Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1944 résultats 

repli urétéro-vésical l.m.

→ ligament latéral de la vessie

réseau capillaire lymphatique l.m.

rete lymphocapillare (TA)

lymphatic rete

Réseau d’origine des vaisseaux capillaires lymphatiques qui confluent pour former les vaisseaux lymphatiques.

résection de la jonction pyélo-urétérale l.f.

resection of the pelvi-ureteral junction (with uretero pelvic anastomosis)

Intervention chirurgicale employée principalement dans la cure de l'hydronéphrose congénitale, qui réalise l'ablation de la jonction pyélo-urétérale pathologique, puis sa reconstitution par anastomose pyélo-urétérale.
L'opération sectionne l'uretère en zone saine sous la jonction pyélo-urétérale et enlève une partie plus ou moins grande du bassinet dilaté ; la reconstitution est obtenue par suture linéaire du bassinet et anastomose pyélo-urétérale au point déclive "en raquette" ; elle permet le décroisement d'un éventuel pédicule vasculaire polaire inférieur. Proposée par R. Küss en 1951, elle est devenue l'opération de référence dans la cure de l'hydronéphrose congénitale.

R. Küss, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1975)

résection endoscopique l.f.

trans-urethral resection (TUR)

Opération endoscopique menée par voie transuréthrale destinée à l'exérèse à l'anse diathermique de lésions vésicales ou prostatiques.
Elle se déroule sous irrigation continue par un liquide isotonique dépourvu d'électrolytes (glycocolle p. ex.), et sectionne ou coagule les tissus par électrorésection, les fragments tissulaires étant recueillis pour examen histologique par le tube du résecteur. Elle peut ainsi traiter les tumeurs superficielles et malignes de la vessie, les sténoses du col vésical, l'adénome et le cancer de prostate, et toute lésion localisée justiciable d'une exérèse à visée curatrice ou biopsique.
Les complications spécifiques sont les hémorragies et le syndrome de résorption. Les résections du col vésical ou de la prostate ont l'inconvénient de créer des éjaculations rétrogrades.

Syn. résection transuréthrale

→ résecteur, résection endoscopique de prostate, résorption (syndrome de), résection transurétrale de la prostate (syndrome de)

résection endoscopique de prostate l.f.

trans-urethral resection of the prostate (TURP)

Ablation endoscopique d'un adénome prostatique, menée par voie uréthrale.
C'est le traitement chirurgical de référence de l'adénome prostatique, auquel sont comparées toutes les techniques émergentes. Il fait l'exérèse du seul tissu adénomateux, laissant en place la coque périphérique de la prostate saine. Comme toute adénomectomie chirurgicale il emporte le sphincter lisse, créant des éjaculations rétrogrades.

→ résection endoscopique

résection transurétrale de la prostate (syndrome de) l.m.

transurethral prostatectomy syndrome, TURP syndrome

Lors d'interventions endoscopiques (urologiques ou autres) complication postopératoire par passage de grandes quantités de liquides de lavage dans les veines (solutions isotoniques, particulièrement celle de glycine).
D'abord décrit comme complication des résections de la prostate, ce syndrome est caractérisé par l'association de troubles biologiques (hyponatrémie <120 mmol/L, hyperammoniémie, hyperglycinémie, signes d'hémolyse aigüe) de manifestations neurologiques (obnubilation, confusion, crises convulsives, troubles visuels, coma) en rapport avec un œdème cérébral dû au passage de glycine et de ses dérivés (glycine neurotransmetteur inhibiteur, acide glycocollique et acide glyoxylique) à toxicité nerveuse directe.
Ce syndrome peut aussi s'observer dans la cavité utérine dilatée lors de l'irrigation à haute pression après résection transcervicale des fibromes sousmuqueux.

→ glycine, résection endoscopique

résection transvésicale de l'uretère terminal l.f.

Puigvert's operation, "pull through" operation

Technique opératoire permettant l'ablation de la terminaison d'un uretère et la réimplantation de celui-ci en passant à travers la vessie.
Elle comporte l'abord transvésical du trigone, la découpe de l'orifice urétéral, l'attraction progressive de l'uretère dans la vessie lors de sa dissection, la résection de celui-ci, et enfin l'anastomose urétérovésicale directe. Cette technique utilisée pour le traitement des lésions de l'uretère terminal constitue plus souvent le premier temps d'une opération antireflux.

A. Puigvert, chirurgien urologue espagnol (1956)

Syn. opération de Puigvert

résistance uréthrale l.f.

urethral resistance

Ensemble des forces s'opposant à l'écoulement de l'urine dans l'urèthre pendant la miction.
Ces forces, naturellement plus grandes chez l'homme que chez la femme, se composent de deux fractions : la résistance à l'ouverture du col et de l'urèthre, et celle au flux lui-même, responsable de pertes de charge. Celles-ci se décomposent en forces régulières, dues au frottement sur les parois de l'urine progressant à vitesse constante, et forces  singulières, liées aux modifications de forme, de calibre et de direction du conduit.

rhodopsine n.f.

rhodopsin

Pigment visuel des cellules à bâtonnets de la rétine, constitué d'un pigment dérivé de la vitamine A (le 11-cisrétinal) et d'une opsine en trois parties (protéique, phospholipidique et oligosaccharidique).
Ce photopigment est intégré dans la membrane des disques. Il décrit des mouvements de rotation et de translation, et s'active sous l'action des photons. L'absorption d'un seul photon par le 11-cisrétinal active la rhodopsine en transformant le 11-cis rétinal en 11-transrétinal (qui se sépare ultérieurement de la rhodopsine). La rhodopsine activée, active à son tour la transducine en sous-unité GtaGTP, ce qui constitue la première étape métabolique de la transduction visuelle. La rhodopsine est responsable de la vision en lumière atténuée et son maximum d'absorption est à 495nm. Le gène a été isolé en 1984 et localisé en 3q21-q24. Plus de soixante-dix mutations ont été découvertes sur ce gène et sont responsables de plusieurs formes de rétinites pigmentaires : quatre autosomiques dominantes, une rétinite pigmentaire autosomique récessive et deux formes d’héméralopie congénitale stationnaire (MIM 180380).

G. Wald, biochimiste amércain, prix Nobel de médecine en 1967 (1950);  J. Nathans et D. S. Hogness, biologistes moléculaires américains (1984)

Syn. pourpre rétinien, rétinite pigmentaire 4, héméralopie congénitale stationnaire

→ transduction visuelle, rétinite pigmentaire liée à la rhodopsine

[P2]

Édit. 2020

risque d'accouchement prématuré l.m.

risk of preterm delivery

Danger éventuel plus ou moins prévisible d'un travail ou d'un accouchement anticipé.

rivalité binoculaire l.f.

binocular rivalty

Perception binoculaire instable et oscillante, résultant de la stimulation simultanée des deux yeux par des objets suffisamment différents en forme, taille, luminance, couleur, pour que la fusion binoculaire normale ne soit pas possible.

Syn. antagoniste binoculaire, ou rétinien, rivalité rétinienne

rivalité rétinienne l.f.

→ rivalité binoculaire

Rud (syndrome de) l.m.

Syndrome dont les limites sont floues, caractérisé par une ichtyose congénitale, une épilepsie, un retard mental,

un infantilisme, et une rétinite pigmentaire.
La transmission serait probablement récessive, liée à l’X. Il a été suggéré que le terme de syndrome de Rud,
auparavant décrit par Thibierge, soit abandonné.

G. Thibierge, dermatologiste français (1856-1926) ; E. Rud, médecin danois (1927)

Syn. syndrome de Thibierge-Rud

rupture traumatique de l'urèthre l.f.

traumatic rupture of the urethra

Rupture complète ou incomplète, fermée, des parois du conduit uréthral, survenant au niveau de l'urèthre antérieur par choc direct périnéal, au niveau de l'urèthre postérieur lors des fractures de l'arc antérieur du bassin.
C'est une complication grave qui nécessite une réparation souvent chirurgicale en urgence différée. Le risque de rétrécissement uréthral post-traumatique est important. Les ruptures de l'urèthre postérieur menacent également la continence et la fonction érectile.

sacrolisthésis l.m.

sacrolisthesis

Glissement du sacrum en avant par rapport à la cinquième vertèbre lombaire ; il est dû à un relâchement des ligaments sacro-iliaques.
L’affection peut être secondaire à de petits traumatismes répétés ou à un accident. Elle peut s’installer progressivement au cours de la grossesse. Il se traduit cliniquement par l’exagération de la lordose et des douleurs lombaires.

J. Gourdon, chirurgien orthopédiste français (1932)

Étym. lat. : os sacrum : sacrum, gr. : listhêsis : glissement

Syn. hiérolysthésis (A. Lippens), sacrum basculé (Gourdon), rétrospondylolisthésis

[I1]

Santorini (canal excrétoire accessoire du pancréas) l.m.

accessory (excretory) duct of the pancreas

G. Santorini, anatomiste italien (1724)

→ conduit pancréatique accessoire

[A1,L1]

Édit. 2015

Saraux (dysplasie hyaloïdorétinienne de) l.f.

Saraux’s primary autosomal recessive vitreo-retinal dysplasia

Cécité à la naissance avec dysplasie rétinovitréenne et syndrome du clivage de la chambre antérieure.
Associé à la dysplasie rétinovitréenne et au syndrome (ou anomalie) de Peters existe un bourgeon préauriculaire. La cécité se présente cliniquement avec une microphtalmie, des synéchies iridocristalliniennes et une opacification en masse bilatérale du vitré. L’intelligence et le reste de la morphologie sont normales. L’affection est autosomique récessive.

H. Saraux, ophtalmologiste français (1969)

Syn. dysplasie vitréorétinienne primitive récessive

→ Peters (anomalie de)

scaphocéphalie n.f.

Déformation du crâne, allongé d’avant en arrière et rétréci transversalement, provoquée par une soudure prématurée de la suture sagittale

C’est la plus fréquente des craniosténoses (48% des cas). La déformation peut être modérée, paraissant une simple exagération de la dolichocéphalie constitutionnelle ; en cas de synostose précoce, elle peut être plus importante, s’accompagner d’hypertension intracrânienne et de troubles visuels (exophtalmie, strabisme et atrophie du nerf optique) et nécessiter une intervention chirurgicale par craniectomie ou cranioplastie. L’affection, le plus souvent isolée, est à caractère autosomique dominant (MIM 123100) ou autosomique récessif (MIM 218500).

Étym. gr. skaphè : barque ; kephalè : tête.

→ craniosténose, craniosynostose, dolichocéphalie

Schinzel-Giedion (syndrome de) l.m.

Schinzel-Giedion’s midface retraction syndrome

Syndrome de dysplasie ectodermique caractérisé par une dysmorphie faciale distinctive, une hydronéphrose, un retard de développement sévère, des malformations squelettiques caractéristiques et des anomalies cardiaques et des voies génitales.
La dysmorphie faciale comporte un proptosis avec profond sillon sous la paupière inférieure, un hypertélorisme et des traits grossiers. Sur la voûte du crâne existent de larges sutures et de nombreux os wormiens et sur la base du crâne un aspect sclérotique. Il existe par ailleurs un hypospadias avec micropénis chez le garçon et une hypoplasie des grandes et petites lèvres chez la fille, une hypertrichose, et des anomalies osseuses telles que côtes trop larges, os pubien hypoplasique et diaphyses des os longs épaissies. Les survivants ont tous un retard majeur et une épilepsie. L’anomalie est autosomique dominante et liée à la mutation du SETBP1 situé sur le locus chromosomique 18q12.3  (MIM 269150).

A. Schinzel, généticien autrichien, A. Giedion, pédiatre suisse (1978)

→ SETBP1

[A4,O6,Q2]

Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de) l.m.

Schwartz-Bartter’s syndrome

Syndrome le plus souvent paranéoplasique caractérisé par une sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (ADH) entraînant une hyponatrémie grave, secondaire à une élimination urinaire excessive de sodium.
La conséquence est une hyperhydratation intra-cellulaire qui provoque des manifestations progressives digestives (anorexie, état nauséeux, vomissements) ou neuropsychiques (agitation, irritabilité, convulsions, coma), mais pas d’oedèmes. Le diagnostic se fait essentiellement par les examens biologiques : abaissement de la natrémie et de l’osmolarité plasmatiques, tandis que la natriurèse et l’osmolarité urinaire sont élevées.
Les causes en sont nombreuses :
- tumeurs néoplasiques sécrétrices d'ADH : cancer bronchique à petites cellules (cause la plus fréquente), carcinomes pancréatique et duodénal, lymphome, thymome;
- maladies pulmonaires non tumorales : tuberculose, abcès du poumon, pneumopathie virale, empyème, syndrome obstructif chronique ;
- maladies du système nerveux central : fracture du crâne, hématome sous-dural, hémorragie sous-arachnoïdienne, thrombose vasculaire cérébrale, atrophie cérébrale, encéphalite aigüe, méningite tuberculeuse, méningite purulente ;
- prise de médicaments : chlorpropamide, vincristine, vinblastine, cyclophosphamide, carbamazépine, oxytocine, antidépresseurs tricycliques, parfois anesthésiques généraux ;
- hypothyroïdie, ventilation sous pression positive.
Le traitement étiologique doit être mis en œuvre dès que possible ; en attendant son effet, la restriction hydrique est impérative.

W. B. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)

Sigle : SIADH (syndrome de Sécrétion Inappropriée d’ADH)

→ natrémie, encéphalopathies hypo- et hyperosmolaires, vasopressine

sclérose rétropéritonéale idiopathique l.f.

idiopathic retroperitoneal sclerosis

→ fibrose rétropéritonéale

Scott et Robb-Smith (réticulose médullaire histiocytaire de) l.f.

Scott and Robb-Smith’s histiocytic medullary reticulosis

R. B. Scott, pédiatre et A. H. T. Robb-Smith, anatomopathologiste britanniques (1939)

→ réticulose médullaire histiocytaire

secret d'attribution l.m.

concealement of allocation

Fait que, dans un essai randomisé, au moment où un sujet est inclus dans l’essai, personne ne doit a priori savoir quel  traitement lui sera alloué.

Syn. clause d’ignorance

secrétome n.m

secretome

Ensemble des protéines sécrétées par une cellule.
Le secrétome a été particulièrement étudié au cours du vieillissement. Cette étape de la vie est caractérisée par l’apparition d’un phénotype sécrétoire (« senescence-messaging secretome »). Ces protéines de natures diverses (cytokines, protéases, facteurs de croissance) ont une activité autocrine et paracrine délétère par stimulation de la croissance tumorale et de la fibrose interstitielle. Elles interviennent aussi dans l’élimination des cellules sénescentes.

secret professionnel médical l.m.

 medical professional secrecy

Le secret professionnel médical est un contrat moral qui scelle la confidentialité entre le médecin et son patient : il garantit le respect de la vie privée et de l’ordre social.
Par la place qu’il occupe dans la société, ses multiples aspects et le nombre de personnes qu’il concerne il est le plus important des secrets professionnels. Le secret professionnel médical est l’un des aspects du droit public des libertés.
Son origine remonte au serment d’Hippocrate, 400 ans avant notre ère. Il s’est perpétué depuis et s’appuie sur des dispositions législatives ou réglementaires et sur des décisions jurisprudentielles :
- article 12 de la déclaration universelle des droits de l’homme : « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée »,
- article 9 du code civil : « chacun a droit au respect de sa vie privée »,
- article L 1110-2 du code la santé publique (CSP) : « La personne a droit au respect de sa vie privée »,
- article L 1110-4 du CSP : « Toute personne prise en charge…a droit au respect de sa vie privée et au secret des informations la concernant »,
-articles L 162-2 et L 315-5 du code de la sécurité sociale portant également sur le secret professionnel médical.
Le décret du 6 septembre 1995, portant code de déontologie médicale, est incorporé au code de la santé publique (articles R 4127-1 à R 4127-112). Le secret professionnel médical relève des articles R 4127- 4-35-51-72-73-76-95-104.
L’article 226-13 du code pénal punit sa violation d’un an d’emprisonnement et de 15.000 €uros d’amende. Aux termes de cet article 226-13 du code pénal de portée plus générale : « est tenue au secret toute personne qui est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, d’une information à caractère secret ».
Sont donc tenus au secret professionnel médical tous les professionnels et auxiliaires de santé : médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers ou infirmières, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, aides-soignants, ambulanciers, secrétaires médicaux, technologues en imagerie médicale (manipulateurs), technologistes médicaux.
Caractéristiques du secret professionnel médical :
- établi dans l’intérêt du patient, il ne lui est pas opposable; le patient ne peut pas en délier le médecin ;
- il se perpétue après le décès du patient ;
- les faits qui ne peuvent être révélés doivent avoir été connus dans l’exercice d’une profession médicale ;
- l’intention coupable dans la violation du secret professionnel médical n’est pas nécessaire ; il suffit que sa révélation ait té effectuée en connaissance de cause ;
- la violation du secret professionnel médical est punissable même lorsqu’elle est faite à une seule personne et même si celle-ci est personnellement tenue au secret.
Bien qu’il comporte de nombreuses dérogations, le secret professionnel médical est toujours considéré comme général et absolu car, selon la formule du Professeur Hoërni : « Il n’y a pas de soins de qualité sans confidence, de confidence sans confiance, de confiance sans secret ».
Des dérogations obligatoires dans un intérêt collectif concernent :
- d’une façon générale la transmission obligatoire de données individuelles à l’autorité sanitaire (article L 3113-1 du CSP) ; plus particulièrement au profit de l’institut de veille sanitaire (article L 1413-5 du même code) ;
- l’accès à des informations médicales conservées sur support ou transmises par voie électronique (article R 11-3 du même code) ;
- les perquisitions et saisies sur ordre des autorités judiciaires ou effectuées par un officier de police judiciaire ;
-  les injonctions de soins ordonnées judiciairement ;
-  les déclarations des naissances et des décès ;
-  la déclaration des maladies contagieuses ou vénériennes ;
-  les certificats d’internement ;
-  le signalement des alcooliques présumés dangereux.
Des dérogations obligatoires à titre individuel concernent :
- les accidents de travail et maladies professionnelles ;
- les pensions militaires d’invalidité ;
- les pensions civiles et militaires de retraite ;
- l’indemnisation des personnes contaminées par le VIH lors d’une transfusion ;
- le dopage des sportifs.
Des dérogations permettent le partage du secret professionnel médical :
- au profit des recherches dans le domaine de la santé (lois des 1er juillet 1994 et 6 août 2004) ;
- les commissions des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge (article L 1112-3 du CSP) ;
- le signalement d’une personne dont l’état nécessite une mesure de protection judiciaire ;
- les sévices ou praivations constatées sur un mineur ou une personne fragile (article 226-14 du code pénal) ;
- le signalement du caractèraae dangereux d’une personne détenant une arme ou voulant en acquérir (même article).
Des dérogations accordées à certaines catégories de médecins concernent :
- le médecin responsable du département d’information médicale dans un établissement de santé (articles L 6113-7 et R 710-5-4 du CSP),
- le médecin conseil de la sécurité sociale ou inspecteur de la santé,
- le médecin requis pour constatation d’une infraction à la législation sur la répression des fraudes (article L 4163-1 du CSP),
- le médecin désigné comme intermédiaire par un patient pour accéder à son dossier médical (articles L 1111-7 et R 1111-1 du CSP),
- le médecin chez un hébergeur de données médicales (article R 1111-1 du CSP).
Des dérogations en faveur de tiers non médecins concernent :
- la personne de confiance (article L 1111-6 du CSP),
- la famille ou les proches d’un patient en cas de diagnostic grave (article L 1110-4 du CSP),
- les ayants droit d’une personne décédée (article L 1111-7 du CSP),
- une tierce personne lors d’une consultation, avec l’accord du patient (article L 1111-7 du CSP),
- le dépôt volontaire de données de santé à caractère personnel auprès d’un hébergeur (article L 1111-8 du CSP).
Le secret professionnel médical partagé est régi par l’article L 1110-4 du CSP : « Deux ou plusieurs professionnels de santé peuvent…sauf opposition de la personne dûment avertie, échanger des informations relatives à une même personne prise en charge, afin d’assurer la continuité des soins ou de déterminer la meilleure prise en charge sanitaire possible. Lorsque la personne est prise en charge par une équipe de soins dans un établissement de santé, les informations la concernant sont réputées confiées par le malade à l’ensemble de l’équipe ». C’est la conséquence de l’exercice systémique de la médecine et de l’instauration des chaînes de soins.
Des dérogations sont admises par la jurisprudence :
- dans les procédures concernant des rentes viagères, des testaments ou des assurances-vie ; les plaideurs peuvent produire des renseignements médicaux ;
- lorsqu’un médecin est poursuivi en justice il peut, pour sa défense, révéler des faits couverts par le secret professionnel médical mais exclusivement dans le domaine concernant l’affaire en cause ; toute autre révélation serait considérée comme une violation du secret professionnel médical.

Étym. lat. secretus : séparé (participe passé de secerno-ere)

→ serment d'Hippocrate, code de déontologie médicale, institut de veille sanitaire, département d'information médicale, médecine systémique, chaîne de soins, secret professionnel en psychiatrie

[,article 7 des principes d’éthique médicale européenne : « Le médecin…doit garantir le secret total de toutes les informations qu’il aura recueillies et des constatations qu’il aura opérées lors de ses contacts avec lui le malade »,]

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