Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1944 résultats 

signe de la curette de Brocq l.m.

Signe clinique recherché par le « grattage méthodique » à la curette des plaques psoriasiques, qui met en évidence le signe de la tache de bougie en enlevant une dernière pellicule décollable et faisant enfin apparaître la « rosée sanglante », ou signe d'Auspitz, caractéristique de psoriasis.

L. Brocq, dermatologiste français (1856-1928)

→ signe de la tache de bougie

[J1 ]

sillon postcentral l.m.

sulcus postcentralis (TA)

postcentral sulcus

Partie antérieure ascendante du sillon intrapariétal.
Ce sillon se prolonge souvent au-dessus du segment horizontal de ce sillon jusqu’au bord supérieur de l’hémisphère cérébral. Il limite en arrière le gyrus postcentral.

Syn. anc. sillon post-rolandique, sillon rétro-rolandique

sillon rétro-rolandique l.m.

→ sillon postcentral

Sjögren (dystrophie réticulée récessive de) l.f.

Sjögren’s reticular dystrophy

Pigmentations rétiniennes réticulées en "filet de pêche"" couvrant le pôle postérieur et épargnant la périphérie.
Ces pigmentations sont isolées et en principe non évolutives ; il semble cependant que, dans certaines familles, elles évoluent avec disparition du filet, apparition de drusen et atrophie aréolaire centrale. L'acuité visuelle, l'électrorétinogramme et l’électro-oculogramme sont normaux. La maladie semble très proche de la dystrophie réticulée de l'épithélium pigmenté rétinien qui est de transmission dominante (MIM 179840) ; McKusick a probablement séparé cette affection de la forme dominante car les parents du patient de la description de Sjögren étaient consanguins et non atteints ; de plus, il existait dans cette famille une surdité et une sphérophaquie, deux anomalies supposées indépendantes de la dystrophie réticulée.
De nombreuses affections rétiniennes donnent des aspects réticulés localisés soit sur le pourtour de dystrophies lentes localisées soit en extrême périphérie. L’affection est autosomique récessive (MIM 267800).

H. S. C. Sjögren, ophtalmologue suédois (1950)

Syn. dystrophie réticulaire pigmentaire

→ drusen

Skene (glande de) l.f.

Skene’s gland

Glande bilatérale annexée à l’urèthre féminin située dans sa paroi latérale, et dont le canal excréteur souvre de chaque côté du méat.
Elle participe à la lubrification du vagin.

A. J. Skene, gynécologue américain (1880)

Syn. glande para-urétrale

Solomon et Fretzin (syndrome de) l.m.

Solomon-Fretzin’s syndrome

L. M. Solomon, D. F. Fretzin, R. L. Dewald, dermatologues et pathologistes américains (1968)

→ hamartome épidermique (syndrome de l')

sonde de Churet l.f.

Sonde uréthrovésicale spécialement adaptée à la technique d'adénomectomie prostatique transvésicale .
Elle comporte une extrémité à bout coupé, des orifices latéraux pour le drainage vésical, un ballonnet autostatique, et une troisième voie pour la mise en aspiration sous vide de la loge prostatique.

J. P. Churet, chirurgien urologue français (1972)

→ adénomectomie prostatique transvésicale

[M2,B3]

sonde multiéléments l.f.

multiprobe

Sonde d'échographie comportant plusieurs éléments piézoélectriques.

Syn. barrette, multisonde

sonde uréthrale l.f.

urethral catheter

Instrument cylindrique creux, rigide ou flexible, introduit à travers l'urèthre pour atteindre et évacuer la vessie, ou mis en place après une intervention chirurgicale ou endoscopique.
La consistance de la sonde varie selon le matériau utilisé (métal ou divers types de plastiques). Sa longueur est liée au sexe du malade. La forme de son extrémité correspond au mode d'utilisation : bout coupé (whistle tip), bout rond (round tip), bout olivaire (olive tip), bout renflé en cône (cone tip), coudé ou béquillé (elbow). Les sondes de Phillips comptent une extrémité en virole leur permettant de se visser sur une sonde filiforme. La sonde comporte en outre un ou plusieurs œillets latéraux pour la bonne évacuation des urines.
La lumière de la sonde peut être simple (ou unique) (single lumen cathéter) ; le corps de la sonde peut contenir en outre un ou deux canaux supplémentaires, l'un pour le gonflage d'un ballon assurant l'autostatisme, l'autre permettant une irrigation continue (sonde double ou triple voie).

sonde uréthrale à demeure l.f.

indwelling catheter

Sonde uréthrale laissée en place un certain temps, de façon transitoire ou définitive.
De nos jours, il est exceptionnel qu'elle soit maintenue de façon définitive (obstacle « incurable », malade « inopérable »), les endoprothèses uréthrales constituant alors une meilleure solution thérapeutique.

→ autosondage intermittent, dérivation urinaire, endoprothèse uréthrale, hérétosondage intermittent

sonde uréthrale autostatique l.f.

selfretaining urethral catheter

Sonde uréthrale comportant un dispositif lui permettant de rester en bonne place dans la vessie (généralement un ballonnet gonflable).
La plus utilisée est la sonde de Foley.

F. E. Foley, chirurgien urologue américain (1937)

souffle pleurétique l.m.

pleural sound

Souffle expiratoire, doux, voilé, lointain, perçu au bord supérieur d'un épanchement pleural liquide.

souffrances endurées l.f.p.

Préjudice personnel, extrapatrimonial, subi par la victime d’un accident durant la maladie traumatique (stade lésionnel de Wood avant la consolidation médico-légale), basé sur les souffrances physiques et psychiques temporaires endurées, évaluées par expert sur une échelle de 1 à 7.
Elles doivent être distinguées des souffrances chroniques constatées au stade des séquelles après consolidation et qui sont une composante du déficit fonctionnel personnel définitif qu’elles alourdissent.
Certaines souffrances psychiques très spécifiques perdurent, déconnectées de toute atteinte somatique, après des événements particulièrement traumatisants (catastrophes collectives, actes de terrorisme, etc.).
La définition proposée de l’ « atteinte à l’intégrité physique et psychique » (AIPP) systématise ces  répercussions psychiques durables à l’ensemble de la traumatologie. Cela semble exagéré. Il serait préférable de créer, au bénéfice des victimes qui pourraient en arguer dans des cas très particuliers, un poste de préjudice non économique permanent dit « préjudice pour répercussions psychologique durables » dans le même esprit que, pour les proches de la victime, est retenu le « préjudice d’affection » tout aussi psychologique et non mesurable.

Ph. N. Wood, médecin rhumatologue et épidémiologiste britannique (1980)

Syn. : pretium doloris (obs.)

→ Wood (classification de), déficit fonctionnel personnel définitif, atteinte à l'intégrité physique et psychique, préjudice d'affection

soupape de Jeanneret l.f.

Jeanneret’s valve

Soupape servant à régler un faible niveau de dépression (entre la pression atmosphérique et 90 mbar) utilisée pour les aspirations thoraciques ou trachéales et en néonatologie.

R. Jeanneret, pneumologue suisse (1900-1950)

sourcils dupliqués, peau élastique et syndactylie l.m.

eyebrows duplication with stretchable skin and syndactyly

Syndrome comportant duplication partielle des sourcils, syndactylie et peau élastique.
Les cheveux sont abondants, les cils longs, la peau anormalement plissée autour des orbites, et il existe une syndactylie incomplète des doigts aux mains et aux pieds. L’affection est autosomique récessive (MIM 227210) ou à hérédité indéterminée.

M. Berkenstadt, généticien israélien (1988)

sous-segment bronchopulmonaire l.m.

bronchopulmonary subsegment

Subdivision de chacun des segments bronchopulmonaires au nombre de 2 par segment, sauf pour le segment supérieur (SVI) qui présente 3 sous-segments.
Chaque sous-segment est séparé de son homologue du même segment par une cloison fibreuse ténue où courent les veines pulmonaires intrasegmentaires.
Sur la face contigüe du sous-segment avec le segment voisin (plan intersegmentaire) passe la veine pulmonaire intersegmentaire.

[subsegmentum bronchopulmonalis Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

soutènement aponévrotique du col vésical l.m.

vesical neck aponevrotic retaining structure

Opération visant à soutenir le col vésical par une bandelette aponévrotique fixée aux ligaments de Cooper, aux tissus rétropubiens ou à la paroi abdominale antérieure, pour la cure de l'incontinence féminine.

R. Goebell, chirurgien allemand (1910) ; W. Stoeckel, gynécologue allemand (1917)

→ Goebell-Stoeckel (opération de), suspension du col vésical

sphincter externe de l'urèthre l.m.

→ muscle sphincter externe de l'urèthre

sphincter interne de l'urèthre de Henle l.m.

F.Henle, anatomiste allemand (1809-1885)

→ muscle sphincter interne de l'urèthre

sphincter lisse de l'urèthre l.m.

→ muscle sphincter interne de l'urèthre

sphincter lisse de l'urèthre l.m.

→ muscle sphincter interne de l'urèthre

sphincter strié de l'urèthre l.m.

→ muscle sphincter externe de l'urèthre

sphincter uréthral l.m.

urinary sphincter, urethral sphincter

Structure anatomique musculaire circulaire ou annulaire de l'urèthre capable de se fermer pour assurer la continence et de s'ouvrir pour permettre une exonération.
Le sphincter uréthral, disposé autour du col et de l'urèthre, comprend des fibres musculaires lisses et des fibres striées.
Le sphincter lisse est fait de fibres obliques ou circulaires disposées autour du col et de l'urèthre initial. Il assure la continence passive en participant pour 50% à la pression uréthrale par une activité tonique de type α-adrénergique, maintenue par le système sympathique. Le point de départ du réflexe sympathique est une stimulation des récepteurs de tension du détrusor ; les afférents gagnent la moelle dorsolombaire par les nerfs pelviens tandis que les efférents rejoignent, par les nerfs hypogastriques, les fibres musculaires lisses de la vessie et de l'urèthre (récepteurs α). Ce réflexe est placé sous contrôle inhibiteur supra-médullaire.
Le sphincter strié double extérieurement le sphincter lisse. Chez l'homme il entoure complètement l'urèthre membraneux d'un manchon épais en avant, qui s'amincit vers le veru montanum ; le développement de la prostate refoule ses fibres qui s'étalent sur les faces antérieure et latérales de la glande. Chez la femme, il s'étend sur toute la longueur de l'urèthre, mais ne l'entoure complètement que dans son tiers moyen. Il est fait de deux composantes : l'une para-uréthrale au contact de l'urèthre, faite de fibres à contractions lentes (type 1) qui maintiennent une activité tonique permanente ; l'autre péri-uréthrale, appartenant aux muscles du plancher périnéal, faite de fibres à contractions rapides (type 2) qui assurent la continence volontaire. Il reçoit une innervation somatique par le nerf pudendal. Le tonus du sphincter strié, et plus précisément de sa portion péri-uréthrale, dépend d'un réflexe médullaire sous contrôle supra-médullaire. Il est organisé dans le centre somatique et emprunte les nerfs honteux internes pour afférence et efférence. Le point de départ est une stimulation des récepteurs de tension des muscles périnéaux.

Syn. sphincter urinaire

→ détrusor, veru montanum

sphincter uréthro-vaginal l.m.

→ muscle sphincter uréthro-vaginal

sphincter urinaire l.m.

urinary sphincter, urethral sphincter

→ sphincter uréthral

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