embryopathie au valproate l.f.
→ embryofoetopathie au valproate
[A4, G5, H1, H3, K2, P1, P2, P3]
Édit. 2019
embryopathie herpétique l.f.
herpetic embryopathy
Infection de l'embryon au cours du premier trimestrede la grossesse par le virus de l'herpès, pouvant provoquer diverses malformations dont une microcéphalie et une microphtalmie avec dysplasie rétinienne et cataracte.
Les lésions cérébrales varient selon le stade de développement du cerveau fœtal lors de l'infestation, peuvent être observées des zones nécrotiques disséminées qui laissent ultérieurement une microcéphalie et des calcifications cérébrales. La microphtalmie est accompagnée d'une choriorétinite qui passe par un stade de plages exsudatives blanc jaunâtre puis de plages plus ou moins pigmentées grisâtres à l'équateur et enfin d'aires d'atrophie blanche jouxtant des plages d'hyperplasie, d'hyperpigmentation ou d'atrophie de l'épithélium pigmentaire. Les zones atrophiques peuvent être ultérieurement à l'origine d'une néovascularisation. Il existe également une kératite épithéliale, une conjonctivite, des opacités du cristallin et assez rarement une cataracte. La nécrose rétinienne est exceptionnelle et peut donner une cécité. On peut aussi observer une cécité d'origine corticale.
Étym. gr. embruon : embryon ; pathê : souffrance
Syn. infection anténatale à herpesvirus, herpès
→ embryopathie, Herpes simplex virus, microcéphalie, microphtalmie, dysplasie rétinienne, cataracte, choriorétinite
[A4, D1, H1, P2]
Édit. 2019
embryopathie rubéolique l.f.
congenital rubella syndrome
Étym. gr. embruon : embryon ; pathê : souffrance
Syn. rubéole congénitale
[A4, D1, K2, H1, P2]
Édit. 2019
embryon préblastocystique l.m.
embryo praeblastocysticus (TE)
preblastocystic embryo
Embryon dont le développement tout initial correspond aux stades Carnegie 1 à 2 et aux horizons I à II de Streeter.
Cette étape de la période pré-embryonnaire s’étend de la fécondation au 2ème jour.
A cette période l’embryon comprend la cellule unique du follicule ovarien fécondée puis l’œuf en cours de segmentation jusqu’au stade de 8 blastomères.
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, follicule ovarien, blastomère
[A4]
Édit. 2019
embryon prégastrulation l.m.
embryo praegastrulationis (TE)
pregastrulation embryo
Embryon dont le développement correspond aux stades Carnegie 1 à 6a et aux horizons I à VI de Streeter.
Le blastocyste implanté s’enfouit plus profondément dans l’endomètre par des villosités choriales plus ramifiées.
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, blastocyste
[A4]
Édit. 2019
embryon préimplantatoire l.m.
embryo implantationis (TE)
preimplantation embryo
Embryon obtenu par fécondation in vitro avant implantation dans l’utérus, dont le développement correspond aux stades Carnegie 1 à 4 et aux horizons I à IV de Streeter.
Durant ces périodes l’ovocyte fécondé subit une série de divisions mitotiques aboutissant à la formation des blastomères. Au 3ème jour la division cellulaire à 16 cellules donne la morula libre dépourvue de villosités (horizons I – III de Streeter). L’implantation de la morula libre dans la cavité utérine reproduit sa pénétration naturelle ; la morula libre devient villeuse et pénètre dans la muqueuse utérine au niveau des cellules trophoblastiques situées au pôle embryonnaire ; cette pénétration est favorisée par l’action de la muqueuse utérine (stade Carnegie 4 ; horizon IV de Streeter). Le zygote est alors appelé blastocyste.
En droit, l’embryon pendant sa phase préimplantatoire n’est pas une personne au sens habituel du terme. (Conseil de l’Europe, Documents de séance, 3-8 octobre 1988).
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, blastomère, morula, cellules trophoblastiques, pôle embryonnaire, zygote, blastocyste
[A4]
Édit. 2019
embryon unicellulaire l.m.
embryo unicellulare (TE)
single celle embryo
Follicule ovarien au premier jour de la fécondation par le spermatozoïde, avant la première division en deux blastomères.
Cette étape très brève correspond au stade Carnegie 1 et au tout début de l’horizon I de Streeter. Cette fécondation peut avoir lieu à n’importe quel niveau de la filière ovaro-utérine, y compris en intra-abdominal, ce qui explique la diversité de localisation des grossesses extra-utérines.
Syn. stade de la cellule unique
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, follicule ovarien, blastomères
[A4]
Édit. 2019
embryoscope de contact l.m.
contact embryoscope
Appareil d'endoscopie à lumière froide qui, au contact des membranes de l'œuf, permet de voir tout ou partie de l'embryon au premier trimestre de la grossesse pour déceler une malformation.
[A4, B3, O3]
Édit. 2019
embryoscopie de contact n.f.
contact embryoscopy
Technique d'endoscopie à lumière froide permettant, à travers les membranes, de voir l’embryon au premier trimestre de la grossesse afin de déceler une malformation.
L’appareil utilisé est introduit par voie transcervicale jusqu’au pôle inférieur de l’œuf.
[Z4, B3, D3]
Édit. 2019
embryotome n.m.
embryotome
Appareil obstétrical (pince, ciseaux ou forceps, cranioclaste ou basiotribe), utilisé pour fragmenter et extraire d'un utérus gravide un embryon ou fœtus mort ou malformé.
Étym. gr. embruon : embryon; temnô : couper
→ embryotome de Tarnier, embryotome à guillotine de Tarnier, embryotomie, forceps, cranioclaste, basiotribe
[A4, B3, O3]
Édit. 2019
Tarnier (embryotome à guillotine) l.m.
Tarnier embryotome
Appareil métallique à trois branches dont la médiane est coupante et les deux latérales préhensives, permettant de sectionner le rachis au cours d'une embryotomie.
S. Tarnier, gynécologue obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1828-1897)
Étym. gr. embruon : embryon; temnô : couper
[A4, B3, O3]
Édit. 2019
embryotomie n.f.
embryotomy
Réduction chirurgicale du volume du fœtus obtenue en perforant, écrasant ou sectionnant certains de ses segments.
Le terme embryon est ici pris dans un sens large, car l’embryotomie est par définition réalisée sur un fœtus en deuxième partie de grossesse. Exceptionnelle aujourd'hui, elle ne s'applique que sur un fœtus mort.
Étym. gr. embruon : embryon; temnô : couper
→ embryotome, embryotome à guillotine de Tarnier, embryotomie céphalique, embryotomie cervicale, embryotomie rachidienne
[A4, B3, O3]
Édit. 2019
embryotomie céphalique l.f.
cephalic embryotomy
Réduction par intervention obstétricale instrumentale des dimensions de la tête fœtale, surtout en cas d'hydrocéphalie majeure, cause de dystocie.
Elle ne s'applique que sur un fœtus mort.
Étym. gr. embruon : embryon; temnô : couper
Syn. basiotripsie, cranioclasie, craniotomie
→ embryotome, embryotomie, dystocie, hydrocéphalie
[B4, O3]
Édit. 2019
embryotomie cervicale l.f.
cervical embryotomy
Embryotomie rachidienne au niveau du cou fœtal qui permet de fragmenter un fœtus, dans des dystocies exceptionnelles avec fœtus mort.
Étym. gr. embruon : embryon; temnô : couper
→ embryotome, embryotomie, dystocie
[B4, O3]
Édit. 2019
embryotomie rachidienne l.f.
vertebral embryotomy
Fragmentation instrumentale d'un fœtus mort en présentation de l'épaule, permettant de séparer la tête du tronc par section du cou, et d'obtenir une expulsion par voie naturelle.
Étym. gr. embruon : embryon; temnô : couper
→ embryotome, embryotomie, fœtus
[B4, O3]
Édit. 2019
émérine n.f.
emerin
Protéine de l’enveloppe du noyau cellulaire, dont un défaut est impliqué dans certaines myopathies, en particulier une forme récessive de la dystrophie musculaire d’Emery-Dreifuss.
Constituant avec la lamine A, la partie interne réticulée de la membrane nucléaire, elle se lie avec les fibres de la lamine au niveau de sa région C-terminale.
Son gène est porté par le chromosome X, (locus en Xq28). Une mutation de ce gène, responsable de la désorganisation de la membrane nucléaire interne est la cause de la forme récessive (liée à l’X) de la maladie d’Emery-Dreifuss. Les lamines ont un rôle dans l’ancrage de l’émérine dans la membrane nucléaire, et les mutations dans la région C-terminale de la lamine A (gène LMNA en 1q22.23) ou les modifications enzymatiques de cette région sont responsables de la forme autosomique dominante de la maladie d’Emery-Dreifuss.
A. H. Emery, médecin généticien britannique (1966) : R. E. Dreifuss, neurologue britannique (1961)
Étym. Emery : nom de l’auteur du syndrome
→ Emery-Dreifuss (dystrophie musculaire d'), lamine, laminopathie
[C1, I4, Q2]
Édit. 2019
Emery-Dreifuss (dystrophie musculaire d') l.f.
Emery-Dreifuss' muscular dystrophy
A. H. Emery, généticien britannique (1966) : R. E. Dreifuss, neurologue britannique d’origine allemande (1961)
→ dystrophie musculaire d'Emery-Dreiffus
[Q2,C3,C1,I4]
Édit. 2018
éminence génitale l.f.
genital crest
Ebauche gonadique qui apparaît à la 4ème semaine chez l’embryon.
C’est un épaississement de l’épithélium cœlomique recouvrant le corps de Wolff. Cette éminence est ensuite colonisée par les gonocytes à la 6 ème semaine et se différencie dans un sens sexué.
[ A4]
Édit. 2018
émotion n.f.
emotion
Mouvement affectif soudain et intense, entraînant un débordement temporaire du contrôle réflexif sous l'effet d'une stimulation du milieu.
L'émotion comporte : une expérience subjective (joie, tristesse, colère, peur, etc.), une expression comportementale d'excitation ou d'inhibition (mimique, gestuelle, posture, etc.), des modifications neurovégétatives et endocriniennes.
Son seuil varie en fonction de la personnalité, de ses expériences, de l'état physiologique du sujet et de la nature de l'agent en cause. Il est bas dans l'émotivité pathologique et chez beaucoup d'insuffisants intellectuels, délirants, déments ou éthyliques.
Le système limbique, notamment le complexe amygdalien, est considéré comme exerçant un rôle fondamental dans ces processus.
[H3, H4]
Édit. 2019
empathie n.f.
empathy
Aptitude à ressentir les émotions d'autrui, tout particulièrement douloureuses.
Cette notion est aujourd'hui prise en compte dans l'étude des capacités interactives de l'individu. La neuro-imagerie permet d'objectiver l'activation du cerveau émotionnel par des stimuli indicateurs d'un désagrément ou d'une douleur infligés a un tiers. L'empathie à la douleur d'autrui serait altérée dans certains états mentaux pathologiques tels que dépression ou trouble schizophrénique.
T. Lipps, psychologue allemand (1903)
Étym. gr. empatheia : passion
→ sympathie, émotion, schizophrénie
[H4]
Édit. 2019
empreintes vasculaires rénales l.f.p.
renal vascular impressions
Sur une urographie, ou un uroscanner, lacunes longilignes ou plus rarement encoches latérales. fréquemment observées sur un calice ou le bassinet.
Ces empreintes de vaisseaux sur les cavités excrétrices peuvent être isolées, ou associées à une gêne à l'évacuation ou à une dilatation des cavités sus-jacentes. Elles sont dues à la différence de pression existant entre les cavités excrétrices et les vaisseaux à leur contact, ce qui explique qu'elles tendent à s'atténuer ou même à disparaître quand on élève la pression intracavitaire par une compression urétérale. Elles s'observent surtout chez les sujets normaux et traduisent une hypotonie des cavités urinaires. Les artères sont presque toujours en cause et donnent une empreinte allongée barrant obliquement en bas et en dehors le bassinet ou la partie proximale des calices. Parfois, il s'agit d’une empreinte veineuse large à la base du grand calice supérieur.
Plus rarement ces empreintes sont pathologiques : compression unique par un anévrisme d'une artère rénale ; encoches latérales multiples, pyéliques et urétérales, en rapport avec une circulation collatérale suppléant l'obstruction d'un vaisseau principal.
[B2, K4, M3]
Édit. 2019
EN 46 000 sigle angl. pour European norm
Norme européenne appliquant les règles générales d'assurance de la qualité pour la conception, la production et la distribution des dispositifs médicaux.
Elle est l'application de la norme EN 2901 à la médecine, à la pharmacie et à l'industrie de l'appareillage médical, complétée par les normes EN 46 002 et 46 003 instituant l'obligation de contrôle des dispositifs par échantillonnage, qui fixent le niveau de qualité et prévoient l'établissement d'une statistique des défauts rencontrés dans la fabrication.
→ dispositif médical, matériovigilance, qualité, qualité (contrôle de), traçabilité
[B3, E3]
Édit. 2019
encéphalite équine de l'Ouest l.f.
western equine encephalomyelitis
Maladie épizootique des équidés susceptible de toucher l'Homme, due à un arbovirus du genre Alphavirus (WEEV, famille des Togaviridae), répandue dans l'ensemble du continent américain.
Chez les équidés, les encéphalites sont sévères, aboutissant au décès dans 10 à 50 % des cas. Chez l'Homme, les infections peuvent être inapparentes ou très bénignes mais elles peuvent aussi, surtout chez l'enfant, prendre la forme d'une encéphalite aiguë. Dans ce cas, les premiers signes, d'apparition brutale, sont la fièvre, des frissons, des céphalées, des nausées et des vomissements, puis apparaissent des signes neurologiques : raideur de la nuque, photophobie, vertiges, irritabilité, convulsions, somnolence. La létalité est de l'ordre de 3 à 4 %.
Des séquelles neurologiques peuvent persister, principalement chez le jeune enfant. La zone endémo-épidémique du virus s'étend de l'Ouest du Canada à l'Argentine. La maladie sévit par épidémies estivales, surtout dans l'Ouest des Etats-Unis (à l'Ouest du Mississippi) où le vecteur majeur est le moustique Culex tarsalis. On compte, aux Etats-Unis, une vingtaine de cas par an. Elle parait moins grave en Amérique du Sud. Le virus infecte différentes espèces de mammifères mais ses hôtes principaux sont des oiseaux.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
[H1, D1, D4]
Édit. 2019
encéphalite équine du Venezuela l.f.
venezuelan equine encephalomyelitis
Maladie épizootique des équidés susceptible de toucher l'Homme, due à un arbovirus du genre Alphavirus (VEEV, famille des Togaviridae), répandue en Amérique centrale et du Sud.
Le virus VEE comporte de nombreux sous-types (sous-types I à VI, eux-mêmes subdivisés en variants dont certains sont connus sous différents noms : virus Everglades, Mucambo, Tonate, Pixuna, Cabassou, ...) différant par leur distribution géographique, leur pathogénicité, leur cycle épidémiologique. Globalement, la zone endémo-épidémique du virus s'étend du Texas à l'Argentine. Les réservoirs sont constitués par des rongeurs sauvages et la propagation du virus est assurée par des moustiques très variés. Les chevaux sont les principaux hôtes amplificateurs du virus ; chez eux, certains variants provoquent des encéphalites très sévères. Les infections humaines se présentent souvent comme des syndromes fébriles aigus non différenciés : fièvre d'apparition très brutale, malaise général, céphalées, anorexie, myalgies, arthralgies, nausées, vomissements, diarrhée ; cette phase dure 48h ; elle est suivie d'une période d'asthénie et anorexie de deux à trois semaines. L'atteinte neurologique est relativement peu fréquente, associant photophobie, raideur de la nuque, convulsions, altération de la conscience ; des paralysies peuvent ensuite persister.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
[H1, D1, D4]
Édit. 2019
encéphalite européenne à tiques l.f.
ticks european encephalitis
Encéphalite aigüe provoquée par un Flavivirus et transmise par les tiques.
En Europe Centrale, elle se manifeste, chez l’Homme, par un état fébrile associé à des manifestations neurologiques (convulsions, paralysies, méningo-encéphalite) avec un taux de létalité de 2 à 3 %. Cette maladie sévit en Alsace et en Lorraine, après piqûre de tiques, au cours d’activités en forêt. Un vaccin préventif inactivé est disponible en France.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
→ vaccin contre l'encéphalite à tiques d'Europe Centrale
[H1, D1, D4]
Édit. 2019