corne antérieure l.f.
anterior horn of the spinal cord
[H5]
Édit. 2015
corne antérieure de la moelle spinale l.f.
cornu anterius medullae spinalis (TA)
anterior horn of spinal cord, ventral horn of spinal cord
Formation grise de la moelle qui s’étend, en avant du canal central de la moelle spinale sous forme d’un renflement de part et d’autre du sillon médian ventral de la moelle.
La tête de la corne est à l’origine des fibres radiculaires antérieures. La base se continue par la substance intermédiaire latérale (commissure grise) et est à l’origine des fibres végétatives.
Syn. anc. corne frontale de la moelle spinale, corne motrice de la moelle spinale.
[H5]
Édit. 2015
corne antérieure du ventricule latéral l.f.
cornu frontale ventriculi lateralis, cornu anterius ventriculi lateralis (TA)
frontal horn of lateral ventricle, anterior horn of lateral ventricle
Prolongement antérieur du ventricule latéral qui se dirige presque horizontalement d’avant en arrière.
Il est constitué d’une portion antérieure limitée en avant et en haut par les radiations antérieures du corps calleux, latéralement par la tête du noyau caudé, médialement par le septum pellucidum, et d’une portion postérieure ou corps du ventricule. Le plafond de cette dernière portion est constitué par les radiations horizontales du corps calleux, sa paroi latérale par le corps du noyau caudé, sa paroi médiale par le septum pellucidum. Le plancher relie la lamina affixa au bord latéral du trigone en comprenant dans sa partie moyenne les formations choroïdiennes latérales au-dessus du thalamus. A l’union des portions antérieure et postérieure s’ouvre le foramen interventriculaire.
Syn. corne frontale du ventricule latéral
[H5]
Édit. 2015
corne cutanée l.f.
cutaneous horn
Lésion cutanée fréquente du sujet âgé, fortement hyperkératosique et dont la hauteur de la masse kératinisée dépasse la moitié du diamètre le plus important.
L'examen histologique peut montrer divers processus pathologiques sous le cône de kératine : il s'agit le plus souvent d'une kératose actinique, mais aussi parfois d'une verrue séborrhéique hyperkératosique, d'une maladie de Bowen ou d'un carcinome spinocellulaire dyskératosique. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale, qui amène la guérison.
J. T. Bowen, dermatologue américain (1912)
Syn. cornu cutaneum,
[J1]
corne d'Ammon l.f.
cornu ammonis, hippocampus proprius (TA)
Ammon’s horn, hippocampus proper
Bourrelet blanc en forme de croissant, concave en dedans et plus large en avant qu’en arrière, qui, avec le corps bordant, constitue la paroi inférieure de la corne temporale du ventricule latéral.
Il est soulevé par le profond sillon de l’hippocampe qui le sépare de la circonvolution de l’hippocampe (cinquième circonvolution temporale). Son extrémité antérieure ou tête se confond en dehors de l’uncus de l’hippocampe avec la substance blanche du lobe temporal. Son extrémité postérieure ou queue, unie au corps bordant, se continue avec le pilier postérieur du trigone.
F. von Ammon, ophtalmologiste et anatomo-pathologiste allemand (1799-1861)
Syn. pied de l’hippocampe, pes hippocampi (PNA), hippocampe proprement dit
[H5]
Édit. 2015
corne de l'utérus l.f.
cornu uteri (TA)
uterine horn
Chacun des deux angles latéraux de la cavité utérine normale chez la femme, au point d’implantation de la trompe utérine.
En cas de duplication de l’utérus chez la femme, chacun des segments de l’utérus auxquels aboutit l’une des deux trompes utérines : utérus bicorne. Cette disposition est normale chez certaines espèces animales.
[A1,O3]
Édit. 2015
corne inférieure du cartilage thyroïde l.f.
cornu inferius cartilaginis thyroidea (TA)
inferior horn of thyroid cartilage
Petite apophyse qui prolonge vers le bas le bord postérieur du cartilage thyroïde.
Incurvée en dedans, elle s’articule avec la facette thyroïdienne de l’arc cricoïdien.
Syn. anc. petite corne du cartilage thyroïde
[H5]
Édit. 2015
corne inférieure du rebord falciforme du hiatus saphène l.f.
cornu inferius marginis falciformis hiatus saphenus, crus inferius marginis falciformis hiatus saphenus (TA)
inferior horn of falsiform margin of saphenous opening
Partie inférieure du rebord falciforme du hiatus saphène (ancien ligament d’Allan Burns) sur lequel d’appuie la crosse de la veine saphène interne dans sa traversée du fascia criblé.
[H5]
Édit. 2015
corne latérale de la moelle spinale l.f.
cornu laterale medullae spinalis (TA)
lateral horn of spinal cord
Saillie de la face latérale de la région latérale intermédiaire de la substance grise de la moelle.
Elle est identifiable seulement sur les coupes de la moelle thoracique de C8 à L2.
Syn. Anc. corne moyenne de la moelle spinale, tractus intermedio lateralis
[H5]
Édit. 2015
corne postérieure l.f.
posterior horn of the spinal cord
[H5]
Édit. 2015
corne postérieure de la moelle spinale l.f.
cornu posterius medullae spinalis (TA)
posterior horn of spinal cord, dorsal horn of spinal cord
Extrémité postérieure de la substance grise de la moelle située de chaque côté en arrière du canal central de la moelle spinale.
Etroite et allongée sur les coupes horizontales de la moelle, elle comprend trois parties : la base qui se continue avec la commissure grise ; le col ; la tête recouverte d’un croissant gris, la substance gélatineuse doublée par l’étroite couche zonale (de Waldeyer). Une lame blanche, le tractus dorso-latéral, s’interpose entre le sillon dorso-latéral de la moelle spinale et la couche zonale. La corne postérieure est formée par les noyaux de relais des voies sensitives courtes et moyennes, extéroceptives, nociceptives, proprioceptives et intéroceptives.
Syn. anc. corne sensitive de la moelle spinale
[H5]
Édit. 2015
corne postérieure du ventricule latéral l.f.
cornu occipitale ventriculi lateralis, cornu posterius ventriculi lateralis (TA)
occipital horn of lateral ventricle, posterior horn of lateral ventricle
Portion postérieure du ventricule latéral, s’étendant du carrefour ventriculaire jusqu’à trois centimètres en avant du pôle occipital.
Elle décrit une courbe à concavité médiale. Elle est limitée par deux parois : une paroi dorso-latérale ou voûte répondant au tapis du corps calleux et aux radiations optiques ; une paroi médiale ou base soulevée par le fond du sillon calcarin.
Syn. anc. cavité ancyroïde du ventricule latéral, cavité digitale du ventricule latéral
[H5]
Édit. 2015
corne sacrale l.f.
cornu sacrale (TA)
sacral cornu, sacral horn
Chacune des deux petites colonnes osseuses qui bordent latéralement le hiatus sacral.
Elles résultent de la bifurcation de l’extrémité inférieure de la crête sacrale médiane à hauteur du troisième ou quatrième foramen sacré dorsal.
[A1]
Édit. 2015
corne supérieure du cartilage thyroïde l.f.
cornu superius cartilaginis thyroidea (TA)
superior horn of thyroid cartilage
Processus qui prolonge vers le haut le bord postérieur du cartilage thyroïde.
Son sommet donne insertion au ligament thyro-hyoïdien latéral.
Syn. anc. grande corne du cartilage thyroïde
[A1]
Édit. 2015
corne supérieure du rebord falciforme du hiatus saphène l.f.
cornu superius marginis falciformis hiatus saphenus, crus superius marginis falciformis hiatus saphenus (TA)
superior horn of falsiform margin of saphenous opening
Partie supérieure du rebord falciforme du hiatus saphène (ancien ligament d’Allan Burns) sur lequel d’appuie la crosse de la veine saphène interne dans sa traversée du fascia criblé.
[A1]
Édit. 2015
corne temporale du ventricule latéral l.f.
cornu temporale ventriculi lateralis, cornu inferius ventriculi lateralis (TA)
temporal horn of lateral ventricle, inferior horn of lateral ventricle
Prolongement inférieur du ventricule latéral qui s’étend d’arrière en avant, dans le lobe temporal, depuis le carrefour ventriculaire.
Sa paroi latérale est constituée par le tapis du corps calleux, sa paroi dorsale par la queue du noyau caudé et la strie terminale, sa paroi ventrale par le hippocampe. Sa paroi médiale répond à la partie latérale de la fissure transverse du cerveau.
Syn. anc. corne sphénoïdale du ventricule latéral.
[H5]
Édit. 2015
corne utérine l.f.
uterine horn
Partie du muscle utérin où s'abouche la trompe de Fallope, sur l'ostium uterinum.
Les cornes utérines se trouvent à la jonction des faces antérieure et postérieure du fond et des bords latéraux de l'utérus. A la face externe de l'organe convergent le ligament utéro-ovarien et le ligament rond. Le terme de corne utérine est tiré de l'embryologie, la fusion des canaux müllériens laissant persister comme deux cornes séparées sur le fond utérin.
G. Fallope, anatomiste italien (1523-1562)
[A1,O3]
Édit. 2015
corne utérine prédominante l.f.
dominant uterine horn
Asymétrie congénitale du fond utérin avec une différence de profondeur au profit de la corne dite prédominante.
[A1,Q2]
Édit. 2015
corne utérine rudimentaire l.f.
rudimentary uterine horn
Cavité borgne de petit volume, prolongée par une trompe, résultant de l'agénésie partielle d'un canal de Müller.
Adjacente à l'hémi-cavité utérine normale, sans communication avec le vagin, elle peut être le siège d'une grossesse qui évoluera comme une grossesse ectopique.
[Q2,O3]
corne iliaque l.f.
coxal horn
Formation osseuse faisant saillie sur la face postérolatérale des ailes iliaques décelables dans certaines dysplasies ostéocartilagineuses en particulier l’ostéo-onychodysostose (nail-patella syndrome).
Elle est le plus souvent bilatérale et symétrique un peu en dehors de l’articulation sacro-iliaque, décelable dès la naissance et accompagne les autres anomalies de l’appareil rotulien et des ongles caractéristiques de cette dysplasie.
[I5,O1]
corona seborrhoeica l.f.
corona seborrhoïca
Couronne séborrhéique.
Aspect particulier que prennent certaines formes de séborrhées (croûtes graisseuses du cuir chevelu), quand la lésion, partie du cuir chevelu, gagne le front, où elle s’arrête par un bord net, recouvert de 1 à 2 cm de largeur.
[J1]
corps étranger articulaire l.m.
loose body
1) Fragment ostéocartilagineux provenant d'un foyer de nécrose osseuse localisée, séquelle d'une ostéochondrite disséquante au stade de séquestration et libéré dans l'articulation.
Son revêtement fibrocartilagineux et sa forme ovalaire lui donnent une mobilité intraarticulaire qui lui vaut son nom de souris articulaire.
2) Élément libre ou fixé situé dans une articulation, d'origine intrinsèque (fracture ostéochondrale, synovite) ou extrinsèque (par pénétration accidentelle).
Syn. ostéochondrite disséquante
[I1,I2]
corps étranger intra-oculaire (repérage d'un - par déplacement du regard) l.m.
intraocular foreign body (physiological method of localisation by eye moving projection)
Technique radiologique de repérage d’un corps étranger intraoculaire radio-opaque. Des clichés sont réalisés en incidence d’orbite dans les quatre directions cardinales du regard, qui permettent de différencier un corps étranger situé dans le segment antérieur de l’œil (déplacement du corps étranger dans le même sens que les mouvements oculaires) par rapport à un corps étranger situé dans le segment postérieur de l’œil (déplacement du corps étranger dans le sens contraire des mouvements oculaires).
Cette technique est devenue désuète avec la facilité d’obtention d’une tomodensitométrie en coupes millimétriques selon le plan neuro-oculaire.
[P2]
corset orthopédique l.m.
spinal orthosis
Appareil de correction et de maintien d’une déformation ou d’une posture anormale du rachis.
Le terme orthopédique est ordinairement réservé aux corsets fabriqués et adaptés par un appareilleur, comportant ou non une armature métallique.
[I2,B3]
corticotropine n.f.
corticotropin, adrenocorticotropic hormone
Hormone sécrétée par les cellules α du lobe antérieur de l'hypophyse, qui stimule la sécrétion des gluco-corticostéroïdes surrénaliens, ainsi que des autres corticostéroïdes (androgènes et minéralo-corticoïdes).
C'est un polypeptide de 39 aminoacides, de masse moléculaire d'environ 5 kDa, provenant du clivage de la pro-opiomélanocortine. Dans le lobe intermédiaire de l'hypophyse, elle peut être clivée en deux peptides, l'α -MSH de 13 aminoacides, et un peptide CLIP (corticotropin like intermediate peptide) de 21 aminoacides encore actif sur la cortico-surrénale.
Elle est utilisée dans l'exploration de la fonction cortico-surrénalienne, par dosage de la cortisolémie plasmatique, et en cas d'œdème cérébral chez des patients dont la fonction surrénalienne est normale.
Les accidents allergiques provoqués par la corticotropine naturelle ne sont plus à craindre avec le tétracosactide de synthèse constitué par les 24 derniers acides aminés de l'hormone naturelle.
Le dosage de l’ACTH est effectué par méthode radio-immunologique ou électro-chimio-luminescence. Sa sécrétion est pulsatile et sa concentration varie au cours de la journée, maximale le matin puis diminuant au cours de la journée. L’interprétation des dosages statiques est donc délicate et elle est plutôt dosée au cours de tests dynamiques.
Étym. cortico, de la corticosurrénale ; gr. tropos : direction, vers
Sigle ACTH
[H1,O4]