Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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glycol n.m.

glycol

1) Composé aliphatique présentant deux fonctions alcool sur des carbones voisins.
2) Spécifiquement, le dialcool à deux carbones, l'éthylène-glycol ou éthanediol.
Les glycols, solvants à deux fonctions alcool, utilisés comme antigel et composant de résines (tergal, fibres polyester), sont responsables en cas d’exposition importante de somnolence, ébriété, parfois myoclonies et convulsions puis coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA) avec un délai de un an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard après au moins six mois sans exposition.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.

[E2, G4]

Édit. 2018

GNAS gene sigle angl. pour GNAS complex locus

Gène localisé en 20q13.32 dont les mutations sont responsables du syndrome de McCune-Albright.

GNPTAB gene sigle.angl. pour N-acetylglucosamine-1-phosphate transferase alpha and beta subunits

Gène, situé sur le locus chromosomique 12q23.2, codant les sous-unités alpha et bêta de l’enzyme appelé GlcNAc-1 phosphotransférase.
Cette enzyme est constituée de deux sous-unités alpha, deux bêta et deux gamma. La GlcNAc-1-phosphotransferase aide à la maturation des enzymes lysosomales récemment synthétisées pour leur transport vers les lysosomes. Ces derniers sont des compartiments cellulaires qui utilisent des enzymes digestifs appelés hydrolases nécessaires à la fraction de grosses molécules en plus petites, utilisables pour la cellule.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Leroy (mucolipidose type II) et mucolipidose type III

Syn. alpha-beta GlcNAc-1-phosphotransferase, DKFZp762B226, GlcNAc-1-phosphotransferase, GlcNAc phosphotransferase, GNPTA, GNPTA_HUMAN, KIAA1208, MGC4170, N-acetylglucosamine-1-phosphate transferase, N-acetylglucosamine-1-phosphate transferase, alpha and beta s

Leroy (syndrome de), mucolipidose type III

Goldberg (syndrome de) l.m.

Goldberg’s syndrome

Syndrome associant un déficit en neuraminidase et en bêta-galactosidase avec gargoylisme, dysostoses multiples, surdité et macula rouge cerise.
On y trouve nanisme, retard mental, épilepsie, arthralgie de la hanche, parfois télangiectasies comme dans la maladie de Fabry (forme japonaise). Il existe trois formes cliniques, la forme congénitale (œdémateuse, ascitique, hépatomégalique, neurologique ostéodystrophique, oculaire), la forme infantile tardive sans détérioration mentale et la forme juvénile ou adulte avec atteinte neurologique lente, oculaire et télangiectasique. Il n'y a pas de lymphocytes vacuolés ni de mucopolysaccharidurie. L’examen des yeux montre, en plus de la macula rouge cerise, des opacités cornéennes. Le locus du gène de la GSL est sur le même site que la protéine protectrice bêtagalactosidase (PPGB) en 20q13.1. L’affection est autosomique récessive (MIM 256540).

M. F. Goldberg, ophtalmologiste américain (1971)

Syn. galactosialidose, déficit en neuraminidase avec déficit en bêta-galactosidase

Gordon (signe de) l.m.

Gordon's sign

Équivalent sémiologique du signe de Babinski, mais de valeur bien moindre, caractérisé par l'extension du gros orteil à la pression du triceps sural au-dessous du creux poplité en cas de syndrome pyramidal.

A. Gordon, neurologue américain (1904)

Gorlin-Chaudhry-Moss (syndrome de) l.m.

Gorlin-Chaudhry-Moss’ syndrome

Syndrome polymalformant avec dysostose craniofaciale, hypertrichose, hypoplasie des grandes lèvres, anomalies dentaires et oculaires, persistance du canal artériel et intelligence normale.
On y trouve petite taille, brachycéphalie, dépression en selle supra-orbitaire, hirsutisme, hypertélorisme anodontie ou oligodontie, hernie ombilicale, hypoplasie des grandes lèvres, microphtalmie, fermeture incomplète des paupières, ulcère cornéen et kératite. L’affection est autosomique récessive (MIM 233500) ou sporadique.

R. J. Gorlin, stomatologue généticien, A. P. Chaudry, dentiste, M. L. Moss, anatomiste américains (1960)

Syn. Gorlin (syndrome de), dysostose craniofaciale-hypertrichose-hypoplasie des grandes lèvres-anomalies dentaires et oculaires-canal artériel-intelligence normale, GCM syndrome

GP9 gene sigle angl. pour Glycoprotein IX Platelet

Gène localisé en 3q21.3, qui code pour glycoprotéine située à la surface des plaquettes.
Associé par une liaison non-covalent à la glycoprotéine Ib, cette protéine est incluse, avec les sous-unités alpha et bêta de la glycoprotéine V, dans un complexe récepteur du facteur de von Willebrand,
Les mutations de ce gène sont à l’origine du syndrome de Bernard-Soulier.

Bernard-Soulier (syndrome de), Willebrand (facteur de von),

GPBV gene sigle angl. pour Glycoprotein V Platelet

Gène localisé en 3q29 qui code la glycoprotéine plaquettaire GP5 appartenant au système Ib-V-IX de la glycoprotéine de surface, réceptrice du facteur von Willebrand qui participe à l’adhésion des plaquettes à la surface vasculaire lésée.
La partie principale de ce récepteur est un hétérodimère composé de deux chaînes polypeptidiques, l’une alpha (GP1BA), l’autre bêta (GP1BB) liées par des ponts disulfure. Le récepteur complet associe l’association non-covalente de ces sous-unités alpha et bêta avec les glycoprotéines plaquettaires IX et 5.
Les mutations touchant GP1BA, GP1BB et GP9 sont à l’origine du syndrome de Bernard-Soulier, du papillome urothélial inversé, du papillome urothélial.

Willebrand (facteur de von)

Bernard-Soulier (syndrome de von), papillome urothélial inversé, papillome urothélial,

grand dentelé (neuropathie du nerf du) l.f.

serratus anterior nerve neuropathy

Atteinte du nerf du grand dentelé, issu du plexus brachial.
Elle peut être isolée et entraîner un décollement de l'omoplate par paralysie du muscle grand dentelé (m. serratus anterior), mais le port répété de charges lourdes sur l’épaule avec un appui dans l’angle entre le cou et l’épaule (lourdes caisses de bois) peut être à l’origine d’une contusion du nerf.
Le diagnostic différentiel doit se faire avec le syndrome de Parsonage et Turner.

M. J. Parsonage et J. W. A. Turner, neurologues britanniques (1948)

Parsonage et Turner (syndrome de)

Grant (syndrome) l.m.

Grant's syndrome

Syndrome associant la persistance d'os wormiens, une hypoplasie mandibulaire, des sclères bleues, une campomélie et une fosse glénoïde peu profonde avec d'autres anomalies osseuses et articulaires des poignets, des épaules, des hanches et une courbure anormale des tibias et des fémurs.
L’affection est autosomique dominante (MIM 138930).

J. R. Maclean, pédiatre canadien (1986)

Étym. Grant : nom de la famille décrite

graphorrhée n.f.

graphorrhea

Hyperproductivité graphique irrésistible, avec utilisation possible de tout support et de n'importe quel liquide.
Équivalent discursif graphique de la logorrhée, elle se rencontre surtout dans l'exaltation d'un accès maniaque, mais aussi dans l'activité procédurière d'un délirant paranoïaque, l'imagination fantastique d'un paraphrène et le griffonnage de déments, voire dans certaines conduites névrotiques, à titre d'essais de compensation et de libération.
Elle peut aussi survenir lors d'affections cérébrales : aphasie de Wernicke, syndrome frontal.

Syn. graphomanie, scribomanie

gravidique (neuropathie) l.f.

gravidic neuropathy

Neuropathie survenant au cours d'une grossesse.
De telles neuropathies sont de mécanismes variés, souvent d'origine compressive, comme un syndrome du canal carpien, une méralgie paresthésique, des paralysies du travail et de la délivrance, en particulier au niveau des nerfs crural, sciatique, poplité externe, obturateur et de leurs branches. Elles peuvent aussi être d'origine endocrinienne ou  carentielle. Des tableaux de polyradiculonévrite de type Guillain-Barré ont été observés.

greffon contre l'hôte (réaction du) l.f.

graft-versus-host reaction (GVH) disease ou reaction

Ensemble de signes cutanés, souvent au premier plan, digestifs et hépatiques qui traduisent la réaction du greffon contre l’hôte, témoignant de l’incompatibilité immunologique entre le sujet greffé et le greffon qu’il reçoit.
Cette réaction se manifeste après injection de lymphocytes T allogéniques à un animal ou à un sujet incapable de rejeter ces cellules. Elle s’observe après transfusion sanguine chez des enfants atteints de déficit immunitaire portant sur les cellules T et après allogreffe de moelle osseuse.
Lors de la phase aiguë, il existe une éruption érythémateuse maculeuse diffuse sur laquelle peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles. Ces GVH aigües sont classées en 4 grades de sévérité (I à IV). Elles se manifestent par de la fièvre, des éruptions cutanées, (maculeuses diffuses sur lesquelles peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles), de la diarrhée, une hépatomégalie et une splénomégalie.
Les signes de la phase chronique succèdent en général aux signes de la phase aiguë, mais peuvent apparaître sans éruption annonciatrice : il s’agit d’une éruption papuleuse lichénoïde diffuse, parfois hyperpigmentée, secondairement compliquée de lésions sclérodermiformes du visage et des extrémités, d’un syndrome sec ou de lésions buccales évocatrices de lichen plan ; ces lésions sont associées à une perte de poids, à des infections bactériennes et à une cytolyse hépatique.
Lors des greffes de cellules-souches hématopoïétiques, les GVH aigües peuvent être diminuées par élimination des cellules T matures du greffon et par administration d’un traitement immunosuppresseur prophylactique et un traitement par glucocorticoïdes. Les formes réfractaires aux glucocorticoïdes aux inhibiteurs de Janus kinase ( Ruxolitinib)

R. Zeiser, hématologue allemand (2020)

greffe, transplantation, Ruxolitinib

[F1, G5]

Édit. 2020

greffon contre l'hôte (signes cutanés de la réaction du) l.m.p.

graft-versus-host (GVH) disease or reaction (cutaneous symptoms of)

Ensemble de signes cutanés, souvent au premier plan, qui, avec les signes digestifs et hépatiques, traduisent la réaction du greffon contre l'hôte, témoignant de leur incompatibilité immunologique.
Lors de la phase aigüe, il existe une éruption érythémateuse maculeuse diffuse sur laquelle peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles. Les signes de la phase chronique succèdent en général aux signes de la phase aigüe, mais peuvent apparaître sans éruption annonciatrice : il s'agit d'une éruption papuleuse lichénoïde diffuse, parfois hyperpigmentée, compliquée secondairement de modifications sclérodermiformes du visage et des extrémités, de lésions de morphée, d'un syndrome sec et de lésions buccales évocatrices de lichen plan.

Greig (syndrome de) l.m.

Greig’s syndrome,  cephalosynpolydactyly

Hypertélorisme primaire par élargissement des petites ailes du sphénoïde avec arrêt de développement des grandes ailes et polysyndactylie.
L’écart entre les deux orbites, supérieur à 40 mm, est parfois associé à un retard mental, et plus souvent à d'autres anomalies oculaires ou à une forme mineure d'une maladie de Crouzon, à une polydactylie, à une camptodactylie, à une syndactylie, etc. Goodman et Gorlin, en 1977, ont comptabilisé au moins 67 affections associées à l'hypertélorisme. Le gène GLI3, responsable du syndrome de Greig, est localisé en 7p14.1. Le produit du gène est impliqué dans la réponse cellulaire au signal SSH (sonic hedgehog). L’affection est autosomique dominante (MIM 145400).

D. Greig, chirurgien écossais (1924)

Syn. céphalopolysyndactylie,  polysyndactylie

Grenet et Mézard (syndrome de) l.m.

Grenet and Mézard's syndrome

Syndrome infectieux malin tardif de la diphtérie survenant après le 35ème jour de la maladie.
Il débute par une paralysie de l'accomodation et une parésie du voile, suivies de manifestations neurologiques (polyradiculonévrite) et respiratoires qui peuvent justifier une ventilation assistée. Les paralysies régressent généralement en quelques semaines, sans laisser de séquelles.

H. Grenet et J. Mézard, pédiatres français (1933)

grippe commune l.f.

influenza

Maladie due aux Myxovirus influenzae, causes les plus fréquentes des infections bronchopulmonaires virales.
Trois types de Myxovirus influenzae ont été reconnus, A, B, et C, et dont les plus importants sont :
- le A, le plus fréquent, responsable des épidémies, qui présente de nombreux sous-types liés aux variations antigéniques du virus ;
- le B, plus rare, responsable de cas sporadiques ou de petites épidémies.
L'incubation est de 2 à 4 jours. Le début de la grippe commune associe un syndrome général fait de fièvre, de frissons et d'asthénie, des douleurs à type de céphalées, de myalgies et de courbatures constantes ; il s'y ajoute une atteinte des voies aériennes avec catarrhe oculonasal, enrouement, surtout une atteinte bronchique avec de la toux et quelques râles à l'auscultation. La radiographie thoracique est normale ou montre quelques opacités hilifuges. Les surinfections bactériennes à staphylocoques, pneumocoques, ou Haemophilus influenzae — ce dernier pris par Pfeiffer pour l'agent causal de la grippe — se voient surtout chez les personnes âgées ou atteintes d'une affection bronchopulmonaire chronique.
La pandémie de 1918-1919, étrangement appelée grippe espagnole alors qu'elle partit de Chine, passa aux USA et arriva en Europe avec les contingents américains, fit au moins 15 millions de morts, soit presque le double de ceux dus à la première guerre mondiale. Le virus de la grippe H1N1v contient des gènes d’origine aviaire, humaine et bovine. Il a été responsable d’une pandémie de juin 2009 à août 2010. Une vaccination a été proposée en urgence pour la première fois dans une pandémie. Les cas de grippe grave ont concerné des adultes jeunes, des femmes enceintes et des personnes souffrant d’obésité. Le virus H1N1v circule actuellement au même titre qu’un virus de grippe saisonnière.
Le traitement comporte l'alitement, les antitussifs, les antithermiques. La vaccination est le vrai traitement, bien que la protection ne s'observe que dans les 2/3 des cas.

[L'Oseltamivir (Tamiflu),est efficace s’il est pris dans les deux premiers jours suivant le début des symptômes ou en prophylaxie,.]

Grisel (syndrome de, torticolis de) l.m.

Grisel’s syndrome

Syndrome spécifique à l’enfant qui, dans un contexte fébrile, associe un torticolis aigu lié à une contracture des muscles pré- et périvertébraux cervicaux due à une inflammation ou infection du nasopharynx ou de l’espace rétropharyngé, et ceci en dehors de toute notion de pathologie osseuse ou de traumatisme.
Il s’accompagne d’une subluxation rotatoire de l’atlas.

P. Grisel, chirurgien français (1930)

Syn. torticolis naso-pharyngien

torticolis

Grönblad-Strandberg (syndrome de) l.m.

Grönblad-Strandberg’s syndrome

Syndrome oculo-cutané constitué par l’association d’un pseudoxanthome élastique et de stries angioïdes mises en évidence à l’examen du fond d’oeil, avec une fragilité des fibres élastiques qui se gonflent et se fragmentent, en particulier celles de la peau, de l’intestin, des artères et de l’œil.
La dégénérescence systématisée de ces fibres entraîne un certain nombre de complications cutanées (pseudoxanthome élastique du cou et des aisselles, vergetures), oculaires (stries angioïdes rétiniennes, hémorragies maculaires), cardiovasculaires (endocardite, anévrismes) et digestives (hémorragies). L'affection est secondaire à une anomalie des protéoglycanes qui donne une substance élastique anormalement minéralisée et friable. L’affection est autosomique dominante (MIM 177850 et 177860) ou autosomique récessive (MIM 264800 et 264810).

Ester Grönblad, opthalmologiste suédoise (1929) ; J. V. Strandberg, dermatologiste suédois (1929-1930)

Syn. pseudoxanthome élastique, PXE, stries angioïdes, élastorrhexie systématisée de Touraine

pseudoxanthome élastique, stries angioïdes

grossesse (complications neurologiques au cours de la) l.f.p.

neurologic complications during pregnancy

Manifestations et complications survenant lors de la grossesse et concernant soit des pathologies nouvelles induites par la grossesse, soit des modifications de pathologies antérieures à celle-ci.
Sont décrites : des céphalées migraineuses, de tension ou symptomatiques ; diverses atteintes neuromusculaires (syndrome du canal carpien, méralgie paresthésique, paralysies obstétricales maternelles, lomboradiculalgies). Myasthénie, polymyosites et polyneuropathies inflammatoires posent des problèmes thérapeutiques.
Les crises épileptiques, notamment généralisées tonicocloniques, peuvent augmenter en nombre et les traitements antiépileptiques posent des problèmes de malformations fœtales (spina bifida, fente palatine).
En fin de grossesse, l'éclampsie provoque des troubles neurologiques centraux (encéphalopathie, épilepsie, hypersignaux centraux en IRM).
Les mouvements anormaux sont rares : chorée gravidique, dystonie.
La sclérose en plaques est compatible avec une grossesse normale qui, du reste, ne l'aggrave pas. Les poussées sont plus rares qu'auparavant. Mais l'évolutivité reprend après l'accouchement. Des maladies auto-immunes sont possibles durant la gestation.
Les tumeurs intracrâniennes ou intrarachidiennes peuvent subir des poussées : adénomes hypophysaires, méningiomes, tumeurs vasculaires.
Les maladies infectieuses, notamment virales, ont surtout des conséquences fœtales, la toxoplasmose et la syphilis également.
Le risque d'affections cérébrovasculaires, artérielles et aussi veineuses, est accru.

grossesse (retentissement rénal de la) l.

renal effect of pregnancy

Conséquence de la grossesse sur le fonctionnement de l’appareil urinaire.
Toute grossesse normale augmente le flux plasmatique rénal et le taux de filtration glomérulaire dans une proportion de 30 à 50%. Elle accroît la protéinurie physiologique qui peut atteindre 250 mg/j.
La grossesse peut se compliquer d'hypertension et de manifestations rénales spécifiques qui s'intègrent dans le cadre de la toxémie gravidique. Dans le postpartum immédiat, on peut observer la survenue d'une insuffisance rénale aigüe associée à un syndrome hémolytique et urémique. La grossesse peut révéler et aggraver une hypertension préalable et des lésions rénales préexistantes. Une bactériurie asymptomatique chez la femme enceinte expose à un risque accru de pyélonéphrite et doit être traitée.

toxémie gravidique

Grouchy (syndrome de de) l.m.

De Grouchy syndrome

Syndrome lié à une aberration chromosomique par délétion partielle du chromosome 18 caractérisé par un nanisme, des malformations craniofaciales, cardiaques et une arriération mentale.
A la microcéphalie s’associe l’hypoplasie de l’étage moyen de la face, l’aplatissement de la racine du nez, des anomalies oculaires variables : hypertélorisme, épicanthus, ptosis, strabisme, microcornée, staphylome postérieur et atrophie optique. Une anomalie des pavillons des oreilles peuvent s’associer à une atrésie du conduit auditif externe. Les mains sont petites avec implantation basse des pouces. Pied bot, scoliose, malformations cardiaques (canal artériel, sténose aortique, hypertrophie ventriculaire) et eczéma peuvent se voir. En dehors de malformations particulièrement sévères avec des anomalies céphaliques graves la survie est possible.
L’affection est liée à des micro-délétions interstitielles terminales du chromosome 18 (telles que 18q22-q23)

J. de Grouchy, médecin généticien français (1963)

guanidine n.f.

guanidine

Composé amidinique monocarboné portant 3 azotes HN=C(NH2)2.
La guanidine est présente dans le germe de blé et dans certains champignons. Le radical de la guanidine se trouve dans l'arginine, la créatine et les phosphagènes.
Cette molécule est utilisée sous forme de chorhydrate pour traiter le syndrome de Lambert-Eaton et le botulisme.
Son action est présynaptique par augmentation du nombre de quanta d'acétylcholine libérés lors d'une stimulation nerveuse unique. La posologie est de 15 à 35 mg par kilo et par jour, en prises toutes les trois ou quatre heures. Ses effets secondaires sont d'ordre rénal, hépatique et hématologique.

E. H. Lambert, neurophysiologiste et L. M. Eaton, neurologue américains (1956)

botulisme, Lambert-Eaton (syndrome de)

Guttmacher (syndrome de) l.m.

Guttmacher’s syndrome

Association de malformations de l’extrémité des membres et de l’appareil génito-urinaire.
À la polydactylie post-axiale s’associent une déformation des cinquièmes doigts et orteils, un synphalangisme, une hypoplasie des pouces et des premiers et deuxièmes orteils, une absence d’ongles, des synostoses des os du carpe et du tarse. Les anomalies génito-urinaires consistent en un hypospadias, une implantation anormale des uretères, des malformations utérines.
L’affection, autosomique dominante, est liée à une mutation du gène HOXA13 qui s’exprime dans la partie postérieure et distale des membres lors de leur porphogénèse. Elle est très voisine du syndrome main-pied-génital qui dépend également d’une mutation du gène HOXA13.

A. E. Guttmacher, pédiatre américain (1993)

syndrome main-pied-génital

gynécomastie n.f.

gynaecomastia

Hyperplasie de l’épithélium des canaux galactophores et du stroma de la glande mammaire de l’homme aboutissant à une hypertrophie diffuse, bénigne, ce qui exclut les tumeurs et les adipomasties.
Le tissu mammaire de l'homme répond aux mêmes stimulations hormonales que celui de la femme : œstrogènes, prolactine, androgènes par aromatisation, hormone chorionique gonadotrophique, hormone de croissance, hormones thyroïdiennes.
Les causes de la gynécomastie se cherchent donc dans :
1) des prises médicamenteuses : œstrogènes ou androgènes prescrits dans le traitement des cancers de la prostate, spironolactones, digitaliques, vitamine D, izoniazide, ainsi que modificateurs des neurotransmetteurs qui perturbent la sécrétion de la prolactine : benzamides, phénothiazines, butyrophénones, antidépresseurs tricycliques,
2) des anomalies gonadiques : chorioépithéliomes ou tumeurs des cellules de Leydig, hypogonadisme congénital (syndrome de Klinefelter) ou acquis (orchite), états intersexués (testicule féminisant),
3) des endocrinopathies non gonadiques : acromégalie, adénome hypophysaire à prolactine, hypothyroïdie,
4) certaines maladies métaboliques: cirrhose, dénutritions sévères,
5) toutes les affections thoraciques : tumeurs, traumatismes, zona, etc.

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