resynchronisation n.f.
Technique visant à la correction des asynchronismes électromécaniques induits parles troubles de conduction atrio ventriculaires et intraventriculaires (principalement bloc de branche gauche).
La resynchronisation corrige l’asynchronisme atrio ventriculaire et intraventriculaire ayant pour conséquence une altération des fonctions systoliques et diastoliques du cœur. La resynchronisation améliore les symptômes, les hospitalisations et la mortalité des insuffisants cardiaques.
→ bloc de branche, insuffisance cardiaque
rétention de la tête dernière 1.f.
retention of the aftercoming head
Accident de l'accouchement du siège : la tête fœtale reste au-dessus du détroit supérieur alors que le siège est en voie d'expulsion.
Elle peut se corriger par la manœuvre de traction de Mauriceau ou par une traction combinée à une pression suspubienne selon la technique de Wigand-Martin.
Réthi (opération de) l.f.
Réthi operation
Technique d’agrandissement et de calibrage du larynx utilisée dans les sténoses laryngées.
A. Réthi, otorhinolaryngologiste hongrois (1961)
[P1]
Édit. 2019
rétinoblastome-like 2 et like 1 l.m.
retinoblastoma-like 1 and 2
Gène humain, RBL2, conforme au gène du rétinoblastome mais situé sur une autre région en 16q12.2 et non en 13q14.12-14.2 (gène du rétinoblastome).
A partir d'une séquence de la protéine E1A, qui fait une liaison étroite avec la séquence du gène du rétinoblastome (protéine homologue ou similaire), Mayol a cloné un gène humain, RBL2, en un autre site. Des délétions en 16q ont été trouvées dans plusieurs cancers humains (poumon, ovaires, foie, prostate) ce qui laisse entendre que ce gène a une action anti-oncogène. Une technique un peu différente a été utilisée pour identifier le RBL1 ou CP107, dont le locus est en 20q11.2 et qui est un homologue du gène du rétinoblastome et intervient dans le contrôle de la croissance et de la régulation cellulaire. Affection à hérédité indéterminée (MIM 180203).
M. E. Ewen, bio-oncologue américain (1991) ; X. Mayol, biologiste espagnol en activités aux États-Unis (1993)
rétroaction en biologie (technique de) l.f.
biofeedback
Technique comportementale d'apprentissage et d'autocontrôle progressif, selon un mécanisme de conditionnement opérant, de certaines fonctions physiologiques traduites en signaux optiques et sonores repérables par un dispositif électronique d'enregistrement et de mesure : tonus musculaire, résistance et température cutanées, tension artérielle, rythme cardiaque, électroencéphalo
Son efficacité est apparue dans de nombreux domaines, en particulier : rééducation musculaire (crampe des écrivains, torticolis spasmodique, etc.), récupération motrice après ictus, maladie de Raynaud, hypertension artérielle, certaines arythmies, migraines, céphalées de tension nerveuse, troubles gastro-intestinaux, incontinence vésicale ou fécale. Dans l'anxiété et les phobies, le processus de désensibilisation paraît plus efficace et accéléré sous l'effet des biofeedbacks électromyo
rétroalvéolaire (cliché) l.m.
retroalveolar film
Cliché dentaire obtenu par exposition d'un film de faibles dimensions, environ 2 x 3 cm, maintenu à l'intérieur de la bouche en position linguale ou palatine, au contact de la mâchoire par un support approprié.
Il donne une image nette d'une dent déterminée, de ses racines et de l'alvéole dentaire correspondante.
Cette technique est actuellement remplacée par les appareils de radiologie numérisée avec projection directe sur écran et possibilité d’enregistrement informatisé. L’incidence de prise de cliché reste identique. Le capteur remplace le film radiographique.
Syn. cliché périapical, cliché périapex
rétrocontrôle mictionnel l.m.
biofeedback
Technique couramment utilisée en rééducation vésicosphinctérienne.
Cette rétroaction sensorielle consiste à acquérir la maîtrise du fonctionnement d'un organe ou d'un muscle par la prise de conscience objective de son fonctionnement.
Les contractions vésicales et/ou l'activité musculaire sont concrétisées par un signal visuel ou sonore.
rétropéritonéoscopie n.f.
retroperitoneoscopy
Technique endoscopique permettant l'exploration visuelle du rétropéritoine et un certain nombre d'interventions sur les tissus ou organes de cet espace (lymphadénectomie, cure de varicocèle, néphrectomie, surrénalectomie p. ex.).
Certaines des techniques de rétropéritonéoscopie utilisent une ouverture "minimale" de la paroi et des instruments éclairants de type médiastinoscope, d'autres sont l'adaptation au rétropéritoine des techniques laparoscopiques.
Reverdin (greffe de) l.f.
Reverdin’s graft
Greffe cutanée de petits greffons de trois à quatre millimètres de diamètre.
La peau est piquée et soulevée superficiellement à la pointe d’une petite aiguille de Reverdin et prélevée au bistouri, sous la pointe de l’aiguille, en une fine rondelle dont les berges coupées tangentiellement contiennent toutes les couches superficielles de la peau, assurant ainsi les meilleures chances de prise de chacun des petits greffons prélevés. Cette technique est particulièrement indiquée pour couvrir de petites surfaces sur un lit de greffe de vascularisation médiocre.
J. L. Reverdin, chirurgien suisse, membre de l'Académie de médecine (1869)
RFLP sigle angl. pour Restrictive Fragment Length Polymorphism
Polymorphisme de longueur des fragments de restriction.
Technique de typage moléculaire de référence pour comparer les souches de Mycobacterium tuberculosis.
Syn. recommandé en français : PTFR
RIST sigle angl. m. pour Radio Immuno Sorbent Test
Méthode utilisée pour mesurer une protéine antigénique dans le sérum : celle-ci est mélangée avec une quantité déterminée de la même protéine marquée d'un isotope et le mélange est alors mis en présence de particules de latex recouvertes d'anticorps.
Après incubation et lavage, la radioactivité liée aux billes de latex est mesurée. La technique est utilisée pour la mesure des IgE. L'IgE sérique entre en compétition avec l'IgE marquée.
Ritter (technique de) l.f.
Ritter's technique
Technique chirurgicale de cerclage du col utérin par voie vaginale.
Après colpotomie antérieure, le fil est placé sur le col puis passé à la base des ligaments utérosacrés et noué en arrière.
J. Ritter, gynécologue- obstétricien français
Robert (opération de) l.f.
Robert's operation
Technique de traitement des récidives vaginales de prolapsus après hystérectomie, consistant à fixer le dôme du vagin aux muscles releveurs de l'anus.
H. G. Robert, chirurgien-gynécologue français (né en 1918)
Robert (technique de) l.f.
Robert's technique
Technique d'hémostase des artères cervico
H. G. Robert, chirurgien-gynécologue français (né en 1918)
Rorschach (test de) l.m.
Rorschach’s test
Technique élaborée entre 1918 et 1921 par le psychiatre suisse H. Rorschach, qui eut l'idée de comparer la manière dont les malades réagissaient à des taches d'encre, à celle de sujets normaux.
Dix taches d'encre d'axe de symétrie vertical, aux contours plus ou moins découpés, de structuration faible (non figurative), de texture variable et de couleurs différentes, sont présentées toujours dans le même ordre. Devant chaque planche, le sujet est invité à exprimer "tout ce qu'il peut voir", en disant "tout ce qui lui vient à l'esprit". Fortement impliqué, il est mis dans une situation déroutante, où on lui demande à la fois de régresser en se laissant aller à imaginer et de rester dans la réalité en partant du stimulus proposé.
L'interprétation se fait selon deux types de démarches qui peuvent être complémentaires : une analyse qualitative et dynamique dans une perspective psychanalytique et un repérage de constellations de signes dans une visée diagnostique et pronostique.
Des orientations diverses données à ce test se sont fait jour, notamment psycho-anthropologiques, analytiques, gestaltistes, phénoménologiques. De nouveaux modèles, inscrits dans une épistémologie scientifique empirique et non spéculative, ont indiscutablement amélioré la fidélité interjuges des interprétations (J. Exner aux États-Unis, A. Andronikof-Sanglade en France).
H. Rorschach, psychiatre et psychanalyste suisse (1884-1922) ; Anne Andronikof-Sanglade, psychologue française (1989) ; J. E. Exner Jr, psychologue américain (1928-2006)
Rouvillois (opération de) l.f.
Rouvillois’ operation
Technique chirurgicale d'hystérectomie par voie mixte, vaginale et abdominale, pour le traitement des cancers du col de l'utérus.
C. Rouvillois, chirurgien français (1950)
Roux (opération de) l.f.
Roux’s procedure
Technique chirurgicale de vaginoplastie par clivage rectovésical suivi d'un tapissage par la muqueuse dédoublée des petites lèvres de la vulve.
G. Roux, chirurgien gynécologue français (1889-1968)
Ruge-Schröder (technique de) l.f.
Ruge-Schröder’s technique
Technique chirurgicale de résection par voie vaginale d'une cloison utérine.
C. Ruge, anatomopathologiste gynécologique allemand (1846-1926) et K. L. E. Schröder, gynécologue allemand (1838-1887)
Sabin et Feldman (test de) l.m.
Sabin-Feldman’s test, dye-test
Test sérologique d’affinité tinctoriale longtemps considéré comme la méthode de référence pour le sérodiagnostic de la toxoplasmose, consistant à mettre en présence des toxoplasmes vivants, entretenus sur ascite de Souris, du complément et des dilutions du sérum à étudier.
Dans la technique originale, l’action des anticorps spécifiques sur des toxoplasmes vivants était appréciée in vivo par la perte d’affinité tinctoriale pour le bleu de méthylène (d’où le nom de la méthode : dye-test ou test de coloration). Par la suite, ce test a été simplifié par l’examen en microscopie à contraste de phase, montrant, en cas de réaction positive, des toxoplasmes lysés (d’ou le nom actuel de test de lyse).
A. Sabin, microbiologiste américain et H. A. Feldman, épidémiologiste américain (1948)
Syn. dye-test, test de lyse
saignement périopératoire l.m.
peri-operative bleeding
Extravasation du sang causée par l'action chirurgicale au niveau de la zone opératoire.
Elle dépend en premier lieu de la section des vaisseaux. L'importance des pertes sanguines dépend ensuite de la structure et du fonctionement du réseau vasculaire de l'organe sur lequel porte l'intervention. Le saignement peut être artériel, capillaire ou veineux ; il peut être diffus, en nappe, s'il est dû à un trouble de l'hémostase.
L'arrêt du saignement est fait par l'hémostase chirurgicale (suture, coagulation, compression, tamponnement) ou, sinon, par déclenchement de l'hémostase naturelle.
Les facteurs intervenant dans l'abondance du saignement dépendent de l'opéré (déficit congénital ou acquis de l'hémostase), des moda
Les conséquences du saignement sont locales et générales : hypovolémie, mise en jeu du pronostic fonctionnel de l'acte chirurgical (chirurgie de l'œil, neurochirurgie), tamponnade, compression trachéale, état de choc.
Les moyens pour diminuer le saignement sont chirurgicaux directs (ligature, clip, électrocoa
salpingectomie partielle sous-séreuse l.f.
partial subserous salpingectomy
Variété technique de salpingectomie permettant la résection chirurgicale de l'isthme tubaire de 2 cm dans sa portion sous-séreuse et l'enfouissement des moignons tubaires dans le mésosalpinx dont les deux feuillets ont été séparés.
Le mésosalpinx est ensuite refermé.
A. Labhardt, gynécologue suisse (1911)
Syn. procédé de Labhardt
salpingectomie rétrograde l.f.
retrograde salpingectomy
Technique chirurgicale comportant la section de la trompe près de la corne utérine et sa dissection de dedans en dehors.
salpingoplastie n.f.
salpingoplasty
Technique chirurgicale portant sur la trompe utérine, que ce soit dans ses portions distale, isthmique ou proximale, et destinée à rétablir sa perméabilité.
Les différentes techniques font l'objet d'une classification internationale établie à Miami en 1976 et modifiée à Madrid en 1980.
sandwich (technique) l.f.
sandwich technique
Technique utilisée pour la détection d'un anticorps ou de cellules productrices d'anticorps sur des coupes ou des frottis.
Une première couche d'antigène est appliquée ; après un certain temps de réaction, une deuxième couche d'anticorps spécifiques de l'antigène est appliquée, marquée au fluorochrome. Ainsi l'antigène est pris en sandwich entre deux couches d'anticorps.
satisfaction des patients l.f.
patient’s satisfaction
Sentiment éprouvé, à la fin d’une consultation ou d’un traitement, par un malade qui estime que ses besoins sanitaires ont été satisfaits sur les plans physique et psychologique.
Cette satisfaction est l’un des buts de tout acte médical : elle est l’un des éléments qui caractérisent des soins de qualité. Elle ne mesure pas toujours la qualité technique des soins, mais apprécie davantage la qualité des contacts humains au cours de l’épisode des soins. Elle est un élément important de la réussite d’un traitement.