constriction de l'artère pulmonaire l.f.
pulmonary artery banding
Technique de chirurgie cardiaque palliative destinée à réduire le débit excessif d’un shunt gauche-droit, à abaisser la pression artérielle pulmonaire et prévenir ainsi l’installation d’une résistance pulmonaire fixée.
Elle consiste à créer une sténose calibrée de l’artère pulmonaire en passant un lien autour de sa base puis en le serrant progressivement sous contrôle de la pression artérielle pulmonaire jusqu’à ce que celle-ci s’abaisse le plus près possible des chiffres normaux.
Elle peut constituer une opération d’attente chez des enfants trop jeunes pour une correction complète de la malformation cardiaque, ou une opération purement palliative si la malformation elle-même ne peut être corrigée.
[K3]
contusion pulmonaire l.f.
pulmonary contusion
Lésion du parenchyme pulmonaire sans déchirure nécessairement apparente, liée directement à un traumatisme et faite de ruptures alvéolaires ou bronchiolaires distales avec de multiples foyers hémorragiques et d'emphysème interstitiel.
Elle est présente dans près de la moitié des cas de volets thoraciques. L'œdème et le sang infiltrent aussi bien les espaces aériens qu'interstitiels. Sur les clichés radiographiques apparaissent dans les 6 premières heures des opacités irrégulières et floconneuses, non systématisées. Elles sont souvent méconnues sur un simple cliché radiographique mais bien vues sur les clichés tomodensitométriques pris en "fenêtre pulmonaire". Il s'agit d'opacités périphériques, focales ou multifocales parfois diffuses, les déchirures à l'intérieur de la contusion y apparaissent comme des cavités de 2 à 3 mm à l'intérieur de zones de condensation et de zones hémorragiques. Les zones contuses sont inaptes à assurer l'hématose et, sauf les zones périphériques œdémateuses, ne récupèrent pas et sont définitivement détruites.
[K1]
corps étranger pulmonaire l.m.
pulmonary foreign body
Corps étranger inclus dans le parenchyme pulmonaire, souvent métallique (projectile, éclats d'obus, de mine, de grenade) plus rarement végétal, voire vestimentaire.
Vu précocement, le corps étranger doit être extirpé du fait du risque de suppuration, d'hémoptysie.
Vu tardivement, devant une de ces complications, il faut enlever le territoire pulmonaire altéré avec le corps étranger. En l'absence d'atteinte du parenchyme, après un parfait repérage radioscannographique, le plus souvent on peut réaliser une extraction simple.
Cas exceptionnel, un corps étranger logé dans les vaisseaux du poumon impose son exérèse (par thoracotomie), sous clampage vasculaire, suivie de réparation du vaisseau. Le plus souvent, il s'agit de cathéters veineux rompus et migrés, dont l'extirpation est une semi-urgence.
[K1]
débit pulmonaire l.m.
pulmonary flow
Volume du sang éjecté par le ventricule droit par unité de temps.
Il est égal à la consommation d’oxygène divisée par la différence des teneurs en oxygène du sang des veines pulmonaires et du sang veineux mêlé. En l’absence de communication anormale des deux circulations, le débit pulmonaire est égal au débit systémique et au débit cardiaque. Dans les malformations avec shunt gauche droit, le débit pulmonaire est augmenté, et parfois de façon considérable. Il est égal à la consommation d’oxygène divisée par la différence des teneurs en oxygène du sang des veines pulmonaires et du sang veineux mêlé recueilli en aval de la communication anormale.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit sanguin pulmonaire l.m.
pulmonary blood flow rate
Volume du sang éjecté par le ventricule droit par unité de temps.
Il est égal à la consommation d’oxygène divisée par la différence des teneurs en oxygène du sang des veines pulmonaires et du sang veineux mêlé. En l’absence de communication anormale des deux circulations, le débit pulmonaire est égal au débit systémique et au débit cardiaque. Dans les malformations avec shunt gauche droit, le débit pulmonaire est augmenté, et parfois de façon considérable. Il est égal à la consommation d’oxygène divisée par la différence des teneurs en oxygène du sang des veines pulmonaires et du sang veineux mêlé recueilli en aval de la communication anormale.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
déchirure pulmonaire l.f.
pulmonary rupture
Rupture irrégulière de la plèvre et du poumon sous-jacent par un ou des fragments osseux costaux le plus souvent ; parfois, il s'agit d'un éclatement pulmonaire par hyperpression pouvant se prolonger vers les pédicules segmentaires et lobaires.
Les déchirures localisées à la corticalité entraînent une fuite aérienne importante et une hémorragie modeste rapidement colmatée le plus souvent. Le traitement est le drainage pleural irréversible. Dans les éclatements pulmonaires, s'ils atteignent les gros axes segmentaires vasculaires les fuites aériennes et sanglantes sont menaçantes. Elles nécessitent une intervention d'hémostase et d'aérostase urgente.
décortication pulmonaire l.f.
decortication of lung
Ablation d'une poche pleurale chronique plus ou moins infectée à parois épaisses, incarcérant le poumon sous-jacent.
L'épaississement de la plèvre pariétale est toujours plus important que celui de la plèvre pulmonaire. La pachypleurite est souvent calcifiée surtout dans les vieilles poches chroniques. Pour obtenir la réexpansion pulmonaire, il faut toujours enlever la totalité de la pachypleurite viscérale engainante et libérer le poumon de toute la paroi de l'hémithorax. L'ablation de la couenne pariétale est nécessaire mais au niveau de la cupule pleurale ou des récessus pleuraux, elle peut être partiellement abandonnée si n'existent pas de calcifications en ces zones. C'est une intervention hémorragique qui nécessite des malades en bon état général, bien préparés. L'ablation de la pachypleurite viscérale doit être faite minutieusement pour éviter les plaies pulmonaires et bronchiolaires. Les fuites aériennes alvéolaires simples se tarissent rapidement, au contraire des fuites bronchiolaires.
diffusion (capacité de) des poumons l.f.
diffusion lungs capacity
Rapport entre le débit d'un gaz g et sa différence de pression partielle motrice entre l'alvéole et le capillaire pulmonaire (ou plus exactement l'intérieur de l'hématie).
Elle se mesure en mL/min/mm de Hg, on l'exprime aussi maintenant en mL/min/hPa .
La formule
valable pour un alvéole, a été généralisée à l'ensemble des poumons bien qu'elle soit alors très approximative étant donné l'inhomogénité de la ventilation et de la circulation pulmonaires. Elle est pourtant utile en clinique pour caractériser les troubles de diffusion des gaz lors de leur passage de l'air au sang. A côté des éléments correspondants à la surface et à l'épaisseur de la membrane alvéolaire, figurés par Dm, il faut encore tenir compte du volume Qc du sang capillaire pulmonaire dans lequel le gaz se fixe avec une vitesse de fixation de sorte qu'on a (par analogie avec un circuit électrique :
formule qui explicite le rôle des deux éléments.
En pratique, la capacité de diffusion de l'oxygène, DLO2, peut difficilement se mesurer en régime stable à partir de la PaO2 en utilisant la formule initiale (la PaO2 est un peu plus faible que celle des capillaires pulmonaires) et de la PAO2, mal représentée par l'air de fin d'expiration, de sorte que cette mesure très approximative et peu fidèle n'est pratiquement pas utilisée en clinique.
Mais la formule initiale se simplifie pour les gaz qui, à très faible concentration, ont une très grande affinité pour l'hémoglobine, tel le monoxyde de carbone, CO, parce que la PCO est alors quasi-nulle à l'intérieur des globules rouges et la vitesse de fixation sur l'hémoglobine est très grande. On peut alors écrire :
DLCO = V'CO/PA CO.
Par conséquent la détermination de la capacité de diffusion des poumons au CO, plus facile à mesurer et mieux définie que la capacité de diffusion des autres gaz, sert de méthode de référence.
La DLCO est d'environ 40 mL/min/hPa au repos et de 44 mL/min/hPa à l'exercice chez le sujet normal. Elle est augmentée dans les cardiopathies avec court-circuit gauche-droit, diminuée légèrement au cours de la grossesse et fortement dans les pneumopathies.
La mesure de la DLCO se fait principalement par la méthode en apnée (Marie Krogh, 1915) ou par celle d'équilibration.
En ce qui concerne les autres gaz, notamment les gaz anesthésiques l'on se base sur les propriétés physiques du gaz considéré : masse moléculaire, solubilité dans la membrane (pratiquement celle dans l'eau). La capacité de diffusion est proportionnelle au coefficient de solubilité et inversement proportionnelle à la racine carrée de la masse moléculaire du gaz. On utilise la capacité de diffusion du CO, de masse moléculaire 28 comme référence : la formule donnée à l'article «diffusion», ci-dessus, devient pour un gaz g, de masse moléculaire Mg,
avec α CO = 0,0217 g/L à 37°C :
Etant donné tout ce qu'a de conventionnel la notion de capacité de diffusion pulmonaire, la généralisation de cette formule aux autres gaz que le CO ne peut donner qu'un ordre de grandeur. Pour l'azote, de masse moléculaire 28, le coefficient de proportionnalité, rapport des coefficients de solubilité, est égal à 0,67 et le rapport sous la racine est égale à l'unité, on a donc :
DLN2 = O, 67 DLCO.
Etant donné la grande solubilité du dihydroxyde de carbone dans l'eau (1,0522 g/L, soit 600 mL/L à 37°C), le CO2 a une capacité de diffusion de l'ordre de DLCO2 = 1500 mL/min/hPa, elle est 20 fois plus grande que celle de l'oxygène. De ce fait l'écart alvéolocapillaire de pression partielle de CO2 est très faible : pour un débit de dihydroxyde de carbone normal au repos, V'CO2 = 130 mL/min, l'écart alvéolo-capillaire du CO2 est inférieur à 0,1 mm de Hg, c'est-à-dire de l'ordre de grandeur des erreurs de mesure, ce qui justifie l'hypothèse d'Enghoff : PACO2 = PaCO2 .
August Krogh, prix Nobel de médecine en 1920 et Marie Krogh-Jørgensen, physiologistes danois (1910)
Syn. capacité de transfert pulmonaire, constante de diffusion pulmonaire
→ capacité, diffusion, diffusion pulmonaire (mesure de la), physiologie respiratoire (symboles de)
diffusion pulmonaire (mesure de la) l.f.
measure of the pulmonary diffusion
Les méthodes usuelles de mesure de la diffusion pulmonaire utilisent le monoxyde de carbone à faible concentration (de l'ordre de 0,2%), deux principales méthodes sont utilisées celle en apnée de Marie Krogh et celle en état stable.
Marie Krogh-Jørgensen, physiologiste danoise (1915)
[Méthode en état stable : le sujet respire dans un sac contenant le mélange chargé du CO et expire dans un autre sac. Lorsque la CO est stabilisée dans le second sac,on peut calculer la DLCO. Cette méthode est moins précise que la précédente du fait de l']
dirofilariose pulmonaire l.f.
pulmonary dirofilariasis
Helminthose provoquée par Dirofilaria immitis, filaire de carnivores susceptible de parasiter l'Homme en se localisant dans les vaisseaux pulmonaires.
D. immitis est un parasite cosmopolite du système cardio-vasculaire de carnivores, fréquent chez le Chien. Ses vecteurs sont des moustiques. Chez l'Homme, son évolution ne peut se poursuivre ; elle n'émet pas de microfilaires. La filaire se localise généralement dans les artères pulmonaires. Elle y entraîne une thromboses et donc un infarctus pulmonaire. L’infection humaine est le plus souvent asymptomatique ou se traduit par des signes respiratoires modérés et une hyperéosinophilie sanguine inconstante. La lésion granulomateuse abritant la filaire est généralement unique. L'examen radiologique montre une image de lésion nodulaire du parenchyme pulmonaire d'aspect pseudo-tumoral. Le traitement repose sur l'ablation chirurgicale de la lésion contenant le parasite.
→ dirofilariose, Dirofilaria, Dirofilaria immitis
distomatoses pulmonaires l.f.p.
paragonimiasis
Maladies parasitaires provoquées par des vers plats lancéolés (trématodes), normalement parasites de différents animaux.
Chez l’Homme, les principales espèces responsables sont Paragonimus westermani, P. heterotremus, P. uterobilateralis et P. siamensis. L’infestation fait suite à l’ingestion de crabes d’eau douce ou d’écrevisses contenant les formes infestantes (métacercaires) du parasite. Les paragonimoses sont observées uniquement en Extrême-Orient et dans certaines régions d’Afrique et d’Amérique latine. Elles provoquent des signes respiratoires (toux, hémoptysies, crachats « rouillés ») simulant la tuberculose jusque dans ses images radiologiques.
Étym. distome : deux bouches, confondues avec les deux ventouses de la douve
Syn. paragonimoses
ductance pulmonaire l.f.
fractional uptake coefficient
Différence entre la quantité de monoxyde de carbone (CO) dans l'air inspiré et l'air expiré.
Mesure simple mais grossière pour apprécier la capacité de transfert de la membrane alvéolocapillaire.
dysplasie bronchopulmonaire l.f.
broncho-pulmonary dysplasia
Complication consécutive aux ventilations assistées en pression positive lors de la maladie des membranes hyalines du prématuré, entravant la croissance des alvéoles pulmonaires.
Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner
échinococcose pulmonaire primitive l.f.
primitive lungwort echinococcosis
Syn. hydatidose pulmonaire primitive
→ hydatidose pulmonaire primitive
[D1,,K1]
Édit. 2019
élastance pulmonaire
pulmonary elastance
Variation de pression permettant la variation de volume pulmonaire d'une unité qui reflète la résistance à l'expansion du tissu pulmonaire.
Lorsqu'on insuffle un poumon, il gonfle, son volume augmente et l'élastance diminue. En d'autres termes, l'élastance reflète la résistance à l'augmentation du volume du poumon. C'est l'inverse de la compliance.
[B1, K1]
Édit. 2019
embolie pulmonaire l.f.
pulmonary embolism
Obstruction d’une ou de plusieurs branches de l'artère pulmonaire secondaire à la migration et à l’arrêt d’un embole.
L’embolie pulmonaire est le plus souvent cruorique, secondaire à la migration d’un caillot détaché d'un thrombus des veines profondes des membres inférieurs. Elle peut être unique ou multiple (pluie de petits emboles), isolée ou récidivante.
Les facteurs de risque les plus fréquents sont la stase veineuse liée à l’immobilisation au décours de la chirurgie, d'un traumatisme (en particulier lors de fractures du membre inférieur), d'un voyage en avion, d'une insuffisance cardiaque ou respiratoire. La grossesse, la contraception orale, le cancer et certaines anomalies congénitales ou acquises de la coagulation sont d'autres causes de thromboses veineuses.
L'estimation de la probabilité clinique d'embolie pulmonaire peut être fondée sur le score de Genève qui prend en compte les facteurs de risque, les symptômes et les signes cliniques. Les facteurs de risque sont : l’âge supérieur à 65 ans (1), les antécédent de maladie thrombo- embolique (3), la chirurgie sous anesthésie générale ou une fracture d'un membre inférieur le mois précédent (2), un cancer actif ou rémission depuis moins d’un an (2). Les symptômes sont la douleur au niveau d'un membre inferieur (3), une hémoptysie (3). Les signes cliniques sont une fréquence cardiaque: de 75 à 94 (3), supérieure ou égale à 95(5), une douleur sur un trajet veineux d’un membre inférieur (4). La probabilité est faible pour un score de 0 à 3, intermédiaire de 4 à 10 et forte à partir de 11.
Les complications de l’embolie pulmonaire sont l’insuffisance ventriculaire droite aigüe qui peut être mortelle, la récidive, l’infarctus pulmonaire et le développement d’une hypertension artérielle pulmonaire chronique. Le traitement anticoagulant est indispensable pour prévenir les récidives et limiter l’extension du thrombus: héparine puis antivitamine K. Un traitement thrombolytique est indiqué dans les embolies pulmonaires massives et hémodynamiquement instables. Les embolies massives, menaçantes pour la vie, peuvent si elles ne répondent pas rapidement au traitement médical nécessite une désobstruction chirurgicale (opération de Trendelenburg).
Les embolies pulmonaires non cruoriques sont beaucoup plus rares. L’embolie graisseuse est liée au passage dans la circulation de gouttelettes de moelle osseuse au cours de certaines fractures, en particulier de la diaphyse fémorale. L’embolie gazeuse résulte de l’introduction de bulles d’air dans la circulation à la suite d’un traumatisme ou d’un geste thérapeutique. L’embolie amniotique est due au passage de liquide amniotique dans la circulation maternelle lors d’un accouchement difficile. L’embolie septique est généralement consécutive à une endocardite du cœur droit. L’embolie tumorale est une obstruction diffuse du lit artériel pulmonaire par des emboles tumoraux.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolisation, embolie graisseuse, embolie gazeuse, embolie amniotique, phlébite, thrombose, embolie pulmonaire (examen isotopique de l'), embolie pulmonaire puerpérale, score de Genève, hémoptysie, héparine, médicament anticoagulant, opération de Trendelenburg, endocardite
[K1, K2, K4]
Édit. 2019
examen isotopique de l'embolie pulmonaire l.m.
isotopic examination of pulmonary embolism
Examen uitilisé pour la surveiller l’évolution d'une embolie pulmonaire et pour affirmer sa guérison.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ scintigraphie pulmonaire par perfusion et par ventilation, embolie pulmonaire
[B2, K1, K2, K4]
Édit. 2019
embolie pulmonaire puerpérale l.f.
puerperal pulmonary embolism
Passage dans la circulation systémique maternelle d’un caillot au décours de l’accouchement.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
[K1, K2, K4, O3]
Édit. 2019
espace alvéolaire pulmonaire l.m.
alveolar space.
Espace des voies aériennes qui participe à l'hématose.
Il est contenu dans les lobules pulmonaires et correspond aux bronchioles et aux alvéoles qui participent à l'hématose. Des alvéoles qui ne sont pas perfusées font partie de l'espace mort.
L’absence de perfusion ou de ventilation d’alvéoles définit l’espace mort.
→ air alvéolaire, bronchiole, espace mort, espace mort (effet d'), lobule pulmonaire
[K1,C2]
Édit. 2018
exérèse pulmonaire élargie l.f.
extended lobectomy, extended pneumonectomy
Ablation d'un lobe ou d'un poumon associée à celle d'une portion de la paroi thoracique (diaphragme, paroi thoracique latérale, cupule pleurale) ou de la veine cave supérieure, du péricarde, voire d’une collerette de l'atrium gauche.
On a pu aussi proposer des résections limitées de l'œsophage, et même d'un corps vertébral.
Il s'agit plus souvent de pneumonectomie que de lobectomie. Cet élargissement augmente la difficulté des suites opératoires et la gravité du pronostic dans l'immédiat et à distance. Mais actuellement, dans des cancers sans métastases, il n'existe pas d'autres traitements à visée curative.
De petites tumeurs malignes de la bronche principale proche de la carène en particulier à droite peuvent nécessiter une pneumonectomie avec résection de la carène et réimplantation de la bronche principale gauche dans la trachée.
→ résection de la bifurcation trachéobronchique
[K1,K3]
Édit. 2018
face pulmonaire droite/gauche du cœur l.f.
facies pulmonalis dextra/sinistra cordis (TA)
right/left pulmonary surface of heart
→ cœur
[A1]
Édit. 2017
fenêtre aorticopulmonaire l.f.
[B2,K1]
Édit. 2018
fibrose pulmonaire l.f.
pulmonary fibrosis
Remplacement d'un tissu fonctionnel par des cellules conjonctives (fibroblastes, myofibroblastes, cellules musculaires lisses) et par la matrice extracellulaire produite par ces cellules (travées de collagène, élastine, protéoglycanes, etc.).
Le processus de fibrose peut être localisé, telle la cicatrice d'une pneumopathie infectieuse, ou diffus avec atteinte bilatérale des poumons, correspondant alors à une fibrose pulmonaire interstitielle diffuse. Dans les maladies interstitielles, selon l'étiologie, le pourcentage d'évolution vers la fibrose pulmonaire varie : 5% dans la sarcoïdose, 25% dans l'histiocytose X, 100% dans les fibroses pulmonaires idiopathiques, par exemple.
→ fibrose pulmonaire idiopathique, fibrose pulmonaire interstitielle diffuse, fibrose pulmonaire médicamenteuse
[K1]
Édit. 2018
fibrose pulmonaire cryptogénétique l.f.
Syn. fibrose pulmonaire idiopathique
→ fibrose pulmonaire idiopathique
[K1]
Édit. 2018
fibrose pulmonaire idiopathique l.f.
idiopathic pulmonary fibrosis, cryptogenic fibrosis alveolitis, idiopathic interstitial fibrosis
Maladie pulmonaire infiltrative diffuse aboutissant à une fibrose pulmonaire interstitielle diffuse.
La fibrose pulmonaire idiopathique, survenant après 40 ans, à caractère familial, est liée à la mutation des gènes TERT, TERC ou RTEL1 et entre dans le cadre des téloméropathies. Elle peut s’associer à d’autres atteintes telles que l’aplasie médullaire ou la dyskératose congénitale.
Les particularités sémiologiques, l'évolution et l'absence de cause sous-jacente permettent de conclure au caractère autonome, primitif ou idiopathique de l'affection. Le pronostic de cette affection est très réservé avec une survie médiane de 3,8 ans chez des patients de 65 ans et plus. De nombreux patients décèdent de défaillance respiratoire hypoxémique chronique,
Deux médicaments apportent une amélioration de l'évolution de cette pathologie :
Nintedanib un inhibiteur de la tyrosine kinase qui cible la voie du facteur de croissance
Pirfenidone, par son effet anti-inflammatoire et antifibrotique incluant une inhibition de la synthèse du collagène
Ces deux produits ont une efficacité équivalente
D. J. Lederer, médecin américain (2018)
Syn. fibrose pulmonaire primitive, fibrose pulmonaire cryptogénétique
→ fibrose pulmonaire, téloméropathies, TERT, TERC, RTEL1, aplasie médullaire, dyskératose congénitale
[Q2,K1,F1,J1, G5]
Édit. 2018