réponse immunitaire l.f.
immune response
Ensemble d'événements se produisant chez l'Homme et les vertébrés à la suite d'un contact immunologique avec une protéine étrangère.
La réponse immunitaire peut se traduire par la production d'anticorps spécifiques, une réaction d'hypersensibilité, etc. Elle peut être à médiation humorale ou cellulaire.
→ déterminant antigénique, hypothèse informatrice, antigène, anticorps
résidu .
residue
En biochimie, désigne les molécules simples constitutives d’une molécule complexe .
A titre d’exemple, on appelle résidus d’acides aminés les acides aminés constitutifs d’une protéine.
résistance à la protéine C l.f.
Défaut de l’ajout de protéine C activée lors de la réalisation d’un temps de céphaline activé (TCA) qui ne provoque pas d’allongement de celui-ci.
Dans la plupart des cas cette anomalie est liée à une mutation univoque du facteur V.
La mutation Q506 du facteur V est le principal facteur de risque d’origine génétique impliqué dans les thromboses veineuses. Sa présence à l’état hétérozygote multiplie de 5 à 7 fois le risque de présenter un accident veineux thromboembolique.
rétinal n.m.
retinal
Dérivé aldéhydique du rétinol qui joue un rôle dans la vision, en association avec une protéine, l'opsine pour constituer la rhodopsine du pourpre rétinien des cellules en bâtonnets, et l'iodopsine pour le pigment des cellules en cône de la rétine.
Sous l'action de la lumière, le rétinal se détache et subit une réduction en rétinol par une rétinal-réductase, puis une isomérisation en configuration néo-b seule capable à l'obscurité, et après réoxydation, de se réassocier à l'opsine pour régénérer le pourpre rétinien.
rétinène-1 n.m.
retinene-1
Pigment caroténoïde de couleur orangée, dérivé aldéhydique de la vitamine A1 ; il est présent dans la rétine des mammifères et d'autres espèces animales.
Cinq formes isomériques de rétinène ont été cristallisées, le rétinène tout-trans et son isomère 11-cis étant les plus importantes.
Ces formes se trouvent unies à une protéine spécifique (opsine) pour constituer les pigments des cellules photosensibles des cônes et des bâtonnets. L'alcool-déshydrogénase permet le passage réversible de l'isomère trans du rétinène à la vitamine A trans.
Syn. rétinal, b-rétinène
retinol binding protein n. angl. f.
Protéine plasmatique servant au transport de la vitamine A.
La retinol binding protein (RBP) peut être dosée dans le plasma par immuno-néphélémètrie. Sa concentration chez le sujet normal est comprise entre 30 et 60mg/L. Elle diminue chez les patients dénutris.
Sigle RBP
rhombotine n.f.
rhombotin
Protéine nucléaire produite par un proto-oncogène dans le système nerveux en développement, qui comporte un homéodomaine de type LIM.
→ homéodomaine, LIM, proto-oncogène
rhumatisme articulaire aigu l.m.
acute rheumatic fever
Maladie inflammatoire aigüe survenant dans les suites d’une infection pharyngée à streptocoque bêta-hémolytique du groupe A et caractérisée par un état fébrile avec polyarthrite touchant surtout les grosses articulations, fugace et guérissant sans séquelles apparentes, mais pouvant se compliquer, surtout chez l’enfant, d’atteintes cardiaques (endocardite, myocardite, péricardite ou pancardite) qui font la gravité de la maladie, et parfois d’atteintes extracardiaques (érythème marginé, nodules sous-cutanés de Meynet, chorée).
Biologiquement, il n’y a pas de test spécifique du rhumatisme articulaire aigu mais seulement un syndrome inflammatoire non spécifique très prononcé (augmentation de la vitesse de sédimentation, élévation de la protéine C-réactive, de l'haptoglobine) et des stigmates directs et indirects de l’infection streptococcique, à savoir la présence de streptocoques bêta-hémolytiques au prélèvement de gorge fait au tout début de la maladie et élévation des anticorps anti-streptococciques (antistreptolysines O et autres) à sa période d’état.
Le traitement fait appel au repos au lit en phase aigüe, associé à une surveillance cardiaque. La pénicilline est mise en route d'abord dans un but curatif, puis à titre prophylactique. Les salicylés à forte dose et les glucocorticostéroïdes ont une action favorable sur la fièvre, les arthrites et les manifestations cardiaques.
J-B. Bouillaud, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1832)
Étym. gr. rheuma : fluxion
Sigle RAA
→ endocardite rhumatismale, Meynet (nodules de)
ribonucléoprotéine n.f.
ribonucleoprotein
Association moléculaire d'un acide ribonucléique et d'une protéine.
De telles associations, ou cénapses, peuvent être identifiées dans le cytoplasme ainsi que dans les organites intracytoplasmiques, tels que les ribosomes.
→ cénapse
rifine n.f.
rifin
Protéine qui fait partie d’une famille de protéines exprimées à la surface des globules rouges infectés par Plasmodium falciparum.
RIPK sigle angl. pour Receptor-Interacting serine/threonine-Protein Kinase
(sérine/threonine protéine kinase interagissant avec des récepteurs).
Famille de protéines kinases intracellulaires jouant un rôle important dans la modulation de l’inflammation, des réponses immunitaires et de la mort cellulaire
Il existe 3 types connus de RIPK : RIPK1, RIPK2 et RIPK3. RIPK2 intervient principalement dans la modulation des réponses immunes innées et adaptatives. RIPK1 intervient principalement dans la réponse inflammatoire et interagit avec RIPK3 et MLKL pour induire le phénoméne de nécroptose.
→ protéine kinase, nécroptose, MLKL
ryanodine n.f.
ryanodin
Substance pyrrolique extraite de Ryania speciosa, utilisée comme insecticide et qui peut se fixer sur un récepteur dans les membranes du réticulum sarcoplasmique .
La ryanodine agit au niveau d'une protéine de jonction entre les extrémités neuronales et les fibres musculaires, maitrisant le passage des ions Ca2+ qui entraîne la contraction musculaire.
Étym. Nom d’une espèce de Flacourtiacée, Ryania speciosa, arbrisseau d’Amérique centrale, servant traditionnellement à la préparation de poisons de pêche
sarcome d'Ewing l.m.
Ewing's sarcoma
Tumeur osseuse du sujet jeune, enfant et adolescent, affectant les os longs, le rachis, le crâne, pouvant siéger n’importe où sur le squelette et aussi dans les tissus mous.
Les lésions sont très infiltrantes et ostéolytiques, mêlées de zones de nécrose et d'hémorragie. Histologiquement, on y voit une prolifération tumorale de petites cellules peu différenciées intriquée avec des images d’ostéolyse et avec des formations d’os réactionnel. Le traitement repose sur la chimiothérapie complétée souvent par la radiothérapie et/ou la chirurgie. Les métastases cérébrales sont exceptionnelles. Une translocation chromosomique réciproque t (11;22) (q24; q12) donnant lieu à la synthèse d’une protéine anormale EWS-ERG, est en faveur d'une origine neuro-ectodermique.
Etym : gr sarx : chair
J. Ewing, anatomopathologiste américain (1921)
→ sarcome, Ewing (tumeur d'), ostéosarcome à petites cellules
SBG sigle angl. f. pour Sexual hormone Binding Globulin.
Protéine plasmatique fixant les hormones sexuelles, testostérone et œstradiol.
Syn. TEBG
→ TEBG
scléroprotéine n.f.
scleroprotein
Protéine insoluble dans l'eau, même en présence de sels, d'acides ou de bases.
Selon leur contenu en acides aminés, on distingue parmi les scléroprotéines : le groupe de la fibroïne de la soie, riche en glycine et en alanine, le groupe des kératines, riches en acides aminés soufrés, et celui des collagènes, riches en glycine, proline et hydroxyproline. Les scléroprotéines sont pratique
Syn. scléroprotéide
SCP sigle pour Sterol Carrier Protein
Protéine cytoplasmique transporteuse de cholestérol.
sécrétase n.f.
secretase
Système de protéines enzymatiques responsable du clivage protéolytique de l'APP (protéine précurseur de la substance amyloïde).
La α-sécrétase est une protéase (aspartyl-protéase transmembranaire) dite TACE (Transmembrane APP Cleaving Enzyme) ; la β-secrétase, dite BACE, est impliquée dans la formation du peptide β-amyloïde.
La γ-sécrétase est associée à la préséniline 1.
sécrétogranine n.f.
secretogranin
Protéine faisant partie des granulations de "sécrétion" des cellules chromaffines du système APUD.
sécrétoire (pièce) l.f.
secretory piece
Protéine formée dans les cellules épithéliales, unissant deux molécules d'IgA.
Étym. lat. secretio : séparation, émission
sélénoprotéine n.f.
selenoproteine
Protéine contenant du sélénium.
Le sélénium s'y trouve généralement sous forme de sélénocystéine. Certaines sélénoprotéines sont des enzymes, dits sélénoenzymes, p. ex. la glutathion-peroxydase, qui joue un rôle dans la destruction physiologique des peroxydes.
séminome spermatocytaire l.m.
spermatocytic seminoma
Variété rare de séminome testiculaire, mieux différenciée, survenant après 40 ans, parfois bilatérale, de bon pronostic après exérèse chirurgicale.
La tumeur est souvent de grande taille, jaunâtre et mucoïde. Les taux d'AFP (α foeto-protéine) et de β-HCG (gonadotropine chorionique) sont normaux. Généralement bénigne, elle peut cependant s'accompagner d'un sarcome, différencié ou non.
→ séminome
séquençage n.m.
sequencing
En biologie, détermination de l'ordre linéaire des constituants d'une macromolécule : séquence des acides aminés d'un polypeptide ou d'une protéine, séquence des nucléotides d'un acide nucléique, voire séquence des oses d'un polyoside.
séquence n.f.
1. En biologie
sequence
Suite orientée des constituants d'une macromolécule.
Pour un polynucléotide, on parle de la séquence nucléotidique ; pour une protéine, de la séquence peptidique.
2. En IRM
pulse sequence
→ séquence d'impulsion (en IRM)
[C1,B2,B3]
Édit. 2018
séquence palindromique l.f.
palindromic sequence
Séquence d'acide nucléique double brin formé par l'association de deux brins complémentaires de séquence identique.
Si l'acide nucléique est unicaténaire et présente successivement deux séquences identiques et complémentaires, il peut former une structure en épingle à cheveux. Ces séquences sont souvent présentes dans les opérateurs, les origines de réplication, les terminateurs de transcription, etc. Elles joueraient un rôle dans la reconnaissance entre une protéine et l'ADN.
serpine n.f.
serpin
Protéine se comportant comme un inhibiteur de protéases (sérine-protéases), de masse moléculaire relativement élevée (environ 43 kDa), qui a la propriété de se détruire en exerçant son activité.
Les serpines constituent une famille de protéines analogues : en font partie l'antithrombine III, l'α1-antitrypsine, les inhibiteurs de l'activateur du plasminogène (PAI-1 et PAI-2).
Étym. serine-protease-inhibitor