Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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choc hypokinétique l.m.

hypokinetic shock

choc cardiogénique

[N1,G1]

choc hypovolémique l.m.

hypovolemic shock

État de choc dû à une diminution de la masse sanguine circulante par hémorragie, plasmorragie (brûlure, écrasement, pancréatite aiguë, péritonite, dermatose exfoliante) ou déshydratation, avec en général déplétion chlorosodée associée (spoliations digestives, acidocétose diabétique, insuffisance surrénale aigüe).

collapsus circulatoire

[N1,G1]

choc irréversible l.m.

irreversible shock

Choc évoluant rapidement vers la mort en dépit de tout traitement.

[N1,G1]

choc rotulien l.m.

patella tap

Sensation de contact entre la rotule et la trochlée fémorale au travers du liquide synovial, obtenue par pression rapide et ferme sur la face antérieure de la rotule.
Le choc rotulien est caractéristique de la présence d'un épanchement intraarticulaire du genou.

[N1,I1]

choc (syndrome de) l.m.

shock syndrome

Syndrome résultant d'une insuffisance circulatoire aigüe par traumatisme grave, brûlure, infection, déshydratation, chirurgie ou intoxication, et surtout après une hémorragie, un hématome rétroplacentaire ou une hémorragie de la délivrance p. ex., se traduisant par une accélération et un affaiblissement du pouls, une chute de la tension artérielle, pâleur, cyanose, peau froide, anxiété, transpiration accrue, anoxie tissulaire.

[N1,O3,G1]

cholestérol (embolie de cristaux de) l.f.

embolie de cristaux de cholestérol

[N1]

cholestérol (embolies multiples de) l.f.p.

cholesterol multiple embolisms

Myalgies provoquées par la migration intravasculaire de cristaux de cholestérol détachés d'une plaque athéromateuse.
Survenant plus fréquemment chez l'homme après 60 ans, la symptomatologie est celle d'une insuffisance rénale progressive avec hypertension, infarctus multi-organiques, myalgies et lésions cutanées. Le diagnostic est affirmé par la présence de cristaux de cholestérol visibles en lumière polarisée dans les vaisseaux (cutanés, rénaux, musculaires).
Le pronostic est défavorable.

embolie de cholestérol, embolie de cristaux de cholestérol (syndrome de l'), cholestérol (embolies multiples de)

[N1,I]

cinétose n.f.

Crise neurovégétative apparaissant chez l'Homme ou l'animal confronté à un déplacement périodique de fréquence voisine de l'hertz chez l'Homme adulte, cette fréquence étant plus élevée chez l'enfant parce que sa taille est plus petite (isométrie)

Cette crise peut survenir au cours des voyages en voiture, bateau, avion. Elle débute par un état de malaise avec vertige, baisse de vigilance, état nauséeux conduisant à des vomissements.
Les variations périodiques d'accélération agissent sur les canaux semi-circulaires, les otolithes, les récepteurs cinesthésiques des muscles et des viscères qui envoient leurs informations aux centres corticaux où elles sont comparées aux informations visuelles et aux données de la mémoire (au-dessous de l'âge de trois mois les enfants ne présentent pas de cinétose). La discordance entre ces différentes informations est la principale cause de cinétose. Tous les influx atteignent le plancher du 4e ventricule, près du noyau solitaire où se situe le centre des vomissements. Par les synapses dopaminergiques les neurones des voies autonomes excitent une grande production de sérotonine. Véhiculée par les plaquettes, la sérotonine est l'une des causes des effets digestifs et cardiovasculaires observés. La chaleur, la fatigue, le manque de sommeil, les excès alimentaires et la perception d'odeurs nauséabondes favorisent la cinétose en fragilisant les cibles d'action de la sérotonine. Le sexe féminin et surtout les enfants (maximum vers 12 ans) sont les plus sensibles. En microgravité, les accélérations produites par les mouvements du corps agissent seules sur les otolithes et le moindre mouvement peut entraîner une cinétose (mal de l'espace) très incapacitante pour les cosmonautes.
Lors du transport en ambulance, le patient doit être couché dans l'axe du véhicule, la tête en avant dans le sens de la marche, surtout s'il est en collapsus. Le traitement (efficace à 50%) vise à neutraliser les effets de la sérotonine : on emploie des timbres cutanés associant des neuroleptiques parasympathicolytiques et vagolytiques (scopolamine, etc.) à des produits destinés à réduire leurs effets secondaires, notamment sur la vigilance et la circulation du sang (éphédrine, etc.).

Étym. gr. kinêsis : mouvement ; ôsis : impulsion, trouble

Syn. mal de l'air, mal de mer, mal des transports

accélération, sérotonine,mal des transports

[N1]

clangor n.m.

clangor

Bruit anormal perçu à l’auscultation du cœur, accentuant l’un des bruits cardiaques, qui prend un timbre métallique, ou une résonance en coup de gong.
Le clangor du deuxième bruit s’observe dans l’insuffisance aortique syphilitique.

[N1,K2]

claquement n.m.

click

Bruit anormal perçu à l’auscultation du cœur, de caractère bref et sonore.
- Le claquement artériel, proto-systolique, peut être pulmonaire (2e espace intercostal gauche) ou aortique (2e espace intercostal droit). Il traduit l’ouverture brusque des sigmoïdes pathologiques et s’observe dans les sténoses valvulaires et les dilatations aortiques ou pulmonaires.
- Le claquement d’ouverture mitrale est proto-diastolique, perçu dans le 4e espace intercostal gauche. Il s’observe dans les atteintes de la valve mitrale, surtout le rétrécissement.

[N1,K2]

claquement d'ouverture mitrale l.m.

mitral opening snap

Bruit sec et claqué entendu à l'auscultation pendant la diastole qui est proche du deuxième bruit cardiaque normal et correspond à l'ouverture d'une valve mitrale pathologique.
Cet excellent signe d'auscultation du rétrécissement mitral va habituellement de pair avec un éclat du premier bruit et un roulement diastolique. Le claquement d'ouverture survient d'autant plus précocement après le deuxième bruit que la sténose mitrale est plus serrée. Il peut disparaître dans les formes, très calcifiées, avec appareil valvulaire rigide. Il doit être distingué du dédoublement physiologique du deuxième bruit ou d'autres bruits pathologiques audibles en début de diastole (vibrance péricardique, galop proto-diastolique).

[N1,K2]

classification des états de choc l.f.

classification of states of shock

On distingue les chocs centraux ou cardiogéniques, dont il faut rapprocher les états de choc par obstruction (embolie pulmonaire), et les chocs périphériques qui comprennent :
- les chocs hypovolémiques par réduction du volume circulant après hémorragie, plasmorragie, déshydratation ou pertes sodiques,
- les chocs vasogéniques avec réduction des résistances vasculaires périphériques ou de la perméabilité vasculaire ou des deux (chocs septiques, anaphylactiques, etc.),
- les chocs mixtes (traumatiques, pancréatiques, toxiques, endocriniens).

choc (état de)

[G1,N1]

claudication n.f.

limping

Démarche dissymétrique dans laquelle le sujet abrège le temps où un membre inférieur supporte le corps par rapport à l'autre, le plus souvent pour soulager le membre malade.
La cause de la claudication peut être une douleur, une déficience de siège musculaire, tendineuse ou articulaire, une anomalie de forme, d'axe ou de longueur d'un membre, une lésion neurologique centrale ou périphérique, une affection vasculaire.
La claudication peut s'objectiver par la vue, par la dissymétrie des empreintes des pas dans un sol meuble, par une différence acoustique des bruits des pas : en écoutant un cheval trotter, on décèle une boiterie qui pouvait passer inaperçue : c'est le "signe du maquignon".

Étym. lat. claudus : boiteux

[N1,I]

claudication intermittente l.f.

intermittent claudication

Arrêt fréquent de la marche en raison d’une crampe douloureuse du mollet après un parcours d’une certaine distance dite périmètre de marche, disparaissant après quelques minutes de repos et dû à une insuffisance du débit artériel musculaire à l’effort des muscles du ou des membres inférieurs.
Ce trouble fonctionnel n’est pas à proprement parler une claudication mais une interruption de la marche ; il est souvent révélateur d’une obstruction partielle ou totale de l’aorte ou des artères du membre inférieur. Le périmètre d’apparition de la claudication intermittente est le mode d’évaluation de la gravité de la lésion artérielle. L’abrègement de la longueur de chaque étape signe la gravité et l’évolution de la maladie et, à l’inverse, l’amélioration de ce périmètre est de bonne valeur pronostique et permet d’apprécier l’efficacité du traitement.
Par extension on applique l’expression à des phénomènes douloureux intermittents qui n’ont pas toujours une cause vasculaire.

Étym. lat. claudus : boiteux

artériopathie oblitérante des membres inférieurs, arthérite ?

[N1,K4]

claudication intermittente abdominale l.f.

Expression parfois appliquée à certaines douleurs paroxystiques abdominales qui seraient liées à une cause vasculaire mésentérique.
Par analogie, on parle d'angor abdominal.

Étym. lat. claudus : boiteux

[N1,K4]

claudication intermittente massétérine l.f.

Au cours de la maladie de Horton, douleurs au niveau du maxillaire et fatigabilité de la mastication qui seraient en rapport avec une artérite maxillaire.

B. T. Horton, médecin interniste américain (1932)

Étym. lat. claudus : boiteux

Syn. claudication intermittente de la mâchoire

[N1,L1]

clic n.m.

click

Bruit d’auscultation cardiaque méso ou télésystolique perçu dans la région mésocardiaque ou en dedans de la pointe.
C’est un bruit sec, claqué, bref parfois suivi d’un souffle systolique. Il s’observe dans certaines insuffisances mitrales liées à une anomalie de la petite valve, ou à des lésions de l’appareil de suspension mitrale. On l’appelle aussi bruit de triolet.

[N1,K2]

clic systolique l.m.

systolic click

Bruit cardiaque surajouté en systole, caractérisé par sa haute fréquence.
On distingue les clics protosystoliques (ou clics d'éjection) et le clic mésotélésystolique.
Le clic d'éjection pulmonaire s'ausculte à l'extrémité interne du deuxième (et parfois du troisième) espace intercostal gauche. Il s'entend dans le rétrécissement valvulaire pulmonaire. le clic d'éjection aortique s'ausculte dans le deuxième espace intercostal droit. Il est associé avec la bicuspidie aortique, le rétrécissement aortique sur valve tricuspide mobile et non calcifiée, la dilatation de la racine aortique et l'hypertension artérielle systémique.
Le clic du prolapsus valvulaire mitral est variable. Si une fuite mitrale fait suite au prolapsus, le clic pourra être suivi par un souffle télésystolique. Rarement, le prolapsus valvulaire mitral occasionne plusieurs clics mésotélésystoliques.

[N1,K2]

climatiseurs (maladie des) l.f.

air conditionners allergy

Phénomènes allergiques survenant après un séjour dans un local ou un véhicule climatisés.
Les climatiseurs ou les humidificateurs peuvent être parasités par des quantités importantes d'actinomycètes thermophiles ou de légionelles.

légionnaires (maladie des), légionellose

[N1,D3]

clinique n.f.

Partie de la médecine qui se consacre à l’observation directe des malades, par opposition à leur étude par des investigations de laboratoire.


  • Désignation usuelle d’un établissement de soins privé comportant hébergement, par opposition aux établissements publics.

  • Jusqu’à une date récente, on appelait clinique, dans un établissement hospitalier public utilisé pour l’enseignement, un service consacré à une branche particulière de la médecine. On parlait ainsi de clinique cardiologique, de clinique de la tuberculose. Cette acception tend à disparaître du fait de la disparition dans les unités de formation et de recherche du titre de professeur de clinique.

    [N1,E]

    clonus n.m.

    clonus
    Suite inépuisable de secousses d'un rythme régulier, obtenue sur un muscle dont le tendon est soumis à une tension prolongée.
    Le clonus de la rotule est provoqué en empaumant celle-ci de haut en bas ; le clonus du pied par le maintien d'une pression régulière sur sa face plantaire et en flexion dorsale.
    L'inhibition périodique de la contraction a pour origine les organes de Golgi.
    Le clonus est un signe pyramidal.

    Syn. trépidation épileptoïde

    [N1,H1]

    Cloquet (ganglion de) l.m.

    Cloquet’s node

    Nœud lymphatique inguinal, drainant la région vulvaire, envahi dans les cancers vulvaires.

    H. Cloquet, anatomiste français, membre de l’Académie nationale de médecine (1787-1840)

    [N1,F2]

    coccygodynie n.f.

    coccygodynia

    Douleur d'origine traumatique ou idiopathique localisée au coccyx, après un accouchement ou une chute.

    Syn. coccydynie

    [N1]

    colectasie n.f.

    colonic toxic dilatation

    État compliquant l'évolution de certaines maladies coliques : rectocolites hémorragiques, maladies infectieuses, se traduisant par une distension gazeuse diffuse qui concerne tous les segments coliques dilatés par l'atonie des parois.
    Il s'agit d'une complication aigüe, nécessitant un traitement d'urgence car elle expose au risque de perforation.

    [L1,N1]

    colique hépatique l.f.

    Syndrome douloureux abdominal déterminé par la distension soudaine de la vésicule biliaire et/ou de l'arbre biliaire, en rapport avec l'obstruction temporaire (généralement par un calcul) du canal cystique ou de la voie biliaire principale.
    La douleur siège dans l'épigastre ; elle est continue sans paroxysme ; elle dure habituellement quelques minutes à quelques heures, en principe jamais plus de 6 heures.

    [L1,N1]

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