réaction d'hypersensiblité retardée l.f.
delayed reaction
récepteur X des rétinoïdes l.m.
Récepteur nucléaire s’associant avec d’autres récepteurs nucléaires après fixation de leurs ligands pour activer la transcription de gènes cibles.
Le récepteur X des rétinoïdes forme des complexes avec le récepteur de l’acide rétinoïque, le récepteur de la 1,25-dihydroxy-vitamine D (ou calcitriol), le récepteur des hormones thyroïdiennes ou les récepteurs activés par les proliférateurs de péroxysomes (PPAR), après fixation de leurs ligands respectifs. Ces complexes se fixent sur les régions promoteurs des gènes cibles pour activer leur transcription.
Sigle RXR
→ vitamine D, acide rétinoïque, hormones thyroïdiennes, récepteur activé par les proliférateurs de péroxysomes
[C3, Q1]
Édit. 2018
rééducation respiratoire l.f.
breathing retraining
Reese (dysplasie rétinienne de) l.f.
Reese’s retinal dysplasia
Malformation rétinienne bilatérale avec persistance du vitré primitif et pseudo-gliome, associée à d'autres anomalies oculaires et somatiques.
La rétine, siège de nombreux plissements, est collée sur un vitré primitif persistant en arrière du cristallin. Le cristallin est normal ou subluxé. L'œil est fréquemment microphtalme. On trouve souvent associées des malformations de la chambre antérieure telles qu'un colobome irien, une anomalie de clivage de l'angle ou un syndrome de Peters. Histologiquement la rétine est séparée de l'épithélium pigmentaire et les replis rétiniens ont un aspect en pseudo-rosettes. On peut également trouver d'autres malformations embryonnaires, des lésions du système nerveux, une cryptorchidie. Il s'agit souvent d'une trisomie 13 (Bartholin-Patau syndrome), mais d'autres syndromes présentent cette dysplasie comme la maladie de Norrie, le syndrome de Meckel, la cyclopie. Les cas unilatéraux peuvent exister. Affection sporadique avec possibilité de cas familiaux (MIM 266400).
A. B. Reese et F. C. Blodi, ophtalmologistes américains (1950)
Syn. Reese-Blodi (dysplasie de)
→ Krause-Reese-Blodi (syndrome de)
réflexe myotatique l.m.
myotatic reflex, stretch
Contraction réflexe d'un muscle soumis à un allongement, qui a pour rôle de maintenir celui-ci à une longueur adéquate au maintien postural déterminé par le système nerveux central et dont la tendance à s'opposer aux modifications de longueur et de tension musculaire, avec constitution d'une "boucle de rétroaction négative", est primordiale.
Mis en évidence en physiologie chez l'animal décérébré ou spinal, il s'agit d'une réflexe très localisé au seul muscle soumis à l'allongement. Il est monosynaptique dans sa partie initiale phasique.
Née dans les fuseaux neuromusculaires, l'incitation est transmise à des fibres sensitives afférentes primaires (groupe Ia), myélinisées, de grand diamètre, à conduction rapide, qui rejoignent la moelle par les racines postérieures. Elles s'articulent directement, par une seule synapse, avec les motoneurones destinés au muscle "homonyme" dont elles sont issues et d'où nait l'activation, ou éventuellement à des muscles voisins "hétéronymes", synergistes. Ces mêmes afférences exercent, par l'intermédiaire d'un interneurone, un effet inhibiteur sur les motoneurones du muscle antagoniste (innervation réciproque). Le neurone gamma est le modulateur qui modifie la sensibilité fusoriale du muscle.
Le réflexe myotatique inverse est provoqué par les afférences tendineuses de Golgi (groupe Ib) qui inhibent les motoneurones α et γ par l'intermédiaire d'un interneurone. De nature phasique, cette inhibition cède lors de contractions musculaires durables.
Les réflexes ostéotendineux et le réflexe d'Hoffman sont des applications cliniques et électrophysiologiques du réflexe myotatique.
→ réflexe d'étirement, réflexe H (réflexe d'Hoffman), réflexe ostéotendineux
reflux urétéro-urétéral l.m.
uretero-ureteral reflux
Reflux d'urine d'un uretère dans l'autre lors d'une bifidité réno-urétérale.
Cette pathologie de la fourche urétérale, très rare, génératrice d'infection urinaire, est bien mise en évidence par les diverses méthodes de l’imagerie moderne.
reflux vésico-urétérorénal l.m.
vesico-ureteral reflux
Trouble dynamique de la voie excrétrice urinaire supérieure se traduisant par le reflux de l'urine de la vessie vers l'uretère et le rein, en rapport avec un trouble fonctionnel ou organique, congénital ou acquis, de la jonction urétérovésicale.
Se produisant lorsque la pression intravésicale devient supérieure à celle de l'uretère terminal, sur une jonction urétérovésicale "incompétente", le reflux vésico-urétéral est dit actif s'il se produit lors de la miction, passif s'il existe dès la simple réplétion vésicale.
La conséquence physiopathologique principale de tout reflux est liée aux facteurs mécaniques d'hyperpression et à l'infection ajoutée, aboutissant à l'altération fonctionnelle rénale par pyélonéphrite chronique. L'importance et la chronologie des lésions rénales sont cependant différentes selon que le reflux est congénital ou acquis.
→ néphropathie du reflux, reflux vésico-urétéral acquis, reflux vésico-urétéral congénital
reflux vésico-urétéral acquis l.m.
secondary vesico ureteral reflux
Apparition secondaire d'un reflux vésical dans un uretère initialement sain du fait d'une pathologie acquise de la jonction urétérovésicale ou du bas appareil.
Ce reflux est soit secondaire à une lésion directe de l'orifice urétéral ou du trajet intramural, postinfectieuse, traumatique, iatrogène postchirurgicale ou endoscopique, soit secondaire à un obstacle acquis du bas appareil urinaire, tels une sclérose du col ou un adénome prostatique, soit lié à certains modes de réimplantation urétérovésicale ou urétéro-intestinale. Quant au reflux dit "simple", "pur" ou "isolé" sur uretère unique, fin, son origine congénitale ou acquise est parfois difficile à préciser. Les conséquences physiopathologiques sont celles de tout reflux vésico-urétérorénal.
→ néphropathie du reflux, reflux vésico-urétérorénal
reflux vésico-urétéral congénital l.m.
congenital vesico-ureteral reflux
Reflux de l'urine vésicale vers l'uretère et le rein en rapport avec une malformation congénitale de la jonction urétérovésicale ou du bas appareil.
Celle-ci aboutit à l'absence ou l'insuffisance des éléments du dispositif anatomique antireflux normal. La conséquence en est la formation d'un méga-uretère refluant et de lésions variables du rein sus-jacent ajoutant à la néphropathie interstitielle des zones de dysplasie, l'ensemble pouvant aller jusqu'à la destruction fonctionnelle du rein dès la naissance. La malformation peut être uni ou bilatérale.
Le reflux et le méga-uretère qui en résultent sont dits "primaires" ou "primitifs" s'ils sont liés uniquement à l'anomalie de la jonction urétérovésicale ; ils sont dits "secondaires" s'ils sont en rapport avec un obstacle congénital du bas appareil tels que maladie du col, valvules de l'urèthre postérieur, etc.
→ dysplasie rénale, néphropathie ascendante, néphropathie interstitielle
régime crétois l.m.
Cretan diet
Habitudes alimentaires associant fruits, légumes secs, huile d’olive, pain, avec peu de viande et d’alcool, ayant démontré dans l’étude dite des 7 pays leur association à une très faible morbidité cardiovasculaire.
régime de retraite l.f.
Ensemble des règles régissant le système de pension vieillesse et de réversion propre aux divers régimes d’assurance-vieillesse.
A côté du régime général des travailleurs salariés existent des régimes autonomes pour les artisans, les commerçants, les industriels et les membres des professions libérales, les exploitants et salariés agricoles et des régimes spéciaux. L’attribution de la pension repose sur le système de la répartition. Une compensation entre tous les régimes obligatoires est mise en pratique pour tenir compte des situations démographiques propres à chacun d’eux.
régime de retraite complémentaire l.m.
complementary pension plan
Ensemble des avantages sociaux complémentaires de ceux servis par le régime de retraite de base.
Pour les salariés, ces avantages sont servis par les institutions de retraite et de prévoyance créées par voie conventionnelle dans l’entreprise ou dans un ou plusieurs professions. Pour les non-salariés non-agricoles et les agents non-titulaires de l’Etat, ces avantages complémentaires sont institués par voie légale ou réglementaire. Les régimes complémentaires sont des régimes obligatoires.
régime de retraite surcomplémentaire l.m.
Régime institué en dehors des dispositions légales et réglementaires et reposant sur la liberté d’initiative.
Il peut venir en supplément des régimes de base et complémentaires.
Certains régimes surcomplémentaires font l’objet de contrats de groupes et s’imposent alors à l’ensemble du groupe, d’autres relèvent du choix individuel et leur adhésion reste facultative. Leur mode de fonctionnement est très variable et observe généralement les principes de répartition et de capitalisation.
région d'intérêt l.f.
region of interest (ROI)
→ étude d'une région d'intérêt
région rétromalléolaire latérale l.f.
regio retromalleolaris lateralis (TA)
lateral retromalleolar region
Partie de la région talo-crurale postérieure, en forme de gouttière, située en arrière de la malléole latérale.
région rétromalléolaire médiale l.f.
regio retromalleolaris medialis (TA)
medial retromalleolar region
Partie de la région talo-crurale postérieure, en forme de gouttière, située en arrière de la malléole médiale.
réimplantation urétérovésicale en canon de fusil l.f.
"double barrelled" reimplantation
Réimplantation dans la vessie, dans un but antireflux, des deux uretères d'une duplicité réno-urétérale gardés accolés dans leur gaine commune.
[M2]
réimplantation urétérocolique l.f.
ureter-colique reimplantation
réimplantation urétérovésicale l.f.
Abouchement d'un uretère dans la vessie
L'anastomose peut être réalisée en place même de l'ancien méat ou en tout autre point de la vessie. Elle peut être directe ou comporter un dispositif antireflux. Cette intervention succède à une urétérectomie pelvienne ou terminale, ou est réalisée dans la cure d'un obstacle laissé en place, d'une fistule urétérale, d'un traumatisme du bas uretère, ou d'un reflux vésico-urétéral.
Syn. anastomose urétérovésicale, urétérocystonéostomie
→ opération antireflux, urétérocystonéostomie
relaxation n.f.
1) En physique, retour d'un système à l'équilibre après sa perturbation par un agent extérieur
En IRM, le système est constitué par les moments des protons et par le champ magnétique permanent B0 de l'aimant. L'agent extérieur est une impulsion électromagnétique appartenant à la bande des radiofréquences. Celle-ci fait basculer le vecteur de magnétisation M0 des protons d'un certain angle de sorte que la relaxation des protons qui suit peut être décomposée en deux termes :
a) la relaxation longitudinale, restaurant la composante longitudinale de Mz l'aimantation, parallèle à B0. La rapidité de cette restauration se mesure par le temps T1, temps nécessaire pour retrouver 63% de la valeur d'équilibre. Le mécanisme en cause est une interaction avec les moments de la structure chimique environnante, soumis à l'agitation brownienne : d'où l’ancien nom de relaxation spin-réseau également donné à la relaxation longitudinale ;
b) la relaxation transversale, qui diminue la composante transversale Mxy de la magnétisation, perpendiculaire à la précédente. La rapidité de cette diminution se mesure par le temps T2, temps nécessaire pour descendre à 37 % de la valeur initiale. Le mécanisme en cause est le même que le précédent, auquel s'ajoutent les interactions des spins les uns sur les autres : d'où l’ancien nom de relaxation spin-spin également donné à la relaxation transversale.
2) En psychiatrie, ensemble de techniques de résolution neuromusculaire à visée thérapeutique.
Hormis celles concernant des sujets normaux (responsables soumis à des émotions répétées, sportifs, etc.), leurs indications majeures sont les suivantes : troubles moteurs (retards psychomoteurs en particulier) ; troubles du langage (bégaiement) ; troubles de l'organisation spatiotemporelle ; troubles affectifs (de l'hyperémotivité aux troubles névrotiques et caractériels, avec notamment réduction de l'anxiété) ; dysharmonies ; troubles psychososomatiques…
Edit. 2018
→ Bloch (équations de), temps de relaxation T1 et T2
[B1,B2,B3,H3]
relaxation uréthrale l.f.
urethral relaxation
Relâchement de la musculature sphinctérienne uréthrale qui précède immédiatement la contraction vésicale lors du déclenchement de la miction.
Cette diminution brutale de la pression intra-uréthrale, lorsqu'elle survient en dehors du déclenchement d'une miction, définit l'instabilité uréthrale.
remodelage bronchique l. m.
- une néo-angiogénèse et une hyperperméabilité de la sous-muqueuse, source d’œdème et d’hypersécrétion dans la lumière bronchique,
- une hypertrophie du muscle lisse, un épaississement de la membrane basale, une hyperplasie des cellules caliciformes et des glandes à mucus.
Il évolue d'une phase sèche de toux quinteuse à une phase humide catarrhale, attestée par les sifflements perçus à l'auscultation ainsi que par le malade ou son entourage. Les crises, peuvent se succéder durant plusieurs jours si on ne les traite pas. Elles sont espacées de périodes de rémission pendant lesquelles la fonction respiratoire peut être normale, mais les crises graves peuvent être mortelles
L’obstruction bronchique réversible après inhalation de bêta2-mimétiques, tend à évoluer, à défaut de traitement anti-inflammatoire, vers une obstruction permanente et irréversible. Le spasme de la musculature lisse bronchique est dû, au moins en partie, à une inflammation muqueuse, facteur étiologique essentiel à traiter.
L'allergie joue le rôle principal par hypersensibilisation immédiate, semi tardive ou retardée. Des causes très diverses peuvent déclencher la crise : infection bronchique, inhalation de substance irritante, émotion violente. L'évolution capricieuse de l'asthme doit être surveillée tous les jours par le débit de pointe que le patient peut mesurer lui-même. Toute suspicion d'asthme impose une spirographie à la recherche d'une altération des débits bronchiques.
Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme
→ débit de pointe, débit expiratoire maximal
remplacement urétéral l.m.
rénal-rétinien (syndrome) l.m.
renal-retinal syndrome
B. Senior, pédiatre américain d’origine sud-africaine (1961), A.C. Løken, neuropathologiste norvégien (1961),
→ Senior et Løken (syndrome de)
repli urétéro-vésical l.m.