Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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muscle abaisseur de l'angle de la bouche l.m.

musculus depressor anguli oris (TA)

depressor anguli oris

Muscle peaucier aplati, large, mince et triangulaire à base inférieure, situé au-dessous de la commissure des lèvres.
Il se détache de la partie antérieure de la ligne oblique de la mandibule. Il rejoint la commissure des lèvres où il se termine ainsi que dans la lèvre supérieure. Il attire la commissure des lèvres en bas et en dehors (expression de tristesse). Il est innervé par un rameau de la branche cervico-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle triangulaire des lèvres

muscle abaisseur de la lèvre inférieure

musculus depressor labii inferioris (TA)

depressor labii inerioris

Muscle peaucier mince et carré situé à la partie latérale du menton et de la lèvre inférieure.
Il s’étend du tiers antérieur de la ligne oblique de la mandibule à la face profonde de la peau de la lèvre inférieure. Il attire en bas et en dehors la moitié correspondante de la lèvre inférieure (dégout, mépris, tristesse, moue). Il est innervé par un rameau de la branche cervico-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle carré du menton

muscle abaisseur du septum nasal l.m.

musculus depressor septi nasi (TA)

depressor septi nasi

Muscle peaucier, aplati, quadrilatère, situé au-dessous de l’orifice narinaire.
Ses fibres verticales se détachent du maxillaire dans la fosse canine et sur la  bosse canine ; elles se terminent en haut à la face profonde de la peau qui revêt la sous-cloison.  Il provoque la constriction de la narine et l’abaissement de l’aile du nez. Il est innervé par la branche temporo-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle myrtiforme ; muscle abaisseur de l’aile du nez

muscle abaisseur du sourcil l.m.

musculus depressor supercilii (TA)

depressor supercilii

Chacun des deux petits faisceaux charnus grêles, allongés sur la partie supérieure du dos du nez, de chaque côté de la ligne médiane.
Chacun d’eux s’insère en bas sur le cartilage latéral et sur la partie inféro-médiale de l’os propre du nez. Les fibres montent vers la racine du nez et s’entrecroisent avec les fibres du muscle frontal pour se terminer sur la face profonde de la peau de la région inter-sourcilière. Ce muscle contribue, en abaissant la peau du front qu’il tend en formant un sillon transversal dans l’espace inter-sourcilier, soit à exprimer les grandes douleurs, soit à donner au visage un aspect agressif. Il est innervé par un rameau de la branche temporo-faciale du nerf facial.

→ muscle procérus

muscle deltoïde l.m.

musculus deltoideus (TA)

deltoid

Muscle triangulaire volumineux enveloppant la partie latérale de l’articulation gléno-humérale.
Il comporte trois parties : une partie claviculaire qui s’insère sur la moitié latérale du bord antérieur de la clavicule ; une partie acromiale qui s’insère sur le bord latéral de l’acromion ; une partie épineuse qui s’insère sur le versant inférieur du bord postérieur de l’épine de la scapula. Les trois portions convergent vers la tubérosité deltoïdienne (V deltoïdien) : la partie claviculaire se termine sur la branche antérieure de la tubérosité ; la partie acromiale s’insère  entre les deux branches de la tubérosité ; la partie épineuse s’insère sur la branche postérieure de la tubérosité. Par sa partie moyenne acromiale puissante car composée de faisceaux penniformes il provoque l’abduction du bras ; sa portion claviculaire provoque la propulsion du bras et sa partie épineuse la rétropulsion du bras. Il est innervé par le nerf axillaire.

muscle détrusor de la vessie l.m.

musculus detrusor vesicae (TA)

detrusor

Tunique musculaire de la paroi vésicale qui comprend une couche externe de fibres longitudinales, une couche moyenne de fibres circulaires et une couche interne de fibres longitudinales.
La couche interne se compose de faisceaux anastomosés en réseaux. De la couche externe se détachent, au-dessus et en avant de l’orifice uréthral deux faisceaux qui forment les ligaments latéraux pubo-prostatiques.

Syn. anc. muscle vésical ; tunique musculaire de la vessie

muscle transverse profond du périnée l.m.

musculus transversus perinei profundus  (TA)

deep transverse perineal muscle

Muscle du diaphragme urogénital, pair, symétrique, triangulaire, aplati, tendu de la face interne de la partie postérieure de la branche ischio-pubienne, se dirigeant transversalement vers le centre tendineux du périnée et, par ses fibres antérieures vers la face latérale de l’urèthre membraneux.
Il immobilise le noyau fibreux central du périnée permettant dans l’érection une action efficace du muscle bulbo-caverneux (m. bulbospongiosus).  Il est innervé par le nerf pudendal branche terminale du plexus pudendal.

mutagénèse par délétion l.f.

deletion mutagenesis

→ mutagénèse in vitro

mutation délétère l.f.

deleterious mutation

1) Mutation qui diminue le pouvoir de survie, d'adaptation ou de reproduction d'une espèce.
Chez les espèces améliorées, une telle mutation affecte les caractères recherchés par le sélectionneur.
2) variant pathogène de l’ADN

mutation du cadre de lecture l.f.

frameshift mutation

Mutation allélique consistant en une délétion ou insertion d'un nombre de bases différent de trois ou d'un multiple de trois, déplaçant ainsi le cadre de lecture.

Syn. décalage du cadre de lecture

mycose profonde l.f.

deep mycosis

Infection fongique responsable d’un envahissement par le champignon des organes profonds : tissu sous-cutané, œil, os, articulations, foie, rate, rein, cerveau, poumon, prostate, etc., par opposition aux infections fongiques superficielles limitées au parasitisme de la peau ou des muqueuses buccodigestives et génitales.

Étym. gr. mukês : champignon

myéloprolifératif (syndrome) l.m.

myeloproliferative syndromme

Maladie hématologique clonale le plus souvent d’origine médullaire osseuse, l'anomalie d'une cellule souche multipotente entraînant la prolifération de cellules appartenant à plusieurs lignées, cette prolifération anormale s'accompagnant de différenciation jusqu'aux stades les plus matures.
Les principaux syndromes myéloprolifératifs sont la leucémie myéloïde chronique, la polyglobulie primitive ou maladie de Vaquez, la thrombocytémie essentielle, la splénomégalie myéloïde. Ces syndromes peuvent tous, à des degrés divers, évoluer vers une leucémie aigüe.
Les hémorragies cérébrales sont des complications souvent sévères des leucémies quel qu'en soit le type et des polyglobulies. Les accidents ischémiques cérébraux compliquent tous les syndromes myéloprolifératifs.

W. Dameshek, hématologue américain (1951)

Étym. gr. muelos : moelle

Syn. désordre myéloprolifératif

nævocarcinome n.m.

(désuet et inapproprié)

→ mélanome

nævo-xantho-endothéliome n.m.

(désuet)

→ xanthogranulome juvénile

nævus kystique bénin l.m.

cystic benign nevus

Variante de nævus composé où existent de nombreux kystes épithéliaux situés dans le chorion superficiel, mêlés aux cellules næviques.

Étym. lat. nævus : marque, tache

Syn. dermo-épithéliome de Parinaud

Nagel dyschromatopsie deutéranopie l.f.

colour blindness, partial, deutan series

Dichromatisme héréditaire avec déficience totale au vert.
Le sujet confond le gris avec le vert feuille et la couleur complémentaire le pourpre.
1% de la population et 14% des dyschromatopsies héréditaires. Locus du gène (OPN1MW) en Xq28. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 303800)

W. Nagel, physiologiste allemand (1870-1911)

Syn. deutéranopie, cécité au vert

négation (délire de) l.m.

delusion of negation, nihilistic delusion, nihilism

J. Cotard, psychiatre français (1882)

→ Cotard (syndrome de), délire de négation

nerf fibulaire profond l.m.

nervus fibularis profundus; nervus peroneus profundus (TA)

deep fibular nerve ; deep peroneal nerve

Branche terminale de bifurcation du nerf fibulaire commun qui prolonge son trajet sur le col de la fibula.
Elle gagne la loge antérieure de la jambe par un orifice du septum intermusculaire antérieur et y chemine sur la face antérieure de la membrane interosseuse de la jambe, accolée à l’artère tibiale antérieure, entre le muscle tibial antérieur en dedans et les muscles long extenseur des orteils et long extenseur de l’hallux en dehors qu’elle innerve ; elle peut fournir là le nerf du muscle troisième péronier. Puis elle passe, au cou-de-pied,  avec l’artère tibiale antérieure, sous le rétinaculum inférieur des muscles extenseurs. Elle se divise en deux branches terminales : une branche latérale qui innerve le muscle court extenseur des orteils et fournit un fin rameau à l’extrémité proximale de chaque espace inter-métatarsien ; une branche médiale qui se prolonge jusqu’à l’extrémité distale du premier espace inter-métatarsien où, anastomosée aux rameaux du nerf fibulaire superficiel elle peut participer à la constitution des nerfs digitaux dorsaux des orteils du premier espace.

Syn. anc. nerf tibial antérieur

nerf pétreux profond  l.m.

nervus petrosus profundus ; radix sympathica gangliii ptérygopalatini (TA)

deep pretrosal nerve ; sympathetic root of pterygopalatine ganglion

Branche du nerf tympanique née dans la caisse du tympan.
Elle rejoint le nerf grand pétreux avant son émergence du rocher et participe avec lui à l a constitution du nerf du canal ptérygoïdien.

Syn. anc.  grand nerf pétreux profond

nerfs temporaux profonds l.m.p.

nervi temporales profundi (TA)

deep temporal nerves

Branches directes ou secondaires du nerf mandibulaire.
 Ce sont le nerf temporal profond antérieur, le nerf temporal profond moyen et le nerf temporal profond postérieur.

→ nerf mandibulaire, nerf temporal profond antérieur, nerf temporal profond moyen, nerf temporal profond postérieur.

neuroleptique à action prolongée l.m.

depot neuroleptic

Formes "retard" d'un neuroleptique, qui ont facilité certaines prescriptions dans les états psychotiques au long cours.
Ces formes ont pour intérêt : la simplicité et la durée d'effet (une seule prise, en général par injection intramusculaire, pour plusieurs semaines) ; une notable réduction de la posologie globale (dix à vingt fois moindre que celle prescrite per os) ; une résorption totale, sans inactivation métabolique au premier passage hépatique ; une bonne corrélation entre les doses reçues et les taux plasmatiques; surtout une meilleure garantie de continuité du traitement, avec mise l'écart des conflits relationnels propres à ce sujet au profit d'autres thèmes. Leurs principaux inconvénients sont : une posologie imparfaitement adaptée à l'évolution clinique ; une élimination lente au cas d'effets seconds (plus rares, il est vrai, que per os), notamment de syndrome malin.
Les meilleures indications sont des rechutes répétées par cessation de traitement chez des patients réticents, agressifs, voire médicolégaux, et plus généralement ceux dont la prise de neuroleptiques est aléatoire. Sinon, un traitement per os est préférable.
Le passage à une forme retard s'effectue à distance d'un épisode fécond, après stabilisation par voie orale et si possible en monothérapie. Des tableaux d'équivalence facilitent celui-ci.

Sigle  : NAP

névrite segmentaire périaxile l.f.

segmentary periaxile neuritis

Lésion caractéristique de certaines neuropathies inflammatoires entrainant des zones multifocales de démyélinisation débutant souvent au niveau des nœuds de Ranvier.
L'axone est longtemps respecté (dissociation myélo-axonale).
Ce terme n'est en fait plus utilisé dans la littérature neurologique et il est remplacé par celui de démyélinisation segmentaire éventuellement d'origine inflammatoire.

Syn. dégénérescence segmentaire péri-axile

nitrate n.m.

nitrate

Sel de l'acide nitrique.

Syn. désuet : azotate

nitreux adj.

nitrous

Se dit d'un composé contenant de l'azote à un degré d'oxydation 3, susceptible de s'oxyder au degré 5 (nitrique), tel que l'anhydride nitreux N2O3, l'acide nitreux HNO2.

Étym. lat. nitrum, gr. nitron : nitre

Syn. désuet : azoteux

nitrique adj.

nitric

Se dit d'un composé contenant de l'azote à son degré le plus élevé d'oxydation, comme l'anhydride N2O5 et l'acide correspondant HNO3.

Syn. désuet : azotique

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