Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

581 résultats 

lipome chondroïde l.m.

chondroid lipoma

mésenchymome

lipome de la conjonctive l.m.

lipoma of the conjunctiva

Une famille de trois patients sur trois générations a été décrite avec lipome de la conjonctive.
La tumeur est différente du dermolipome du syndrome de Goldenhar.
L’affection est autosomique dominante (MIM 151700).

J. Sæbø, ophtalmologiste norvégien (1948)

lipome de la queue de cheval l.m.

cauda equina lipoma

Lésion bénigne rare, représentant 1 % des tumeurs de cette région, développée à partir du tissu adipeux, dont le diagnostic est porté pendant la petite enfance, à la puberté ou chez l'adulte jeune, et ce dans les deux sexes.
Situé en arrière de la moelle, de couleur jaunâtre, à la hauteur et en regard de plusieurs niveaux rachidiens, le lipome adhère à la queue de cheval et peut englober les racines sans plan de clivage. Il est parfois associé à un spina-bifida, notamment dans les formes occultes, ou à une moelle anormalement attachée.
Histologiquement, il reproduit le tissu adipeux et comporte une quantité variable de collagène, surtout près de sa zone d'insertion. Au contact, il est possible d'observer des neurites et des neurones ectopiques.
Le lipome peut ne pas avoir de traduction clinique ou s'accompagner d'un syndrome de la queue de cheval avec troubles de la marche et troubles sphinctériens, notamment chez le jeune enfant, en fait suivis de séquelles, car la mauvaise limitation de la tumeur ne permet pas toujours une exérèse chirurgicale complète.
A ne pas confondre avec la lipomatose épidurale induite par les glycocorticoïdes, constituée d'un tissu adipeux épais non encapsulé.

lipome frontal sous-aponévrotique l.m.

subfascial lipoma of the forehead

Lipome de siège frontal, fréquent chez les hommes adultes ou âgés, soulevant la peau en formant un disque étalé sur la convexité de l'os frontal, et caractérisé par sa localisation sous-aponévrotique.
Il correspond du point de vue histologique à un lipome mature bien encapsulé. L'exérèse chirurgicale amène la guérison définitive.

Syn. lipome en galette sous-aponévrotique du front

lipome mammaire l.f.

lipoma of the breast

Tumeur de nature lipomateuse, arrondie ou polylobée, bien délimitée, de siège intra ou paramammaire.

lipome naso-palpébral-colobome des paupières l.m.

palpebral coloboma-lipoma syndrome

Colobome de la paupière supérieure et inférieure, à la jonction centre et tiers interne, avec lipome du bord palpébral au centre de la paupière supérieure, aplasie des points lacrymaux, hypertélorisme et racine du nez élargie.
Le front est large, la face figée, le menton est pointu et il peut y avoir des lipomes sur le nez et des lipomes naso-labiaux. Au niveau des yeux on trouve en plus du colobome, des sourcils rares, une malposition des points lacrymaux, un télécanthus et une opacité de la cornée. L’affection est autosomique dominante (MIM 167730).

V. B. Penchaszadeh, médecin généticien argentin (1980 et 1982)

Syn. colobome-lipome naso-palpébral

lipome pléiomorphe l.m.

pleiomorphic lipoma

lipome atypique

lipome rénal l.m.

renal lipoma

Tumeur mésenchymateuse bénigne du rein, à différenciation graisseuse.
La plupart du temps de petite taille et asymptomatique, elle n'est habituellement diagnostiquée que par une imagerie occasionnelle, et sa structure histologique connue seulement lors d'une chirurgie rénale intercurrente ou dans les séries d’autopsies.

lipome utérin l.m.

uterine lipoma

Tumeur rare de l'utérus qui se présente sous la forme d'une masse de taille variable, arrondie, bien délimitée, siégeant dans le myomètre.
Elle peut être de nature strictement lipomateuse ou mixte, myolipome, fibrolipome ou fibromyolipome.

lipomicron n.m.

lipomicron

Particule lipoprotéinique très riche en triglycérides plus petite en général que le chylomicron, apparaissant dans le sang à la période postprandiale, d'origine hépatique ou intestinale.

lipomoduline n.f.

lipomodulin

lipocortine

lipomyxosarcome n.m.

myxoid liposarcoma

Variété histologique la plus fréquente du liposarcome présentant histologiquement un remaniement myxoïde important.
L'évolution est fonction du degré de différenciation de la tumeur, les formes bien différenciées ne s'accompagnant que rarement de métastases, tandis que les tumeurs peu différenciées ont un pronostic sévère.

Étym. gr. lipos : graisse ; myxa : mucosité ; sarkôma : excroissance de chair

lipo-oxygénases n.f.p.

lipo-oxygenase

Groupe d’enzymes formant des acides hydroperoxytétraénoïques (HPETE) à partir de l’acide arachidonique.
La plus importante sur le plan physiologique est la 5-lipo-oxygénase, qui permet la formation du 5-HPETE, précurseur des leucotriènes.

leucotriène

lipopeptide n.m.

lipopeptide.
Substance constituée par un peptide attaché par des liaisons physiques ou chimiques à des lipides.
Contrairement aux lipoprotéines dont la composition est en général assez bien définie, les lipopeptides peuvent représenter des associations variées en raison de l'affinité des phospholipides pour les peptides les plus divers. Ils peuvent être solubles dans l'eau, tels les lipopeptides de la bile, ou solubles dans les solvants organiques, tels les lipopeptides du cerveau.

lipophage n.m.

lipophage

Cellule histiocytaire transformée en macrophage et ayant phagocyté des lipides, reconnaissable à son cytoplasme grisâtre microvacuolaire.

lipophagie n.f.

lipophagy

Absorption de lipides par des cellules à la faveur de mécanismes de type macrophagique.
La lipophagie permet p. ex. à des cellules macrophagiques sanguines ou tissulaires de résorber les lipides déposés dans les parois artérielles. Mais c'est aussi le mécanisme invoqué pour expliquer la formation des plaques athéromateuses par accumulation de cellules rendues spumeuses par l'absorption de lipoprotéines, vraisemblablement modifiées par oxydation. La lipophagie permet également la détersion des triglycérides libérés lors de la destruction d'adipocytes nécrosés par un traumatisme, par des cellules histiocytaires avec éventuellement constitution d'éléments plurinucléés, les cellules de Touton.

Étym. gr. lipos : graisse ; phagein : manger

Touton (cellule de)

lipophile adj.

lipophilic

Qui a de l'affinité pour les lipides ou les phases lipidiques.
Les chaînes aliphatiques des acides gras sont dites lipophiles à cause de leur manque d'affinité pour l'eau. Les molécules organiques qui ne portent pas de fonctions polaires sont généralement lipophiles. Les molécules ayant un domaine polaire et un domaine apolaire présentent une partie lipophile capable de s'ancrer dans une membrane lipidique.

lipophiline n.f.

lipophilin

Protéine ayant une affinité particulière pour les lipides complexes, présente dans les protéolipides de la myéline.

lipopigment n.m.

Substance spontanément colorée, de composition chimique hétérogène, lipoprotéique et minérale.

Syn. lipochrome, chromolipoïde

lipopolysaccharide n.m.

lipopolysaccharide

Constituant majeur des parois de bactéries à Gram négatif dont la structure comporte une partie lipidique et des chaînes polyosidiques.
Ces dernières sont porteuses de la spécificité antigénique et les lipides sont responsables de la toxicité. Les lipopolysaccharides sont des endotoxines.

Sigle  : LPS

endotoxine

lipoprotéine n.f.

lipoprotein

Hétéroprotéine dans laquelle une ou plusieurs protéines sont associées à des lipides par des liaisons physiques, le plus souvent ioniques et hydrophobes.
Ces associations moléculaires permettent, p. ex., le transport des lipides, normalement non hydrosolubles, dans le plasma circulant et le lait, mais aussi dans les membranes cellulaires où les édifices lipoprotéiniques jouent des rôles physiologiques importants.
Dans le plasma, les protéines constitutives des lipoprotéines sont appelées apolipoprotéines. Ces lipoprotéines plasmatiques constituent plusieurs familles caractérisées par leur constitution chimique, soit par la qualité des apolipoprotéines et la proportion des différentes espèces de lipides, phospholipides, triglycérides, cholestérol libre et estérifié. Elles diffèrent par leurs propriétés physiques de sorte qu’une classification fondée sur la densité hydratée des lipoprotéines distingue les HDL, LDL, IDL, VLDL et les chylomicrons. Une autre classification fondée sur la migration électrophorétique définit des α-lipoprotéines, des β-lipoprotéines et des pré-β-lipoprotéines. Mais la classification la plus physiologiquement significative groupe les lipoprotéines en particules contenant telle ou telle apolipoprotéine (lipoprotéines B, lipoprotéines A-I, lipoprotéines A-I, A-II, lipoprotéines B, C-III,E, etc.).

lipoprotéine A n.f.

lipoprotein a

Lipoprotéine plasmatique contenant une apolipoprotéine particulière apo(a), liée par covalence à une molécule d'apo(b).
De composition lipidique analogue aux LDL, elle a une densité intermédiaire entre celle des LDL et celle des HDL proprement dites, elle se trouve donc en ultracentrifugation parmi les HDL, mais s'en sépare en électrophorèse, où elle migre en situation pré-β.
Sa concentration dans le plasma paraît déterminée congénitalement et dépend peu des conditions physiologiques ou alimentaires. Une concentration élevée en lipoprotéine A est un facteur d'athéromatose. L'apo(a) a une structure très particulière, formée d'un enchaînement d'un nombre variable de protomères, cyclisés par un pont disulfure, apparentés au plasminogène ; la lipoprotéine A exerce donc un effet sur la thrombose. Elle inhibe aussi l'activation de la plasmine et, par suite, celle du TGFβ.

Abrév. Lp(a)

lipoprotéine de basse densité l.f.

low density lipoprotein

Lipoprotéine plasmatique de densité comprise entre 1,020 et 1,063.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques contenant environ 80 % de lipides, en majorité des esters de cholestérol, et 22 % de phospholipides choliniques, associés à une molécule d'apolipoprotéine B (dite apoB100). Ces lipoprotéines contiennent les 3/4 du cholestérol circulant et sont les principaux facteurs des athéromes.

Sigle  : LDL

lipoprotéine de densité intermédiaire l.f.

intermediate density lipoprotein

Lipoprotéine plasmatique de densité comprise entre 1,006 et 1,020, intermédiaire entre les LDL et les VLDL.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques qui est habituellement d'importance quantitative mineure, mais dont l'augmentation de teneur plasmatique peut entraîner des dépôts athéromateux. Elles proviennent de la dégradation incomplète des VLDL, voire de celle des chylomicrons, et leur composition est intermédiaire entre celles des LDL et des VLDL, avec une teneur en triglycérides variable.

Sigle  : IDL

lipoprotéine de haute densité l.f.

high density lipoprotein

Lipoprotéine plasmatique de densité comprise entre 1,063 et 1,210.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques contenant environ 50 % de lipides, constitués de phospholipides choliniques et d'esters de cholestérol en proportion presque équivalente, et 50 % de protéines, comprenant apolipoprotéine A-I en majorité, apolipoprotéine A-II, apolipoprotéines C-I, C-II, C-III, apolipoprotéine D, apolipoprotéine E, et d'autres protéines mineures. Il existe une grande hétérogénéité de cette fraction de HDL, la qualité et les proportions des constituants variant d'une particule à une autre. Il existe aussi une grande variabilité selon les individus normaux ou pathologiques : variations avec les conditions physiologiques, avec les conditions génétiques, avec les pathogénies.

Sigle  : HDL

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