cervicopexie vésicale l.f.
vesical cervicopexy
Syn. cervicocystopexie
[O3,O2]
césarienne extrapéritonéale l.f.
extraperitoneal cesarean section
Technique d’intervention césarienne qui était réservée aux cas d'infection intra-utérine, pour éviter la contamination de la grande cavité péritonéale.
La technique consistait à éviter de pénétrer dans la cavité péritonéale, en disséquant l'espace de Retzius pour décoller le péritoine vésico-utérin et inciser l’utérus en dehors de la cavité péritonéale. Elle est aujourd’hui rendue inutile par l’usage des antibiotiques.
[O3]
cétodécarboxylase n.f.
ketodecarboxylase
Enzyme catalysant la décarboxylation d'un acide α-cétonique (α-cétodécarboxylase) ou β-cétonique (β-cétodécarboxylase).
[C1]
cétohexose n.m.
ketohexose
Hexose à fonction cétone ; le fructose, le sorbose, l'allulose sont des cétohexoses naturels.
[C1]
cétostéroïde n.m.
ketosteroid, oxosteroid
Stéroïde possédant une fonction cétone, p. ex. 17-cétostéroïde
[C1]
chaîne ganglionnaire mammaire externe de Rouvière l.f.
H. Rouvière, anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1932)
→ nœuds lymphatiques axillaires pectoraux
[A1]
champ d'exploration l.m.
field of view
[B2,B3]
Édit. 2018
champ exploré l.m.
field of exploration
Espace utile qu'un détecteur ou un appareil d'imagerie est capable d'explorer au cours d'un examen.
[B1,B2]
chancre donovanien l.m.
donovanosis chancre
Ulcération en plateau siégeant sur la région génitale, représentant un des aspects cliniques de la donovanose, pouvant simuler un chancre syphilitique.
Syn. granulome ulcéreux génital
[D1, J1]
chancre mixte l.m.
chancre of mixed type
Forme de chancre devenue rare due à l'association par inoculation, généralement simultanée, d'un chancre syphilitique dû à Treponema pallidum et d'un chancre mou dû à Haemophilus ducreyi.
Certains ont étendu ce terme à d'autres ulcérations génitales combinées.
[D1,J1]
chancre redux l.m.
redux chancre
Ulcération survenant en période secondaire sur l'emplacement d'un chancre syphilitique non traité qui a disparu depuis plusieurs semaines ou même depuis quelques mois.
Étym. lat. redux : qui est de retour
[D1,J1]
chancre scabieux l.m.
scabious chancre
Lésion papuleuse ou papulosquameuse ou papulocrouteuse, prurigineuse, représentant une localisation de la gale sur les organes génitaux et dont le diagnostic différentiel se pose avec un chancre syphilitique, surtout si cette lésion est unique.
→ gale
[D1,J1]
chancre tuberculeux l.m.
tuberculous chancre
Manifestation rare d'une primo-infection par Mycobacterium tuberculosis à inoculation cutanée, le plus souvent sur la joue, se traduisant par une ulcération plus ou moins arrondie, de 1 à 3 cm de diamètre, à fond décollé, sans caractère spécifique, mais accompagnée d'une adénopathie satellite qui, en l'absence de traitement, tend à se fistuliser.
Le bacille de Koch est mis en évidence dans l'ulcération et dans son ganglion satellite.
[D1,J1]
chapeau mexicain l.m.
[B2]
charbon n.m.
anthrax
Toxiinfection des herbivores due à Bacillus anthracis, ou bactéridie charbonneuse, infectant occasionnellement l'Homme, caractérisée par l'apparition, après une incubation de un à cinq jours, au point d'inoculation, de la pustule maligne ou de l'œdème malin avec, secondairement, des signes généraux.
Il existe également une forme pulmonaire (charbon pulmonaire), secondaire à l'inhalation de spores de B. anthracis, de pronostic grave et une forme intestinale (charbon intestinal), provoquée par l'ingestion de viande infectée, qui se traduit par une gastroentérite aigüe.
Le diagnostic de cette anthropozoonose, devenue rare, est facilement porté par la mise en évidence de la bactéridie charbonneuse et le traitement par la pénicilline G évite une évolution qui, sinon, pourrait être mortelle.
Les spores de Bacillus anthracis, très résistantes dans le milieu extérieur, représentent l'un des agents microbiens les plus redoutés du bioterrorisme.
C. J. Davaine, bactériologiste français, membre de l’Académie de médecine (1863)
Étym. lat. carbo : charbon
[D1]
charbon bactérien l.m.
anthrax, malignant pustule
Pustule charbonneuse ou pustule maligne.
Locution désuète.
Étym. lat. carbo : charbon
[D1]
charbon pulmonaire l.f.
pulmonary anthrax
Pneumonie causée par l'inhalation de spores du bacille du charbon (Bacillus anthracis).
L'incubation est d'un jour à une semaine. Non traitée, la pneumonie a une mortalité de 90%.
Actuellement très rare dans nos pays, la maladie se voit chez les dockers ayant manipulé de la poudre d'os, de la laine ou des poils de chèvre issus d'animaux morts du charbon. La maladie peut réapparaître sur une grande échelle par l'action de terroristes : un petit avion équipé pour la pulvérisation agricole, est capable de disperser 100 kg de spores de charbon, mais la préparation de telles spores susceptibles d'être pulvérisées en aérosol est trop délicate pour être faite par des amateurs. Il pourrait répandre ainsi l'équivalent de 3 millions de doses létales.
Outre la forme pulmonaire il existe des formes digestives (ingestion de viande charbonneuse) et méningée. Les formes cutanées (pustule charbonneuse) sont moins graves (mortalité 10 à 20%) mais les pustules malignes se compliquent de septicémie.
Il n'y a pas de contagion interhumaine. Le bacille est très sensible à la pénicilline et aux antibiotiques. La vaccination est très efficace (obligatoire en France pour les animaux), mais en Asie notamment, le charbon est encore très répandu dans les troupeaux de chèvres. Mais des laboratoires militaires spécialisés ont étudié la production de souches de charbon pour lesquels il faudrait un vaccin spécifique.
Étym. lat. carbo : charbon (nom donné à la maladie à cause de la couleur de la pustule charbonneuse)
[D1,K1]
Charcot-Leyden (cristaux de) l.m.p.
Charcot-Leyden crystals, Zenker’s crystals, leukocytic crystals
Cristaux octaédriques bipyramidaux composés de lysophospholipides associés à des membranes éosinophiles.
Ils proviennent probablement de granules des éosinophiles, par réarrangement dans les macrophages des produits membranaires dégénérés. Leur présence dans les selles est un élément d’orientation en faveur de nématodoses digestives.
J-M. Charcot, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1857) ; E. von Leyden, médecin interniste allemand (1872)
[A2]
Charlevoix (maladie de) l.f.
Charlevoix’s disease
Eva Andermann, neurologue canadienne (1972)
Étym. Charlevoix : district du Québec au Canada
[H1]
Charlevoix-Saguenay (ataxie spasmodique de) l.f.
Charlevoix-Saguenay's ataxia
Hérédodégénérescence rare, décrite au sein d'une population du Québec originaire de Charlevoix et du Saguenay.
Le tableau clinique associe neuropathie axonale et agénésie du corps calleux.
[H1]
charnière rectosigmoïdienne l.f.
recto sigmoidal flexure
Angulation située à l'union du rectum et du côlon sigmoïde, située entre 14 et 18 cm de la marge anale chez l'adulte.
Cette charnière se situe au-dessus du niveau de réflexion du péritoine. Son angulation plus ou moins marquée et une éventuelle hyperpression à ce niveau joueraient un rôle dans le développement de la diverticulose sigmoïdienne.
[A1]
chaux n.f.
lime, calx
Hydroxyde de calcium. Ca(OH)2, base forte obtenue par action de l'eau sur l'oxyde de calcium CaO, dit aussi « chaux vive ».
Un peu soluble dans l'eau, qui peut en dissoudre 1,2 g/L, sa suspension aqueuse constitue l'« eau de chaux ».
Étym. lat. calx
[C1]
chaux sodée l.f.
soda lime
Granulés de chaux vive, éteinte dans une lessive de soude, utilisés pour l'absorption dudioxyde de carbone (CO2) produit par la respiration dans les enceintes ou les systèmes clos (circuits anesthésiques, scaphandres en circuit fermé, sous-marins, etc.).
La chaux sodée se présente sous forme de grains composés de 80% de chaux, Ca(OH)2, de 4% de soude, NaOH, 1% de potasse, KOH, et de 15% d'eau. Un indicateur coloré permet de suivre le processus d'absorption du CO2 afin d'en marquer la limite d'efficacité. Des adjuvants siliceux durcissent le grain et empêchent la formation d'une poudre caustique capable de produire des lésions de l'appareil respiratoire.
La chaux sodée est utilisée dans des récipients placés sur le circuit où circule l'air à régénérer. En anesthésie, les absorbeurs des systèmes respiratoires (circuits ou va-et-vient d'anesthésie), ont l'avantage d'humidifier et de réchauffer le mélange inhalé, mais il y a risque d'hypercapnie si l'on ne contrôle pas continuellement l'efficacité de la chaux.
Étym. lat. calx ; gr. chalix : caillou, chaux.
→ absorbeur de dioxyde de carbone (gaz carbonique), systèmes anesthésiques
[C1, G1]
Édit. 2018
chef huméral du muscle extenseur ulnaire du carpe l.m.
caput humerale musculi extensoris carpi ulnaris (TA)
humeral head of extensor carpi ulnaris
Chef du muscle extenseur ulnaire du carpe qui s’insère sur l’épicondyle latéral de l’humérus.
[A1]
chef huméral du muscle fléchisseur ulnaire du carpe l.m.
caput humerale musculi flexoris carpi ulnaris (TA)
humeral head of flexor carpi ulnaris
Chef du muscle fléchisseur ulnaire du carpe qui s’insère sur l’épicondyle médial de l’humérus.
[A1]