kyste dermoïde l.m.
dermoid kyst
Formation kystique congénitale surtout située au front ou dans la région supraorbitale.
Sa paroi est constituée d'un épiderme normal, muni de ses annexes; les glandes sébacées y prédominent souvent. Le centre kystique contient des lamelles de kératine, du sébum et parfois des poils ou du tissu osseux et cartilagineux.
kyste dermoïde du sourcil l.m.
dermoid cyst of the eyebrow
Nodule arrondi souscutané congénital de la taille d'un pois, représentant un dysembryome simplifié car il ne contient, à l'intérieur de la cavité kystique bordée par un épithélium malpighien kératinisant, que des lamelles de kératine et quelques ébauches annexielles, mais généralement pas de tissu osseux ou cartilagineux.
Le qualificatif épidermoïde lui conviendrait donc aussi, puisqu'on admet qu'il s'agit d'une inclusion épidermique dans les fentes embryonnaires.
lactosamine n.f.
Dérivé du lactose dans lequel le carbone N° 2 du glucose porte une fonction amine (-NH2) au lieu d’une fonction alcool (-OH)
Ce type d’oside est trouvé principalement dans les glycoprotéines et les glycolipides
→ oside, lactose, glucose, glycoprotéine, glycolipide
lacunaire adj.
defect
lacunaire (amnésie) l.f.
defect amnesia
lacunaire (image) l.f.
defect
→ lacune
lame profonde du fascia temporal l.f.
lamina profunda fasciae temporalis (TA)
deep layer of temporal fascia
Lame de dédoublement profond du fascia temporal.
Ce dédoublement se produit à la partie basse du muscle temporal. Le fascia temporal, épais et résistant, uni au muscle par sa face profonde à la partie supérieure de celui-ci, en est séparé en bas par une nappe de tissu adipeux de glissement. C’est à ce niveau que le fascia temporal se dédouble en une lame profonde et une lame superficielle qui s’insèrent sur les deux lèvres du bord supérieur de l’arcade zygomatique.
Syn. anc. lame profonde de l’aponévrose temporale
lame profonde du muscle élévateur de la paupière supérieure l.f.
lamina profunda musculi levatoris palpebrae superioris (TA)
deep layer of levator palpebrae superioris
Faisceau de fibres terminales du muscle élévateur de la paupière supérieure qui se termine sur la paroi latérale de l’orbite, en dehors au niveau de la suture fronto-malaire, en dedans sur la partie supérieure de la crête lacrymale de l’os lacrymal.
Il contribue à porter la portion tarsale de la paupière supérieure en haut et en arrière. Il est innervé par un rameau de la branche supérieure du nerf abducens.
Syn. anc. lame profonde du muscle releveur de la paupière supérieure
lame sacro-recto-génito-pubienne de Delbet l.f.
Delbet’s sagittal fascia of the pelvic diaphragm
Partie fibreuse renforcée du fascia pelvien, à disposition sagittale, tendue à partir du sacrum, en dedans des trous sacrés, se dirigeant en bas et en avant en échangeant des fibres avec les viscères pelviens, et se terminant à l'insertion antérieure rétropubienne du fascia pelvien.
P. Delbet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1861-1957)
lathostérolose n.f.
Syndrome héréditaire autosomique récessif lié à une erreur innée du métabolisme du cholestérol due à un déficit en 3-bêta-hydroxysteroide-delta-5-désaturase (SC5D) et caractérisé par un retard mental et un dysfonctionnement hépatique associé à diverses malformations.
La prévalence est de 1/1 000 000.
Seuls deux cas ont été décrits :
- le premier, (une petite fille) avait un phénotype complexe avec des anomalies congénitales multiples dont une dysmorphie faciale, une microcéphalie sévère, une hexadactylie post axiale du pied gauche, une syndactylie entre le 2e et le 4e orteil et entre le 5e orteil et celui surnuméraire, un retard psychomoteur important, une hypotonie axiale et des problèmes hépatiques ;
- le second a été caractérisé rétrospectivement par analyse biochimique d'une culture de fibroblastes provenant d'un patient décédé ; ce patient avait une opacité cornéenne, une hypertrophie gingivale, une polydactylie post axiale bilatérale, une syndactylie sur le 2e entre 3e orteil, une hépatosplénomégalie et des anomalies génitales avec des signes neurologiques dont une myoclonie, une démyélinisation de la substance blanche et des calcifications cérébrales.
Le diagnostic de la lathostérolose consiste à démontrer un taux élevé de lathostérol dans le plasma et les cellules par chromatographie gazeuse-spectrométrie de masse. L'étude de la biosynthèse du cholestérol sur des fibroblastes en culture permet de montrer le déficit en activité enzymatique de la SC5D, c'est-à-dire le blocage métabolique dans la conversion du lathostérol en 7-déhydrocholestérol ; il permet également l'analyse des mutations du gène SC5D. Le diagnostic prénatal est possible.
Étym. gr. lathôn : dissimulé, inapparent
Syn. déficit en stérol C5-désaturase
Réf. G. Parenti, Orphanet février 2005
[A4,O6,Q2]
LCR
Dénomination obsolète remplacée par liquide cérébro-spinal
2) Sigle angl. pour Ligase Chain Reaction
Réaction de ligation en chaînes, utilisée pour attacher des oligonucléotides, préalablement localisés sur un acide nucléique cible.
→ techniques d'amplification génique
léiomyome cutané l.m.
cutaneous leiomyoma, leiomyoma cutis
Tumeur cutanée bénigne rare, survenant à tout âge et résultant de la prolifération de fibres musculaires lisses, issues de muscles arrecteurs ou des parois vasculaires.
À partir des muscles arrecteurs, se forment trois variétés cliniques : a) le léiomyome ou piloléiomyome solitaire; b) les léiomyomes multiples ou éruptifs, groupés en une région quelconque du corps et composés de petits nodules plus ou moins saillants, de dimensions variées, fermes, généralement douloureux à la pression et au froid; c) le léiomyome solitaire génital, localisé au scrotum, aux grandes lèvres ou, rarement, au mamelon et qui, contrairement aux autres variétés, ne comporte pas de signes fonctionnels.
Au microscope, on observe une tumeur intradermique non encapsulée et composée de faisceaux de fibres musculaires lisses, qui se croisent, s'enchevêtrent et forment parfois des tourbillons; les cellules sont fusiformes, avec un noyau mince aux extrémités arrondies; il peut y avoir des cellules géantes à noyaux multiples; une trame collagène sépare les faisceaux et parfois les fibres. L'angioléiomyome se développe à partir des fibres musculaires lisses des parois vasculaires et diffère histologiquement des précédents par l'existence d'une capsule péritumorale et par la présence de nombreux vaisseaux entre les fibres musculaires. Le léiomyome persiste indéfiniment. L'excision chirurgicale peut entraîner la guérison, mais elle n'empêche pas l'apparition éventuelle de nouveaux éléments.
Étym. gr. leios : lisse ; mys, myos : muscle ; ôma : tumeur
Syn. dermatomyome
ligament deltoïde de l'articulation talo-crurale l.m.
ligamentum deltoideum articulationis talocruralis (TA)
deltoid ligament of ankle joint
Couche superficielle du ligament collatéral médial de l’articulation talo-crurale.
De forme triangulaire, elle s’insère par son sommet sur la malléole médiale et par sa base sur la face médiale du tarse. Elle comporte quatre parties : une partie tibio-naviculaire, une partie tibio-calcanéenne, une partie tibio-talaire antérieure et une partie tibio-talaire postérieure.
→ ligament collatéral médial de l'articulation talo-crurale
ligament dentelé l.m.
ligamentum denticulatum (TA)
denticulate ligament
Prolongements de la pie-mère spinale représentés par deux lames, disposées dans un plan frontal, qui unissent les cordons latéraux de la moelle spinale à la dure-mère rachidienne.
Ils cloisonnent l’espace sous-arachnoïdien en deux parties, ventrale et dorsale. Le bord latéral, qui répond à la dure-mère, présente en regard des foramens intervertébraux des échancrures permettant la réunion des racines dorsale et ventrale des nerfs spinaux.
ligament métacarpien transverse profond l.m.
ligamentum metacarpale transversum profundum (TA)
deep transverse metacarpal ligament
Bande fibreuse épaisse tendue transversalement, à la partie inférieure de la paume de la main, entre la deuxième et la cinquième articulation métacarpo-phalangienne.
Libre au niveau des espaces interdigitaux, elle est étroitement unie aux capsules articulaires qu’elle surcroise. Elle constitue, à ces endroits, une partie des gaines fibreuses des tendons fléchisseurs des doigts.
Syn. anc. ligament transverse profond de la paume ; ligament transverse intermétacarpien palmaire ; ligament transverse du métacarpe.
ligament sacro-coccygien dorsal profond l.m.
ligamentum sacrococcygeum posterius profondum ; ligamentum sacrococcygeum dorsale profondum(TA)
deep posterior sacrococcygeal ligament
Couche profonde du ligament sacro-coccygien postérieur qui prolonge le ligament longitudinal postérieur.
Il unit les faces postérieures de la dernière pièce sacrée et des deux premières pièces coccygiennes. Il est séparé du ligament sacro-coccygien dorsal superficiel par la terminaison du canal vertébral sacré.
Syn. ligament sacro-coccygien postérieur profond
Lima (opération de de) l.f.
de Lima’s operation
Ethmoïdectomie pratiquée par voie trans-maxillaire de Caldwell-Luc, indiquée dans les pansinusites chroniques suppurées.
E. de Lima, otorhinolaryngologiste brésilien (1936)
lipomatose douloureuse de Dercum l.f.
Dercum’s painful lipomatosis
F. X. Dercum, neurologiste américain (1888)
→ adipose douloureuse de Dercum
Lisfranc (désarticulation de) l.f.
Désarticulation de l’avant-pied au niveau des articulations tarsométatarsiennes (tarso-metatarseae) ou interligne de Lisfranc;
J. Lisfranc de Saint-Martin, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1787-1847)
lobe dorsal moyen de Dévé l.m.
Dévé’s average dorsal lobe
Lobe qui correspond à l'isolement du segment supérieur du lobe inférieur par la scissure supérobasale entre le segment supérieur et la pyramide basale, en fait toujours incomplète.
F. Dévé, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1872-1951)
[Terme non retenu dans la Nomenclature internationale]
Louis-Bar (syndrome de) l.m.
Denise Louis-Bar, neuropathologiste belge (1941)
lymphadénite dermatopathique l.f.
dermatopathic lymphadenitis
Prolifération intraganglionnaire bénigne de lymphocytes B et T et d'histiocytes dont le cytoplasme est chargé de dépôts d'hémosidérine, de mélanine ou d'inclusions lipidiques, observée surtout dans des aires ganglionnaires superficielles, faisant suite aux multiples effractions cutanées induites par un grattage chronique et aboutissant à une hyperplasie du cortex profond et superficiel du ganglion dont l'architecture générale est conservée.
Le lymphome à petites cellules en est le principal diagnostic différentiel : d'où parfois la nécessité d'une analyse immunophénotypique de l'infiltrat et/ou de la recherche de clonalité par biologie moléculaire.
E. Hurwitt, dermatologiste américain (1942)
Syn. lymphadénite dermopathique, réticulose lipomélanique de Pautrier-Woringer (1933) (obs.)
→ hémosidérine, mélanine, lymphome à petites cellules
[F1]
Édit. 2018
machine à développer l.f.
processing machine
Machine permettant le traitement automatique des films radiographiques, depuis le développement jusqu'au séchage final.
Dérivée des appareils conçus dès 1928 pour la photographie, les machines destinées à la radiologie apparaissent en 1942 et reproduisent les gestes du traitement manuel au cours d'un cycle de 40 minutes. A l'issue de nombreux perfectionnements successifs, les modèles actuels, entièrement automatisés, traitent et sèchent un film radiographique en 90 secondes; ils peuvent être couplés à un système de déchargement et rechargement automatiques des cassettes en plein jour ou à un reproducteur laser.
Syn. développeuse (peu usité)
maculopathie dégénérative l.f.
degenerative maculopathy
Atteinte maculaire secondaire au vieillissement ou à un processus pathologique chronique.
Étym. lat : macula : tache ; gr. pathos : maladie
Dent (maladie de) l.f.
Dent’s disease
Maladie héréditaire récessive, liée à l’X, caractérisée par une hypercalciurie et une protéinurie affectant des protéines de petite taille.
La Maladie de Dent se manifeste chez les garçons par une hypercalciurie à l’origine de lithiase, une protéinurie de type tubulaire, c'est-à-dire due à un défaut d’endocytose de protéines de petite taille par les cellules épithéliales du tube proximal et, plus rarement, une hyperphosphaturie avec hypophosphatémie responsable d’un rachitisme. Une insuffisance rénale se développe souvent à l’âge adulte. La maladie est atténuée chez les filles porteuses de la mutation.
On distingue la Maladie de Dent de type 1, la plus fréquente due à une mutation du gène CLCN5, qui code le canal chlore CLC5 localisé dans la membrane des endosomes intervenant dans la réabsorption des protéines et l’échange Cl-/H+, et la Maladie de Dent de type 2 due à une mutation du gène OCRL (« oculocerebrorenal syndrome ») codant pour l’enzyme OCRL (phosphatidylinositolbiphosphate phosphatase). Des mutations du même gène sont à l’origine du syndrome de Lowe. Comme dans la Maladie de Dent de type 1, on observe une protéinurie, une lithiase et dans une phase ultime une insuffisance rénale.
C. E. Dent, M. Friedman, médecins britanniques (1964)
→ Lowe (syndrome de), lithiase, OCRL gene, phosphatidylinositol-4',5'-bisphosphate,CLCN5 gene, rachitisme
[M1, O1, Q3]
Édit. 2018