conjonctivite néonatale l.f.
neonatal conjunctivitis
Conjonctivite d'allure aigüe du nouveau-né contaminé lors du passage de la filière génitale, provoquée par des germes à Gram + ou à Gram -, les virus de l'herpès, les Chlamydia.
Si le germe est le gonocoque (genre Neisseria), l'évolution est hyperaigüe avec signes inflammatoires sévères, œdème palpébral, sécrétions purulentes, jaunâtres, abondantes et possibilités de complications cornéennes, voire perforation du globe. En cas de conjonctivite récidivante ou trainante, il faut rechercher une imperforation des voies lacrymales.
[P2,D3]
construction de Putti l.f.
Putti's construction
Sur une radiographie du bassin d'un nourrisson ou d'un nouveau-né, construction géométrique destinée à dépister une dysplasie ou une luxation congénitale de la hanche, avant l'apparition du noyau épiphysaire fémoral.
Elle consiste à tracer la ligne des cartilages en Y et sa perpendiculaire tangente au bord interne de la diaphyse fémorale (ligne de Putti). A l'état normal, cette dernière coupe l'image du toit cotyloïdien en son milieu et la métaphyse fémorale supérieure reste en dessous de la ligne des cartilages en Y, de manière symétrique. Technique en partie abandonnée au profit du repérage échographique.
V. Putti, chirurgien italien (1880-1940)
[B2,I2,O1]
convulsions néonatales familiales bénignes l.f.p.
benign familial neonatal convulsions
Épilepsie généralisée idiopathique familiale de transmission autosomique dominante à pénétrance incomplète.
Les crises sont de type apnéique et tonicoclonique, brèves, uni ou bilatérales. Elles sont observées chez le nouveau-né de quelques jours. La guérison survient habituellement dans les six mois sans séquelles, notamment psychomotrices. Seulement 15% de ces enfants auront une épilepsie durable.
La localisation génétique se situe sur le bras long du chromosome 20 ou sur le chromosome 8 ; il s'agit de gènes codant pour des canaux potassiques.
[H1,P1,Q2]
Conway (opération de) l.f.
Conway’s operation
Traitement chirurgical de l'hypertrophie mammaire avec, dans un premier temps, l'ablation de l'aréole et du mamelon, dans un second temps, le modelage de la glande et, dans un troisième temps, la greffe aréolomamelonnaire en un nouveau site.
Elle est abandonnée en raison des risques très importants de nécrose mamelonnaire.
L. Conway, chirurgien pmasticien américain (1958)
[O5]
Coombs (test de) l.m.
Coombs' test
Test à l'antiglobuline permettant de mettre en évidence dans un sérum certains anticorps dits incomplets (non révélés par les méthodes classiques) qui peuvent être fixés sur les hématies (test de Coombs direct) ou être sériques, ce qui nécessite alors leur mise en contact préalable avec les hématies (test de Coombs indirect).
Pour la recherche des anticorps Rhésus, par exemple, on utilise comme réactif du sérum de lapin préparé par des injections de sérum humain du groupe O. Dans un premier temps une goutte du sérum à étudier est mise en contact avec une suspension d'hématies Rh+ connues afin que les anticorps (globulines) se fixent sur la paroi des globules. Un tube témoin est préparé de la même façon avec un sérum normal. S'il y a agglutination dans le tube du sérum testé alors qu'elle n'existe pas dans le tube témoin c'est que le sérum testé contient un anticorps anti-Rh. Ce test est utilisé pour rechercher les agglutinines irrégulières et pour trouver la cause de certains états hémolytiques, telle la maladie hémolytique du nouveau-né.
R. Coombs, immunologiste britannique (1945)
[F1,F3]
cordon en bretelle l.m.
sling cord
Au cours de l'expulsion, position particulière du cordon ombilical qui passe au-dessus du crochet de l'épaule du nouveau-né.
[O3]
corps en rosace
Malarial rosette
Aspect figuré, parfois en « pétales de marguerite » que présentent, dans le globule rouge parasité par un Plasmodium, les nombreux mérozoïtes issus de la fragmentation du schizonte.
L’hématie éclate alors, terminant ce cycle schizogomique asexué endo-érythrocytaire du parasite. Elle libère dans ce sang les mérozoïtes dont elle était pleine et qui vont infester de nouvelles hématies ; un nouveau cycle semblable au précédent commence : c’est l’auto-infestation du malade. L’apparition simultanée et brutale dans le sang de tous les mérozoïtes d’une même génération déclenche l’accès fébrile du paludisme ; la cadence avec laquelle elle se répète règle le rythme des accès palustres.
→ Plasmodium ,schizonte, mérozoïte et gamonte.
[A2,D1]
courbure primaire de la colonne vertébrale l.f.
curvatura primaria columnae vertebralis (TA)
primary curvatur of vertebral column
Cyphose dorsale de la colonne vertébrale du nouveau-né, seule courbure nettement existante à la naissance.
[A1,O1]
couvade n.f.
couvade
Coutume usitée depuis l'Antiquité dans certaines cultures, qui donne au père une participation symbolique à l'accouchement : il se couche près du nouveau-né comme s'il le couvait, reçoit soins, visites, félicitations et cadeaux comme une accouchée.
En psychiatrie, le syndrome de couvade est constitué d'un ensemble de troubles anxiodépressifs et psychosomatiques, principalement digestifs, dont certains de type gravidique (nausées, ballonnements abdominaux, etc.). Apparu au cours de la grossesse de l'épouse et le plus souvent mineur, il disparaît habituellement après l'accouchement.
[H3]
couveuse n.f.
isolette
Enceinte protégeant les nouveau-nés fragiles, prématurés le plus souvent, des contraintes préjudiciables de l'environnement, qu'il s'agisse de la température, de l'hygrométrie, voire de la pression partielle en oxygène.
[O1]
craniosynostose n.f.
craniosynostosis
Ossification et soudure prématurées des synfibroses du crâne chez le nouveau-né et le nourrisson entraînant des déformations du crâne, d’aspect variées selon les sutures intéressées et leur précocité, et des complications cérébrales et sensorielles par compression cérébrale.
La synostose isolée de la suture sagittale provoque une scaphocéphalie, la synostose coronale bilatérale une brachycéphalie, celle des sutures sagittale et coronale une acrocéphalie, celle de la suture métopique une trigonocéphalie, une soudure plus étendue ou totale une oxycéphalie, une soudure asymétrique unilatérale (coronale ou lambdoïque) une plagiocéphalie. D’une manière générale le crâne est rétréci perpendiculairement à la synostose et se développe par compensation parallèlement à elle (loi de Virchow 1851) mais il existe des formes atypiques.
La synostose est parfois décelée dès la naissance par l’aspect déformé du crâne et un bourrelet perceptible à la palpation. L’imagerie médicale permet d’en noter des signes précoces sous forme d’épaississement et de condensation des berges de la suture contrastant avec leur amincissement normal chez le nourrisson.
La craniosténose qui en résulte provoque des anomalies de développement du cerveau et une hypertension intracrânienne responsables de troubles sensoriels (atrophie optique) et intellectuels. La craniosynostose peut être isolée ou faire partie d’un syndrome malformatif complexe (formes syndromiques) :
- la dysmorphie craniofaciale de Crouzon, crâniosténose complexe associée à une atrophie du massif facial avec turricéphalie, bosse frontale médiane, exophtalmie, strabisme divergent, hypertélorisme, nez large et incurvé en bec de perroquet. Le maxillaire supérieur est hyperplasique, la voute palatine ogivale. Cécité et hypoacousie sont fréquentes. Cette maladie le plus souvent sporadique est parfois autosomique dominante ;
- la dysostose craniomandibulofaciale ou syndrome de Franceschetti-Zwahlen-Klein, encore appelée syndrome du premier arc. Ce syndrome malformatif héréditaire et familial se transmet selon un mode dominant et associe hyperplasie de la mandibule et des malaires, malformation des oreilles (atrésie du pavillon et du conduit auditif externe, cartilage surnuméraire, fistule borgne des oreilles et des commissures labiales), malformations palpébrales (angulation ou colobome) et, inconstamment, anomalies de la charnière cervico-occipitale ou lésions fissuraires (fente palatine, bec-de-lièvre). Il donne un aspect particulier avec un profil "de poisson" et cette obliquité des fentes palpébrales. Il survient du fait d'un trouble du développement entre la 7e et la 8e semaine de la vie embryonnaire ;
- l'acrocéphalosyndactylie ou syndrome d'Apert, dysostose complexe de transmission autosomique dominante, qui associe une crâniosténose à une acrocéphalie à développement antérieur, une hypoplasie du massif facial, une syndactylie des mains et des pieds et parfois un retard mental ;
- l'acropolysyndactylie ou syndrome de Carpenter, variété de dysostose complexe autosomique récessive, associant syndactylie, polydactylie des orteils et obésité.
Le traitement peut être chirurgical dans les premiers mois de la vie.
R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1851) ; A. Franceschetti, et P. Zwahlen, ophtalmologistes suisses (1944) ; A. Franceschetti et D. Klein, ophtalmologistes suisses (1949) ; E. Apert, pédiatre français (1906) ; G. Carpenter, pédiatre britannique (1901)
Étym. gr. kranion : crâne ; syn : avec, indique l’association ; osteon : os
Syn. synostose crânienne. Craniosynostose et craniosténose sont très souvent employés comme synonymes, il semble préférable d’en individualiser le sens : la sténose (rétrécissement) étant la conséquence de la synostose précoce (soudure osseuse).
→ craniosténose, acrocéphalie, plagiocéphalie, oxycéphalie, trigonocéphalie, dysostose crânienne, FGFR3 gene.
[O1,I1,H1,Q2]
Credé (instillation de) l.f.
Credé's instillation
Application sous les paupières du nouveau-né d'un collyre à 2% de nitrate d'argent en prévention de l'ophtalmie purulente autrefois responsable de cécité de l'enfant.
C. S. F. Credé, gynécologue allemand (1881)
[G5]
Credé (manœuvre de) l.f.
Credé's technique
1) En urologie, manœuvre utilisée dans le cadre des vessies acontractiles, neurogènes ou non, consistant en une expression manuelle de la vessie pour la vider.
C’est la seule possibilité de vider la vessie quand elle ne peut pas se contracter ou que sa vidange ne peut être obtenue par une hyperpression abdominale. Le patient doit être assis, penché en avant ; il utilise ses deux mains pour exprimer la vessie de haut en bas tout en maintenant simultanément si possible une poussée abdominale. Cette manœuvre est employée lorsque la musculature abdominale insuffisante ou paralytique ne peut apporter aucune aide à la miction. La pratique de l'auto-sondage a remplacé dans de nombreux cas cette manœuvre qui peut être nuisible pour le périnée.
2) En néonatologie, instillation systématique d’une solution de nitrate d'argent dans les yeux des nouveau-nés pour prévenir l'ophtalmie gonococcique néonatale.
C. S. F. Credé, gynécologue allemand (1881)
Syn. méthode de Credé
→ neurovessie, vessie autonome
[M3,O1]
crise végétative l.f.
vegetative fit, seizure
Crise épileptique partielle ou généralisée, comportant comme symptôme exclusif ou principal des phénomènes végétatifs : modifications du rythme respiratoire (crises apnéiques fréquentes chez le nouveau-né), variations du rythme cardiaque, de la tension artérielle, troubles vasomoteurs (pâleur, rougeur, transpiration, pilo-érection), variations thermiques, modifications pupillaires.
Elle est en rapport avec des décharges limbiques et/ou du cortex supracingulaire.
[H1]
Cunéo (opérations de) l.f.p.
Cunéo procedures
1°Opération pratiquée dans l’exstrophie de la vessie. Elle consiste à fabriquer une vessie avec une anse d’intestin grêle exclue et à y implanter les uretères (iléocystoplastie).
Le nouveau réservoir est abouché au périnée entre le rectum et sa gaine.
2° Résection du rectum par voie combinée, abdominale et périnéale, avec conservation du sphincter.
Le temps périnéal, par une longue incision sur un des côtés de l’anus, permet l’ablation et l’anastomose colorectale. Opération pratiquée en cas de cancer du rectum.
B. Cunéo, chirurgien français, membre de l’Académie nationale de médecine (1873-1944)
[M2,L2]
cytostéatonécrose du nouveau-né l.f.
subcutaneous fat necrosis of the newborn
Panniculite non infectieuse du nouveau-né, spontanément régressive en un mois, caractérisée par la présence d’un granulome hypodermique lipophagique avec inclusions intra-adipocytaires pseudocristallines lancéolées, se manifestant par des indurations nodulaires ou en placards de taille et de forme variables, plutôt situées sur les zones convexes : épaules, faces latéro-externes des membres, menton, zone malaire.
Les complications possibles sont la fluctuation, la calcification secondaire qui s'élimine très lentement et l'hypercalcémie. Les facteurs favorisants sont la souffrance néonatale, l'hypothermie, l'hypoxie. Le rôle des prostaglandines est évoqué.
B. A. Marfan, pédiatre, membre de l'Académie de médecine et G. L. Hallez, dermatologiste français (1926) ; B. A. Marfan, membre de l'Académie de médecine et J. Debray, pédiatres français (1926)
Étym. gr. kutos : cavité, cellule ; steas : graisse ; nekros, mort, cadavre
Syn. induration cutanée curable de Marfan, Hallez et Debray
débilité n.f.
weakness, debility
Etat d’une personne qui manque de force, qui présente une extrême faiblesse, ou qui présente une pauvreté, une faiblesse natives des facultés mentales.
La débilité du corps, la débilité de la vieillesse, la débilité de l’esprit.
Débilité constitutionnelle : faiblesse extrême de certains nouveau-nés, ordinairement prématurés, en raison d’une souffrance fœtale secondaire à une maladie aigüe ou chronique de la mère ; état de déficience chronique de l’organisme remontant à l’enfance.
Débilité intellectuelle : état d’arriération intellectuelle ou mentale de degré moindre que l’idiotie ou l’imbécillité.
Débilité mentale est parfois utilisé pour désigner la débilité intellectuelle ou encore pour qualifier une erreur de jugement quel que soit par ailleurs, le degré des acquisitions intellectuelles. Elle correspond à ce qu’on appelle dans le langage courant, la sottise, terme également employé pour débilité intellectuelle.
Débilité motrice ; ensemble des troubles moteurs comprenant l’exagération des réflexes tendineux, la perturbation de la réflectivité plantaire (signe de Babinski, signe de l’éventail, absence de réflexe), les syncinésies, la paratonie et la maladresse constitutionnelle. On l’observe souvent chez des sujets atteints de débilité intellectuelle, d’imbécillité ou d’idiotie.
Étym. lat. debilitas : faiblesse, infirmité
déclaration de naissance l.f.
Acte obligatoire de déclaration à l’état civil à la mairie du lieu de l’accouchement de toute naissance survenue sur le territoire national
Elle doit être faite dans les trois jours suivant l’accouchement (jour de l’accouchement et jours fériés non compris) par le père ou à défaut par tout témoin, par la sage-femme ou le médecin et, lorsque la mère a accouché hors de son domicile, par la personne chez qui elle a accouché. Doivent être déclarés tous les enfants nés vivants et viables dont le terme dépasse 22 semaines d’aménorrhée ou dont le poids excède 500 grammes, ainsi que les mort-nés au-delà de 180 jours de gestation. Devant un nouveau-né qu’il n’a pas mis au monde le médecin est seulement tenu de déclarer qu’un enfant est né au jour dit dans la mairie de la commune ou de l’arrondissement sans autre précision. La mère peut demander que la déclaration soit faite à son nom de jeune fille (loi sur la filiation du 3 janvier 1972). L’accouchement peut rester secret à la demande de la mère. Celle-ci ne divulgue pas son identité. L’enfant est alors déclaré de mère inconnue et confié à une pouponnière de la DASS pour adoption. La mère dispose de deux mois pour revenir sur sa décision.
déficit immunitaire combiné sévère (syndrome de) l.m.
severe combined immunodeficiency syndrome (SCID)
Groupe hétérogène d'anomalies du développement portant sur les cellules-souches lymphoïdes ou le stade précoce de différenciation des lymphocytes T et B.
Ces déficits comprennent la dysgénésie réticulaire (alymphocytose et agranulocytose), l'alymphocytose, le déficit en précurseurs de lymphocytes T et le déficit en adénosine-désaminase. Le plus sévère des déficits immunitaires congénitaux comporte une agénésie thymique, l'absence de lymphocytes dans les organes lymphoïdes et par conséquent l'absence de plasmocytes et d'anticorps.
Ce déficit est aussi connu sous le nom d'hypogammaglobulinémie de type suisse. Les nouveau-nés meurent habituellement d'infection dans les premiers jours de la vie.
Syn. immunodéficience congénitale
Sigle DICS
→ adénosine-désaminase (déficit en)
déontologie médicale l.f.
medical ethics
La déontologie, science qui traite des devoirs à remplir, est pour les médecins l’ensemble des règles qui régissent les rapports des confrères entre eux et avec leurs patients ainsi qu’avec les autres professions médicales.
L’éthique et la déontologie sont souvent considérées comme deux notions équivalentes.
Leurs domaines sont, cependant, distincts bien qu’inséparables : la déontologie ne saurait édicter des règles qui ne seraient pas basées sur la morale.
Seule, la déontologie médicale remonte à l’Antiquité sous la forme du serment d’Hippocrate que le médecin jurait de respecter : « par Apollon médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin ».
Le terme déontologie est utilisé pour la première fois en France en 1825 à la suite de la publication du livre du philosophe anglais Jeremy Bentham « Essai sur la nomenclature
et la classification des principales branches d’Art et de Science » dans lequel il écrit « L’éthique a reçu le nom plus expressif de déontologie ».
Le premier Code de déontologie médicale date du 27 juin 1947. Sa refonte complète est intervenue le 6 septembre 1995. Celle-ci s’avérait indispensable en raison d’une part, des changements qui se sont produits dans les mentalités individuelles ainsi que dans le fonctionnement de la société civile et d’autre part, des progrès considérables réalisés par la science médicale grâce aux multiples découvertes de la technologie.
Quelques articles de ce nouveau texte ont subi depuis des modifications, les deux dernières en date étant du 29 janvier 2010 et du 7 mai 2012.
Divers organismes participent à l’élaboration du Code de déontologie médicale :
- le Conseil national de l’Ordre des médecins, conformément à l’article L 4127-1 du Code de la Santé publique (CSP) ;
- les ministères intéressés : Santé et Justice ;
- le Conseil d’Etat ;
- en dernier ressort, le Conseil des ministres.
Le Code de déontologie médical, décret publié au Journal Officiel, signé par le Premier ministre, le ministre de la Santé et le Garde des Sceaux, correspond aux articles R 4127-1 à R 4127-112 du CSP.
Il est divisé en cinq parties :
- devoirs généraux des médecins,
- devoirs envers les patients,
- rapports des médecins entre eux et avec les membres des autres professions de santé,
- exercice de la profession,
- dispositions diverses.
L’article 1er du Code de déontologie médicale est ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent Code de déontologie s’imposent aux médecins inscrits au tableau de l’Ordre, à tout médecin exécutant un acte professionnel dans les conditions prévues à l’article R 4127-7 ou par une convention internationale ainsi qu’aux étudiants en médecine effectuant un remplacement ou assistant un médecin dans le cas prévu à l’article R 4127-87. Conformément à l’article L 4122-1 du CSP, l’Ordre des Médecins est chargé de veiller au respect de ces dispositions. Les infractions à ces dispositions relèvent de la juridiction disciplinaire de l’ordre ».
Étym. grec. deon – ontos : ce qu’il faut faire ; logos : discours
dermatite exfoliative de Ritter von Rittershain l.f.
Ritter's disease, SSSS (staphylococcal scalded skin syndrome), Ritter-Lyell’s syndrome
Affection rare, fébrile, caractérisée par un exanthème scarlatiniforme diffus du nouveau-né et du nourrisson, suivi d'une nécrolyse épidermique avec un aspect d'enfant ébouillanté marqué par des décollements spontanés, faisant suite à une infection focale staphylococcique muqueuse ou cutanée à type d'omphalite ou d'impétigo périorificiel.
La guérison est obtenue par antibiothérapie spécifique. L'accord s'est fait sur la nature staphylococcique de cette affection.
G. Ritter von Rittershain, pédiatre tchèque (1878) ; A. Lyell, dermatologue britannique (1956);
Étym. gr. derma : peau ; ite : inflammation
Syn. syndrome de Ritter-Lyell, dermatite exfoliative des nouveau-nés ou des enfants à la mamelle, syndrome des enfants ébouillantés, épidermolyse staphylococcique aigüe
dermatite séborrhéique du nouveau-né l.f.
seborrheic dermatitis of the newborn
Dermite érythématosquameuse non prurigineuse, bipolaire, céphalique et périanale, touchant le nouveau-né et le nourrisson de moins de trois mois.
L'étiologie en est inconnue (primo-infection à Malassezia furfur?). La forme généralisée est l'érythrodermie desquamative de Leiner-Moussous. Le traitement fait appel aux imidazolés et aux émollients.
C. Leiner, pédiatre autrichien (1908), A. Moussous, pédiatre français (1893)
Étym. gr. derma : peau ; ite : inflammation
Syn. dermite séboréique du nourrisson, dermatite séboréique bipolaire
dessiccation du cordon ombilical l.f.
desiccation of the umbilical cord
Déshydratation puis effritement du segment de cordon attaché à l'ombilic quelques jours après la naissance du nouveau-né.
Elle survient aussi après une procidence négligée du cordon si celui-ci s'extériorise hors de la vulve.
détendeur n.m.
pressure regulator
Dispositif de réduction de la pression d'un gaz conçu pour fournir une pression constante d'alimentation en aval à partir de pressions plus élevées et variables en amont.
Ces appareils comprennent un clapet équilibré par un ressort et séparant la haute pression, en amont, de la basse pression, en aval. Ils délivrent une basse pression constante si la haute pression est suffisamment élevée, ce qui est le cas des distributions centrales de gaz médicaux. Pour les bouteilles de gaz comprimés, par contre, comme la haute pression diminue en cours d'utilisation et devient très faible quand la bouteille est presque vide, le débit délivré à la fin est, soit réduit (détendeur à clapet aval), soit augmenté (clapet amont), ce qui est une source d'accidents en anesthésie (par hypoxie ou par surdosage). Enfin les détendeurs sur les bouteilles peuvent provoquer des accidents lors d'une chute ou de chocs (cisaillement de la tête de bouteille) : les normes actuelles imposent la position du détendeur dans l'axe de la bouteille et une protection spéciale de la tête de bouteille.
De toute façon il ne faut jamais vider complètement une bouteille de gaz comprimé, on évite ainsi une rentrée d'air humide (source de rouille) et de souillure (cause d'éventuelle infection) ce qui nécessiterait un traitement spécial de la bouteille avant un nouveau remplissage.
Étym. lat. detendo (de : préfixe marquant la cessation ; tendo : tendre)
détresse n.f.
helplessness, distress
Sentiment de délaissement, d'abandon, d'angoisse, de désespoir.
Cet état peut être relativement adapté à une situation critique et relève alors de l'aide d'autrui.
En urgence psychiatrique, la disparition des investissements affectifs et la sidération des mécanismes de défense se traduiront notamment par un état dépressif aigu, une raptus anxieux, un épisode confusionnel et, chez le vieillard, par une défaillance psychique. L'approche de ces réactions, souvent de type catastrophique, doit être plurifactorielle.
Lié à l'impuissance foncière et à la dépendance du nouveau-né et du nourrisson par rapport à l'omnipotence de la mère, l'état de détresse par absence d'interaction avec celle-ci ou un substitut, fs'exprime par diverses modalités symptomatiques : troubles à forme somatique, perturbations parfois majeures du développement des grandes fonctions, du comportement, et/ou manifestations affectives directes d'une souffrance.
Pour autant que le psychisme est appelé à se constituer entièrement dans la relation à autrui, l'état de détresse influe ainsi de façon décisive sur sa structuration.