adénomectomie prostatique transuréthrale par laser échoguidé l.f.
trans-urethral ultrasound guided laser induced prostatectomy (TULIP)
Ablation de l'adénome prostatique par voie transuréthrale grâce à un faisceau laser guidé par ultrasons.
Les risques encourus par le sphincter et les structures de voisinage ont fait abandonner cette thérapeutique coûteuse et trop imprécise de l'hypertrophie bénigne de la prostate.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[B4,M2]
Édit. 2017
adénome de la glande surrénale l.m.
adrenal adenoma
Tumeur bénigne développée au dépens de l’une ou l’autre des couches de la glande corticosurrénale.
La distinction anatomopathologique entre un adénome en principe encapsulé et une hyperplasie nodulaire focale n’est pas toujours aisée , pas plus que la distinction d’avec certains cancers.
Les adénomes peuvent être non fonctionnels, ou responsables de la production excessive d’aldostérone (adénome de Conn), de cortisol (déterminant un syndrome de Cushing) ; les tumeurs féminisantes ou virilisantes de la corticosurrénale correspondent plus fréquemment à des carcinomes que des adénomes.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
→ adénome de Conn, syndrome de Cushing
[F5, O4]
Édit. 2020
adénome hypophysaire l.m.
pituitary adenoma
Tumeur développée au dépens de la glande antéhypophysaire (ou adénohypophyse).
Les adénomes hypophysaires sont présents chez environ 20 % de la population et constituent plus du quart des tumeurs intracrâniennes. La majorité sont de très petites tailles et latentes, repérées par l’exploration en IRM qui les détecte chez environ 10% des adultes.
Mais d’autres adénomes sont fonctionnels, responsables d’un syndrome d’hyperproduction hormonale : hyperprolactinisme (avec pour conséquence typiquement aménorrhée et galactorrhée chez la femme jeune, et des troubles de la libido dans les 2 sexes), sécrétion excessive de corticotrophine ou ACTH (déterminant la maladie de Cushing), de thyrostimuline ou TSH (responsable d’hyperthyroïdie avec goitre), d’hormone de croissance ou GH (à l’origine d’acromégalie chez l’adulte, rarement de gigantisme chez l’enfant), de gonadostimuline LH ou FSH. Certains adénomes produisent simplement la sous-unité alpha des hormones glycoprotéiques hypophysaires, ou des fragments d’hormones corticolipotropes (comme le 17-39 ACTH ou CLIP), ou sont responsables de sécrétions mixtes (par exemple PRL + GH, ou GH +TSH…).
L’autre expression des adénomes est tumorale : céphalées (rétro-orbitaires ou frontales ou bitemporales par hypertension intrasellaire), amputation du champ visuel (quadranopsie bitemporale supérieure puis hémianopsie bitemporale par compression du chiasma optique du fait de l’expansion suprasellaire), troubles de l’oculomotricité (par envahissement du sinus sphénoïdal).
L’inhibition des productions hormonales hypophysaires liée au développement de la tumeur, explique le développement possible d’un hypopituitarisme antérieur complet ou dissocié.
L’évaluation de la tumeur hypophysaire est permis par l’exploration métabolique et hormonale, l’IRM de la région hypothalamo-hypophysaire, s’il est besoin l’exploration fonctionnelle visuelle.
Des thérapeutiques médicales sont nécessaires pour corriger l’éventuelle insuffisance antéhypophysaire. Mais d’autres médications sont susceptibles de réduire ou de normaliser l’excès de production de prolactine (dopaminergiques), d’ACTH (pasiréotide), d’hormone de croissance (somatostatine, lanréotide) ou de bloquer son action (pegvisomant), et parfois diminuent le volume de la tumeur. Le recours à l’adénomectomie sélective par voie transsphénoïdale est encore souvent privilégiée notamment pour les adénomes corticotropes et somatotropes, ou apparaît indispensable dans les adénomes non fonctionnels. La radiothérapie garde des indications sous forme de télécobaltothérapie ou du gamma-knife.
L’identification de l’adénome s’effectue principalement par les caractérisation en immunohistochimie du tissu tumoral. Des enquêtes génétiques permettent de mieux identifier les formes familiales d’adénomes hypophysaires liées à des mutations des gènes de la ménine (responsables des néoplasies endocriniennes multiples de type 1), du gène AIP…
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
→ hypophyse, prolactine, hormone de croissance, ACTH, TSH, dopaminergiques, somatostatine, lanréotide, pasiréotide, pegvisomant, télécobaltothépie, gamma-knife, ménine, AIP
[F5, O4]
Édit. 2020
adénome hypophysaire à prolactine l.m.
prolactine pituitary adenoma
Bien que la prolactine (PRL) ait été l’hormone antéhypophysaire la plus tardivement identifiée, les adénomes à prolactine constituent la variété la plus fréquente et médicalement la mieux maîtrisée des tumeurs hypophysaires, réduisant spectaculairement leurs conséquences sur les troubles menstruels et l’infertilité.
Les prolactinomes constituent environ 40% des tumeurs des tumeurs hypophysaires, sont présents chez un individu sur 1000. Leur expression prédomine dans le sexe féminin où ils sont déterminent typiquement un syndrome aménorrhée-galactorrhée, parfois simplement une anovulation responsable d’infertilité, ou une aménorrhée primaire lorsque l’affection survient à l’adolescence ; la recherche de céphalées typiquement rétro-orbitaires, d’altérations visuelles et de signes d’hypopituitarisme est indispensable. Chez l’homme l’expression est pauvre, se marquant simplement par l’absence de libido, si bien que l’affection se révèle souvent tardivement au stade tumoral de macroprolactinome.
L’affirmation de la maladie est permise par la mesure de la PRL dont la valeur est constamment accrue (> 20 ng/mL) : modérément dans les microprolactinomes, mais avec des concentrations qui peuvent excéder plusieurs milliers lors des macroprolactinomes. En l’absence d’adénome prolactinique, un accroissement de la PRL s’observe aussi du fait d’artéfacts méthodologiques (macroprolactinémies correspondant à l’agrégat de molécules de PRL par des immunoglobulines), ou en raison d’hyperprolactinémies « fonctionnelles » qu’explique la levée du frein de l’hypothalamus sur la sécrétion hypophysaire de PRL (lors de craniopharyngiomes et d’autres atteintes hypothalamiques, de pathologies de la tige pituitaire, de divers processus expansifs hypophysaires…), de l’hypothyroïdie, de situations d’hyperoestrogénie, de prises médicamenteuses (neuroleptiques, antiémétiques…..).
L’IRM identifie la tumeur hypophysaire : microprolactinome de moins de 1 cm de diamètre hypo-intense en T1, hypersignal en T2 se rehaussant après injection de gadolinium ; image de macroprolactinome refoulant l’hypophyse saine, déviant la tige pituitaire, avec parfois expansion suprasellaire s’appuyant sur la chiasma optique, ou envahissement du sinus sphénoïdal ou des sinus caverneux ; voire adénome géant de plus de 3 cm de diamètre, se comportant comme une véritable tumeur cérébrale.
L’enquête ophtalmologique (champ visuel au Goldman, test de Lancaster…) ne se justifie qu’en cas d’appui ou de menace du chiasma ou des sinus caverneux.
L’évaluation des autres axes antéhypophysaires à la recherche d’un déficit, ou d’une hyperproduction hormonale associée (GH, TSH…) est indispensable, de même qu’une réflexion sur le caractère familial de la tumeur hypophysaire ou l’éventualité d’endocrinopathies associées.
L’affection relève essentiellement de thérapeutiques médicales par les agonistes dopaminergiques : surtout sous forme de cabergoline en prise hebdomadaire qui permet la réduction et souvent la normalisation du taux de PRL, la régression des signes cliniques, la réduction voire la disparition de la tumeur. La chirurgie se discute surtout en cas de tumeur mixte, de résistance ou d’intolérance au traitement médical.
Seulement en cas de bon contrôle morphologique et fonctionnel, la grossesse est autorisée traditionnellement avec la prescription de bromocriptine, ou aussi d’un autre dopaminergique (notamment de cabergoline), en interrompant la médication dès le début de la conception, et en assurant une surveillance essentiellement clinique. La médication est parfois maintenue tout au long de la grossesse dans les macroprolactinomes.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. prolactinome
→ adénome hypophysaire, prolactine, dopaminergiques, cabergoline, bromocriptine
[F5, O4]
Édit. 2020
adénome parathyroïdien l. m.
parathyroid adenoma
Tumeur bénigne développée aux dépens d'une, ou plus rarement, de plusieurs glandes parathyroïdes, responsable d'hyperparathyroïdie primaire.
Se différenciant de l’hyperplasie, l’adénome comporte non seulement une prolifération des cellules principales, un appauvrissement en cellules adipeuses, mais aussi une encapsulation et en périphérie un « rim » (en français : jante) correspondant au reste du parenchyme parathyroïdien hypofonctionnel.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5, O4]
Édit. 2020
adénome thyroïdien toxique l.m.
toxic adenoma of the thyroid gland, Plummer’s disease
Nodule thyroïdien hyerfonctionnel responsable d’hyperthyroïdie.
Favorisée par la déficience iodée, cette situation résulte le plus souvent de la prolifération monoclonale de cellules affectées par une mutation activatrice du récepteur de la TSH. Le développement lent de la prolifération cellulaire finit par constituer un nodule initialement fonctionnel captant l’iode radioactif, puis progressivement extinctif vis-à-vis de la TSH, enfin hyperfonctionnel ce dont rend compte l’accroissement de la T3 puis de T3 et T4. A ce stade un état thyrotoxique apparaît cliniquement évident, souvent lorsque la taille de l’adénome excède 2 à 3 cm.
L’affirmation de son caractère autonome est traditionnellement obtenue par la scintigraphie thyroïdienne : le captage de l’iode 123 (ou du technétium) s’effectue exclusivement au niveau de la formation nodulaire cliniquement perçue (« image du drapeau japonais »). Une alternative diagnostique est constituée par l’échographie qui fait état d’un nodule typiquement isolé souvent hypoéchogène s’accompagnant d’un accroissement du débit dans l’artère thyroïdienne inférieure et d’une hypotrophie du reste de la thyroïde.
Une telle pathologie qui ne saurait être éradiquée par les thérapeutiques médicales antithyroïdiennes, nécessite le recours au traitement par l’iode rédioactif qui a réduit les indications de la lobectomie. Dans certaines circonstances sont envisageables des traitements locaux (alcoolisation, thermo-ablation, ultrasons…).
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
→ exploration fonctionnelle de la thyroïde, nodule toxique, thyréostimuline, hormones thyroïdienne, hyperthyroïdie.
[F5, O4 ]
Édit. 2020
adénosine-diphosphate n.m.
adenosine diphosphate
Nucléotide constitué de l'adénine, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose, lui-même estérifié par deux phosphates, liés entre eux par une liaison anhydride d'acide.
L’adénosine-diphosphate est l’accepteur d’acide phosphorique riche en énergie provenant des oxydations phosphorylantes productrices d’ATP. Il est formé dans les cellules par l’hydrolyse de l’ATP, et aussi par l’action de la myokinase.
Au cours de l'hémostase primaire, cette molécule est libérée, après lésion vasculaire, par les cellules endothéliales ou les cellules sanguines, dont les globules rouges, et induit une agrégation plaquettaire dose-dépendante en provoquant à la surface des plaquettes une modification du complexe glycoprotéinique IIbIIIa qui expose le récepteur du fibrinogène.
Sigle ADP
[C1,C3,F1,F4]
Édit. 2017
adénosine-monophosphate cyclique (AMPc) n.m.
Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. Son taux sanguin et son excrétion urinaire dépendent principalement de la sécrétion de parathormone. Ces valeurs augmentent donc en cas d’hyperparathyroïdie et diminuent dans les hypoparathyroïdies.
[C1,C3,O4 ]
Édit. 2017
adénosine-triphosphate n.m.
adenosine triphosphate
Nucléotide constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose (pentose), lui-même estérifié par trois phosphates, liés entre eux par deux liaisons anhydride d'acide (abrégé ATP).
Ces liaisons sont très riches en énergie qui sera libérée par hydrolyse de la molécule.
Cet ATP constitue le principal agent de phosphorylation pour toutes les fonctions cellulaires, en particulier dans le muscle qui en contient près de 4 g/kg. Il est biosynthétisé à partir d'adénosine-diphosphate, essentiellement par les réactions d'oxydoréduction phosphorylante.
Sigle ATP
→ adénosine-diphosphate, contraction musculaire, transport aqueux transmembranaire, transport lipidique transmembranaire
[C1,C2,C3,I4]
Édit. 2017
ADH sigle angl. pour AntiDiuretic Hormone
[M1, O4 ]
Édit. 2020
adhaline n.f.
adhalin
Glycoprotéine musculaire qui forme un complexe avec la dystrophine.
Son absence est apparemment responsable d'une dystrophie musculaire répandue en Afrique du Nord, appelée "myopathie tunisienne" ou "maghrébine".
Bien que le siège de cette protéine soit localisé sur le chromosome 17, la myopathie tunisienne paraît dépendre dans un plus grand nombre de cas du chromosome 13.
Étym. arabe adhal : muscle
[C1,C3,I4,Q2]
Édit. 2017
adhaline (déficit en) l.m.
adhaline defect
Dystrophie musculaire congénitale liée à un défaut d'adhaline, dont certaines formes ont été identifiées en Tunisie.
→ SCARMD (Severe Child Recessive Muscular Dystrophy)
[C1,C3,I4,Q2]
Édit. 2017
adhésiolyse n.f.
adhesiolysis
Suppression d'adhérences viscérales abdominales, pelviennes ou péritonéales, par section ou destruction par faisceau laser, par cœlioscopie ou laparotomie.
[A3,B4,L2,O3]
Édit. 2017
adhésion n.f.
adhesion
1) En biologie, accolement d'un corps qui reste en contact avec un autre ou avec une membrane malgré les forces qui tendent à les séparer.
2) En microbiologie, fixation des microorganismes sur des cellules vivantes ou des supports inertes dont des aliments.
→ molécule d'adhésion adipocytaire, adhésine, adhérence bactérienne
[C3, D1, F4]
Édit. 2020
adhésion leucocytaire l.f.
leucocytic adhesion
Phase de la réaction inflammatoire au cours de laquelle, après la phase de margination, les leucocytes adhèrent à l'endothélium vasculaire avant de migrer à travers la paroi du vaisseau sous l'effet d'un chimiotactisme émanant du foyer inflammatoire.
L'adhésion leucocytaire est influencée par divers facteurs : calcium++, charge électrique de surface, et par les interactions entre les molécules d'adhésion présentes sur le leucocyte (glycoprotéines) et sur la surface endothéliale (protéines dont la synthèse est induite par l'interleukine I).
[C3, D1, F1, K4]
Édit. 2020
adhésion plaquettaire l.f.
platelet adhesion
Premier temps de l'hémostase après lésion de l'endothélium vasculaire, les plaquettes s'étalent puis se collent aux fibres de collagène et aux micro-fibrilles sous-endothéliales.
Lorsque les forces de cisaillement sont élevées, l'adhésion plaquettaire se fait par l'intermédiaire du facteur von Willebrand dont le récepteur principal à la surface des plaquettes est le complexe glycoprotéine Ib (GPIb IX).
[F4]
Édit. 2017
adhésiotope n.m.
adhesiotope
Domaine superficiel d'une macromolécule, telle qu'une protéine ou une glycoprotéine, susceptible d'adhérer à un domaine complémentaire d'une autre molécule et responsable de son adhésion, par ex. à une membrane, ou de l'interhésion entre deux membranes.
C'est le cas des molécules du tissu conjonctif (adhésines ou cadhérines), qui permettent l'adhésion des plaquettes sanguines. Un domaine peut être séquentiel, ou plus souvent, constitué de plusieurs chaînes peptidiques, glucidiques ou autres. Une séquence peptidique Arg-Gly-Asp, (séquence RGD) est connue comme un épitope d'adhésion grâce à son dipôle cationique et anionique permettant des liaisons électrovalentielles réciproques.
[C1,C3,F4]
Édit. 2017
adipocytokine n.f.
adipocytokin
Cytokine sécrétée par le tissu adipeux, telle que par ex. l’adiponectine.
Syn. adipokine
[C1, C3, O4]
Édit. 2020
adiponectine n.f.
adiponectin
Médiateur protéinique de 244 acides aminés, sécrétée par les adipocytes, qui fait partie d’une famille d’adipocytokines.
Elle favorise la croissance des cellules adipeuses et augmente leur sensibilité à l’insuline.
Syn. Acrp 30 , sigle pour Adipocyte Complement Related Protein 30
Sigle
Réf. Cuerq C, Morineau G, Dufour-Rainfray D, Vatier C, Fellahi S, Vigouroux C, Genoux A, Lacorte JM, Charchour R, Fève B, Capeau J, Collet C, Bastard JP; groupe de travail RIHN Adipokines. Mutltifaceted biological roles of adiponectin. Ann Biol Clin (Paris). 2020 Jun 1;78(3):243-252.
doi: 10.1684/abc.2020.1562.
→ adipokine, insuline, bêta-oxydation, néoglucogenèse, syndrome métabolique, diabète de type 2
[C1, C3, O4, R1]
Édit. 2020
adolescence (dynamique de l') l.f.
dynamics of adolescence
Âge du changement, période de passage, où l'adolescent n'est plus un enfant et n'est pas encore un adulte.
Le double mouvement constitué par le reniement de l'enfance d'une part et la recherche du statut d'adulte de l'autre, est à l'origine de la "crise", du "processus psychique" que traverse tout adolescent. Sous la pression des évènements biologiques et corporels de la puberté, on assiste à la réactivation des intérêts sexuels. Les conflits se situent à différents niveaux : indépendance vis-à-vis des parents ; nouveau rapport au corps, modifié dans sa morphologie du fait de l'apparition des caractères sexuels secondaires ; deuil des objets infantiles ; tendance au repli narcissique ; questionnement sur l'identité.
Étym. lat. adolescere : grandir, se développer
→ adolescence (psychiatrie de l')
[E1,H4,O1]
Édit. 2017
adolescence (sexualité et) l.f.
sexuality and adolescence
Bien qu'organisée dès l'enfance, à l'adolescence la sexualité prend une dimension nouvelle, celle de la génitalité ; la pulsion sexuelle se met alors au service de la fonction de reproduction.
L'accession aux relations sexuelles et à la sexualité génitale, sa plus grande facilité et son acceptation par la société, varient selon les cultures et les époques. La diffusion des méthodes contraceptives a suscité une bien plus grande liberté.
Pour la majorité des adolescents, l'âge des premiers rapports sexuels est de plus en plus précoce, parfois même à l'orée de la puberté, au stade dit phallique : stade où la sexualité est agressive, sadique, infantile, et où n'a pas encore été atteint celui où l'activité génitale s'accompagne de tendresse et d'oblativité, de reconnaissance de l'autre en tant qu'objet d'amour. Ce type de rapport est très proche d'une masturbation réciproque, avec recherche d'une satisfaction purement instinctuelle et généralement peu satisfaisante.
On peut schématiquement distinguer trois groupes de "mal-être" dans le domaine de la sexualité des adolescents : des difficultés dans la relation sexuelle, dans le choix de l'objet sexuel et dans le domaine de l'identité sexuelle.
Étym. lat. adolescere : grandir, se développer
[E1,H4,M4,O1,O3]
Édit. 2017
adolescent (répercussions psychiques d'un handicap somatique majeur chez l') l.f.
reactions to severe somatic handicap among adolescents
Ces handicaps entravent de façon plus ou moins évidente le processus maturatif propre à cette période de la vie.
Ainsi sont exacerbés les conflits et favorisés les mouvements défensifs qui visent à les dénier, retardant l'entrée dans l'adolescence à proprement parler. La maladie peut s'intégrer dans l'histoire précoce de l'enfant, qui grandit avec elle. Elle marque alors les interactions parents-enfant dans le processus d'adolescence. Il en est de même de la gravité du handicap. Les traitements, le pronostic vital pèsent sur le développement de l'adolescent.
Toute attaque du corps à cette période où il est en voie de transformations rapides et visibles liées à la puberté, est très douloureuse.
Étym. lat. adolescere : grandir, se développer
[E1,H3,H4,O1]
Édit. 2017
adrénaline n.f.
epinephrine
Exclusivement produite par la médullosurrénale, l’adrénaline constitue le type le plus achevé et d’action métaboliquement la plus complète des catécholamines.
Comme les autres catécholamines (dopamine puis noradrénaline dont elle est issue), elle a comme précurseurs la phénylalanine puis la tyrosine, elle comporte un noyau diphénol (ou catéchol) et une chaine latérale aminée. Cependant la dernière étape de méthylation de la noradrénaline en adrénaline nécessite la présence de la phényléthanolamine-N-transférase dont l’activité est liée à celle du cortisol produite à proximité dans la corticosurrénale. De ce fait la synthèse de l’adrénaline est possible dans la médullosurrénale mais pas dans le reste du tissu chromaffine.
L'adrénaline agit sur les récepteurs sympathiques alpha et bêta, mais possède un effet béta prédominant, qui explique l’importance de son action sur le cœur (augmentation du débit cardiaque) et les métabolismes (effet hyperglycémiant par inhibition de l’insulinosécrétion, augmentation de la glycogénolyse hépatique et musculaire, effet lipolytique, augmentation de la production d'hormone parathyroïdienne et de rénine). .
L'adrénaline de synthèse est utilisée en thérapeutique pour ses propriétés pharmacologiques (stimulation cardiaque et vasoconstriction) pour traiter l'arrêt cardiaque, le choc septique et le choc anaphylactique.
Étym. lat. ad : au-dessus ; renes : rein
[C1, O4]
Édit. 2020
adrénodoxine n.f.
adrenodoxin
Métalloprotéine présente dans les glandes surrénales, contenant deux atomes de fer (Fe3+) pour une masse moléculaire de 13 kDa, et jouant un rôle de transporteur d'électrons dans la 11-bêta-hydroxylation des stéroïdes.
[C1,C3,04]
Édit. 2017
adrénoleucodystrophie de l’enfant l.f.
adrenoleukodystrophy
Forme infantile de leucodystrophie familiale avec atteinte surrénale, parfois testiculaire et atteinte myéloneuropathique tardive. .
Syn. encephalitis periaxialis diffusa
→ adrénoleucodystrophie liée à l’X
[H1, O1, O4, Q2]
Édit. 2020