engelure n.f.
chilblain, perniosis
Réaction cutanée liée au froid et à l'humidité, caractérisée par des tuméfactions rouge violacé, lisses, douloureuses, atteignant les extrémités : doigts, orteils, talons, oreilles, nez.
Elles peuvent se compliquer de phlyctènes et d'ulcérations. Elles atteignent surtout les adolescentes, surviennent au début de l'hiver, favorisées par un terrain familial, une acrocyanose, une protection vestimentaire insuffisante.
Étym. lat. in : à l'intérieur ; gelare : geler
Syn. érythème pernio
[K4]
Édit. 2020
entérotoxine n.f.
enterotoxin
Toxine qui, lorsqu'elle est ingérée ou produite dans l'intestin par une bactérie, lèse la muqueuse intestinale.
[C1, G4, L1]
Édit. 2020
entérotoxinogène adj.
enterotoxinogenic
Se dit d'un organisme produisant une entérotoxine.
[G4, L1]
Édit. 2020
entoblaste vitellin l.m.
vitelline entoblast
Partie extra-embryonnaire de l'entoblaste, constituant le revêtement interne de la vésicule ombilicale.
[A4]
Édit. 2020
entoblastique adj.
entoblastic
Qui se rapporte à l’entoblaste.
[A4]
Édit. 2020
syndrome entolomien l.m.
entolomian syndrome
Manifestations liées à l’ingestion du champignon entolome livide,
Étym. grec, entos : à l’intérieur ; lôma : bordure, frange
→ champignons (intoxication précoce par les), accidents précoces par ingestion de champignons
[D2, G4]
Édit. 2020
entomologie médicale et vétérinaire l.f.
medical and veterinary entomology
Branche de l’entomologie concernant les insectes responsables de maladies ou qui servent de vecteurs à des agents pathogènes.
En pratique, ce terme désigne, dans une acception élargie, l'étude de l'ensemble des arthropodes d'importance médico-vétérinaire (insectes, arachnides, myriapodes, crustacés) ; le terme d'arthropodologie étant peu usité.
Étym. grec, entomos : insecte ; logos : science
→ acarologie médicale et vétérinaire
[D2, D4 ,D5]
Édit. 2020
entomonide n.f. (obsolète)
entomonide
Syn. granulome par piqûre d'insecte
→ granulome par piqûre d'insecte
[ D4, J1]
Édit. 2020
entomophile adj.
entomophilic
Se dit du mode de propagation du pollen d'une plante par les insectes venant butiner les fleurs.
Les pollens entomophiles transportés en petites quantités sont moins allergisants que les anémophiles, généralement beaucoup plus abondants.
[D2, D4]
Édit. 2020
entomophthorales n.m.p.
entomophthorales
Ordre de micromycètes saprophytes du sol et des débris végétaux, pathogènes pour les insectes.
Cet ordre comprend notamment deux genres, Conidiobolus et Basidiobolus, susceptibles de provoquer chez l'Homme des atteintes chroniques, les Entomophthoromycoses.
[D1, D4]
Édit. 2020
entomophthoromycoses sous-cutanées l.f.p.
subskin entopophthoromycosis
[D1,D2,D4,J1]
Édit. 2018
énurésie n.f.
enuresis, "bed wetting"
Manque de contrôle d'une miction, diurne ou plus souvent nocturne, involontaire et inconsciente, complète, survenant chez l'enfant après l'âge de la maturité sphinctérienne physiologique.
Elle est dite primaire si le contrôle sphinctérien n'a jamais été acquis, secondaire lorsque le défaut de contrôle mictionnel succède à un intervalle variable après l'acquisition de la propreté. Elle touche environ 10% des enfants de plus de 5 ans, plus souvent les garçons que les filles. Elle ne répond à aucune anomalie anatomique mais à un trouble purement fonctionnel, où l'hyperactivité vésicale est incriminée. Elle peut être la manifestation d'un trouble relationnel ou affectif.
Étym. gr. en : dans ; ourein : uriner
[H4, M3, O1]
Édit. 2020
énurétique adj.
enuretic
Qui est atteint d'énurésie ("enfant énurétique").
Étym. gr. en : dans ; ourein : uriner
→ énurésie
[H4, M3, O1]
Édit. 2020
envenimation n.f.
venom poisoning
Ensemble des troubles consécutifs à l'inoculation d'un venin, à la suite par exemple, d'une morsure de serpent, d'une piqûre d'hyménoptère ou de scorpion, etc.
Les envenimations sont une cause d'affections graves, particulièrement en zone tropicale et subtropicale. Dans la mesure du possible, on traite généralement l'envenimation par injection de sérum antivenimeux spécifique. Les effets inflammatoires et allergiques sont diminués par des traitements non spécifiques (médicaments antiallergiques, corticoïdes).
Syn. envenimement
→ serpent (morsure de), scorpion (piqûre de), araignée (morsure de), venin, sérum antivenimeux
[D1, G4]
Édit. 2020
enzyme de conversion de l'angiotensine l.m.
angiotensin converting enzyme
Enzyme qui intervient d'une part sur le système rénine angiotensine en transformant l'angiotensine I en angiotensine II, substance fortement vasopressive, et d'autre part en inactivant la bradykinine.
L'enzyme est une dipeptidyl-carboxypeptidase formée de 1278 acides aminés. Son activité enzymatique est peu spécifique. Elle agit aussi sur d'autres peptides vasodilatateurs. L'analogie structurale de l'enzyme de conversion de l'angiotensine avec la bradykinine et la kininase II explique l'interaction.
Normalement sécrétée par le foie et les cellules endothéliales, elle peut l’être au cours de certaines inflammations, en particulier en cas de granulomes tuberculoïdes.
L'enzyme de conversion, localisé sur la membrane des cellules endothéliales, présente un polymorphisme génétique : certains sujets, qui ont une concentration plasmatique augmentée d'enzyme de conversion, ont un risque accru de maladies cardiovasculaires. Dans la sarcoïdose, le dosage de cette enzyme dans le sérum peut révéler son élévation et, bien que sa spécificité soit médiocre, il est néanmoins utile lors de la surveillance évolutive.
A titre thérapeutique, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle et de l'insuffisance cardiaque.
Syn. angioconvertase
Sigle ECA
→ enzyme, angiotensine (I, II, III, IV), système rénine-angiotensine, bradykinine
[C1, C2, K2, K4]
Édit. 2020
épiblaste n.m.
epiblast
Partie de l'ectoblaste du disque embryonnaire tridermique qui reste en surface et constitue l'épiderme et ses dérivés, glandes, phanères et placodes, tandis que le neurectoblaste s'enfonce dans la gouttière neurale.
On tend actuellement à utiliser ce terme pour désigner le feuillet superficiel du disque embryonnaire.
Étym. gr. epi : sur ; blastos : germe
Syn. stomodæum, proctodæum
→ ectoblaste, disque embryonnaire tridermique, neurectoblaste, gouttière neurale
[A4]
Édit. 2020
épibolie n.f.
epiboly
Diffusion des cellules polaires de l'embryon qui formeront l'ectoderme et la plaque neurale.
[A4]
Édit. 2020
Lyell (épidermolyse nécrosante suraigüe de) l.f.
toxic epidermal necrolysis, Lyell disease, scalded skin syndrome (SSS)
Syndrome grave caractérisé par la survenue de macules roses ou brunes précédant de peu l'apparition de bulles claires, tendues ou flasques confluant rapidement pour aboutir à un décollement massif de l'épiderme, réalisant un tableau de grand brûlé, associé à une atteinte très intense des muqueuses oculaire, buccopharyngée et œsophagienne, ainsi qu’à une altération marquée de l'état général comportant une prostration et une hyperthermie à 39° ou plus.
Une pancytopénie, une insuffisance rénale ou une atteinte des fonctions hépatiques peuvent apparaître et sont de mauvais pronostic.
L'étiologie du syndrome de Lyell est, chez l'adulte, dans la majorité des cas, médicamenteuse ; les médicaments les plus fréquemment responsables sont les anti-inflammatoires non-stéroïdiens, les sulfamides retard et les anticonvulsivants.
Le pronostic est sévère avec une mortalité survenant dans 10 à 20% des cas, secondaire à des troubles hémodynamiques ou à des surinfections. Lorsqu'il est favorable, l'évolution se fait vers la guérison en quatre à six semaines, mais comporte de fréquentes séquelles notamment oculaires. Le traitement ne se conçoit que dans un centre spécialisé et comporte en urgence l'apport massif d'eau et d'électrolytes. Un tableau clinique voisin est réalisé chez l'enfant par l'épidermolyse staphylococcique aigüe, autrefois appelée syndrome de Lyell infantile ou syndrome de Lyell staphylococcique.
A. Lyell, dermatologue britannique (1956) ; R. Debré, membre de l'Académie de médecine, pédiatre, M. Lamy, membre de l'Académie de médecine, généticien, M. Lamotte, médecin français (1939)
Syn. Lyell (syndrome de), epidermolysis necroticans combustiformis, nécrolyse épidermique toxique de Lyell, érythrodermie avec épidermolyse de Debré, Lamy, Lamotte (expression obsolète)
[D1, J1, G4, O1]
Édit. 2020
épilepsie et alcool l.f.
epilepsy and alcohol
[H1, G4]
Édit. 2020
épiœstriol n.m.
epiestriol
Œstratriène-1,3,5(10)-triol-3,16β,17β, substance dérivée des hormones œstrogènes éliminée dans les urines essentiellement chez la femme enceinte, et possédant des propriétés œstrogéniques.
[C1, O4]
Édit. 2020
épitestostérone n.f.
epitestosterone
Hydroxy-17α-androstène-4-one-3, isomère de la testostérone présent en faible quantité dans les urines sous forme glucuronoconjuguée.
[C1, O4]
Édit. 2020
épitrichium n.m.
epitrichium
Structure née du dédoublement de l'ectoderme embryonnaire.
Syn. périderme
[A2, A4]
Édit. 2020
épreuve à la vasopressine l.f.
vasopressine test
[C2,M1, O4]
Édit. 2020
épreuve comportementale l.f.
sobriety test
Cette épreuve permet de dépister un état de confusion mentale produit par une drogue, un toxique ou un état nerveux morbide.
L'épreuve consiste à constater que l'intéressé:
1) ne doit pas tituber ;
2) son élocution doit être intelligible ;
3) doit tenir debout sans vaciller ;
4) doit pouvoir marcher les yeux fermés en posant un pied l'un après l'autre sur une ligne droite de 5 mètres sans dévier ni vaciller ;
5) doit pouvoir exécuter correctement, les yeux fermés, le geste de porter un doigt sur le nez alternativement avec la main droite puis la gauche, six fois de suite sans tâtonner.
Épreuve simplifiée du Standard Field Sobriety utilisé notamment par la police américaine (décision de l'Académie Nationale de Médecine du 17 juin 2003.)
[H1, G4]
Édit. 2020
épreuve de concentration des urines l.f.
urinary concentration test
Étude du pouvoir de concentration des urines après restriction hydrique.
Cette épreuve est destinée à trouver la nature d'une polyurie, à discerner un diabète insipide. Les urines sont recueillies et un échantillon de sang est prélevé après 15 heures de restriction hydrique contrôlée. Les résultats normaux incluent un débit urinaire inférieur à 0,6 mL/min, une osmolalité urinaire supérieure à 850 mosm/kg avec un rapport de l'osmolalité urinaire sur l'osmolalité plasmatique supérieur ou égal à 2,9. La concentration plasmatique d'hormone antidiurétique est située entre 3 et 6 pg/mL.
→ polyurie, diabète insipide, hormone antidiurétique
[M1, O4]
Édit. 2020