Ascher (syndrome d') l.m.
Ascher’s Syndrome
Anomalie congénitale constituée d'un dédoublement de la lèvre associé à un double blépharochalasis et à une hypertrophie thyroïdienne non thyréotoxique.
Les lèvres sont épaissies et parfois dédoublées (surtout la supérieure), il existe aussi un épaississement des joues, et une protrusion des glandes lacrymales. L’affection est autosomique dominante (MIM 109900).
K. W. Ascher, ophtalmologiste américain d’origine tchèque (1920); W. B. Laffer, ophtalmologiste américain (1909)
Syn. blépharochalasis et dédoublement de la lèvre, Laffer-Ascher (syndrome de)
atrichie congénitale l.f.
atrichia congenita
Peau glabre, sans poils.
Les poils sont présents à la naissance, puis ils tombent vers six mois, sans repousse. Les cheveux sont rares ou absents, et dépigmentés (pseudo-albinisme). Les sourcils sont clairsemés, absents, ou très fins. Les cils sont absents ou clairsemés. Il y a une hyperpigmentation cutanée en réseaux ou en bandes. On ne trouve pas d'anomalie des dents ou des ongles, ni des glandes sudoripares. Les poils pubiens et axillaires ne poussent pas à la puberté. L’affection est autosomique récessive (MIM 241900).
J. M. Cantú, médecin généticien mexicain (1980)
Étym. gr. a : priv ; thrix, trichos : poil
Syn. hypotrichose, absence congénitale complète de poils
atrophie de l'endomètre l.f.
endometrial atrophy
Involution de la muqueuse utérine consécutive à une carence œstrogénique.
Son aspect associe un amincissement de la muqueuse à une diminution du nombre de glandes. Elle n'est normalement accompagnée d'aucune manifestation clinique. Sa traduction hystérographique est faite de nombreux spicules saillants dans la paroi utérine et parfois de passages vasculaires. Naturelle à l'âge de la ménopause et corrigée par le traitement hormonal substitutif, elle peut aussi être due à une contraception œstroprogestative ou à un traitement progestatif prolongé.
Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture
Baelz (chéilite de) l.f.
Baelz’cheilitis
Affection qui débute dans l’enfance ou à l’adolescence avec élargissement, induration puis éversion de la lèvre exposant les glandes salivaires accessoires.
E. von Baelz, médecin allemand en activités au Japon (1890)
Syn. chéilite glandulaire de Puente et Acevedo, chéilite glandulaire apostémateuse de Volkmann, cheilite glandulaire
Édit. 2017
Barber-Say (syndrome de) l.m.
Barber-Say’s syndrome
Syndrome caractérisé par une hypertrichose congénitale généralisée, une ensellure nasale marquée, des narines antéversées, des lèvres fines, des sourcils et des cils absents ou très clairsemés, un hypertélorisme avec télécanthus, un ectropion bilatéral, une macrostomie, des oreilles de forme anormale, un nez bulbeux, une hyperlaxité cutanée avec excès de peau, une hypoplasie des mamelons avec absence de glandes mammaires.
L'éruption dentaire est tardive.
Entité rare, décrite chez moins de 10 patients qui semble représenter une entité différente du syndrome ablépharie-macrostomie, mais pourrait être le résultat d'une mutation différente du gène TWIST2.
Nancy Barber, pédiatre américaine et B. Say, pédiatre généticien turc (1982)
Réf. Orphanet (2004)
→ syndrome ablépharie-macrostomie, TWIST2 gene, hypertrichose, hypertélorisme, télécanthus, macrostomie
[J1, O1, P1, P2, P3, Q3]
Édit. 2019
barrière antireflux digestif l.f.
antireflux barrier
Ensemble des mécanismes physiologiques qui concourent à éviter ou à réduire le contact du suc gastrique acidopeptique ou biliaire avec l’épithélium œsophagien.
La défaillance de cette barrière entraîne les symptômes de reflux gastro-œsophagien et les lésions d’œsophagite érosive ou ulcéreuse pouvant se compliquer d’une sténose peptique.
Elle est constituée par le sphincter inférieur de l’œsophage (élément primordial) mais dont la réalité est plus fonctionnelle qu’anatomique, les piliers du diaphragme, la valvule de Gubaroff (rôle incertain), le péristaltisme œsophagien (rôle important), le flux salivaire, les sécrétions de mucus et de bicarbonates par les glandes œsophagiennes, les capacités de défense, l’épithélium œsophagien.
→ barrière muqueuse, reflux gastro-œsophagien, œsophagite
[L1]
Édit. 2017
Biermer (anémie de) l.f.
pernicious anemia, Biermer’s disease
Anémie sidéroblastique macrocytaire par carence en vitamine B12 due à un tarissement de la sécrétion du facteur intrinsèque par l'estomac empêchant l'absorption de la vitamine B12.
Mécanisme auto-immun, plus fréquent chez les femmes âgées de 40 à 50 ans, par destruction des glandes du corps et du fundus gastriques qui secrètent l’acide chlorhydrique et le facteur intrinsèque. Dans l'estomac, la cobalamine, forme active de la vitamine B12, est libérée de complexes protéiques sous l'action de l'acide chlorhydrique et de la pepsine. Il y a une malabsorption de la vitamine B12 avec baisse de sa concentration sérique par tarissement de la sécrétion du "facteur intrinsèque", une glycoprotéine, nécessaire à son absorption.
La vitamine B12 est nécessaire à la synthèse de l'ADN et les signes de l'affection sont d'abord visibles au niveau de l'épithélium digestif (régénération rapide) avec hypochlorhydrie, glossite de Hunter, stomatite, dysphagie.
Cette maladie auto-immune peut s’associer à d’autres affections auto-immunes : thyroïdite auto-immune, diabète de type 1, polyendocrinopathie auto-immune de type 1 et 2, vitiligo.
Il existe une baisse du nombre d'hématies et de leur teneur en hémoglobine (CCMH) avec augmentation du volume globulaire moyen (VGM).Les formes sévères s’accompagnent d’une leuconeutropénie et une thrombopénie ; l’examen du frottis sanguin découvre quelques mégaloblastes.
Les lésions neurologiques sont liées à une démyélinisation progressive centrale et périphérique, parfois avec atteinte axonale : troubles sensitifs profonds (ataxie, incoordination), irritation pyramidale, paresthésies réalisant des tableaux de sclérose combinée de la moelle, de neuropathies périphériques et d'atteintes encéphaliques associant troubles visuels, état démentiel, altérations de l'humeur et du comportement. Le diagnostic neurologique est clinique, mais l'EMG montre le plus souvent des aspects de neuropathie axonale, ou axono-myélinique. L'IRM, notamment médullaire, met en évidence parfois des hypersignaux en T2, régressifs dans certains cas après correction de la carence vitaminique. Le protoxyde d'azote, gaz anesthésiant, peut être neurotoxique par inactivation de la vitamine B12, expliquant des manifestations neurologiques aigües ou subaigües après chirurgie sous anesthésie générale. Il n'est que le révélateur d'une maladie de Biermer méconnue.
L’atteinte oculaire réalise un scotome central et centrocoecal (rare), des hémorragies rétiniennes au centre blanc, une névrite ou une atrophie optique, une cataracte, et une paralysie oculomotrice du III (rare).
L'affection n'est pas communément héréditaire mais secondaire à la présence d'anticorps antifacteur intrinsèque et/ou d'anticellules pariétales gastriques, mais l'hypothèse héréditaire a été envisagée à plusieurs reprises (MIM 170900). Deux formes familiales récessives sont actuellement connues : l'une congénitale avec défaut de facteur intrinsèque (MIM 261000) et l'autre juvénile, le syndrome d'Imerlund-Gräsbeck, avec malabsorption intestinale de vitamine B12 (MIM 261100 bis).
Avant la découverte de la vitamine B12, l'anémie de Biermer était une maladie mortelle. Le diagnostic biologique repose sur une anémie macrocytaire, une mégaloblastose médullaire, une concentration plasmatique très basse de vitamine B12. La mise en évidence dans le sérum d’anticorps anti-facteur intrinséque, d’anticorps anticellules pariétales gastriques et un test de Schilling positif affirment traditionnellement le diagnostic. Le test de Schilling, basé sur l’administration d’une gélule de Vitamine B12 radio-marquée ne se pratique plus. La recherche d’une achlorhydrie gastrique ne se pratique plus. En revanche la mise en évidence d’une hypergatrinémie constitue précocement la pierre angulaire du diagnostic. Histologiquement, il existe au niveau du fundus de l’estomac une gastrite atrophique. Cette gastrite fundique auto-immune est un terrain qui favorise la survenue de tumeurs endocrines gastriques par prolifération de cellules ECL (enterochromaffin-like cells), ce qui impose un contrôle endocopique gastrique biennal.
A. Biermer, médecin allemand (1868)
Syn. anémie pernicieuse, anémie pernicieuse progressive, Biermer (syndrome de), Addison-Biermer (maladie d'), anémie hyperchrome mégalocytique, Imerslund-Najman- Gräsbeck (syndrome d')
→ avitaminose B12, facteur intrinsèque, hypochlorhydrie, Hunter (glossite de), thyroïdite d’Hashimoro, diabète de type 1, polyendocrinopathie auto-immune, vitiligo, encéphalopathies par carence vitaminique, neuroané thyroïdite mique (syndrome), sclérose combinée de la moelle (syndrome de), vitamine B12 (carence en), Imerlund-Grassbeck (syndrome d’)
[F1]
Édit. 2018
blépharo-conjonctivite de l'acné rosacée l.f.
blepharoconjunctivitis of rosacea acne
Blépharo-conjonctivite qui peut précéder, suivre, ou survenir dans le même temps que l'atteinte cutanée.
L'atteinte est chronique et de sévérité variable. Il peut exister des télangiectasies et un épaississement du bord palpébral, une obstruction des glandes de Meibonius. De fréquents orgelets se développent, se transformant souvent en chalazions chroniques. L’hyperémie de la conjonctive bulbaire est fréquente, associée souvent à des sécrétions traduisant une infection bactérienne secondaire. Une kératopathie n’est pas rare.
Le diagnostic est essentiellement clinique, permis par les lésions cutanées caractéristiques.
→ blépharo-conjonctivite, acné rosacée, télangiectasie, Meibonius (glande de), orgelet, chalazion, kératopathie
Édit. 2017
branchial (appareil) l.m.
branchial apparatus
Structure embryologique de l’extrémité céphalique constituée des arcs branchiaux, des poches ectoblastiques et des poches entoblastiques.
Le terme de branchial lui est donné car il rappelle le dispositif observé chez les poissons.
Lors de la 4ème semaine de vie intra-utérine, apparaissent dans la paroi du pharynx (intestin antérieur ou pharyngien) des poches (poches branchiales entoblastiques) qui pénètrent dans le mésenchyme sous-jacent. Simultanément apparaissent à la surface de l’embryon quatre sillons ou poches branchiales ectoblastiques qui pénètrent également dans le mésenchyme. Les poches ectoblastiques et entoblastiques arrivent ainsi presque au contact, isolant de fait entre deux niveaux de poches des arcades de mésenchyme dites arcs branchiaux, au nombre de cinq. Ces arcades constituent des structures cervicofaciales antérieures et latérales depuis la mandibule et les osselets de l’oreille moyenne en haut jusqu’au cartilage cricoïde en bas. A partir des premières poches ectoblastiques et entoblastiques se forment le conduit auditif externe et la trompe d’Eustache. Les poches entoblastiques forment l’amygdale palatine (2ème poche), les glandes parathyroïdes (3ème et 4ème) et le thymus (3ème).Les anomalies de développement de l’appareil branchial expliquent la plupart des malformations faciales du fœtus ou du nouveau-né.
Édit. 2017
CA 15-3 sigle angl. pour Cancer Antigen 15-3
Glycoprotéine de haut poids moléculaire localisée dans les alvéoles des glandes mammaires et présente sous forme d'antigène circulant, dosable dans le sérum par technique immuno-enzymatique ou par électro-chimio-luminescence.
Le CA 15-3 est très utilisé pour le suivi des cancers du sein. Il est, par contre, très peu sensible et n’est donc pas utilisé pour le diagnostic. Il est, de plus, peu spécifique et son augmentation a pu être observée dans d’autres types de cancers (ovaire, pancréas, estomac et poumon) et dans des pathologies non tumorales (par exemple cirrhose hépatique, hépatite chronique active, hypothyroïdie, sarcoïdose, anémie mégaloblastique). La limite supérieure de la concentration chez le sujet normal se situe à 30 U/ml.
[C1,F2]
calcul salivaire l.m.
salivary calculus, salivary stone
Concrétion solide formée dans les canaux excréteurs des glandes salivaires.
Étym. lat. calculus : petit caillou (diminutif de calx)
Syn. sialolithe
→ colique salivaire, lithiase salivaire, calcinose salivaire
[P3]
canal sodique épithélial n.m.
epithelial sodium channel (ENaC)
Canal permettant la réabsorption du sodium dans les cellules épithéliales du tube collecteur du néphron sous le contrôle de l’aldostérone, mais également présent dans le colon, les glandes sudoripares et l’arbre respiratoire dont la fonction essentielle est de maintenir l’équilibre du sodium entre les apports alimentaires et l’excrétion urinaire.
Le canal sodique épithélial est un canal hétéromultimérique fait de trois sous-unités, α, β et γ codées par trois gènes différents. Il est situé au pôle apical de la membrane des cellules épithéliales. Il joue un rôle majeur dans le transport transcellulaire du sodium en réabsorbant le sodium dans la cellule dont il est expulsé vers les liquides interstitiels par la sodium/potassium ATPase. Son activité est modulée par l’aldostérone. Elle peut être bloquée par deux diurétiques, le triamtérène et l’amiloride. Il agit de même dans le colon et extrait des fèces la quasi-totalité du sodium qu’elles contiennent. Il est également présent dans les cellules perceptrices du goût pour le sel.
Des mutations avec gain de fonction dans le gène codant pour la sous-unité γ sont à l’origine du syndrome de Liddle à transmission autosomique dominante qui est une variété d’hypertension artérielle héréditaire. Ces mutations diminuent la dégradation du canal en perturbant la liaison de la sous-unité γ avec une protéine appelée Nedd4, augmentant ainsi le nombre de canaux exprimés à la surface cellulaire. D’autres mutations dans les gènes des trois sous-unités sont à l’origine de la forme généralisée du pseudohypoaldostéronisme de type 1 à transmission autosomique récessive caractérisé par une résistance à l’effet de l’aldostérone entraînant un défaut de réabsorption du sodium et une hyperkalièmie.
Dans l’arbre respiratoire, l’activité du canal sodique épithélial est diminuée par la protéine CFTR (cystic fibrosis transmembrane conductance regulator) et donc augmentée dans la mucoviscidose contribuant ainsi à la déshydratation du mucus.
G.W. Liddle, médecin endocrinologue américain (1963)
→ aldostérone, triamtérène, amiloride, Liddle (syndrome de) pseudohypoaldostéronisme
[C3,M1]
cancers de la tête et du cou l.m.p.
head and neck cancers
Dans environ 90% des cas, cancers épidermoïdes dont le facteur de risque principal est l’alcoolo-tabagisme.
Ils représentent environ 17% des cancers survenant en France, essentiellement chez l’homme de 55 à 60 ans. Du fait de la diminution de l’alcoolisme et du tabagisme leur fréquence se réduit. Leur traitement repose sur la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. Les indications reposent sur la localisation et l’importance de l’extension codifiée par le système TNM.
Trois localisations sont particulières : les adénocarcinomes de l’ethmoïde, les formes indifférenciées des cancers du nasopharynx et les tumeurs malignes des glandes salivaires.
Les autres formes histologiques sont rares : lymphomes malins, mélanomes, sarcomes.
Syn. carcinomes de la tête et du cou
→ cancer du cavum, cancer de l'ethmoïde, cancer des lèvres de la bouche, cancer du larynx, cancer du nasopharynx, cancer de l'hypopharyns, cancer des glandes salivaires
[F2]
cancer spinocellulaire l.m.
squamous cell carcinoma
Tumeur épithéliale maligne du sujet âgé, qui s'observe sur la peau, les demi-muqueuses et les muqueuses malpighiennes, plus fréquemment chez l'homme que chez la femme, se développe en profondeur et peut donner des métastases par voie lymphatique ou sanguine.
On connaît plusieurs facteurs favorisants : le rayonnement solaire, principalement les UVB de 280 à 320 nm, les rayons X, les cicatrices de brûlure, le goudron, la prise d'arsenic, les traitements immunosuppresseurs. Siégeant surtout sur les parties découvertes et principalement sur la lèvre inférieure, le centre du visage et les zones maxillaires, la lésion débute comme une petite tumeur dure à base infiltrée et évolue rapidement vers une formation bourgeonnante ou ulcérée, à bordure surélevée, qui saigne facilement au toucher. Les tissus sous-cutanés et le plan osseux sont progressivement envahis, tout comme les ganglions de drainage ; une généralisation par voie sanguine peut se produire. L’examen histologique révèle une néoformation émanant du tissu épithélial, qui se compose de gros bourgeons lobulés ou de travées anastomosées, constituées en majorité de cellules polyédriques éosinophiles, ressemblant à celles du corps muqueux. Les éléments néoplasiques se kératinisent progressivement vers le centre des lobules, ou se rangent en couches concentriques autour d'amas de kératine appelés globes cornés, souvent parakératosiques. Quelques aspects histologiques particuliers ont été décrits : carcinome pseudoglandulaire ou dyskératosique, également décrit sous l'appellation erronée d’adénoacanthome des glandes sudoripares de Lever, carcinome bowénoïde, forme trabéculaire, type à cellules fusiformes ou ancien épithélioma fusocellulaire de Roussy-Leroux. Les tumeurs de la langue, des lèvres et de la région anogénitale donnent rapidement des métastases. Le pronostic des localisations cutanées est généralement moins sévère. Le traitement consiste en l'extirpation chirurgicale ou en radiothérapie ou curiethérapie.
G. Roussy et R. Leroux, anatomopathologistes français, membres de l'Académie de médecine (1950) ; A. C. Broders, anatomopathologiste américain (1925)
Étym. gr. karkinos : crabe, ulcère, cancer ; lat. spina : épine ; ôma : tumeur
Syn. carcinome épidermoïde, carcinome spinocellulaire épithélioma spinocellulaire, épithélioma pavimenteux, épithélioma malpighien typique (obs.), spinaliome, carcinome basocellulaire
→ Broders (classification de), cancer épidermoïde cutané, carcinome spinocellulaire
[F2]
carcinome adénoïde kystique l.m.
adenocystic carcinoma
1) En dermatologie, variété exceptionnelle du carcinome sudoripare eccrine sur le cuir chevelu.
L'image histologique associe des îlots uniquement composés de cellules épithéliales à des amas cellulaires ressemblant à un carcinome basocellulaire adénoïde et contenant parfois des plages kystiques remplies de mucine. La tumeur présente surtout une malignité locale et ne forme que rarement des métastases. L'exérèse chirurgicale en est le traitement de choix.
2) En pneumologie, tumeur primitive des glandes bronchiques, la plus fréquente de ces tumeurs autrefois regroupées dans le cadre des épistomes.
Anciennement dénommé cylindrome, cette tumeur est maintenant classée dans les carcinomes du fait de son potentiel malin dont témoignent les récidives locorégionales, les métastases plus rares mais possibles. Elle siège avant tout sur la trachée et les grosses bronches. Son traitement est, si possible, chirurgical et on lui adjoint une radiothérapie en cas d'atteinte ganglionnaire médiastinale ou d'invasion au niveau d'une ou des coupes chirurgicales. Cette tumeur est peu ou pas chimiosensible.
Anc. dénom. cylindrome, épithélioma à stroma remanié
R. Boggio, dermatopathologiste américain (1975)
→ cylindrome, carcinome mucineux eccrine
[F2,J1,K1]
carcinome basosébacé l.m.
Carcinome basocellulaire dont les cellules se différencient en certains endroits et en proportion variable vers des éléments plus volumineux, multivacuolaires, analogues aux cellules des glandes sébacées normales, et contenant des enclaves lipidiques.
La tumeur, qui est assimilée par certains à l'épithélioma sébacé, est peu évolutive et ne donne que rarement des métastases. Elle doit être différenciée du carcinome sébacé, dans lequel la
différenciation cellulaire est beaucoup plus nette et dont l'évolution est plus maligne.
Étym. lat. sebum : suif
Syn. cancer basosébacé, épithélioma sébacé
[F2,J1]
carcinome meibomien l.m.
meibomian carcinoma
Carcinome sébacé de la paupière dont le point de départ se situe au niveau des glandes de Meibomius.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,P2]
carcinome spinocellulaire adénoïde l.m.
adenoid squamous cell carcinoma
Variété histologique de carcinome spinocellulaire, surtout observée sur les parties découvertes du sujet âgé, dans laquelle de nombreuses cellules se kératinisent isolément et se détachent les unes des autres (dyskératose) : il se forme ainsi des lacunes plus ou moins étendues et parfois glanduliformes.
On y observe, en outre, tous les aspects de la dyskératose, comme la présence de grains et de corps ronds. La tumeur correspond à l'adéno-acanthome des glandes sudorales de Lever (obs.) et a été également décrite comme carcinome spinocellulaire dyskératosique ou carcinome spinocellulaire acantholytique. Pour certains auteurs, elle dériverait des follicules pileux. Il s'agit d'une néoformation peu agressive et d'évolution lente.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur ; adenoidês : qui ressemble à une glande
Syn. carcinoma dyskeratoticum segregans, carcinome dyskératosique, carcinome spinocellulaire acantholytique, adéno-acanthome, carcinome spinocellulaire dyskératosique, carcinome spinocellulaire acantholytique
[F2,J1]
carcinome sudoripare apocrine l.m.
carcinoma of apocrine glands, apocrine sweat gland carcinoma
Tumeur cutanée maligne rare siégeant principalement sur les zones munies de glandes apocrines, telles que les aisselles et la région anogénitale, dont l'image histologique comporte des îlots ou travées contenant des lumières bordées par des cellules glandulaires atypiques à cytoplasme éosinophile présentant en certains endroits une sécrétion « en décapitation ».
La plupart ont une malignité locale, quoique des métastases régionales ganglionnaires et même généralisées aient été rapportées.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,J1]
carcinome sudoripare eccrine l.m.
carcinoma of eccrine glands, eccrine sweat gland carcinoma
Tumeur maligne des glandes sudoripares eccrines, dont l'aspect clinique est atypique, consistant en un nodule rougeâtre parfois ulcéré, siégeant principalement sur le cuir chevelu, mais pouvant également s'observer sur les paumes et sur les plantes.
L'aspect histologique le plus fréquent est celui d'une tumeur située dans le derme profond ou l'hypoderme, présentant divers degrés de différenciation, allant d'aspects glandulaires avec des lumières bordées de plusieurs assises cellulaires à des images indifférenciées ou polymorphes. L'évolution est plus ou moins rapide et se complique de métastases après quelques mois ou quelques années. Des formes histologiques particulières ont été décrites : le carcinome annexiel microkystique, le carcinome mucineux eccrine, le carcinome eccrine syringoïde et l'exceptionnel carcinome kystique adénoïde.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. hidradénocarcinome, adénocarcinome sudoripare
→ carcinome annexiel microkystique, carcinome mucineux eccrine
[F2,J1]
caroténodermie n.f.
carotenoid pigmentation
Coloration jaune orangé des téguments qui prédomine aux paumes et aux plantes et peut atteindre les ongles, due à une hypercaroténémie généralement secondaire à un régime trop riche en carottes.
Le pigment s'accumule dans les glandes sébacées et la couche cornée, qui est particulièrement épaisse aux paumes et aux plantes.
Syn. xanthochromie caroténique (obs.)
[J1]
catécholamine n.f.
catecholamine
Terme générique de substances naturelles ou synthétiques ayant le squelette de la phényléthylamine, C6H5-CH2-CH2-NH2, avec deux fonctions phénol (libres ou potentielles) en 3 et 4, rappelant la présence de deux fonctions phénol en ortho.
Ce sont donc des dérivés du pyrocatéchol (o-diphénol).
Sécrétées par les glandes surrénales et les neurones adrénergiques, les catécholamines naturelles jouent des rôles divers : hormone (adrénaline), neurotransmetteur des médiateurs neurohormonaux centraux (noradrénaline, dopamine, noradrénaline, voire adrénaline) ou périphériques (adrénaline, médiateur sympathique). Certaines catécholamines de synthèse sont utilisées en thérapeutique (ex. isoprénaline, dopamine, β 2-sympathomimétique ...)
Le dosage des catécholamines plasmatiques et de leurs dérivés urinaires sert à détecter les phéochromocytomes.
[C1]
cellule à gastrine l.f.
gastrin cell
L'une des cellules endocrines du système endocrinien diffus du tube digestif, triangulaire et possédant des microvillosités qui se projettent dans la lumière des glandes, responsable de la sécrétion de gastrine.
Ses granules sont très caractéristiques en microscopie électronique : ils mesurent environ 250 nm. La matrice est granuleuse ou filamenteuse de densité irrégulière d'un grain à l'autre. Elle est séparée de la membrane par un halo clair et étroit. Elle sécrète la gastrine et est localisée dans l'antre et un peu dans le duodénum.
[A2,L1,O4]
cellule bordante de l'estomac l.f.
parietal cell, oxyntic cell
Une des deux variétés de cellules caractérisant les glandes fundiques de l'estomac, de siège externe par rapport aux autres cellules de la glande (cellules principales).
Elles font saillies dans le chorion, repoussant la lame basale, plus nombreuses dans la partie supérieure, devenant plus rares vers le fond de la glande. Ces cellules ont dans leur cytoplasme un fin réseau de canaux en encorbellement autour du noyau ; ce réseau s'ouvre dans le canal glandulaire au sommet de la cellule. Elles sécrètent l'acide chlorhydrique, de l'eau et des électrolytes ainsi que le facteur intrinsèque nécessaire à l'absorption intestinale de la vitamine B12.
Syn. cellule pariétale, cellule acidosécrétrice
[A2,L1]
cellule digestive endocrine l.f.
endocrine cell
Cellule dont la sécrétion se déverse dans le flux sanguin, à l'inverse de la sécrétion exocrine dont la sécrétion est exportée vers la lumière du tube digestif par un canal ou un conduit cryptique.
Les cellules endocrines du tube digestif sont disposées de façon diffuse le long du tractus digestif dans les structures épithéliales des muqueuses.
De forme triangulaire, elles comportent des granules sécrétoires caractéristiques, de polarité basale. L'apex peut avoir des microvillosités lorsqu'il atteint la lumière des glandes. Les granules sécrétoires examinés en microscopie électronique, comprennent une matrice centrale et une membrane séparée de la matrice par un halo clair. L'ensemble de ces structures a permis de distinguer divers types cellulaires caractérisés par leur sécrétion. Ces cellules ont été caractérisées par leur affinité pour les sels de métaux lourds (cellule chromaffine) et en particulier par la réactivité au sel d'argent. Les réactions de Masson et celles de Grimellius sont les plus utilisées. L'immunohistochimie a apporté de nouvelles possibilités de caractérisation. La nomenclature les intègre dans le système de cellules neuro-endocrines.
L. Grimelius, anatomopathologiste suédois (1968)
[A2,L1]