Mélanésie ; il s’agit d’une sous-variété particulière de l’elliptocytose héréditaire

Les globules rouges sont allongés et leurs extrémités arrondies. Les sujets homozygotes ne semblent pas survivre mais les adultes hétérozygotes demeurent asymptomatiques ou ne montrent qu'une très légère anémie. Les nouveau-nés peuvent présenter une anémie hémolytique temporaire. Sur le frottis sanguin, on observe que la majorité des hématies sont des ovalocytes, ce que confirme l'examen par ektacytométrie. Cette anomalie héréditaire de la membrane érythrocytaire, liée à une mutation de la protéine bande 3, confère aux érythrocytes un certain degré de résistance au paludisme. Elle est essentiellement répandue en Thaïlande, aux Philippines, en Indonésie et en Nouvelle Guinée.

Syn. ovalocytose mélanésienne

→ ovalocyte, elliptocytose héréditaire, ektacytométrie

Édit. 2017

p22phox

p22phox

Protéine de 22 kDa (p22) constituant l’une des sous-unités constitutives de la NADPH oxydase des phagocytes (phox).

→ NADPH oxydase

p40phox

p40phox

Protéine de 40 kDa (p40) constituant l’une des sous-unités constitutives de la NADPH oxydase des phagocytes (phox).

→ NADPH oxydase

p47phox

p47phox

Protéine de 47 kDa (p47) constituant l’une des sous-unités constitutives de la NADPH oxydase des phagocytes (phox).

→ NADPH oxydase

P67phox

P67phox

Protéine de 67 kDa (p67) constituant l’une des sous-unités constitutives de la NADPH oxydase des phagocytes (phox).
Pa
Symb. du Pascal
En physiologie respiratoire, le système S.I. recommande le Pascal ou son multiple le kilopascal pour exprimer les mesures de pressions artérielles des gaz du sang.
101,3 kPa = 760 mm Hg.

→ pascal

paralysie supranucléaire progressive l.f.

progressive supranuclear palsy

Affection neurodégénérative sporadique représentant 5 à I0 % de l'ensemble des syndromes parkinsoniens, plus sévère que la maladie de Parkinson.
Son tableau clinique associe une instabilité posturale souvent accentuée, responsable de chutes, et une atteinte oculomotrice assez caractéristique, réalisant une ophtalmoplégie supranucléaire progressive avec atteinte majeure de la motilité volontaire et automatique, surtout de la verticalité du regard (d'abord vers le bas), tandis que la motilité réflexe reste longtemps préservée. Tous les mouvements oculaires seront touchés sévèrement, en particulier dans leur vitesse et leur amplitude. Les aspects motilographiques sont caractéristiques. Un blépharospasme, une rétraction palpébrale avec écarquillement des yeux peuvent être associés.
Le syndrome dystonique, essentiellement axial, est parfois latéralisé au début. Des troubles pseudobulbaires s'installeront progressivement, ainsi qu'un déficit démentiel de sémiologie plutôt frontale. Il existe aussi des troubles du sommeil.
La L-dopa a une efficacité très limitée.
De même que dans le cas de la dégénérescence corticobasale, elle aussi sporadique, les protéines Tau anormales accumulées dans les cellules nerveuses ont ici un profil électrophorétique différent de celui des autres affections neurodégénératives, celles-ci héréditaires, également liées à une pathologie de la protéine tau.

J. C. Richardson, médecin interniste canadien, J. C. Steele, neuropathologiste canadien, J. Olszewski, neuropathologiste canadien (1963 et 1964)

Syn. maladie de Steele-Richardson-Olszewski, ophtalmoplégie supranucléaire progressive

Sigle PSP

→ dégénérescence corticobasale

paranémine n.f.

paranemin

Protéine de masse moléculaire 280 kDa qui fait partie du système fibrillaire des muscles striés.

para-oxonase n.f.

paraoxonase

Enzyme considéré comme une pseudocholinestérase catalysant l'hydrolyse du paraoxon (oo-diéthyl-o-p-nitrophényl-phosphate) ou d'autres esters phosphoriques de phénols faisant partie des composés organophosphorés très toxiques (insecticides), inhibiteurs de la cholinestérase, mais distinct d'autres arylestérases, actives sur le phénylacétate, qu'on trouve aussi dans le plasma sanguin.
Une protéine présente dans les lipoprotéines de haute densité, appelée apolipoprotéine K (apoK) a une activité para-oxonase. Elle est augmentée dans la fibrose kystique congénitale, et diminuée dans les infarctus du myocarde.

parvalbumine n.f.

parvalbumin

Petite protéine de la classe des calciprotéines.
Les parvalbumines qu'on a isolées de cellules musculaires ont une forte affinité pour les ions calcium analogue à celle de la calmoduline et de la troponine C.

paxilline n.f.

paxillin

Protéine intra-cellulaire de 64 kDa trouvée dans les zones d’adhésion focale des cellules.
La paxilline participe à la formation des complexes intracellulaires permettant l’adhésion des cellules à la matrice extracellulaire. Elle participe également à la transduction intracellulaire des signaux provenant du microenvironnement cellulaire.

PDK1 acr. angl. pour Phosphoinositide-Dependent Kinase 1

Protéine kinase intracellulaire impliquée dans la transduction de signaux provenant de l’extérieur de la cellule.
PDK1 est un médiateur important des effets biologiques de l’insuline et d’autres hormones ou facteurs de croissance polypeptidiques

→ protéine kinase

PD-L1, PD-L2 sigles angl. pour Programmed Death protein-Ligand 1, Programmed Death protein-Ligand 2 l.m

Protéines exprimées à la surface des cellules, en particulier cancéreuses, en réponse à des stimuli inflammatoires, qui se lient spécifiquement à PD-1, protéine membranaire des cellules T porteuses des antigènes CD4 et CD8.
PD-L1, encore appelée B7-H1, et  PD-L2, appelée aussi B7-DC, sont des protéines transmembranaires, ligands du récepteur PD-1 (« Programmed Death protein 1  ») exprimé à la surface des cellules T. PD-L1 est le composé majoritaire de ce système. Dans la situation normale, la liaison de PD-L1 sur PD-1 provoque l'apoptose des cellules T CD4+ et CD8+, ce qui induit une tolérance immunitaire. Ce système intervient par exemple dans la tolérance des femmes enceintes vis-à-vis de l’embryon et de celle des sujets transplantés vis-à-vis du greffon. Cependant, il joue aussi un rôle essentiel dans la capacité des tumeurs à résister au système immunitaire de l’hôte. En effet, PD-L1 et PD-L2 sont surexprimés par les cellules de certains cancers agressifs, notamment les mélanomes, et la liaison de PD-L1 ou PD-L2 portés par les cellules tumorales à leur récepteur PD-1 porté par les lymphocytes T induit une tolérance du système immunitaire vis à vis de la tumeur.  De très nombreux essais thérapeutiques contre divers cancers ont été conduits avec des anticorps monoclonaux dirigés spécifiquement contre PD-1 ou PD-L1 et certains d'entre eux ont déjà bénéficié d'une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis ou en Europe (par exemple le Nivolumab pour le traitement des mélanomes non resécables ou métastatiques et de certains cancers bronchiques non à petites cellules).

Syn. B7-H1 pour PD-L1, B7-DC pour PD-L2

→ cellules T, CD4, CD8, PD-1,tolérance immunologique,  apoptose, anticorps monoclonal

[C1, C3, F2, F3]

Édit. 2019

PEPCK-ferroactivateur n.m.

PEPCK-ferro activator

Protéine à fer Fe2+ qui joue dans le foie un rôle pour stimuler la PEPCK au cours du jeûne ou du diabète.

pepsine n.f.

pepsin

Enzyme protéolytique du suc gastrique rompant certaines liaisons peptidiques des protéines, sécrété par les cellules glandulaires de l'estomac sous une forme inactive, le pepsinogène.
La pepsine agit directement sur le pepsinogène pour libérer la pepsine par réaction autocatalytique.
Cette endopeptidase est une protéine de masse moléculaire 34 kDa, riche en acide aspartique et acide glutamique, pauvre en acides aminés basiques. Son pH d'action est voisin de 2. Elle hydrolyse un grand nombre de protéines mais son action est cependant partielle : elle conduit à un mélange de peptides et de peptones. Son action porte en effet principalement, mais non exclusivement, sur les liaisons peptidiques dans lesquelles sont impliqués des groupes -NH2 appartenant à des acides aminés aromatiques.
Plusieurs types de pepsines exercent une digestion des protéines à des pH différents.

Étym. gr. pepsis : coction, digestion

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