Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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domaine de mort cellulaire l.m.

death domain

Séquence protéique située dans les régions cytoplasmiques des récepteurs de mort cellulaire qui est nécessaire au déclenchement de l’apoptose.
Par leurs interactions avec d’autres protéines, certains domaines de mort cellulaire, inclus dans de nombreuses protéines de mammifères, interviennent aussi dans les phénomènes inflammatoires, dans la nécrose et dans la réponse immune innée.

Syn. domaine de mort

Sigle DD

→ apoptose, nécrose, récepteur de mort cellulaire

[C3]

Édit. 2019

dose en profondeur l.f.

depth dose

Dose délivrée sur l’axe du faisceau en fonction de la profondeur sous la surface d’entrée.
Exprimée en pourcentage de la dose maximale, elle représente le rendement en profondeur.

Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)

→ accroissement initial

dosimétrie par film l.f.

Détermination de la dose par la mesure de la densité optique d'un film irradié

La relation entre la dose et la densité optique dépend de la nature et de l'énergie du rayonnement. Elle reste à peu près constante dans un volume traversé par des faisceaux d'électrons et de rayons X de haute énergie, et la distribution de la dose qu'ils produisent peut être déterminée par la mesure de la densité optique. La dosimétrie par film n’est pas assez précise pour les autres rayonnements car leur qualité se modifie dans le milieu et la relation densité optique - dose n’y est pas constante.
La dosimétrie par film est aussi utilisée en radioprotection, avec une précision acceptable pour l’évaluation des doses individuelles. On corrige approximativement la réponse du film pour tenir compte de la nature et de l’énergie des rayonnements en plaçant 2 films et des écrans filtres variés dans la même enveloppe. Ce type de dosimètre, fiable, peu fragile et peu coûteux, est le plus utilisé pour le personnel travaillant en zone contrôlée.

drusen de la membrane de Bruch l.m.p.

drusen of Bruch’s membrane

Taches visibles sous l'épithélium pigmentaire rétinien, jaunâtres, plus ou moins larges, apparaissant, disparaissant, se modifiant et évoluant vers l'extension.
Les drusen sont le plus souvent considérés comme dégénératifs. Ils sont situés entre la membrane de Bruch et l'épithélium pigmentaire et constitués de matériel éosinophile. L'acuité visuelle ne s’altère qu'assez tardivement et progressivement par coalescence des drusen, ou brusquement par décollement séreux du neuro-épithélium ou néovaisseaux. L’affection est autosomique dominante (MIM 126700). Il existe probablement plusieurs gènes et l’un d’eux a été localisé en 2p16-21

F. Donders, ophtalmologiste néerlandais (1855) ; J. Hutchinson, Sir, anatomopathologiste et chirurgien britannique (1875) ; W. Tay, ophtalmologiste britannique (1881) ; E. H. Holthouse, RD Batten, ophtalmologistes britanniques (1897) ; R. W. Doyne, ophtalmologiste britannique (1899)

Étym. terme de géologie d’origine allemande, pluriel de druse : cavité minérale tapissée de cristaux

Syn. dégénérescence hyaline du pôle postérieur, dégénérescence colloïde, choroïdite en goutte, choroïdite de Hutchinson-Tay, choroïdite superficielle de Holthouse-Batten, choroïdite en rayon de miel de Doyne, drusen dominants ou familiaux

d-urobilinogène n.m.

Dérivé tétrapyrrolique, métabolite incolore de la bilirubine, qui se forme par hydrogénation du radical vinyle porté par le noyau pyrrole B et des groupes méthènyle b et d en -CH2-

Il se transforme par oxydation en d-urobiline de couleur orangée. Par réduction de l’autre radical vinyle, il se transforme en urobilinogène proprement dit, avec lequel il ne faut pas le confondre.

dU suppression (test de) l.m. sigle pour déoxyUridine froide

deoxyuridine suppression test

Test utilisé pour l'exploration in vitro des cellules médullaires au cours des carences en cobalamines ou en acide folique.
La vitamine B12 et l'acide folique permettent in vitro, dans des cellules normales, l'incorporation dans l'ADN de dU. Cette incorporation va inhiber, secondairement, par compétition celle de la thymidine tritiée. En cas de carence en cobalamines ou en folates, l'incorporation de la dU ne se fait pas et l'inhibition n'a pas lieu. L'adjonction au milieu des facteurs vitaminiques ou des métabolites dont l'apport ou la synthèse sont présumés insuffisants, peut permettre la normalisation du test et préciser ainsi la pathogénie du trouble.

→ anémie mégaloblastique, Biermer (anémie de), folique (acide)

dysfonctionnement n.m.

Défaut dans la fonction d’un organe ou d’une articulation

Étym. gr. dus : difficile ; lat. junctio : accomplissement, exécution

dysharmonie évolutive psychopathologique l.f.

developmental dysharmonia

Dénomination employée par des psychiatres psychanalystes, sans qu'en soient toujours précisés le contenu ni les limites, et qui rend compte des difficultés rencontrées à cerner dans leurs mécanismes et leur évolution des perturbations complexes de l'enfant.
Ce cadre rassemble des présentations et des modes de regroupement disparates. En situant la place importante prise par certains traits structuraux dans une organisation qui reste fondamentalement "en mosaïque", on peut isoler les dysharmonies évolutives de structure psychotique, de type névrotique, celles faisant redouter une évolution vers la psychopathie et celles conduisant à une organisation déficitaire.

→ psychose infantile

dysménorrhée tardive l.f.

delayed dysmenorrhea

Algies pelviennes survenant vers le deuxième ou le troisième jour des règles, souvent en relation avec un ou des foyers d’endométriose interne.

dyspareunie profonde l.f.

deep dyspareunia

Variété de dyspareunie secondaire à la pression exercée par la verge sur le cul-de-sac vaginal postérieur.
Elle est très souvent provoquée par une infection annexielle ou une inflammation pelvienne chronique, une paramétrite chronique, parfois par une endométriose péritonéale, plus rarement par une tumeur ovarienne ou fibromateuse enclavée dans le cul-de-sac de Douglas ou encore une rétroversion utérine fixée par un processus inflammatoire.

Étym. gr. dus : difficulté ; pareunos : compagnon de lit

Syn. dyspareunie balistique

dysplasie olfactogénitale de de Morsier l.f.

de Morsier’s dysplasia olfactogenitalis

G. de Morsier, neurologue suisse (1954) ; F. J. Kallmann, psychiatre et généticien américain (1943-1944)

→ Kallmann (syndrome de)

[A4,O6,Q2,Q3]

dystocie de Demelin l.f.

Demelin’s dystocia

L. A. Demelin, gynécologue accoucheur français (1898 voir P. Budin, membre de l’Académie de médecine )

→ Demelin (dystocie de)

dystrophie bénigne concentrique de Deutman l.f.

Deutman’s benign concentric annular macular dystrophy

A. F. Deutman, ophtalmologiste néerlandais (1971)

→ dystrophie maculaire annulaire concentrique bénigne

dystrophie de cornée et surdité l.f.

deafness and corneal dystrophy

→ kératite ichtyose surdité

eau déminéralisée l.f.

demineralized water

Eau dans laquelle la quasi-totalité des électrolytes a été éliminée (déminéralisation ou désionisation) par passage sur des résines échangeuses d’ions ou des membranes, selon les normes de la monographie «Eau purifiée » de la Pharmacopée française.

→ eau purifiée, déminéralisation de l'eau, résines échangeuses d'ions

[C1, G5]

Édit. 2019

échelles de profondeur des comas l.f.p.

depth coma scale

Échelles de cotation basées sur l'appréciation des troubles de la conscience et sur diverses réactions psychiques et neurologiques du patient.
Il existe plusieurs échelles, pour les adultes, la plus usitée, celle proposée par les neurologues de Glasgow, apprécie la profondeur des troubles de la conscience sur les réactions d'éveil et sur la communication verbale et va de 3 (aréactivité complète) à 15 points (bonne réactivité). Pour suivre l'évolution des patients comateux, cette échelle doit être complétée (proposition de Liège) par la recherche de 5 réflexes du tronc cérébral, totalisant 15 points au maximum : l'échelle de Glasgow-Liège totalise alors 30 points. Pour les jeunes enfants utiliser l'échelle de Bicêtre.

Étym. Bicêtre : ancien domaine français situé sur l'actuelle commune du Kremlin-Bicêtre dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France ; Glasgow : ville d’Écosse ; Liège : chef-lieu de la province de Liège en Belgique

→ échelle de Bicêtre, échelle du coma de Glasgow, échelle de Glasgow-Liège, échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral

[G1, H1]

Édit. 2019

échynocyte n.m.

Déformation de la membrane de l’hématie qui apparaît porteur d’épines et ressemble à un hérisson ou à un oursin marin ; le terme anglais est burr cell : cellule fraise

Étym. echinos, gr. hérisson

→ pyruvate-kinase (déficit en)

[F1]

Édit. 2018

écran radioluminescent à mémoire l.m.

storage phosphor plate

Dans une cassette pour radiographie numérisée, feuille de plastique recouverte d’une couche de cristaux phospholuminescents mémorisant l’image latente liée à l’énergie des rayons X reçus.
Après exposition aux rayons X, les cristaux d'halogénures de baryum activés à l’europium gardent un niveau d’énergie stable et proportionnel à l’intensité reçue en chaque point de l’écran. Le balayage d’un faisceau laser produit une luminescence analysée par photo-multiplicateur, puis numérisée pour former l’image qui sera ensuite exploitée sur film radiographique ou mise en mémoire. Cet écran est immédiatement réutilisable après exposition à une lumière de longueur d’onde appropriée.

Syn. détecteur radioluminescent (ou phospholuminescent) à mémoire, écran photostimulable à mémoire, plaque photoluminescente à mémoire (PPM)

Sigle ERLM

[B2, B3]

Édit. 2019

eczéma n.m.

eczema

Dermatose prurigineuse, en nappes ou en placards, érythématovésiculeuse, plus ou moins suintante, souvent récidivante, caractérisée histologiquement, en phases aigüe et subaigüe, par la spongiose et la vésiculation.
L'évolution dépend en partie de la possibilité  de mettre en évidence une éventuelle cause et de la traiter. Une surinfection peut se produire : c'est l'eczéma impétiginisé. Il existe de nombreuses variétés, soit symptomatiques telles que l’eczéma craquelé, nummulaire, papulovésiculeux, soit évolutives, p. ex. aigu, subaigu, chronique ou lichénifié; soit étiopathogéniques : atopique, anciennement constitutionnel, allergique de contact, dermite artificielle parfois professionnelle, etc.
Les termes eczéma microbien, mycosique, séborrhéique de Unna, ne sont plus employés.

Étym. gr. ekzein : sortir, bouillonner

Syn. dermite, dermatite

→ atopie, impétigo, séborrhée

[J1]

Édit. 2019

eczéma séborrhéique de Unna l.m.

Unna disease, seborrheique eczema

P. G. Unna, dermatologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1850-1929)

Syn. dermite séborrhéique

→ dermite séborrhéique

[J1]

Édit. 2019

effluents radioactifs l.m.p.

radioactive effluents

Syn. déchets radioactifs

→ déchets radioactifs

[B3, F2]

Édit. 2019

éjaculation retardée l.f.

delayed ejaculation, ejaculatio retardata

Éjaculation qui ne survient qu'un temps variable après le rapport sexuel, souvent du fait de l'absence d'orgasme au moment opportun.
Elle peut être primaire, organique, ou secondaire, fonctionnelle.

Étym. lat. ejicere : expulser

→ éjaculation, orgasme

[M3]

Édit. 2019

de Sèze (signe de l'empiétement de) l.m.

de Seze sign

Sur une radiographie du rachis lombaire de face, projection du corps vertébral basculé en avant qui dessine, avec l'apophyse épineuse, l'image d'un chapeau de gendarme inversé.
Une telle image commande de réaliser des incidences d'un part en oblique pour confirmer la spondylolyse et d'autre part de profil afin de préciser l'importance du glissement corporéal.

S. de Sèze, médecin rhumatologue français, membre de l’Académie de Médecine (1903-2000)

→ spondylolyse

[B2, I1]

Édit. 2019

endométrite déciduale l.f.

decidual endometritis

Lésion inflammatoire ou infectieuse de la caduque utérine au cours de la grossesse.

[O3]

Édit. 2018

endométrite gravidique l.f.

decidual endometritis

→ endométrite déciduale

[O3,D1]

Édit. 2018

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