Pouliquen (sonde ou canule de) l.f.
enema tip with retaining balloon
Canule rectale, en caoutchouc semirigide, entourée d'un ballonnet gonflable et destinée à la réalisation d'un lavement baryté chez les insuffisants sphinctériens et chez les enfants suspects d'invagination iléocœcale.
E. Pouliquen, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1878-1960)
pourpre rétinien l.m.
visual purple
Coloration de la membrane rétinienne due à la teinte rosée de la rhodopsine des cellules en bâtonnets.
Elle se produit dans l’obscurité quand le 11-cis rétinal est uni à l’opsine pour former la rhodopsine. A la lumière il se produit une décoloration par dissociation de la rhodopsine en opsine et tout-trans-rétinal ; cette réaction est réversible avec reconstitution de la rhodopsine..
Syn. erythropsine
pouvoir d'arrêt l.m.
pouvoir de ralentissement l.m.
stopping power
Représente le taux de perte d’énergie d’une particule ionisante en un point de sa trajectoire, c'est-à-dire le rapport dT/dx, où dT est l'énergie perdue par la particule en parcourant une longueur dx dans le milieu.
Il s’exprime habituellement en keV/µm. On distingue le pouvoir de ralentissement par collision correspondant à l’ensemble des pertes d’énergie subies par la particule dans les collisions avec les électrons du milieu en parcourant
1 micromètre, et le pouvoir de ralentissement par radiation correspondant aux photons de freinage.
Syn. (déconseillé) : pouvoir d'arrêt
précipité rétrocornéen l.m.
keratic precipitate
Dépôt généralement multiple sur l'endothélium cornéen, rond ou en forme d'haltère ou d'étoile, groupé d'abord sous forme d'un disque central ou d'un anneau périphérique, symptomatique d'une inflammation plus ou moins grave, pouvant détruire l'endothélium et entraîner une opacité définitive de la cornée.
Il fait partie du tableau des kératites interstitielles mais peut aussi s'observer dans les inflammations de l'uvée (uvéite, cyclite, iritis).
précipité rétrocornéen en graisse de mouton l.m.
mutton-fat precipitate
Groupe de volumineux précipité, souvent aggloméré, observé dans les kérato-uvéites tuberculeuses sévères.
préhypocrétines n.f.p.
pression de clôture uréthrale l.f.
urethral closure pressure
Différence entre la pression uréthrale maximum et la pression vésicale.
Le gradient de pression uréthrale est un facteur de continence.
prétectum n.m.
pretectum
Noyau situé à la jonction du tronc cérébral et du mésencéphale, accolé au colliculus supérieur, impliqué dans les mouvements oculaires réflexes et l'accommodation.
prétibial adj
pretibial
En avant du tibia.
pretium doloris l.m.
Syn. obsolète : souffrances endurées
Sigle : PD (obsolète)
profil de pression uréthrale l.m.
urethral pressure profile
Courbe des valeurs de la pression intra-uréthrale, tout au long de l'urèthre.
L'urèthre n'étant pas une cavité mais un canal virtuel, la pression intra-uréthrale n'a pas la même valeur au long de son trajet, du col vésical au méat. La valeur maximum se situe en regard du sphincter strié. Chez l'homme, elle est précédée d'un plateau plus ou moins long selon la taille de la prostate. Sur la courbe de la pression uréthrale on peut mesurer :
- des valeurs de pression : pression uréthrale maximum et pression maximale de clôture uréthrale ;
- des valeurs de longueur : longueur fonctionnelle, correspondant à la portion de l'urèthre dans laquelle la pression est supérieure à la pression intravésicale.
profil uréthral l.m.
Lauenstein's projection
Incidence radiographique de la hanche, voisine du profil, donnant une bonne vue de l'interligne et de la tête fémorale, mais la projection du massif trochantérien se superpose à celle du col.
Cette position est la même que celle destinée à dérouler l'urèthre au cours d'une uréthrographie, d'où son nom. Elle est indiquée surtout dans la recherche chez l'adulte d'une coxarthrose et chez l'adolescent d'une épiphysiolyse,
prolapsus uréthral l.m.
prolifération sous-rétinienne l.f.
subretinal proliferation
Prolifération de membranes dans l’espace sous-rétinien et sur la face externe d’une rétine décollée.
Cette forme de prolifération, compliquant des décollements de rétine anciens ou lentement évolutifs, est un obstacle à la réapplication chirurgicale de la rétine. Il est possible de détendre ou d’extraire des cordages sous-rétiniens, il est plus délicat d’enlever des plaques sous-rétiniennes.
prolifération vitréorétinienne l.f.
vitreo-retinal proliferation
Prolifération à la surface interne de la rétine de membranes gliales, issues de la migration prérétinienne de cellules épithéliales.
Cette prolifération conduit à une rétraction rétinienne grave parfois au-dessus de toute ressource thérapeutique. Elle est la cause principale des échecs de la chirurgie du décollement de rétine. Abordable par la vitrectomie lorsqu’elle intéresse la rétine rétro-équatoriale, elle est beaucoup plus difficile à traiter lorsqu’elle est responsable d’une contraction de la base du vitré.
prosécrétine n.f.
prosecretin
Substance formée au niveau de la muqueuse du duodénum et capable de fournir de la sécrétine en milieu acide, par ex. au contact du suc gastrique.
prostate (adénocarcinome ductulaire de la) l.m.
periurethral prostatic duct carcinoma
Tumeur maligne rare de la glande prostatique, d'origine centrale et souvent volumineuse, infiltrant rapidement capsule et vésicules séminales.
Elle fixe le PSA comme un authentique adénocarcinome prostatique.
protection cérébrale et arrêt cardiaque l.f.
brain protection after cardiac arrest
Il faut distinguer les mesures de protection préventives, qui ont une efficacité vérifiée, et celles appliquées après l'accident cardiaque (prévention tertiaire) qui sont plus contestées.
Le principe de ces mesures est de réduire le plus possible le métabolisme cérébral par l'hypothermie ou par des médicaments.
L'hypothermie est utilisée en chirurgie cardiaque pour permettre de tolérer un arrêt du cœur de quelques dizaines de minutes et plus.
De même les arrêts cardiaques sont mieux tolérés dans les noyades en eau glacée.
Les barbituriques sont les médicaments les plus utilisés comme protecteurs après un arrêt circulatoire, notamment en chirurgie nécessitant le clampage de la carotide. Il est possible que l'étomidate, le propofol et la kétamine aient un certain effet.
→ œdème cérébral, pression intracrânienne
protéine FMRP l.f.
fragile mental retardation protein
Protéine dont l’absence est responsable du syndrome de l’X-fragile, la cause la plus fréquente de déficience intellectuelle héréditaire.
Elle joue en particulier un rôle important dans le contrôle de la traduction d’ARN messagers essentiel à la structure et la plasticité de la synapse. Elle est sous la dépendance du gène KCNT1 dont les mutations auraient un effet double :
1) l’altération la fonction canal de KCNT1 conduisant à la survenue des crises partielles migrantes malignes du nourrisson ;
- 2) l’altération des capacités de la protéine KCNT1 mutée à interagir avec FMRP (et d’autres protéines) conduisant à l’arrêt du développement psychomoteur.
→ syndrome de Dravet, crises partielles migrantes malignes du nourrisson, KCNT1 gene
[H1,O1,O6,Q2]
Édit. 2017
prothèse urétérale l.f.
ureteral prosthesis
Remplacement du conduit urétéral par un tube artificiel en matière synthétique inerte.
Ces tubes prothétiques ayant posé de nombreux problèmes techniques ont été abandonnés au profit des urétéroplasties de remplacement et des endoprothèses.
protidogramme n.m.
electrophoretic pattern of proteins (protidogram)
Répartition des différentes fractions protidiques du sérum après fractionnement par électrophorèse.
Usuellement dans la population française, l'albumine représente de 53,3 à 63,4 % : les alpha 1-globulines, de 3,5 à 5,7% ; les alpha 2-globulines, de 7,2 à 9,7 % ; les bêta-globulines, de 12,1 à 15,2 % ; les gamma-globulines de 11 à 15,4 %. Le protidogramme peut être exprimé sous forme de courbe, dont l'aspect est caractéristique dans certaines affections.
prurit cholestatique l.m.
cholestatic pruritus
Prurit diffus secondaire à une cholestase intra- ou extrahépatique, probablement par le biais de dépôts intra-cutanés de sels biliaires.
Il n'existe pas de parallélisme entre l'intensité des signes biologiques de cholestase ou l'ictère et l'intensité des démangeaisons. Les principales étiologies comprennent les cancers de la tête du pancréas, la cirrhose biliaire primitive et la cholestase gravidique, qui sont trois affections volontiers révélées par un prurit diffus "sine materia". Lorsqu'aucun traitement étiologique n'est possible, l'intensité et la chronicité du prurit peuvent être à l'origine d'un inconfort majeur. Des chélateurs des sels biliaires, et, dans certains cas, une photothérapie, peuvent améliorer les symptômes.
Syn. prurit par rétention biliaire
pseudo-anodontie, atrophie optique, retard de croissance et alopécie l.f.
growth retardation, alopecia, pseudoanodontia and optic atrophy
pseudolymphome actinique l.m.
actinic reticuloid, chronic actinic dermatitis
Ancien terme désignant une forme clinique sévère de la dermatite actinique chronique, caractérisée, cliniquement, par la survenue de papules et de plaques infiltrées sur des lésions d'eczéma chronique, prédominant sur les zones exposées, et, histologiquement, par l'existence d'un infiltrat dermique pseudolymphomateux et par une photosensibilité en UVA et UVB, voire dans la lumière visible.
Syn. dermatite actinique chronique, actinoréticulose de Ive (1969) (obsolète)