Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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collapsus cardiovasculaire l.m.

cardiac shock

État de défaillance cardiocirculatoire soudaine et profonde avec état de choc, qui exige d’urgence une intervention médicale précise et énergique : le collapsus cardiovasculaire se marque cliniquement par une pâleur avec prostration, des sueurs, une polypnée superficielle, un refroidissement des téguments, une tachycardie et, fait essentiel, un effondrement de la tension artérielle.
Il y a plusieurs causes possibles :
- certaines affections cardiaques aigües (infarctus myocardique, dissection ou rupture aortique, trouble rythmique paroxystique),
- une embolie pulmonaire massive,
- un choc traumatique, opératoire, obstétrical
- une infection toxique sévère,
- une réaction allergique grave,
- une insuffisance surrénale aigüe, etc.

[G2,K2]

colobome choriorétinien avec aplasie du vermis cérébelleux l.m.

coloboma, chorioretinal, with cerebellar vermis aplasia

Marie. Joubert, neuropédiatre canadienne (1969)

→ Joubert avec colobome choriorétinien bilatéral (syndrome de)

[P2,H1]

colobome choroïdien, pouce hypoplasique, anthélix peu développé et surdité l.m.

hypoplasic thumb, with choroid coloboma, poorly developed antihelix, and deafness

Colobome choroïdien bilatéral avec anomalie du membre supérieur, retard de développement, surdité, anthélix peu développé et parfois cataracte.
Décrit chez une sœur et un frère de parents non consanguins. Le frère a en plus une cryptorchidie bilatérale. L’affection est autosomique récessive (MIM 274205).

J. R. Ward, médecin généticien panaméen (1992)

[Q2,P2,P1]

colobome de la choroïde l.m.

coloboma of the choroid

Absence d'un secteur de choroïde donnant au fond d'œil une plage blanche bordée d'un liseré pigmenté, d'étendue variable, surmontée des vaisseaux rétiniens d'aspect normal.
Typique s'il se trouve sur la ligne de la fermeture de la fente fœtale, et atypique s'il se trouve en dehors de la fermeture de la fente fœtale (maculaire ou autre). Il est partiel s'il n'intéresse qu'une partie de la fente fœtale et complet s'il parcourt toute la longueur de cette fente. Il existe dans cette zone une rétine visuelle "inversée", pas d'épithélium pigmentaire et de couche externe de la choroïde. La sclère peut être amincie en regard et donner une hernie, il s'agit dans ce cas d'un colobome ectasique.

→ colobome de l'uvée

[P2]

colobome de l'iris, de la choroïde et de la rétine l.m.

coloboma of iris choroid and retina

Colobome présent dans de nombreuses familles recensées, signe premier de l'association CHARGE. Rares exceptions récessives qui sont souvent mises en doute.
L’affection est autosomique dominante (MIM 120200) ou autosomique récessive (MIM 216820).

R. Eldridge, médecin généticien américain (1967) ; B. D. Hall, médecin généticien américain (1979)

[Q2]

colobome papillochoroïdien de von Hippel l.m.

von Hippel's choroidal and disk coloboma

Colobome de la papille et de la choroïde.
Eliminer la rubéole, les causes toxiques (4 à 7 semaines), les aberrations chromosomiques (trisomie 13, 18 et 4q) et les très nombreux syndromes rares associatifs. L’affection est autosomique dominante

E. von Hippel, ophtalmologue allemand (1900)

→ colobome de la papille et colobome de l'iris de la choroïde et de la rétine

[Q2,L2]

coloration de Harris-Shorr l.f.

Harris-Shorr’s staining

Coloration utilisée en colpocytologie associant la triple coloration nucléocytoplasmique de Shorr (écarlate, orangé, vert solide) à la coloration nucléaire par l'hématoxyline de Harris.

H. F. Harris, (1900) et E. Shorr, médecins américains (1941)

→ colpocytologie

[03]

Édit. 2015

coloration de Shorr l.f.

Shorr’s staining

E. Shorr, anatomopathologiste américain (1941)

Syn. coloration de Harris-Shorr

→ Shorr (coloration de)

colpophotographie n.f.

colpophotography

Photographie des images observées au colposcope, obtenues par un appareil photographique fixé derrière l'optique.

[B2]

Comberg (méthode géométrique de) l.f.

Comberg’s geometric method

Méthode géométrique de localisation des corps étrangers intra-oculaires qui repose sur l’utilisation du verre de Comberg placé après anesthésie topique sur l’œil malade ; deux clichés sont réalisés : un cliché de profil strict perpendiculaire à la cornée, et un cliché de face.
La position du corps étranger par rapport aux repères est reportée sur une épure qui permet de le localiser à l’intérieur ou à l’extérieur du globe.
C’est une technique qui va devenir de plus en plus désuète au fur et à mesure de la facilité d’obtention d’une tomodensitométrie en coupes millimétriques selon le plan neuro-oculaire.

G. Comberg, médecin vétérinaire allemand (1978)

→ Comberg (verre de)

[P2,B2]

commission départementale des hospitalisations psychiatriques l.f.

departmental committee for the psychiatric hospitalizations

Organisme chargé, en France, dans chacun des départements, du contrôle de l’hospitalisation psychiatrique.
Il a été institué par la loi du 27 juin 1990 et un décret du 25 septembre 1991. La loi du 4 mars 2002 a renforcé sa composition, sa compétence et ses moyens d’action. Son organisation a été précisée par les circulaires du 14 février et 1er août 2006.
Cette commission doit :
- être informée de toute hospitalisation sans le consentement du malade, de tout renouvellement et de toute levée d’hospitalisation,
- établir chaque année un bilan de l’utilisation des procédures d’urgence,
- examiner, en tant que de besoin, la situation des personnes hospitalisées et, obligatoirement, celle de toutes les personnes dont l’hospitalisation sur demande d’un tiers se prolonge au-delà de trois mois,
- saisir, en tant que de besoin, le préfet ou le procureur de la République de la situation des personnes hospitalisées,
- visiter les établissements publics ou privés assurant le service hospitalier, recevoir les réclamations des personnes hospitalisées ou de leur conseil,
- adresser, chaque année, le rapport de son activité au préfet dans le département et au procureur de la République.
Elle peut proposer au président du tribunal de grande instance du lieu de la situation de l’établissement d’ordonner la sortie immédiate de toute personne hospitalisée sans son consentement.
La commission comprend :
- deux psychiatres, l’un désigné par le procureur général près la cour d’appel, l’autre par le préfet,
- un magistrat désigné par le premier président de la cour d’appel,
- deux représentants d’associations agréées, désignés par le préfet,
- un médecin généraliste désigné par le préfet.

[E]

commission nationale d'homologation l.f.

Commission chargée d’émettre un avis sur les demandes de mise sur le marché des matériels à usage préventif, diagnostique ou thérapeutique figurant sur une liste arrêtée par le ministre chargé de la Santé après avis de ladite commission, l’avis portant sur l’efficacité des matériels et la sécurité des personnes le manipulant.


  1. Commission nationale composée de représentants des ministres intéressés et de personnalités désignées en raison de leur compétence.

  2. Elle définit les modalités de la procédure d’homologation qui est accordée pour une durée déterminée, renouvelable, après contrôle par des essais techniques par des laboratoires spécialisés et des essais cliniques dans des services hospitaliers agréés.

[E]

compliance thoracique l.f.

chest wall compliance (Cw)

Variation de volume de la cage thoracique engendrée par une variation de la différence de pression entre l'atmosphère et la plèvre.
Elle reflète les propriétés de distensibilité de la cage thoracique.

[C2,K1]

compliance thoracopulmonaire l.f.

thoracic compliance

Variation de volume de l'ensemble thoracopulmonaire engendrée par une variation de la différence de pression entre l'atmosphère et l'alvéole pulmonaire.
Elle reflète la distensibilité de l'ensemble thoracopulmonaire.

Sigle CT

[C2,K1]

comptage corps entier l.m.

whole body counting

→ anthropogammamétrie

[B1]

conduit biliaire l.m.

ductus choledochus, ductus biliaris (TA)

bile duct

Segment terminal de la voie biliaire principale qui fait suite au conduit hépatique commun à partir du confluent avec le conduit cystique.
De son origine dans le bord libre du petit omentum, en arrière de la partie supérieure du duodénum, il descend en arrière de ce segment du duodénum puis en arrière de la tête du pancréas ; il traverse obliquement la paroi médiale de la portion descendante du duodénum dans laquelle il s’ouvre, soit directement, soit par l’intermédiaire de l’ampoule hépato-pancréatique.

Syn. anc. cholédoque, canal cholédoque

[A1,L1]

Édit. 2020

conduit cholédoque l.m.

→ conduit biliaire

[A1,L1]

Édit. 2020

conduit cystique l.m.

ductus cysticus (TA)

Conduit biliaire drainant la bile de la vésicule biliaire vers le conduit hépatocholédoque

Syn. anc. canal cystique

[A1,L1]

Édit. 2015

conduit des glandes sublinguales majeures l.m.

ductus sublingual major (TA)

Conduit d’excrétion principal des glandes sublinguales

Il longe le conduit submandibulaire et il s’ouvre en dehors de lui au sommet de la caroncule sublingual

Syn. canal de Rivinus, canal de Bartholin

[A1]

Édit. 2015

conduite agressive chez l'enfant et l'adolescent l.

faggressive behaviour in childhood and adolescence

Composante fondamentale de la nature humaine, l'agressivité peut se manifester chez l'enfant et l'adolescent de façon variée : sous forme de fantasmes destructeurs, de passages à l'acte, dans certaines attitudes d'opposition ou, sous une forme plus sublimée, par un goût pour la compétition.
Très tôt, l'enfant peut présenter des réactions de rage lors d'une frustration. Vers deux à trois ans, il passe souvent par une phase d'opposition active. À l'âge scolaire, l'agressivité s'exprime sous forme de jeux, coups, bousculades, agressions verbales ou rêves à thèmes agressifs. Chez l'adolescent, par leur intensité, leur forme et leur persistance, ces conduites peuvent prendre un caractère pathologique. L'intolérance à la frustration se traduit alors par des colères clastiques, des conduites violentes en groupe, pouvant aller jusqu'au meurtr

[H3,O1]

conduit lactifère l.m.

ductus lactiferi (TA)

lactiferous duct

Chacun des conduits excréteurs des lobes glandulaires de la mamelle.
Ils sont en nombre égal à celui des lobes de 15 à 20. Ils s’ouvrent au niveau du mamelon par les pores galactophores.

Syn. anc. canal galactophore

[A1]

Édit. 2015

conduit longitudinal de l'époophore l.m.

ductus longitudinalis epoophori (TA)

longitudinal duct of epoophoron

Reliquat embryonnaire de la partie génitale du mésonéphros dans le mésosalpynx.
Il est situé parallèlement à la trompe. Il reçoit les canalicules transverses sur son bord inférieur.

[A1]

Édit. 2015

conduit lymphatique droit l.m.

ductus lymphaticus dexter, ductus thoracicus dexter (TA)

right lymphatic duct, right thoracic duct
Conduit lymphatique drainant la partie droite de la tête et du cou et le membre supérieur droit
Il est formé de la réunion des troncs lymphatiques jugulaire, subclavier, et broncho-médiastinal droit. Il se jette dans le confluent jugulosubclavier droit.

Syn. conduit thoracique droit

[A1]

Édit. 2015

conduit sublingual principal l.m.

ductus sublingualis major (TA)

major sublingual duct

Le plus volumineux des conduits excréteurs de la glande sublinguale.
Né à la partie moyenne de la glande, il chemine à sa face profonde et s’ouvre, en dehors du conduit submandibulaire, au sommet de la caroncule sublinguale.

C. Bartholin (ou Bartholinus), anatomiste danois (1655-1738) ; A. Rivinus, botaniste, physiologiste et médecin allemand (1652-1723)

Syn. anc. canal sublingual principal ; canal de Bartholin ; canal de Rivinus

[A1]

Édit. 2015

conduit thoracique l.m.

ductus thoracicus lymphaticus
thoracic duct
Le plus volumineux des conduits lymphatiques du corps qui draine toute la lymphe sous diaphragmatique (sauf une partie des lymphatiques du foie et de la partie sus-ombilicale de la paroi abdominale) , de la partie gauche du thorax, de la tête, du cou et du membre supérieur gauche.
Il nait de la réunion des deux troncs lymphatiques lombaires faisant suite aux nœuds lymphatiques aortiques droit et gauche. Une fois sur deux, cette réunion, souvent dilatée (citerne du chyle), est intra-abdominale en avant des deux premières vertèbres lombaires ; il traverse alors le diaphragme en arrière de la partie droite de l'aorte. Dans les autres cas, la réunion se fait en regard des deux dernières vertèbres thoraciques. Il monte en longeant le côté droit de l'aorte thoracique, oblique en haut et à gauche, très à gauche de la veine azygos, en avant des artères intercostales aortiques droites et des parties terminales transversales des veines hémiazygos. Il croise la face médiale de l’arc de l’aorte en regard de la 5e ou 6e vertèbre thoracique, suit la face postéro-médiale de l'artère subclavière gauche. À la base du cou, il décrit un arc, l’arc du conduit thoracique, au-dessus de l’artère subclavière et se termine dans le confluent jugulo-sousclavier gauche. Il porte habituellement deux valvules à sa terminaison. En l'absence de valvules, il chemine sur un certain trajet dans la paroi du vaisseau sanguin (effet valvulaire en cas d'hyperpression veineuse). Le canal thoracique reçoit les canaux efférents des nœuds lymphatiques intercostaux, juxtavertébraux et une partie des lymphatiques efférents des nœuds médiastinaux postérieurs. Enfin, un certain nombre de collecteurs terminaux susdiaphragmatiques du côté gauche s'abouchent dans le conduit thoracique : les lymphatiques gauches jugulaires, axillaires, de la moitié gauche de la paroi thoracique ainsi que le tronc bronchomédiastinal gauche.

Syn. canal thoracique

[A1]

Édit. 2015

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