holotélencéphalie n.f.
holotelenkephaly
Malformation embryonnaire caractérisée par une masse cérébrale unique sans formation des hémisphères et l'absence partielle de rhinencéphale, par défaut de dédoublement de la vésicule prosencéphalique.
| holotonique adj.holotonicCaractérise un tétanos qui atteint toutes les parties du corps. |
| Étym. gr. holos : entier, tonos : tonus |
→ tétanos
[H1,H5]
holoxénique adj.
conventional
Se dit d'un animal ordinaire, c'est-à-dire élevé dès sa naissance sans aucune intervention sur son environnement microbien, hébergeant sa flore intestinale complexe et indéterminée.
Syn. conventionnel
holter cardiaque l.m.
cardiac holter
Méthode d'enregistrement continue et ambulatoire de l'électrocardiogramme, utilisée habituellement sur 24 heures consécutives (parfois plus longtemps) et destinée au dépistage d'évènements rythmiques ou ischémiques, paroxystiques et intermittents, dont l'existence ne peut être détectée par l'électrocardiogramme conventionnel, de durée trop brève.
On utilise un dispositif enregistreur portable relié à des électrodes précordiales (5 habituellement), l'une de type CM5, est morphologiquement proche du V5 classique, l'autre de type ML5, permet d'explorer la région postéro-inférieure. Le dispositif est alimenté par pile ou accumulateur, les informations sont conservées dans une disquette magnétique ou une mémoire solide. L'analyse se fait souvent en temps différé, ou mieux en temps réel, le dispositif analysant les complexes au moment même où ils surviennent.
Cette méthode est indiquée pour préciser les troubles du rythme et de la conduction, que les patients présentent ou non des symptômes ; pour évaluer l'efficacité d'un traitement anti-arythmique, pour contrôler le bon fonctionnement d'un stimulateur, pour dépister et quantifier un accès d'ischémie myocardique, silencieuse ou non.
Enfin la surveillance cardiaque chez les sportifs de compétition peut être facilitée par un tel enregistrement au cours de l'activité afin de prévenir des accidents en compétition.
N. J. Holter, biophysicien américain (1949 et 1961)
Étym. patronyme Holter
[K2]
Édit. 2015
Holtermüller–Wiedemann (syndrome de) l.m.
Holtermüller–Wiedemann’s syndrome
Syndrome malformatif congénital très rare associant une hydrocéphalie très accusée avec déformation du crâne en feuille de trèfle (proéminence de la voûte crânienne et des deux régions temporales), des malformations du massif facial et parfois une micromélie des quatre membres.
Le pronostic est défavorable, l’origine génétique n’est pas certaine.
K. Holtermüller et H-R. Wiedemann, pédiatres allemands (1960)
Syn. crâne en trèfle (syndrome du)
[Q2]
Édit. 2015
holter tensionnel l.f.
blood pressure holter
Dénomination impropre de cette technique qui est la mesure automatisée de la pression artérielle (MAPA).
N. S. Korotkoff, chirurgien de l’armée russe (1905)
Étym. analogie avec holtercardiaque
→ mesure automatisée de la pression artérielle
[K2]
Holthouse-Batten (choroïdite superficielle de) l.f.
Holthouse-Batten choroiditis
E.H. Holthouse et R.D. Batten, ophtalmologistes britanniques (1897)
→ drusen de la membrane de Bruch
[P2]
Édit. 2015
Holt-Oram (syndrome de) l.m.
Holt-Oram’s syndrome, atriodigital dysplasia
Malformations très rares, transmises selon le mode autosomique dominant, qui associent des anomalies cardiaques (communication interatriale ou interventriculaire avec troubles du rythme) et squelettiques affectant le pouce, le poignet, l’avant-bras et l’épaule.
Les atteintes de la main intéressent électivement le pouce dont la triphalangie, la duplication ou l’hypoplasie sont les plus caractéristiques ; d’autres anomalies de la région préaxiale des membres supérieurs sont fréquemment associées : hypoplasie du radius, synostose radio-ulnaire et au maximum une phocomélie. Des troubles de la conduction cardiaque accompagnent une communication interauriculaire (80% des cas).
L’affection est sporadique ou à transmission dominante autosomique avec une expression variable. Elle est liée à la mutation du gène TBX5 (codant pour un facteur de transcription intervenant dans le développement des membres supérieurs) sur le bras long du chromosome 12 en 12q2, plus rarement à une mutation du gène SALL4 en 20q13.
Mary Holt et S. Oram, médecins cardiologues britanniques (1960) ; A. Duane, ophtalmologiste américain (1905)
Syn. dysplasie atrio-digitale type 1, HOS, syndrome cardiomélique type 1, syndrome cœur-main type 1, syndrome cœur membre type 1
Sigle HOS
→ Duane (syndrome de), hémimélie radiale
[A4,O6,Q2]
Holubar (porome eccrine de) l.m.
K. Holubar et K. Wolff, dermatologues autrichiens (1969)
→ porome eccrine intraépidermique de Holubar
[J1,F5]
Édit. 2015
Holzknecht-Jacobson (phénomène de) l.m.
Déplacement du médiastin au cours des mouvements respiratoires qui est attiré du côté malade pendant l’inspiration, du côté sain lors de l’expiration, observé dans le pneumothorax et l’obstruction bronchique.
malade pendant l’inspiration, du côté sain lors de l’expiration, observé dans le pneumothorax et l’obstruction bronchique.
G. Holzknecht, médecin, radiologue autrichien (1872-1931) ; H. G. Jacobson, médecin radiologue américain (1912-2001)
→ pneumothorax, obstruction bronchique
[K1]
Édit. 2018
Homans (signe de) l.m.
Homans' sign
Douleur du mollet provoquée par la dorsiflexion du pied.
C'est un des signes caractéristiques de la phlébothrombose profonde débutante des membres inférieurs lié au gonflement discret des masses musculaires du mollet.
J. Homans, chirurgien américain (1944)
→ phlébothrombose, dorsiflexion
[K4]
Édit. 2018
homéobox n.m.
Séquence nucléotidique d'un acide nucléique qui code pour un homéodomaine.
Cette séquence d’ADN très conservée dans la phylogénèse n’a pas subi de mutation au cours de l’évolution. Elle est présente dans les gènes homéotiques et chez l’homme dans les gènes contrôlant le développement. Tout gène dont la séquence comporte un homéobox peut donc être un homéogène.
Étym. gr. homoïos : semblable
Syn. boîte homéotique
→ homéodomaine, gène homéotique, homéogène, acide rétinoïque
[Q1]
homeobox liées à l'aristaless l.f.
L'homeobox liée à Aristaless est une protéine qui, chez l'homme, est codée par le gène ARX .
[A4,H1,L1,O1,Q1,Q2]
Édit. 2017
homéodomaine n.m.
homeodomain
Séquence d'environ 60 aminoacides commune aux homéoprotéines, qui est impliquée dans l'action qu'elles exercent sur l'ADN en se fixant par ce site spécifique.
Cette séquence comprend une région riche en acides aminés basiques (b), suivie d'une région hélicoïdale α (H = helix), puis d'une boucle (L = loop) et d'une autre hélice α (H), soit une structure b-HLH, qui caractérise les homéoprotéines. L'homéodomaine LIM que l'on trouve dans plusieurs protéines du cytosquelette et du noyau est caractérisé par une séquence riche en cystéine et capable de fixer des ions zinc (protéines digitées à "doigts de zinc"):
-CX2C(X)16 à 23HX2CX2CX2(X)16 à 21CX2 (C,Hou D)- ;
ces homéodomaines sont des facteurs de transcription impliqués dans la régulation de la transcription et de la différenciation cellulaire ; la zyxine, la rhombotine ont des domaines LIM comme les protéines Lin-11, Isl-1, Mec-3 qui ont donné leurs initiales pour dénommer ce domaine..
[Q1]
homéogène n.m.
homeogene
Gène qui commande la synthèse d'une protéine responsable de la forme des organes au cours du développement embryonnaire des eucaryotes et de leur constance.
Les homéogènes constituent une superfamille de gènes. P. ex. les oncogènes myc, les gènes myf de la myogénèse, sont des familles d'homéogènes.
Étym. gr. homoios, semblable
[Q1]
homéologie n.f.
homeology
État de chromosomes présentant une certaine similitude génique et qui ne s'apparient et ne se recombinent que dans des situations exceptionnelles, p. ex. en l'absence de leur chromosome homologue ou sous l'effet de gènes de contrôle spécifiques.
[Q1]
homéologue adj.
homeologous
Qui a trait à l'homéologie.
[Q1]
homéose n.f.
homeosis
Perturbation du développement conduisant au remplacement d’un organe par un autre, après mutation homéotique.
[O6,Q1]
Édit. 2018
homéomorphe adj.
homoeomorphous
Étym. gr. homoïos : semblable, morphê : forme
homéomorphisme n.m.
homeomorphism
Analogie des formes par comparaison entre deux ou plusieurs structures.
En ophtalmologie, il caractérise la correspondance entre les structures de la rétine et celles des aires visuelles du cortex occipital
Étym. gr. homoios : semblable ; morphê : forme
[P2]
homéopathie n.f.
homeopathy
Méthode de traitement dans laquelle on administre, contre une maladie, des substances susceptibles de produire, à doses mesurables, des effets semblables à ceux que détermine la maladie elle-même, les effets thérapeutiques, étant supposés à s’accroître après agitation du produit et en même temps que la concentration du produit devient plus faible.
1) L’homéopathie s’est répandue à la suite d’une idée théorique de Hahnemann, idée qui n’a encore reçu aucune confirmation expérimentale.
2) Dans la langue française le suffixe –pathie s’applique généralement à une maladie et non à une thérapeutique.
S. Hahnemann , médecin allemand (1807)
Étym. gr. homoïos : semblable, pathê : maladie
[G5]
homéoprotéine n.f.
homeoprotein
Protéine qui commande la forme des organes au cours du développement embryonnaire, et dont la synthèse dépend d'un homéogène.
Les homéoprotéines constituent une superfamille de protéines caractérisées par la présence dans leur structure d'une séquence particulière d'environ 60 aminoacides appelée homéodomaine.
homéoséquence n.f.
homeobox
Courte séquence d'ADN caractéristique de nombreux gènes homéotiques bien conservée chez l'ensemble des Eucaryotes, d'une extrémité à l'autre de l'échelle phylogénique.
Ce type d'homéoséquence s'observe particulièrement chez l'animal, de la drosophile à l'homme.
Syn. séquence homéotique
[Q1]
homéostase n.f.
homeostasis
Etat d’équilibre du milieu intérieur.
W. B. Cannon, physiologiste américain (1932)
Étym. gr. homoios 2,: semblable ; stasis : position
[C2,2,015]
homéostasie n.f.
homeostasis
Processus physiologique permettant le maintien constant du milieu intérieur de l’organisme afin d’en assurer le bon fonctionnement.
Par ex. maintien de la température du corps (isothermie), du ph sanguin (isoponie), de la pression artérielle (isotonie), de la glycémie et des échanges métaboliques.
Ce mot s’emploie également pour désigner la situation d'une cellule ou d'un tissu en état d'équilibre biologique mais qu'une « agression » peut toutefois venir rompre à tout moment.
La délicate homéostasie qui existe à l'état normal dans les tissus, entre production et perte cellulaire, est perturbée en cas de prolifération tumorale ; la production supérieure aux pertes explique en partie l'augmentation de volume d'une tumeur.
Étym. gr. homoios : semblable ; stasis : position
[C2]
homéostasie familiale l.f.
family homeostasis
Mécanisme de régulation au sein d'une famille, visant à maintenir sa structure constante chaque fois que celle-ci est menacée : extension au domaine psychique du concept physiologique de Cannon (1932) par Jackson (1964).
Il est fréquent que la famille dysfonctionnelle d'un patient appréhende avec angoisse le changement que peut apporter une thérapie familiale et systémique dans les groupes à transaction schizophrénique. En effet, le malade peut être le symptôme identifié du malaise du groupe, donc indispensable à son équilibre précaire.
Le thérapeute est alors vécu comme un danger ou même doit assumer des essais de manipulation.
W. B. Cannon, physiologiste américain (1871-1945) ; D. de Avila Jackson, psychiatre américain (1920-1968)
[H3]
Édit. 2018