Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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agoniste partiel l.m.

partial agonist

Substance capable d'activer un récepteur cellulaire comme un agoniste entier mais dont l'effet pharmacodynamique est moins intense que celui d'un agoniste entier.
Il se comporte comme un antagoniste vis-à-vis de l'agoniste entier correspondant.

Étym. gr. agos : combattant ; lat. ago, agere : mettre en mouvement

[C1,C2,C3]

Édit. 2017

agrine n.f.

agrin

Protéine présente dans le système nerveux, qui induit le regroupement des récepteurs de l'acétylcholine.

[C1,C2,C3,H1]

Édit. 2017

air alvéolaire l.m.

alveolar gas

Mélange de gaz et vapeur d'eau saturante contenu dans les alvéoles pulmonaires.
La ventilation alvéolaire, qui équilibre les échanges gazeux entre l'air et le sang, maintient stable la PCO2 artérielle et celle de l'air alvéolaire.
Du fait de la pesanteur, les parties hautes des poumons sont mieux ventilées et moins irriguées que les basses (sauf en microgravité), ainsi le sang allant au cœur droit n'est pas homogène et ne correspond pas exactement à l'air alvéolaire «moyen» : il en résulte un écart alvéolocapillaire normal (de l'ordre de 2 à 3 mm de Hg = 3 à 4 hPa), mais cet écart peut être important dans les pneumopathies et les atteintes de la paroi thoracique ou du diaphragme, les changements de position peuvent alors entraîner une forte hypoxie.

Étym. lat. alveolus : petite cavité

altitude, décubitus, ventilation/perfusion (rapport), conditions alvéolaires

[C2,K1]

Édit. 2017

air complémentaire l.m.

inspiratory reserve air

volume de réserve

[C2,K1]

Édit. 2017

air courant l.m.

tidal volume

  volume courant

[C2,K1]

air de réserve l.m.

expiratory reserve air

volume de réserve

[C2,K1]

Édit. 2017

air résiduel l.m.

residual air

volume résiduel

[C2,K1]

Édit. 2017

albumine n.f.

albumine

Protéine plasmatique (M.m. 69 000 Da) soluble dans l'eau, biosynthétisée par le foie.
Elle assure 70% de la pression oncotique du plasma (concentration de 40 à 45 g/L, demi-vie 20 jours environ), et participe au transport dans le sang de certaines hormones et médicaments par des liaisons peu spécifiques mais de grande capacité (par ex. barbituriques). Elle traverse l'endothélium capillaire, sa concentration dans les liquides interstitiels va de 20 à 80% de la concentration plasmatique. L'albumine interstitielle retourne au sang circulant par la lymphe.
La pression oncotique de l'albumine retient les liquides dans le secteur intravasculaire où elle s'oppose à la pression hydrostatique intracapillaire qui tend à en chasser l'eau vers l'interstitium tissulaire (l'hypoalbuminémie favorise les œdèmes interstitiels).
L'albumine est un médicament dérivé du sang, Comme tel, elle est soumise aux règles de la traçabilité. La pasteurisation des solutions élimine les virus type VIH et hépatite C, la filtration sur des filtres à 15 nanomètres élimine les virus (le poliovirus a un diamètre compris entre 18 et 20 nm), restent les agents transmissibles non conventionnels (prions ?) encore inconnus.
La solution à 4% est presque iso-oncotique au plasma. On emploie aussi une solution à 20%. Ces solutions sont utilisées dans le traitement des hypovolémies de la femme enceinte, de l’enfant et en cas d’allergie aux colloïdes artificiels. Autres indications : brûlures graves, syndrome de Lyell et hypovolémies lorsque les colloïdes artificiels ont été utilisés à posologie maximale.

Étym. lat. albumen : blanc d'œuf

demi-vie, pression osmotique, traçabilité

[C1,C2]

Édit. 2017 

albuminémie n.f.

albuminemia

Présence ou teneur de l'albumine dans le plasma, normalement comprise entre 36 et 50 g/L.
L’albumine est dosée dans le sérum per immuno-turbidimètrie, immuno-néphélémètrie ou spectrophotomètrie.
L'hypoalbuminémie (< 530 mmol/L ou 35 g/L) est un signe d'insuffisance hépatique ou de syndrome néphrotique. Elle est également, chez le sujet âgé, un excellent marqueur de dénutrition : inférieure à 30 g/L reflète une malnutrition sévère et prolongée.
L'hyperalbuminémie (> 760 mmol/L ou 50 g/L) est un signe de déshydratation extracellulaire. La bisalbuminémie correspond à la présence congénitale de deux isoformes de sérumalbumine dans le plasma.

Étym. lat. albumen : blanc d'œuf

[C1,C2]

Édit. 2017 

albuminoïde n.m.

albuminoid

Substance dont la composition s'apparente à celle de l'albumine.

Étym. lat. albumen : blanc d'œuf

[C1,C2]

Édit. 2017 

alcalémie n.f.

alkalemia

Concentration en ions H+ plus basse que la normale dans le sang artériel (pH > 7,42).
En ce qui concerne tout l'organisme, on parle d'alcalose.

Étym. arabe : al Kali : soude caustique

[C2]

Édit. 2017 

alcalinisation des urines l.f.

alkalinization of urine

Processus par lequel les reins excrètent dans l'urine un surplus de bicarbonate afin de maintenir la concentration plasmatique de bicarbonate constante.
L'anion bicarbonate est filtré par le glomérule. Il est, en conditions physiologiques, totalement réabsorbé dans le tubule. La réabsorption, essentiellement proximale, est limitée par un transport maximum (Tm). La concentration de bicarbonate dans le plasma ne peut normalement dépasser une valeur seuil de 26 à 27 mmol/L au-delà de laquelle le bicarbonate filtré n'est plus réabsorbé.
L'anhydrase carbonique tubulaire joue un rôle essentiel dans la réabsorption de bicarbonate.
Le Tm du bicarbonate s'élève avec la pCO2 du sang artériel et vice-versa.

Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité

[C2, M1]

Édit. 2020

alcalinité n.f.

alkalinity

Caractère d'une substance ou d'un milieu contenant des anions OH-.

Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité

Syn. basicité

[C1,C2]

Édit. 2017 

alcalose n.f.

alkalosis

Trouble de l'équilibre acidobasique caractérisé par une tendance à la baisse de la concentration en ions H+ (hausse du pH) due à une élévation des bases, à une perte d'acides (alcalose métabolique) ou à une élimination accrue de dioxyde de carbone entraînant une alcalose gazeuse (alcalose respiratoire).
La limite supérieure des valeurs de référence du pH sanguin est de 7,42.

Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité ; ose : suffixe soulignant un aspect chronique

acidose, alcalose respiratoire, alcalose métabolique, hypocapnie

[C2]

Édit. 2017 

alcalose compensée ou décompensée l.f.

alkalosis with or without alkalemia

Elle est dite décompensée si la concentration artérielle en H+ est plus faible que la normale (pH > 7,42).

Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité

[C2]

Édit. 2017 

alcalose gazeuse l.f.

gaseous alcalosis

alcalose respiratoire

[C2]

Édit. 2017 

alcalose métabolique l.f.

metabolic alkalosis

Alcalose avec élévation de la concentration plasmatique en bicarbonates due, soit à un excès d'apport de bicarbonates ou d'alcalins, soit le plus souvent à une perte d'ions Cl- et H+.
Il existe une compensation rénale par réabsorption accrue de bicarbonates en relation avec l'hypocapnie, l'hypercalcémie et la kaliopénie. Si la compensation est insuffisante le pH s'élève : on parle de décompensation. Les spoliations digestives, surtout hautes (vomissements, aspiration gastrique) et les traitements diurétiques, les réactions hormonales (hyperaldostéronisme, hypercorticisme) ou la réduction des volumes extracellulaires (alcalose de contraction) sont les principales causes. La correction nécessite la réexpansion des volumes extracellulaires et surtout la correction du déficit chloré et potassique.

Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité

alcalose métabolique (classification), Davenport (diagramme de)

[C2, m&, O4]

Édit. 2020

alcalose métabolique (classification) l.f.

1)  Pertes digestives d'ions H+
par vomissements, aspiration gastrique ;

2 ) pertes urinaires d'ions H+
en relation avec une déplétion en ions Cl- par spoliations digestives hautes ou fuites urinaires (diurétiques), un hypercorticisme (hypocortisolisme, hyperaldostéronisme primitif ou secondaire, un excès de substances à effet minéralocorticoïde), une hypercalcémie (sauf hyperparathyroïdie) ou encore un apport de sels de Na (anions peu ou pas métabolisables) ;
3 ) surcharge en alcalins par apport de bicarbonates (HCO3-) ou de ses sels précurseurs,
par ingestion d'anti-acides ou de résines échangeuses d'ions, par ingestion excessive de lait (syndrome de Burnett) ou par libération de bases à la suite d'une ostéolyse;
4)  alcalose avec kaliopénie sans modification du bilan des ions H+.

Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité

Burnett (syndrome de)

[C2, L1, M1]

Édit. 2020

alcalose respiratoire l.f.

respiratory alkalosis.
Alcalose caractérisée par une diminution de la concentration artérielle en ions H+ (élévation du pH) par une hypocapnie due le plus souvent à une hyperventilation spontanée ou provoquée (hypoxémie, de cause neurogène, ou due à un mauvais réglage d'une ventilation mécanique).
On distingue les hyperventilations d'origine :
- centrale avec PaO2 augmentée en rapport avec un stimulus psychique, une hyperthermie, une affection du système nerveux central, une intoxication salicylée ;
- hypoxique avec une PaO2 abaissée d'origine ventilatoire (pneumopathie, traumatisme du thorax, pneumothorax suffocant), ou circulatoire (embolie pulmonaire, collapsus cardiovasculaire), sanguine (anémie, hypoxie exogène - par ex. altitude - intoxication méthémoglobinée ou oxycarbonée) ;
- mécanique passive en réanimation (ventilation mécanique réglée trop forte).

Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité

Davenport (diagramme de), hypocapnie.

[C2,K1]

Édit. 2017 

allantoïcotélique adj.

allantoicotelic

Qualifie une espèce d'animaux qui excrètent l'azote des bases puriques principalement sous forme d'acide allantoïque.
Par ex. les poissons téléostéens, qui ne possèdent pas d'allantoïcase.

[C1,C2,C3,D4]

Édit. 2017 

allantoïnotélique adj.

allantoinotelic

Qualifie une espèce d'animaux qui excrètent l'azote des bases puriques principalement sous forme d'allantoïne, par manque d'allantoïnase.
Ce sont les primates non anthropoïdes, les autres mammifères et quelques reptiles.

[C2,C3,D5]

Édit. 2017 

allantoïnurie n.f.

allantoinuria

Présence d'allantoïne dans les urines.
L'allantoïne, produit de l'uricase, est présente dans l'urine des mammifères allantoïnotéliques, à l'exception des anthropoïdes (uricotéliques) qui sont dépourvus d'uricase.

[C2,C3]

Édit. 2017 

allostasie n.f.

Allostasis

Ensemble des processus physiologiques et comportementaux permettant d’atteindre la stabilité (homéostasie) en réponse aux changements environnementaux.
Le terme d’allostasie a été créé pour compléter la notion d’homéostasie. Ce sont les processus de variabilité (allo) permettant de maintenir la stabilité (homéo).

homéostasie

[C2]

Édit. 2017 

alpha-actinine l.f.

actinine

Syn. actinine

[C1,C2,C3]

Édit. 2017

alpha-amylase n.f.

alpha -amylase

Enzyme de type endo-amylase catalysant l'hydrolyse de l'amidon en oligosides et en dextrines.
Il existe une alpha -amylase salivaire (appelée ptyaline) et une alpha -amylase pancréatique. L' alpha -amylase peut passer dans le sang (amylasémie) et les urines (amylasurie) lors des pancréatites ou des parotidites.

[C1,C2,C3]

Édit. 2017

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