pepsinogène n.m.
pepsinogene
Protéine proenzymatique présente dans le suc gastrique, dont la digestion partielle produit un enzyme actif, la pepsine.
Ce zymogène est sécrété par les cellules principales de la région fundique de l'estomac.
Sa masse moléculaire est de 42 kDa. En milieu acide il se transforme en pepsine, puis la réaction se poursuit par un processus autocatalytique. Cette activation revient à une protéolyse limitée avec départ de cinq petits peptides.
Le pepsinogène est présent dans le plasma. Sa teneur est en général augmentée au cours de l'ulcère duodénal.
Syn. propepsine
→ pepsine
peptide-déformylase n.f.
peptide-deformylase
Enzyme qui catalyse l'élimination d'un radical formyle fixé sur l'acide aminé N-terminal d'un peptide ou d'une protéine, enzyme nécessaire à la fin de sa biosynthèse.
peptidyl-arginine désiminase l.f.
peptidyl-arginine deiminase
Enzyme catlysant la transformation d’un acide aminé arginine par une citrulline dans une chaîne polypeptidique.
L’enzyme peptidyl-arginine désiminase (PAD) clive le radical imine de l’arginine pour donner la citrulline. Cette modification au sein d’une protéine peut être responsable de l’apparition d’auto-anticorps anti-protéines citrullinées trouvés dans la polyarthrite rhumatoide.
→ arginine, citrulline, protéine citrillinée, auto-anticorps anti-protéines citrullinées, polyarthrite rhumatoïde.
[C1]
Édit. 2017
perforine n.f.
perforin
Protéine sécrétée par les lymphocytes T au contact d'une cellule considérée comme anormale, ayant la propriété de se polymériser et de maintenir ouverts des pores constitués dans les membranes cellulaires qui ont été attaquées par les enzymes hydrolasiques de ces lymphocytes, provoquant ainsi une fuite des ions minéraux de la cellule.
La perforine est impliquée dans l'apoptose provoquée par l'entrée d'un granzyme dans le noyau cellulaire.
perméase n.f.
permease
Système protéinique transmembranaire catalysant le passage d'une molécule à travers une membrane.
La protéine transporteuse qui constitue la perméase, présente un site de fixation de la molécule à faire passer sur la face externe de la membrane ; par différents mécanismes impliquant sans doute des changements de conformation, elle transporte ce substrat vers la face interne.
→ transporteur, canal, porine
phorbol (ester de) l.m.
phorbol ester
Substance végétale constituée d'un noyau tricyclique portant 4 radicaux méthyle et 5 fonctions alcool dont deux se trouvent estérifiées ; l'ester le plus important est le 12-myristate-13-acétate de phorbol.
Il possède une affinité pour les membranes phospholipidiques et pour la protéine-kinase C qu'il active spécifiquement par sa structure analogue à celle du diacylglycérol.
Il exerce un effet cancérigène sur la peau ; cet effet peut être dû à l'action de la kinase sur l'EGF, qu'elle phosphoryle sur un résidu de thréonine 654.
Étym. euphorbe (qui contient des esters de cet alcool)
phosphoénolpyruvate-carboxykinase n.f.
phosphoenolpyruvate-carboxykinase
Enzyme catalysant la réaction de décarboxylation de l'oxaloacétate en phosphoénolpyruvate.
Il fait partie de la voie métabolique de la gluconéogénèse. Sa synthèse dans le foie augmente sous l'influence du cortisol. Son absence chez le nourrisson peut être cause de mort subite. Son activité est stimulée au cours du jeûne par une protéine activatrice à fer Fe2+, appelée PEPCK-ferroactivator.
Sigle : PEPCK
phosphofructokinase II n.f.
phosphofructokinase II
Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphoryle de l'ATP sur la fraction alcool en 2 du fructose-6-phosphate :
fructose-6-phosphate + ATP→fructose-2,6-diphosphate (-bisphosphate) + ADP.
Il joue un rôle dans la régulation de la glycolyse et de la gluconéogénèse, surtout pour la lipogénèse, car il n'est actif que sous forme déphosphorylée, tandis que sa forme phosphorylée constitue la fructose-2,6-diphosphate-phosphatase qui hydrolyse le fructose-2,6-diphosphate, l'équilibre étant sous la dépendance d'une même protéine-kinase dépendant de l'AMP cyclique.
phospho-inositol-glycane n.m.
phospho-inositol-glycan
Substance composée d'une molécule d'inositol-1-phosphate liée en position 4 par une liaison osidique à une chaine polyosidique commençant par une glucosamine.
Ce composé joue un rôle de médiateur physiologique hydrosoluble à partir d'un précurseur membranaire lipidique, le phosphatidylinositol-glycane, dont il est détaché par une phospholipase C spécifique activée par un récepteur hormonal ; c'est le cas par ex. du récepteur de l'insuline. Le phosphoinositol-glycane active une phosphodiestérase qui hydrolyse l'AMP cyclique, et une protéine-phosphatase qui module l'activité d'enzymes cytoplasmiques. Sur le glycane on trouve aussi attachées certaines molécules de protéines enzymatiques, telles que la phosphatase alcaline, qui sont libérées par l'action de la phospholipase C spécifique.
phospholambane n.m.
phospholamban
Protéine phosphorylée du tissu cardiaque.
phosphopantéthéine n.f.
Ester 4'-phosphorique de la pantéthéine
Il entre dans la constitution du coenzyme A et forme également le groupement prosthétique de l'acyl-carrier protein (ACP). Dans cette protéine, il est uni à un résidu sérine par l'intermédiaire d'une liaison ester phosphorique.
phosphoprotéine n.f.
phosphoprotein
1) Ester phosphorique d'une protéine.
De nombreuses protéines enzymatiques se trouvent modifiées physiologiquement par phosphorylation et déphosphorylation.
2) Hétéroprotéide contenant de l'acide phosphorique.
La caséine du lait et la vitelline du jaune d'œuf en sont les exemples les plus classiques, mais des phosphoprotéines sont également des constituants normaux de la cellule animale, en particulier parmi les enzymes, tels que les flavo-enzymes, la phosphoglucomutase, etc.
Les hydrolysats acides mettent en évidence l'union des molécules d'acide phosphorique ou pyrophos
Syn. phosphoprotéide
phosphorylase-kinase n.f.
phosphorylase kinase
Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphoryle de l'ATP sur une phosphorylase b ou sur une déphospho-phosphorylase pour la transformer en phosphorylase a active.
La phosphorylase-kinase du muscle est normalement inactive. Son activité est déclenchée par l'influx nerveux ou par les ions Ca2+ et une protéine activatrice. La phosphorylase-kinase du foie (ou déphosphophosphorylase-kinase) n'est également activée que par un facteur déclenchant, l'AMP cyclique, dont la formation à partir d'ATP est le résultat de l'action d'une adénylate-cyclase activée par l'adrénaline ou le glucagon.
photoallergie n.f.
photoallergy
Manifestation d'hypersensibilité de type retardé due à l'interaction de la lumière solaire ou artificielle avec un agent photosensibilisant, entrainant la formation d'un photo-allergène.
Le mécanisme de formation du photo-allergène n'est pas complètement résolu : formation, après action de la lumière, d'un antigène stable et/ou d’une liaison avec une protéine pour former un antigène complet. Les photo-allergies sont essentiellement dues à des médicaments, avant tout antiseptiques, dont les salicylanilides halogénés, phénothiazines, antiinflammatoires non stéroïdiens, etc., et à des composés de cosmétiques, notamment musc ambrette, filtres solaires, etc. Sur le plan clinique et histologique, la photo-allergie se manifeste par la survenue, sur les zones exposées, d'une éruption à type le plus souvent d'eczéma, et plus rarement de lichen plan ou d'urticaire. On différencie de la photo-allergie la photoxicité et les photodermatoses idiopathiques telles que lucite polymorphe, urticaire solaire.
Étym. gr. phôs, phôtos : lumière ; allôs : autre ; ergon : réaction
photorécepteur de la rétine l.m.
retina receptor
1) Molécule de la membrane des cellules rétiniennes associant une opsine et un photochrome, le 11-cis-rétinal, et dont la dissociation par l’absorption de photons entraîne une série de réactions en chaîne aboutissant à la formation d’un influx nerveux transmis aux aires cérébrales de la vision.
Ces réactions en chaîne, la transduction, permettent une amplification importante du signal optique par activation de molécules de transducine et, par l’intermédiaire de celles-ci, l’intervention du GMPc (guanosine-monophosphate cyclique) ; celui-ci, agit sur la fonction des canaux membranaires, augmentant par hyperpolarisation le potentiel électrique et la transmission de l’influx vers le cerveau.
2) Par extension : cellule visuelle de la rétine spécialisée dans la réception de la lumière ; cône dans la macula et la région périmaculaire et bâtonnet dans la périphérie de la rétine.
Toutes ces cellules possèdent un pigment visuel qui absorbe certaines radiations du spectre. Chaque cellule ne synthétise qu’un seul type de pigment : les bâtonnets contiennent la même protéine, la rhodopsine, très sensible à la lumière permettant la vision nocturne mais non la vision colorée ; son maximum d’absorption se situe vers 500 nm. Les cônes permettent la vision colorée ; ils sont de trois variétés contenant les opsines L, M et S selon leur sensibilité aux longueurs d’ondes longues (560 nm, rouge), moyennes (535 nm, vert) ou courtes (430 nm, bleu).
→ rétine, cônes, bâtonnets, opsine, transduction visuelle, transducine, GMPc-d'ouverture du canal cationique des photorécepteurs
physe n.f.
cartilago epiphysialis (TA)
physis, epiphyseal plate
Disque ostéocartilagineux unissant l’épiphyse d’un os long à la métaphyse.
C’est la zone de croissance de l’os en longueur (figure 1).
Figure 1
Bien que non admise dans la nomenclature anatomique internationale, l’appellation « physe » est de plus en plus utilisée pour remplacer les nombreuses autres dénominations de la zone de croissance des os longs. La physe est formée de quatre couches, de l’épiphyse vers la diaphyse (figure 2) :
- la couche germinale de réserve est constituée de petites cellules indifférenciées, non organisées. Sous l’action de l’hormone de croissance et de l’insulin-like growth factor-1 (IGF1) elles vont se différencier en chondrocytes proliférants. Cette région est bien vascularisée;
- la couche sériée, ou zone proliférative, composée de chondrocytes ronds, agencés en colonnes, qui synthétisent une matrice extracellulaire riche en collagène (notamment de types II et IX) et en protéoglycanes;
- la couche des cellules hypertrophiques, avasculaire (donc fragile : siège des décollements épiphysaires) où les cellules en colonnes augmentent de volume, synthétisent du collagène X et des facteurs angiogéniques, puis prennent un aspect vacuolaire par apoptose;
- la couche d’ossification, ou zone dégénérative, région très vascularisée où commence le processus d’ossification. Les débris cellulaires sont détruits par des cellules phagocytaires et le stroma cartilagineux se calcifie par surcharge en hydroxyapatite (front d’ossification). Des ostéoblastes élaborent le tissu ostéoïde, précurseur de l’os aux dépens de tissu cartilagineux calcifié résorbé par des ostéoclastes (ossification primaire). L’angiogenèse est favorisée par le VGEF (Vascular Endothelial Growth Factor). Une zone de remaniement lui fait suite pour constituer l’os spongieux métaphysaire (ossification secondaire).
En périphérie, la physe est limitée près de l’épiphyse par l’encoche de Ranvier qui marque un sillon circulaire et vers la métaphyse par la virole osseuse périchondrale. Ces deux formations, vascularisées, en continuité avec le périoste osseux, assurent la rigidité de l’ensemble et contribuent à la croissance latérale.
La physe se forme dès la période fœtale. Son développement est lié à la sécrétion des hormones de croissance en particulier IGF1 (Insuline Growth Factor 1), stimulée par l’hormone hypophysaire GH (Growth Hormone). La protéine IHH (Indian Hedgehog) sécrétée par les chondrocytes agit sur leur développement.
La fin de la croissance, par soudure définitive de la physe, est liée à l’action des hormones sexuelles. Sa trace peut rester visible assez longtemps sous forme d’une ligne transversale épiphyso-métaphysaire, opaque en radiographie.
L. Ranvier, anatomiste français (1889).
Étym. gr. physis : croissance, nature
Syn. Cartilage de conjugaison, cartilage conjugal, cartilage de croissance, cartilage métaphyso-épiphysaire, plaque épiphysaire.
[A1, A2, I2]
Édit. 2019
plakoglobine n.f.
plakoglobin.
Protéine faisant partie des systèmes de liaisons intercellulaires, associée à des cadhérines, présente dans les desmosomes et les plaques sous-membranaires des jonctions intercellulaires, mais aussi dans le cytosol.
Son abondance contribue à s'opposer à la tumorigénicité.
PLA2R1 sigle pour Phospholipase Receptor 1
PLA2R1 est un récepteur membranaire de la phospholipase A2 permettant l’internalisation de cette enzyme, ce qui permet sa dégradation.
Des anticorps dirigés contre cette protéine sont impliqués dans certaines formes de glomérulonéphrites extra-membraneuses.
→ phospholipase A2, glomérulonéphrite extramembraneuse
pleckstrine n.f.
pleckstrin
Protéine associée à des protéines G, jouant un rôle dans la transmission de messages membranaires.
poly-ADP-ribosylation n.f.
poly-ADP-ribosylation
Fixation sur une protéine de plusieurs groupes ADP-ribosyle liés les uns aux autres par une liaison ribosyle sur le C2 du ribose de l'ADP précédent.
La poly-ADP-ribosylation concerne essentiellement les histones H1 et H2B dans la chromatine des noyaux cellulaires ; le poly-ADP-ribose se fixe sur les γ-carboxyles de restes glutamiques, et joue un rôle inhibiteur vis-à-vis d'une protéase neutre de la chromatine ; dans le xeroderma pigmentosum, on constate un défaut de poly-ADP-ribosylation.
polycistronique adj.
polycistronic
Qui contient plusieurs cistrons, lorsqu'il s'agit d'un ARN messager.
Ce terme peut aussi être utilisé pour qualifier une protéine constituée de plusieurs chaines polypeptidiques codées par plusieurs cistrons d'une même molécule d'ARN.
polyglutamine n.m.
polyglutamine
Séquence d’acides aminés formée de la répétition de glutamine.
La présence de séquences polyglutamine dans une protéine est due à une variété de mutation causant la répétition de codons CAG qui codent l’acide aminé glutamine. Ce type de mutation est responsable de plusieurs maladies neurodégénératives.
pompe à protons l.f.
proton pump, acid pump
Système enzymatique protéinique permettant le passage de protons d'un côté à l'autre d'une membrane cellulaire ou intracellulaire, comme une membrane lysosomique ou mitochondriale, contre un gradient de concentration, l'énergie étant fournie par l'ATP ou par une oxydoréduction énergétique.
Une pompe à protons est impliquée dans la sécrétion d'acide chlorhydrique par les cellules gastriques. L’enzyme fonctionne comme une pompe refoulant l’acide chlorhydrique de l’intérieur de la cellule vers le contenu de l’estomac. Son activation est mise en jeu sous l’influence de stimulants de la sécrétion acide quelle que soit la nature du stimulant. Son inhibition par les inhibiteurs spécifiques de la pompe à protons (omeprazole, lansoprazole) est utilisée dans le traitement des maladies associées à une hypersécrétion acide.
Il en est de même pour le maintien d'un pH acide dans les lysosomes ; le passage des protons est couplé à un passage inverse d'ions potassium. Une pompe à protons est aussi considérée comme pouvant fonctionner à l'envers dans les oxydations phosphorylantes de la respiration mitochondriale. Une protéine de 34 kDa, qui contient 313 acides aminés dont une cystéine 42 indispensable, joue un rôle de transporteur de l'ion phosphate dans la membrane interne des mitochondries en même temps que d'un ion H+.
→ H+ / K+ adénosyltriphosphatase (H+ / K+ ATPase, pompe à proton), omeprazole, lansoprazole
post-traductionnel adj.
post-traductional
Désigne les évènements de la biosynthèse des protéines qui surviennent après la terminaison de la traduction proprement dite.
En général, on ne parle de modifications posttraductionnelles que jusqu'au terme des évènements (adressage, sécrétion, transport, activation, etc) qui conduisent à la protéine mature, c'est-à-dire arrivée à son emplacement définitif et ayant acquis toute son activité.
pppApApA-synthétase n.f.
pppApApA synthetase
Enzyme dont la forme phosphorylée est active pour catalyser la synthèse d'oligonucléotides adényliques 2-5A, tels que le pppApApA, à partir de molécules d'ATP.
La phosphorylation de cet enzyme implique une protéine-kinase particulière, dite dsRNA-dépendante (c'est-à-dire dépendante de la présence d'un ARN double brin, ou d'un virus).