Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

épikératoplastie n.f.

epikeratoplasty

En ophtalmologie, technique de chirurgie réfractive consistant en la mise en place en avant de la cornée d'un lenticule cornéen taillé dans une cornée congelée ou fraiche après la réalisation préalable d’un pelage épithélial ou d’une kératectomie de la cornée réceptrice.
Cette technique permet de corriger un trouble de la réfraction (aphakie, épikératophakie, hypermétropie, myopie), mais aussi de traiter le kératocône. Les techniques de kératectomie photoréfractive et de lasik tendent à rendre obsolète l'épikératoplastie en chirurgie réfractive.

implant cornéen

[P2]

Édit. 2020

éviscération oculaire l.f.

eyeball evisceration

Ablation du contenu oculaire avec conservation de la sclère.
La technique la plus classique consiste à réséquer la cornée (éviscération non conservatrice), à débarrasser la sclère de tout résidu uvéal et à placer dans la cavité sclérale un implant sphérique (PMMA, silicone, hydroxyapatite, polyéthyléne macroporeux) dont le diamètre est habituellement de 18 mm chez l'adulte. Il faut soigneusement suturer la sclère, le tenon et la conjonctive en avant de l'implant pour éviter son exposition et sa migration. Une variante technique de l'éviscération consiste à enlever le contenu intraoculaire en conservant la cornée (éviscération conservatrice) ce qui permet d'insérer un implant de plus grand volume et d'obtenir une meilleure mobilité avec un résultat esthétique plus satisfaisant.

[P2]

Édit. 2018  

fimbriectomie n.f.

fimbriectomy

Exérèse de la trompe et de son extrémité (pavillon ou fimbria) ainsi que de la  partie de l’ovaire adhérant au pavillon, mais laissant en place la plus grande partie de l’ovaire.
Cette technique est utilisée dans la prévention des carcinomes pelviens séreux (cancers de l’ovaire, des trompes de Fallope et du péritoine)  chez les femmes porteuses des mutations BRCA1 ou BRCA2. Cette technique réduit le  risque de cancer tout en préservant la fonction hormonale ovarienne. 

W. F. Kroener Jr, gynécologue américain (1969)

Étym. lat. fimbria : frange

Syn. Kroener (technique de)

Kroener (technique de), BRCA gene

[O3]

Édit. 2019

fistule artérioveineuse pour hémodialyse l.f.

arterio-venous fistula and hemodialysis

Anastomose artérioveineuse créée chirurgicalement, le plus souvent à l'avant-bras entre l'artère radiale et une veine superficielle, en vue du traitement par hémodialyse périodique.
Cette technique  a remplacé le shunt artério-veineux de Quinton-Scribner. Elle a considérablement amélioré la technique de l'hémodialyse en facilitant la connection entre le dialyseur et le patient grâce à la facilité de la ponction itérative de la veine artériolisée. En cas d'obstruction des vaisseaux de l'avant-bras la fistule peut être réalisée soit au bras soit exceptionnellement au membre inférieur.

M. J. Brescia et J. E. Cimino, néphrologues américains (1966) ; W. E. Quinton, technicien médical et B. H. Scribner, néphrologue américains (1960)

Étym. lat. fistula : canal

hémodialyse périodique, Scribner (shunt de), fistule artérioveineuse

[A3,M1]

Édit. 2018

Fourier (transformation de) l.f.

Fourier’s transformation, Fourier’s transform

Opération mathématique qui permet de décomposer un signal complexe quelconque en une somme de termes sinusoïdaux, de fréquence et de phases différentes.
En imagerie numérisée et en scanographie, la reconstruction de l'image à partir des données brutes utilise une ou plusieurs transformations de Fourier.
En IRM, la reconstruction d'une coupe à partir du plan de Fourier (où les signaux sont codés en phase et en fréquence) utilise une double transformation de Fourier (technique 2 DFT) ; la reconstruction d'un volume, une triple transformation de Fourier (technique 3 DFT).

J. Fourier, mathématicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)

Fourier (transformée de), Fourier (théorèmes de), Fourier (plan de), technique 2DFT (en IRM), technique 3DFT (en IRM)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

ganglion sentinelle (technique du) l.m.

sentinel lymphnode

La technique dite du « ganglion sentinelle » repose sur le principe de la détection du premier relai nodal atteint de l’aire ganglionnaire drainant le territoire où est implanté un cancer.
Cette détection est possible par l’injection, dans la région péritumorale, soit d’un colorant, soit d’un produit radioactif, soit des deux. Une fois repéré le nœud (ganglion) fait l’objet d’une exérèse-biopsie. S’il se révèle indemne, il n’est pas pratiqué de curage ganglionnaire, évitant ainsi des séquelles inutiles.
Cette technique est utilisée essentiellement lors du traitement chirurgical du cancer du sein, à condition que la tumeur soit suffisamment petite. Elle peut être proposée dans certains cas d’autres cancers en particulier le mélanome.

cancer du sein, mélanome

Gestaltthérapie n.f.

gestalt psychotherapy

Technique qui cherche à mettre en contact direct le sujet avec un champ phénoménologique immédiat, afin de favoriser une prise de conscience de la sensorimotricité et de l'affectivité, obérées par des blocages, des refus ou des dérivations.
La conscience de soi émergeant du corps perçu permet la libération de l'énergie que le sujet peut utiliser à des fins actives ou fantasmatiques. La Gestaltthérapie met l'accent, au travers d'une technique apparentée au jeu dramatique, sur l'importance des perceptions globales des phénomènes figure-fond et du ressenti, fondées sur l'idée que lorsque la satisfaction n'est pas obtenue - la "Gestalt inachevée" -, la tension persiste et arrête le développement de l'individu, le rendant incapable d'accomplir d'autres tâches, ce qui serait à l'origine des états névrotiques.

F. Perls (1940)

Étym. all. Gestalt : forme, configuration

Gill (opération de) l.f.

Gill’s procedure

Technique de traitement du spondylolisthesis lombaire bas par résection de l’arc postérieur de la vertèbre olisthésique et du tissu fibrocartilagineux local.
Sans greffe ni fixation dans la technique originale, elle a pour but de libérer les racines nerveuses comprimées et s’adresse aux formes où les douleurs sciatiques sont importantes et les lombalgies modérées.

G. G. Gill, chirurgien américain (1955)

goutte épaisse l.f.

thick smear

Technique de diagnostic microscopique du paludisme.
Une goutte de sang prélevée après piqûre au doigt ou au lobe de l’oreille est déposée sur une lame porte-objet puis étalée et défibrinée par des mouvements rotatifs à l’aide d’un agitateur ou du coin d’une autre lame porte-objet, jusqu’à occuper une surface circulaire d’environ 1 cm de diamètre. Après séchage, cet étalement est deshémoglobinisé dans de l’eau distillée puis coloré par la technique de Giemsa et examiné au microscope. Le seuil de sensibilité est de l’ordre de 10 Plasmodium/µL si l’examen porte sur 200 champs microscopiques.
otic drop
Préparation pharmaceutique liquide pour insillation en goutte d’un produit actif dans le méat acoustique externe.

Étym. lat. gutta: goutte d’un liquide, humeur ; gr. otikos : de l’oreille

[G3,G5,P1]

Édit. 2017

Grice (opération de) l.f.

Grice’s procedure

Technique d’arthrodèse sous-astragalienne extra-articulaire, indiquée dans le traitement du pied plat valgus de l’enfant en particulier d’origine paralytique.
L’intérêt de cette technique tient au fait qu’elle ne compromet pas la croissance.

D. Grice, chirurgien orthopédiste américain (1952)

Hendren (opération de) l.f.

Hendren's operation

1) Technique d'uréthroplastie pour épispadias ou exstrophie vésicale chez la fille.
2) Technique de modelage des mégadolicho-uretères avec réimplantation urétérovésicale antireflux.

W. H. Hendren, chirurgien pédiatrique américain (1980)

[M2]

Édit. 2015

Hervetson (méthode d') l.f.

Hervet's procedure

Variante du cerclage du col utérin pour le traitement de la béance de l'isthme.
Elle consiste à faufiler le col à l'aide d'un fil souple de matériel non résorbable, polyester ou nylon, technique voisine de celle connue sous le nom de technique de Mc Donald chez les auteurs anglophones.

E. Hervet, gynécologue français (1959) ; I. McDonald, gynécologue australien (1957)

McDonald (technique de), cerclage du col utérin, béance cervico-isthmique

[O3]

Édit. 2018

Heyman (opérations de) l.f.p.

Heyman’s procedures

1° Technique opératoire de correction du métatarsus varus de l’enfant par capsulotomies des articulations de l’interligne tarsométatarsien de Lisfranc.
2° Technique de remodelage du col du fémur exagérément saillant dans les séquelles de l’épiphysiolyse fémorale supérieure.

C. H Heyman, chirurgien pédiatrique américain (1958)

metatarsus adductus, épiphysiolyse fémorale supérieure

[I2]

Édit. 2015

hypnose n.f.

hypnosis

Technique visant à obtenir l’induction d’un état de niveau de conscience modifié (restriction du champ de conscience) distinct du sommeil.
Il est caractérisé par une relaxation neuromusculaire induite par la répétition d'un stimulus monotone dans un contexte de diminution des stimulus sensoriels et moteurs, et par des modifications de conscience.
L'hypnose peut être considérée, du point de vue psychologique, comme une suggestion.
L’état d’hypnose peut être plus ou moins profond. Son induction peut nécessiter un temps plus ou moins long, le plus souvent de l’ordre de 30 minutes à partir de messages suggestifs de l’hypnotiseur. Lorsque cet état est induit par la personne elle-même on parle d’autohypnose.
L’hypnose permet de modifier la perception de la douleur (effet analgésique), remplacer ou compléter l’anesthésie médicamenteuse (hypno sédation). Elle peut aussi être utilisée dans un but psychothérapique comme moyen d’accès à des processus inconscients supposés à l’origine de symptômes tels que les angoisses, les troubles du sommeil.
Les techniques modernes de neuro-imagerie ont permis d’objectiver les modifications d’activité cérébrale qui sous-tendent les propriétés thérapeutiques de l’hypnose.
J.M. Charcot l'expliquait par l'intervention de mécanismes neurophysiologiques et l'employait à des fins expérimentales. H. Bernheim en faisait une technique utilisable en thérapeutique.

J. Braid, chirurgien écossais (1845) ; J-M. Charcot, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1882) ; H. Bernheim, neurologue français (1891)

état hypnoïde

imagerie de diffusion en IRM l.f.

diffusion weighted images (DWI)
L’imagerie de diffusion est une technique d’IRM qui étudie la manière dont les molécules d’eau diffusent au sein d’un tissu.
L’IRM est l’imagerie du proton de l’hydrogène et l’eau la principale source d’hydrogène du corps humain. La température du corps est à l’origine d’une agitation thermique (mouvements browniens), donc d’une diffusion des molécules d’eau. Plus l’eau est libre, plus l’agitation est importante, plus la diffusion est grande. Inversement, plus l’eau est liée, plus les obstacles à l’agitation sont importants et plus la diffusion est faible.
En IRM, les mouvements des protons d’hydrogène, surtout s’ils sont importants, sont source de déphasages, responsables d’une diminution du signal. Celle-ci est mesurable à l’aide de séquences adaptées, dites séquences de diffusion : gradients supplémentaires ajoutés à une séquence de type écho planar spin écho. La performance de ces gradients s’exprime par un facteur b. Plus b est important, plus la séquence est sensible au phénomène de diffusion. On observe un hypersignal en cas de diffusion faible, et un hyposignal en cas de diffusion rapide.
Dans un milieu homogène (isotrope) les molécules d’eau diffusent de manière équivalente dans toutes les directions de l’espace. Le coefficient de diffusion D chiffre cette diffusion en mètre/seconde. En IRM, pour des raisons de définition spatiale on mesure non pas le coefficient de diffusion direct de chaque molécule d’eau, mais la moyenne des coefficients de diffusion au sein d’une unité de volume (voxel) : c’est le coefficient de diffusion apparent (CDA).
Les tissus biologiques contiennent des obstacles anatomiques (membranes…) qui ralentissent la diffusion. Ces obstacles peuvent être répartis de façon homogène (tissu isotrope) ou avoir une orientation préférentielle (tissu anisotrope, par exemple les fibres d’un tendon ou d’un nerf) qui privilégie une direction de diffusion par rapport aux autres.
Cette direction préférentielle peut être étudiée par le biais d’une matrice mathématique (le tenseur de diffusion), qui permet une cartographie des faisceaux de fibres nerveuses (tractographie, ou fiber tractography)
Des séquences IRM spécifiques qui nécessitent des gradients puissants donc un appareillage récent, étudient la vitesse de la diffusion (imagerie de diffusion) et sa direction préférentielle (imagerie en tenseur de diffusion).
Cette technique a actuellement de très importantes applications en neurosciences : diagnostic précoce des accidents vasculaires cérébraux ischémiques, diagnostic différentiel entre hématome et tumeur, mise en évidence des maladies de la substance blanche, étude de la direction et de la morphologie des faisceaux de fibres nerveuses du cerveau, de la moelle ou des nerfs (tractographie)... ainsi qu'en hépatologie, en pathologie mammaire… De nouveaux champs sont en cours d'exploration.

D. Le Bihan, médecin radiologue français, membre de l’Académie nationale de Médecine (2003)

Étym. lat. imago : image, représentation

[B2,B3]

Édit. 2018

imagerie de perfusion en IRM l.f

perfusion weighted MR

Technique IRM qui permet d’estimer les variations de volume sanguin tissulaire (notamment cérébral) par analyse de leur microcirculation.
D’un intérêt majeur, en particulier pour le diagnostic précoce d’infarctus cérébral, cette technique nécessite l’injection IV d’un produit de contraste gadoliné. Normalement le gadolinium raccourcit le temps de relaxation T2 et surtout T1 des tissus et est à l’origine d’un hypersignal. Quand il se concentre dans la microcirculation capillaire, il devient (par effet de susceptibilité magnétique) source d’un hyposignal en T2*. Après injection IV rapide de produit de contraste, on suit les modifications du signal de la zone étudiée en répétant toutes les deux secondes environ des séquences ultra-rapides de type écho-planar de gradient (EPI-EG) pendant 45 secondes. Les séquences obtenues sont analysées par un logiciel adapté qui chiffre la perte d’intensité du signal en fonction du temps et en dresse une courbe. On peut ainsi calculer le temps d’arrivée du bolus dans la région étudiée, le temps d’arrivée au pic de la courbe (Time to peak : TTP), le temps de transit moyen (Mean Transit time : MTT), l’amplitude de la perte de signal, le volume sanguin cérébral régional (VSCr ou regional cerebral blood volume (rCBV) déterminé par l’aire sous la courbe et le débit sanguin cérébral régional (DSCR ou Regional Cerebral Blood (rCBF) égal au rapport CBV sur MTT. Volume et débit sanguin cérébraux régionaux sont exprimés de manière relative par rapport à une région normale (par exemple la région cérébrale controlatérale). Ces paramètres peuvent donner lieu à une cartographie. On peut ainsi faire précocement le diagnostic d’un infarctus cérébral, apprécier la zone de pénombre ischémique qui l’entoure et en tirer les conséquences thérapeutiques immédiates (embolectomie, thrombolyse...), étudier la vascularisation d’une tumeur….

Étym. lat. imago : image, représentation

[B2,B3]

Édit. 2018

imagerie en demi-plan de Fourier l.f.

half Fourier's plane imaging

En IRM, technique consistant, pour réduire le temps d'acquisition, à n'utiliser que la moitié des lignes de la matrice (demi-plan de Fourier).
Le codage des lignes de la matrice par le gradient de codage de phase fait qu'il existe deux demi-plans de Fourier qui contiennent les mêmes informations "en miroir". Il est possible d'acquérir les données brutes d'une seule moitié de la matrice et de reconstituer l'autre par transformation de Fourier. Le temps d'acquisition sera ainsi réduit de 50 % sans altérer la résolution spatiale ; par contre le rapport signal/bruit sera diminué. Cette technique porte des noms différents suivant les constructeurs (half Fourier, half scan, fractionnal Nex, phase conjugate symetry, etc.)

J. Fourier, mathématicien et physicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)

Étym. lat. imago : image, représentation

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

immunoadsorption sélective l.f.

selective immunoadsorption

Technique d'épuration d'anticorps particulièrement pathogènes comportant une circulation extracorporelle et des colonnes absorbant de manière sélective les anticorps.
Cette technique est utilisée dans certains cas d'hémophilie avec anticoagulant circulant ou de purpura thrombopénique immunologique.

Étym. lat. immunis : exempt de

hémophilie, purpura thrombopénique

immunoblotting en dermatologie l.m.

immunoblotting in dermatology

Technique immunochimique permettant de détecter la présence et de préciser la spécificité antigénique d'auto-anticorps sériques vis-à-vis d'antigènes cutanés, épiderme ou derme, extraits soit de la langue de Bœuf, soit de la peau humaine.
La positivité se traduira par un dépôt, sur le papier d'électrophorèse, en forme de bande ou de tache brune en regard de la zone de migration du ou des antigènes reconnus. Cette technique a permis de distinguer des dermatoses bulleuses auto-immunes qui, en immunofluorescence directe et/ou indirecte, donnent la même image. C'est le cas du pemphigus vulgaire et du pemphigus érythémateux caractérisés en immunofluorescence par un même dépôt en maille périkératinocytaire, alors qu'en immunoblotting les auto-anticorps chez le premier réagissent avec un antigène épidermique de 130 kDa et chez le second avec un antigène de 160 kDA. De la même façon, on peut distinguer la pemphigoïde et l'épidermolyse bulleuse acquise, qui sont caractérisées par un dépôt linéaire à la jonction dermoépidermique identique en immunofluorescence alors que, en immunoblotting, leurs antigènes cibles sont, pour l'un, un antigène épidermique et, pour l'autre, un antigène dermique.

Étym. lat. immunis : exempt de ; angl. blot : tache

pemphigus vulgaire, pemphigus érythémateux, pemphigoïde, épidermolyse bulleuse acquise

immunofixation n.f.

immunofixation

Technique permettant de visualiser des protéines spécifiques préalablement séparées par électrophorèse.
La technique d’immunofixation est utilisée en routine pour caractériser la présence dans les liquides biologiques (sang ou urine) d’immunoglobulines monoclonales ou de chaînes légères libres d’immunoglobulines : après séparation électrophorétique, les protéines d’intérêt sont révélées par précipitation avec des anticorps spécifiques puis coloration.

anticorps, immunoglobuline, électrophorèse

immunofluorescence cutanée indirecte l.f.

indirect cutaneous immunofluorescence

Technique d'immunofluorescence effectuée à partir du sérum du malade qui est mis au contact d'un substrat tel que peau humaine, lèvre de Lapin, etc., avec révélation par un anticorps anti-immunoglobuline humaine conjugué à un fluorochrome.
Ainsi sont détectés des anticorps sériques circulants antipeau dont le titre est déterminé par la technique de dilution.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunofluorescence en peau clivée l.f.

split skin immunofluorescence

Technique d'immunofluorescence utilisée dans le diagnostic des dermatoses bulleuses jonctionnelles auto-immunes, appliquée à un fragment de peau traité auparavant par une solution molaire de chlorure de sodium qui réalise un clivage de la jonction dermoépidermique à travers la lamina lucida.
Ce clivage permet de séparer et de révéler les différents antigènes présents sur cette jonction : antigènes des hémidesmosomes et laminine fixés sur le toit de la bulle ainsi créée, collagène IV et collagène VII fixés à son plancher. La technique mise en œuvre peut être une immunofluorescence directe pratiquée sur la peau clivée du patient ou une immunofluorescence indirecte recherchant des anticorps antimembrane basale circulant dans son sérum à l'aide d'un fragment de peau humaine normale clivée.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoglobuline monoclonale l.f.

M-component, monoclonal immunoglobulin

Immunoglobuline produite par un clone de cellules lymphoïdes tumorales ou non donnant à l’électrophorèse un pic protéique étroit et symétrique.
Toutes les molécules d’un pic monoclonal ont une structure identique, une même chaîne lourde et une même chaîne légère, la même spécificité idiotypique et, si elles en ont une, la même spécificité anticorps. Les critères requis pour définir la monoclonalité sont plus précis que le simple aspect homogène de migration en électrophorèse : on exige au minimum la démonstration du caractère monotypique kappa ou lambda de la chaine légère, et au mieux la spécificité idiotypique commune de ces immunoglobulines.
En pathologie les immunoglobulines monoclonales s’observent dans les proliférations lympho-plasmocytaires malignes (myélome et macroglobulinémie de Waldenström) mais aussi en dehors de toute prolifération maligne; on parle alors de gammapathie monoclonale de signification indéterminée (GMSI), ce qui implique une surveillance rapprochée du patient.
On peut obtenir des immunoglobulines monoclonales in vitro par la technique d'hybridation (hybridomes). L'intérêt de cette technique est de produire de manière stable et indéfinie un anticorps utilisable comme réactif de laboratoire ou comme agent thérapeutique. L'usage est de désigner ces produits sous le terme d'anticorps monoclonaux.

J. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l'Académie de médecine (1944)

Étym. lat. immunis : exempt de

dysglobuline,  hybridome

impulsions à angle de bascule variable en IRM l.f.p.

titled optimised non excitation (TONE)

En ARM par temps de vol et technique 3D, procédé consistant à augmenter progressivement l'angle de bascule, au fur et à mesure de la progression des spins du flux sanguin dans l'épaisseur de la tranche examinée.
Dans cette technique d'ARM, le volume exploré est limité par le phénomène de saturation progressive des spins qui se produit en fin de parcours. Le procédé TONE permet de réduire cet inconvénient.

Étym. lat. impulsio : choc, heurt d’impulsare : pousser fort

acquisition multislab, renforcement paradoxal du signal, ARM par temps de vol

[B2,B3]

Édit. 2018

infundibuloplastie n.f.

infundibuloplasty

1) En urologie, plastie chirurgicale d'élargissement d'une tige calicielle rénale rétrécie.
Opération intrasinusale de réalisation technique souvent difficile
2) En cardiologie, technique de chirurgie cardiaque destinée à élargir l’infundibulum du ventricule droit rétréci par une sténose congénitale.
Elle comporte une résection musculaire poussée le plus loin possible, qui peut être suffisante ou doit être complétée par la mise en place d’une plaque d’élargissement de la paroi antérieure de l’infundibulum.

Étym. lat. infundibulum : entonnoir

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