Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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secret professionnel en psychiatrie l.m.

professional secret in psychiatry

Aspect particulier du secret médical qui exige de la part des psychiatres un respect encore plus rigoureux que celui dû aux autres malades, en raison de la nature intime des confidences reçues au cours d'un long suivi relationnel..
Le psychiatre doit souvent cacher ce qu'il connaît, non seulement aux familles, mais aux malades eux-mêmes quand ceux-ci risqueraient de ne pas supporter la révélation du diagnostic. La communication aux correspondants généralistes doit être faite avec prudence assortie de recommandation de précautions.

→ secret médical

sécrétase n.f.

secretase

Système de protéines enzymatiques responsable du clivage protéolytique de l'APP (protéine précurseur de la substance amyloïde).
La α-sécrétase est une protéase (aspartyl-protéase transmembranaire) dite TACE (Transmembrane APP Cleaving Enzyme) ; la β-secrétase, dite BACE, est impliquée dans la formation du peptide β-amyloïde.
La γ-sécrétase est associée à la préséniline 1.

sécrétine n.f.

secretin

Hormone polypeptidique, sécrétée par les cellules APUD du duodénum, stimulant la sécrétion hydroélectrolytique pancréatique externe.
Sa structure comporte 27 acides aminés.
Sa sécrétion est stimulée par le chyme acide provenant de l'estomac, par certains constituants protéiniques ou glucidiques du chyme, ainsi que par la gastrine.

→ APUD (cellule), chyme, gastrine

sécrétion n.f.

secretion

1) Processus par lequel une substance est élaborée et émise dans le milieu qui l'entoure.
2) Substance élaborée par certaines cellules, certains tissus ou épithéliums glandulaires.
Elle est dite externe lorsque la sécrétion est recueillie par un canal excréteur ou déversée directement à la surface de la muqueuse, interne ou endocrine, lorsqu’elle est déversée dans le sang.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

→ sécrétion apocrine sécrétion eccrine sécrétion mérocrine sécrétion exocrine sécrétion externe

sécrétion apocrine l.f.

apocrine secretion

Perte d’une partie du cytoplame apical d’une cellule exocrine contenant le matériel sécrété.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

→ sécrétion, sueur

sécrétion eccrine l.f.

eccrine secretion

→ sécrétion mérocrine,  sueur

sécrétion exocrine l.f.

exocrine secretion

Ensemble des sécrétions glandulaires aboutissant par l'extérieur, soit directement à la surface d'un épithélium, soit par l'intermédiaire d'un canal excréteur.
Les substances ainsi sécrétées agissent sans passer par le secteur sanguin ni lymphatique.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

→ sécrétion

sécrétion externe l.f.

external secretion

→ sécrétion

sécrétion gastrique acide l.f.

acid gastric secretion

Sécrétion d'acide chlorhydrique (HCl) par les cellules pariétales des glandes fundiques de l'estomac.
Elle représente la principale sécrétion de cet organe et participe au maintien de la relative stérilité du suc gastrique ainsi qu' à la digestion des aliments. Cette sécrétion est assurée par l'action de la pompe Na+/K+ ATPase, située dans les canalicules sécrétoires de la membrane apicale de la cellule pariétale. Les principaux agents stimulant la sécrétion acide gastrique sont l'acétylcholine libérée par les terminaisons du nerf vague (X), l'histamine sécrétée par les mastocytes de la lamina propria et la gastrine produite par les cellules endocrines G situées dans les glandes antrales de l'estomac.
En pathologie, la sécrétion acide gastrique peut être diminuée en cas d'atrophie de la muqueuse gastrique, ou stimulée excessivement en cas de production anormale de gastrine.
En thérapeutique, les agents permettant d'inhiber la sécrétion acide gastrique sont les antagonistes spécifiques des récepteurs H2 de l'histamine (cimétidine, ranitidine, etc.), ainsi que les inhibiteurs de la pompe à protons (oméprazole, lansoprazole et pantoprazole) qui bloquent de façon irréversible le fonctionnement de la Na+/K+ ATPase.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

→ Zollinger-Ellison (syndrome de)

sécrétion gastrique peptique l.f.

peptic gastric secretion

Sécrétion enzymatique gastrique née des cellules principales des glandes fundiques qui sécrètent le pepsinogène, proenzyme inactif hydrolysé en milieu acide avec libération de pepsine.
À côté de la sécrétion peptique, les cellules principales sécrètent également chez l'homme une lipase active en milieu acide, qui participe à la digestion des triglycérides alimentaires.
 Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion holocrine l.f.

holocrine secretion

Décharge et destruction de toute la cellule exocrine.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique l.f.

inappropriate antidiuretic hormone secretion

W. B. Schwartz, médecin cardiologue et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)

→ Schwartz-Bartter (syndrome de)

sécrétion interne l.f.

internal secretion

→ sécrétion

sécrétion lactée l.f.

milk secretion

Produit des cellules spécialisées de la glande mammaire qui élaborent, à partir de leur propre substance ou de matériaux prélevés électivement dans le sang, des produits qu'elles excrètent pour servir à la nutrition du nouveauné.
L'excrétion est provoquée lors de la tétée et induite par une préparation hormonale de la glande durant toute la grossesse.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion mérocrine l.f.

merocrine secretion

Sécrétion des glandes exocrines reposant sur le principe de l’exocytose.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

Syn. sécrétion eccrine

→ sueur

sécrétion pancréatique (étude de la) l.f.

pancreatic secretion (study of the)

Évaluation quantitative de la sécrétion pancréatique exocrine par des méthodes directes (mesure de la sécrétion bicarbonatée et enzymatique sur prélèvement de suc duodénal) et indirectes (débit fécal des graisses, NBT-PABA test, test respiratoire aux triglycérides ou à la trioléine marqués).

Étym. lat. secretio : séparation, émission

→ NBT-PABA test

sécrétion pancréatique exocrine l.f.

exocrine pancreatic secretion

Sécrétion assurée par les cellules acineuses qui produisent les enzymes pancréatiques, et par les cellules canalaires bordant les canaux excréteurs de la glandes et sécrètant surtout l'eau et les électrolytes, notamment les bicarbonates.
L'ensemble de la sécrétion pancréatique exocrine se déverse dans le duodénum par l'intermédiaire du canal de Wirsung : elle joue un rôle fondamental dans la digestion des glucides, lipides et protéines apportés par l'alimentation. Les protéases pancréatiques sont produites par les cellules acineuses sous forme inactive, les zymogènes. Ces zymogènes sont activés dans le duodénum : le trypsinogène est clivé en trypsine active par l'action de l'entérokinase, enzyme présent sur la bordure en brosse des entérocytes duodénaux. La trypsine active ensuite les autres zymogènes pancréatiques.
La sécrétion pancréatique exocrine est contrôlée essentiellement par deux hormones : la sécrétine, produite par les cellules endocrines à sécrétine, (présentes dans le duodénum et le jéjunum) en réponse à la présence d'ions H+ dans la lumière digestive, stimule la sécrétion hydrobicarbonatée des cellules canalaires pancréatiques ; la cholécystokinine (CCK), produite par les cellules endocrines à CCK du duodénum et du jéjunum en réponse à la présence d'acides gras et d'acides aminés dans la lumière digestive, stimule la sécrétion enzymatique des cellules acineuses pancréatiques. La CCK stimule également la contraction de la vésicule biliaire.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

→ Wirsung (canal de), cholécystokinine

sécrétion salivaire l.f.

salivary secretion

Sécrétion des substances formant la salive, excrétées dans la bouche par les glandes salivaires, qui se répartissent en trois groupes de glandes majeures (parotides, submandibulaire et sublinguales), et de nombreuses glandes salivaires mineures (glandes buccales).
Les glandes majeures possèdent un canal excréteur, les glandes mineures déversent leur produits de sécrétion directement dans la bouche.
Cette sécrétion exocrine est composée de mucus, d'enzymes (amylase salivaire, lysosyme), d'immunoglobulines sécrétoires (IgA sécrétoires), d'eau et d'électrolytes. Le mucus est élaboré par les cellules muqueuses, les enzymes par les cellules séreuses. Les cellules canalaires modifient la composition hydroélectrolytique de la salive par réabsorption de Na+ et de Cl-, et sécrétion active de K+ et de bicarbonates. Les glandes salivaires sécrètent également des facteurs de croissance, qui participent au renouvellement des épithéliums tissulaires, et représentent la composante endocrine de la sécrétion salivaire. Le contrôle de la sécrétion salivaire repose sur des mécanismes nerveux : le centre de la salivation est localisé dans le tronc cérébral au niveau du plancher du IVème ventricule, à proximité des centres de la déglutition et de la respiration. Les nerfs sécréteurs les plus importants sont parasympathiques : ils émergent du crâne avec les nerfs facial et glossopharyngien et se distribuent à toutes les glandes salivaires. La mise en jeu de la commande nerveuse est avant tout réflexe, les informations buccopharyngées étant véhiculées au centre salivaire par des nerfs sensibles à la composition physicochimique des aliments, aux mouvements des mâchoires et de la langue, ou aux lésions de la muqueuse buccale.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

→ salive

sécrétion tubulaire l.f.

tubular secretion

Processus par lequel des substances présentes dans le plasma sont transportées dans l'urine à travers la paroi tubulaire.
Il s'applique également au passage dans l'urine des substances formées dans la cellule à travers la membrane apicale.
La sécrétion peut être soit passive, soit active. Dans ce dernier cas, elle a lieu contre un gradient de concentrations ou de potentiels électriques et nécessite la présence d'oxygène et l'hydrolyse de l'ATP.
Certaines substances circulantes exogènes comme l'acide paraaminohippurique ou des médicaments apparaissent dans l'urine par un double processus de filtration glomérulaire et de sécrétion tubulaire, cette dernière étant limitée par un transport maximum (Tm). D'autres comme l'ammoniac ou le 3'-5' AMP cyclique sont synthétisées dans la cellule tubulaire et sécrétées dans l'urine, la part sécrétée s'ajoutant ainsi à celle filtrée.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

→ ATP, AMP

sécrétogranine n.f.

secretogranin

Protéine faisant partie des granulations de "sécrétion" des cellules chromaffines du système APUD.

→ chromogranine

sécrétoire adj.

secretory

Étym. lat. secretio : séparation, émission

→ composant sécrétoire

sécrétoire (pièce) l.f.

secretory piece

Protéine formée dans les cellules épithéliales, unissant deux molécules d'IgA.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

→ IgA sécrétoire

segment rétrobicanthal externe du globe oculaire l.m.

external retrobicantal segment of the eyeball

Mesure tomodensitométrique dans le plan neuro-oculaire de l’écart entre le plan bicanthal externe et la tangente à l’hyperdensité choroïdosclérale postérieure, à proximité de la tête du nerf optique.

→ indice oculaire bicanthal externe

Senior et Løken (syndrome de) l.m.

Senior-Løken’s syndrome

Affection rare qui associe une néphropathie tubulaire et une rétinite pigmentaire.
La néphropathie est progressive avec atteinte tubulaire et kystes de la medulla. Il en existe deux formes : une juvénile, sévère avec insuffisance rénale terminale vers 10 ans, et une de l'adulte, avec stade terminal vers 30 ans. La rétinopathie permet de distinguer cette affection de la néphronophtise familiale juvénile (la néphronophtise débute à l'âge de 2 ou 3 ans) :
- dans la forme infantile la rétinopathie est congénitale de type amaurose congénitale de Leber, avec cécité ou amblyopie profonde, nystagmus, ERG éteint, et rétine presque normale (quelques remaniements pigmentaires), qui donnera ultérieurement l'aspect poivre et sel et, enfin, des amas pigmentaires ;
- dans la forme de l'adulte les perturbations sont superposables à celles de la rétinite pigmentaire classique.
Autres associations possibles : ataxie, incoordination, fibrose hépatique congénitale, épiphyses en cône. L’affection est autosomique récessive (MIM 266900) avec locus du gène en 2q13. Une perturbation du système ciliaire épithélial rénal et des cils connectif des photorécepteurs oculaires est liée à une mutation du gène NPHP codant pour la néphrocystine. L’affection entre dans le cadre des ciliopathies.

B. Senior, pédiatre endocrinologue sud-africain (1961) ; A. C. Løken, neuropathologiste norvégien (1961)

Syn. dysplasie rénale et aplasie rétinienne

→ néphronophtise familiale juvénile, amaurose congénitale

SICRET (syndrome) l.m. sigle angl. pour Small Infarctions of Cochlear, Retinal and Encephalic Tissue

Syndrome associant de petits infarctus cochléaires, rétiniens et cérébraux, en général chez des femmes jeunes, chez lesquelles il faut rechercher une pathologie valvulaire cardiaque.

J. O. Susac, neuro-ophtalmologue américain (1979)

Syn. syndrome de Susac

→ Susac (syndrome de)

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