Hambourg (maladie de) l.f.
Hambourg’s disease
Maladie inflammatoire des muqueuses de l’intestin grêle et du côlon due à une bactérie, Clostridium perfringens.
Elle fait partie des entérocolites nécrosantes. Elle se manifeste par un syndrome occlusif et un état de choc.
Étym. Hambourg, ville allemande où fut décrite cette affection
[L1]
Édit. 2015
handicapé adj.
disabled
Se dit d'une personne porteuse d'un handicap.
Dans le langage courant, on désigne les handicapés selon leur maladie et leurs besoins :
- handicapé physique, p. ex. après amputation, porteur d'une poliomyélite, affection neurologique.
- handicapé psychomoteur p. ex. après traumatisme encéphalique à la naissance, traumatisme craniocéphalique
- handicapé sensoriel, aveugle ou mal voyant, sourd ou mal entendant
- handicapé viscéral, p. ex. par insuffisance respiratoire chronique, mucoviscidose, stomisés.
Les grands handicapés dont les capacités sont diminuées d’au moins 80% bénéficient d’avantages sociaux particuliers.
→ handicap
[E3]
Édit. 2015
handicap sensoriel l.m.
sensory handicap
Désavantage résultant d’une anomalie ou d’une maladie atteignant les organes sensoriels de perception (le plus souvent la vision et l’audition), qu’elle soit congénitale ou acquise.
hantavirose n.f.
hantavirosis
Maladie zoonotique due à un virus du genre Hantavirus.
Ces infections se présentent, chez l'Homme, sous deux tableaux cliniques en rapport avec une augmentation de la perméabilité vasculaire : la fièvre hémorragique avec syndrome rénal en Eurasie, et le syndrome pulmonaire à Hantavirus en Amérique. Les réservoirs naturels des virus sont des rongeurs ou des insectivores chroniquement infectés dont les excreta sont contaminants.
→ Hantavirus, fièvre hémorragique avec syndrome rénal, syndrome pulmonaire à Hantavirus
[D1]
Édit. 2015
haploïdie n.f.
1) - État d'une cellule, d'un tissu ou d'un organisme possédant le nombre de chromosomes propre aux gamétocytes de l'espèce,
On parle de monoploïdie (ou monohaploïdie) si la cellule, le tissu ou l'organisme ne comporte qu'un génome de base, de dihaploïdie ou de diploïdie s'il y en a deux et de polyploïdie quand il y en a au moins deux.
2)- Quand il s’agit d’un individu atteint de monosomie, on fait suivre le terme d'haploïdie du numéro du chromosome concerné.
Par exemple : haploïdie 5 (maladie du cri du chat) ; haplo X (syndrome de Turner)
Étym. gr. haploos : simple ; eidos : apparence
→ diploïdie, diplophase, haplophase, ploïdie (degré de), monosomie
[A2,Q1]
Édit. 2015
Harada (maladie de) l.f.
Harada’s disease
Uvéonévraxite associant une méningo-encéphalite et un décollement inflammatoire de la rétine.
Elle est observée essentiellement au Japon. L’atteinte ophtalmologique précédée de signes généraux bruyants et d’un syndrome méningé, réalise une uvéite postérieure avec œdème papillaire et choriorétinien important, parfois hémorragique. Il existe parfois des signes cutanés. La régression est en général lente, étalée sur plusieurs mois.
Ce tableau clinique est très proche de la maladie de Vogt-Koyanagi.
A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1906) ; Y. Koyanagi, japonais (1929) ; E. Harada, ophtalmologiste japonais (1926)
→ Vogt-Koyanagi-Harada (syndrome de), méningo-encéphalite, uvéite
[H1,P2]
Édit. 2015
harcèlement moral au travail l.f.
moral harassment in the work
Le harcèlement moral se caractérise par la répétition d’agissements hostiles qui ont pour but ou conséquence une dégradation des conditions de travail susceptible d’affecter la dignité, la santé et le devenir professionnel de la personne.
Il peut être une pratique individuelle. Il peut s’agir également d’une pratique plus organisée, s’inscrivant dans une politique de gestion de l’entreprise. Ce harcèlement moral peut être reconnu comme maladie professionnelle après reconnaissance par le Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles. Il peut être l’objet de plaintes en justice avec des sanctions pénales. Dans ce cas la Cour de Cassation, 10/11/2009, reconnaît :
- le « rôle du management inapproprié »,
- et la « non vérification des capacités d’adaptation des personnels.
[H4]
Édit. 2015
Hartnup (syndrome de) l.f.
Hartnup’s disease
Affection métabolique transmise sur le mode autosomique récessif associant des lésions cutanées sur les régions exposées à la lumière, une ataxie cérébelleuse, une instabilité émotionnelle et une aminoacidurie.
La maladie débute vers 10 ans avec une ataxie cérébelleuse intermittente, des mouvements choréiformes, une dysarthrie, un tremblement intentionnel. L’atteinte cutanée proche de la pellagre associe un érythème cuisant des régions photoexposées, une stomatite, des troubles phanériens. Lors des vertiges paroxystiques, on observe un nystagmus horizontal, une diplopie, un ptosis avec une faible convergence.
Le diagnostic repose sur la constatation d’une aminoacidurie, d’une indicanurie et d’une diminution de la teneur sérique du tryptophane.
Le traitement recourt à la vitamine PP à haute dose et à la protection solaire.
L’affection est due à un déficit enzymatique responsable d’un trouble de l’incorporation du tryptophane. Il existe un défaut de la réabsorption tubulaire des acides aminés neutres, monoaminés, monocarboxyliques, associée à un trouble similaire de la réabsorption intestinale.
L’affection est autosomique récessive (MIM234500) liée à une mutation du gène SLC6A19 (Solute Carrier family 6 member α 19), locus en 5p15.33, codant pour un transporteur membranaire d’acides aminés neutres, principalement le tryptophane.
D. Baron, médecin britannique (1956), qui a donné à ce syndrome le nom de la famille atteinte.
→ aminoacidurie, indolacéturie, homocystinurie, maladie du sirop d'érable, phénylcétonurie, pellagre, ataxie cérébelleuse, SLC6A19 gene
[R1,Q2]
Édit. 2015
Hashimoto (thyroïdite d') l.f.
Hashimoto's thyroiditis, Hashimoto’s disease, struma lymphomatosa
Maladie auto-immune chronique, caractérisée par un goitre lié à une infiltration lymphoplasmocytaire diffuse du parenchyme thyroïdien.
Le diagnostic est évoqué devant une hypertophie thyroïdienne diffuse, de volume modéré, très ferme (« goitre de suif »), indolore s’associant parfois dèjà à une hypothyroïdie discrète qui tend à s’aggraver au fil des années et des décennies. Un accroissement souvent considérable des titres des anticorps antithyroïdiens circulants (antithyroperoxydase et antithyroglobuline) est constaté. L’affection évolue souvent vers l’atrophie progressive de la glande, ou si persiste l’hyeptrophie quelquefois vers le lymphome (1% des cas). Elle est parfois associée à d’autres affections auto-immunes.
Le seul traitement recommandé est la prise d’hormone thyroïdienne.
H. Hashimoto, chirurgien japonais (1912)
[O4]
Édit. 2015
haut comité du thermalisme et du climatisme l.m.
high committee of water cure and climatisme
Organisme consultatif placé auprès du ministre chargé de la Santé, ayant une mission de réflexion sur le thermalisme, le climatisme et les soins en milieu marin.
Il donne des avis sur les conditions techniques des captages, l’évaluation médicale, la recherche, l’enseignement, le classement des stations hydrominérales et climatiques il est en outre chargé de donner un avis sur :
1) les orientations thérapeutiques des stations hydrominérales et leur inscription sur la liste de stations thermales permettant l’intervention de l’assurance maladie ;
2) les pratiques médicales thermales complémentaires en vue de leur inscription à la nomenclature des actes professionnels.
→ thalassothérapie, thermalisme
haverhilliose n.f.
rat bite fever, Haverhill fever, erythema arthriticum epidemicum
Maladie infectieuse due à Streptobacillus moniliformis, bacille à Gram négatif, contractée par morsure de rat après une incubation de un à cinq jours, ou après ingestion d'aliments contaminés, et associant une fièvre élevée, des céphalées, des arthrites et un exanthème maculopapuleux ou pétéchial.
Le traitement utilisé est une pénicilline .
Étym. de Haverhill, ville du Massachusetts où s'est produite une épidémie à partir de lait contaminé en 1926
Syn. fièvre de Haverhill, erythema arthriticum, streptobacillose
→ streptobacillose, Streptobacillus moniliformis
[D1]
Édit. 2015
Heartland (virus)
Heartland (virus)
Virus à ARN du genre Phlebovirus (famille des Phenuiviridae) responsable chez l'Homme de syndromes fébriles en Amérique du Nord.
L'infection par le virus Heartland provoque un syndrome comprenant de la fièvre, une anorexie, des céphalées, des nausées, des diarrhées, des myalgies, des arthralgies, une leucopénie, une thrombopénie. Cette maladie est surtout observée chez des personnes de plus de 50 ans. Le diagnostic est établi par la détection dans le sang de l'ARN viral par PCR ou par recherche d'anticorps neutralisants sur culture cellulaire. Connu depuis 2012, le virus Heartland est présent aux Etats-Unis (Missouri, Tennessee, Oklahoma) ; sa transmission est probablement le fait de tiques du genre Amblyomma. Le virus Heartland est très proche du Phlebovirus responsable du syndrome de fièvre sévère avec thrombopénie.
Abrév. tnternationale : HLV
→ Phlebovirus, Phenuiviridae, syndrome de fièvre sévère avec thrombopénie
[D1,D3]
Édit. 2018
Heidenhain (syndrome de) l.m.
Heidenhaim’s syndrome
Association de troubles confusionnels ou démentiaux à une rigidité extra-pyramidale, à des mouvements anormaux et à une hémianopsie ou à une cécité corticale.
Ce syndrome traduisant une dégénérescence cérébrale sénile serait une variété de maladie de Creutzfeldt-Jacob.
A. Heidenhain, neurologue allemand (1929) ; H. G. Creutzfeld, neuropathologiste allemand (1920) ; A. Jakob, neurologue allemand (1921)
→ Creutzfeldt-Jakob (maladie de).
[H1,H3]
Édit. 2015
helminthose n.f.
helminthosis
Maladie causée par les parasites vermineux de l'Homme et des animaux : nématodes, trématodes et cestodes.
Les nématodes sont à l’origine de la trichocéphalose, de l’oxyurose, de l’ascaridiose, de l’ankylostomose, de l’anguillulose, de la trichinose et des filarioses.
Les trématodes sont responsables des schistosomoses ou bilharzioses et des distomatoses.
Des cestodes proviennent le taeniasis et les échinococcoses.
Étym. gr. helmins : ver
Syn. helminthiase (obs), verminose (obs)
→ nématode, trématode, cestode
[D2]
hémangioblastome n.m.
hemangioblastoma
Tumeur vasculaire bénigne, de nature congénitale, unique ou multiple, qui siège en règle dans la fosse postérieure du crâne (cervelet et 4ème ventricule), la moelle épinière ou la rétine.
Elle est difficile à distinguer d’une malformation.
L'hémangioblastome réalise un petit nodule ferme, parfois hémorragique. Histologiquement, il est constitué de volumineuses cellules dites stromales disposées le long d'un réseau de capillaires anastomosés et proliférants. Ces cellules ont un cytoplasme spumeux, vacuolisé, riche en lipides ou finement fibrillaire. Leurs noyaux sont gros, de taille très inégale.
Dans un tiers des cas, les lésions s'intègrent dans la maladie familiale de von Hippel-Lindau qui associe à des degrés divers des hémangioblastomes cérébelleux ou médullaires, une angiomatose rétinienne, des kystes et des tumeurs kystiques du rein souvent malignes, des tumeurs du pancréas, des phéochromocytomes parfois bilatéraux, des tumeurs du sac endolymphatique, justifiant surveillance et dépistage systématiques. L’affection autosomique dominante est liée à des mutaions ponctuelles situées sur le bras court du chromome 3.
Dans quelques cas, l’hémangioblastome cérébellleux est responsable d’une polyglobulie secondaire à la sécrétion d'érythropoïétine. Le pronostic est très favorable après résection chirurgicale. Dans les formes familiales, il est fonction des lésions associées.
Ce terme d’hémangioblastome a remplacé celui d'angioréticulome, mais il ne permet pas d'identifier la cellule d'origine de ces tumeurs qui est toujours inconnue. Il sous-entend à tort, une malignité analogue à celle d'une tumeur du blastème.
E. von Hippel, ophtalmologiste allemand (1895) ; A.V. Lindau, anatomopathologiste suédois (1926)
Syn. angioréticulome (désuet)
→ maladie de von Hippel-Lindau
[N1,P2]
Édit. 2015
hémangiomatose capillaire pulmonaire l.f.
pulmonary capillary haemangiomatosis
Maladie vasculaire pulmonaire de cause inconnue, caractérisée par une prolifération de capillaires et responsable d’une hypertension artérielle pulmonaire grave.
[K2,K4]
Édit. 2015
hémangiome capillaire rétinien l.m. --]
retinal capillary hemangioma
Angiomatose présumée congénitale et hamartomateuse qui peut accompagner une maladie de von Hippel-Lindau en s'associant avec un hémangioblastome du cervelet dont il partage l'aspect histologique.
E. von Hippel, ophtalmologiste allemand (1895) ; A.V. Lindau, anatomopathologiste suédois (1926)
→ angiome, von Hippel-Lindau (angiomatose rétino-cérébelleuse de)
[K4,P2,H1]
Édit. 2015
hématodermie n.f.
lymphoma cutis, leukemia cutis
Ensemble des lésions cutanées secondaires à un envahissement de la peau par des cellules héma
On inclut dans ce cadre les lymphomes cutanés primitifs ou non, les lésions spécifiques des leucémies myéloïdes ou lymphoïdes, celles des myélodysplasies et celles de la maladie de Hodgkin. Les histiocytoses et les mastocytoses ne sont classiquement pas comprises dans cette définition. Ce terme générique, employé surtout par l'école française, est actuellement moins utilisé.
Étym. gr. haïma :sang ; derma : peau
[F1,J1]
hématome périrénal spontané l.m.[M2-2015]
spontaneous perirenal haemorrhage
Epanchement hémorragique périrénal sous-capsulaire survenant en dehors de toute cause évidente (traumatisme, affection hémorragique ou traitement anticoagulant).
Le syndrome est caractérisé par des signes soit bruyants, avec triade de Lenk (douleurs lombaires, signes de choc ou d'hémorragie interne, tuméfaction lombaire associée à un syndrome pseudoocclusif et à une hyperthermie), soit atténués (oligoanurie) ou atypiques (hématurie, anémie). L'échographie et la scanographie confirment l'hématome. Il est le plus souvent révélateur d'une affection rénale (néphrite chronique) ou de la localisation rénale d'une maladie générale (périartérite noueuse en particulier).
C. Wunderlich, médecin interniste allemand (1858)
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
Syn. apoplexie spontanée de la capsule du rein, maladie de Wunderlich
hématome sous-cutané crânien tardif généralisé du nouveau-né . l.m.
late subcutaneous epicranial diffuse hematoma of the newborn
Epanchement sanguin diffus dans le tissu cellulaire souscutané crânien du nouveau-né, débordant les sutures, décollant le cuir chevelu.
Souvent lié à un trouble de la crase sanguine, il représente une forme de maladie hémorragique du nouveau-né.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[01,F1]
hématurie microscopique l.f.
microscopic hematuria
Présence d'hématies en nombre excessif dans l'urine.
La recherche d'une hématurie microscopique est un élément essentiel de l'exploration rénale. Elle peut être transitoire, intermittente ou permanente et relève de causes multiples siégeant au niveau du rein ou de la voie excrétrice (néphropathie, infection, lithiase, tumeur, prostate, maladie hémorragique). Elle doit donner lieu à un test d’Addis-Hamburger pour vérifier son existence et quantifier son débit. L’utilisation de bandelettes réactives, de grande sensibilité, donne parfois des résultats faussement positifs.
T. Addis, néphrologue américain (1922); H. J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1883)
→ hématurie macroscopique, sédiment urinaire, test d'Addis
[M1]
Édit. 2018
héméralopie n.f.
nyctalopia
Cécité nocturne ou réduction considérable de l’acuité visuelle lorsque la lumière diminue.
Le terme même d’héméralopie prête à confusion car il signifie : qui voit le jour. Son synonyme hespéranopie signifie à contrario : qui ne voit pas au crépuscule. Si on la rencontre au cours de la myopie, ou de certaines carences en vitamine A, elle est avant tout le dénominateur commun des affections congénitales des bâtonnets.
On peut en distinguer cliniquement deux types :
- les héméralopies à fond d’œil normal, ou héméralopies congénitales essentielles transmises selon trois modes possibles : autosomique dominant, récessif lié à l’X et autosomique récessif. L’acuité visuelle n’est modérément abaissée que dans les formes récessives. Le fond d’œil et le champ visuel photopique sont normaux. L’électrorétinogramme (ERG) est presque totalement aboli dans la forme autosomique dominante alors que dans les formes récessives, l’absence d’onde b scotopique s’accompagne d’une onde a normale qui augmente avec l’intensité lumineuse. La réflectométrie du fond d’œil montre que le niveau de rhodopsine est normal et régénère normalement. Il s’y ajoute les maladies de Schubert Bornstein où l’électrorétinogramme prend le plus souvent un aspect négatif ;
- l’héméralopie avec anomalies du fond d’œil : fundus albi punctatus cum hemeralopia et maladie d’Oguchi, d’hérédité autosomique le plus souvent récessive, parfois dominante, se reconnaît à l’examen du fond d’œil par l’existence de petites taches blanches et saillantes, régulièrement réparties au pôle postérieur du globe. L’ERG photopique et scotopique sont anormaux en raison du prolongement d’environ 2 heures du temps d’adaptation des cônes et des bâtonnets. L’affection doit être différenciée de la rétinopathie ponctuée albescente et du fundus flavimaculatus Elle se rencontre également lors des atteintes mixtes des photorécepteurs, cônes et bâtonnets, c’est à dire les rétinopathies pigmentaires qui comportent toutes une dégénérescence pigmentée de la rétine lentement évolutive associant à l’héméralopie, un rétrécissement du champ visuel et une atteinte, à l’ERG, des deux systèmes photopique et scotopique. Dans les formes typiques, l’affection est généralement diagnostiquée avant l’adolescence en raison de l’héméralopie. La transmission des formes typiques se fait selon le mode autosomique récessif, liée à l’X, ou autosomique dominant.
Lauber (fundus albi punctatus).
C. Oguchi, ophthalmologiste japonais (1907) ; H. Lauber ophtalmologiste autrichien (1910)
Étym. gr. hêmera : jour ; optomaï : je vois
Syn. amblyopie crépusculaire, cécité nocturne, hespéranopsie
→ fundus flavimaculatus, Oguchi (maladie d'), fundus albi punctatus, rétinite ponctuée albescente, Schubert-Bornstein (maladie de)
[P2]
Édit. 2019
hémihypertrophie faciale de Curtius l.f.
hemifacial hypertrophy, unilateral hypertrophy
Hyperplasie hémifaciale avec strabisme et troubles psychiques et endocriniens.
La maladie évolue progressivement jusqu'à l’âge de 20 ans. Il existe une dysplasie ectodermique de la peau du coté atteint, une hypertrophie de l'apophyse condylienne de la mâchoire, une hémihypertrophie de la langue, de l’amygdale, de la voûte palatine, des glandes salivaires et du globe oculaire. Il peut s'y associer une cardiopathie, une hypotrophie mammaire, un hypogénitalisme, une aréflexie, une insensibilité à la douleur. Le strabisme est convergent du coté atteint avec parfois amblyopie. Deux autres syndromes assez proches sont décrits dans le Mendelian Inheritance in Man , l'asymétrie faciale avec un coté dit hypoplasique (Burchfield et Escobar) et l'hyperplasie hémifaciale avec strabisme. Affection à hérédité indéterminée.
F. Curtius, médecin allemand (1925) ; H. K. Silver, pédiatre américain (1953) ; A. Russell, pédiatre britannique (1954) ; D. C. Burchfield et V. Escobar, stomatologues américains (1980)
Étym. gr. hémi : demi ; hyper : excès ; trophê : nourriture
→ Russell-Silver (syndrome de), hyperplasie faciale avec strabisme
[H1, H3, J1, O1, O4, P1,P2, P3, Q2, ]
Édit. 2018
hémiparkinsonien adj.
hemiparkinsonian
Concerne un patient dont la maladie de Parkinson n’intéresse qu’une moitié du corps.
[H1]
hémocult ® n.m
hemoccult
Réactif (ou procédé) permettant de déceler la présence de sang dans les selles.
Le dépistage organisé du cancer colo-rectal repose sur le recherche de sang dans les selles dans la population à risque moyen de cancer colo-rectal âgée entre 50 ans et 74 ans. Ce dépistage est répété tous les 2 ans. Lorsque la recherche est positive, les sujets doivent se soumettre à une coloscopie.
Sont exclus de ce dépistage les sujets à risque élevé ou très élevé de cancer colo-rectal qui doivent se soumettre à un dépistage par une coloscopie d’emblée sans passer par la recherche de sang dans les selles.
Sont à risque élevé, les sujets ayant des antécédents personnels de maladie chronique inflammatoire des intestins, d’adénome villeux ou d’adénome de plus de 10 mm de diamètre ou plus de 2 adénomes quelles que soient sa taille et sa composante histologique, ceux qui ont un antécédent de cancer du colon ou qui présentent une acromégalie. Sont à risque très élevé les sujets ayant un antécédent familial chez une ou plusieurs personnes de cancer colorectal au premier degré de moins de 65 ans ceux qui ont une polypose adénomateuse familiale ou un syndrome de Lynch (syndrome HNPCC : hereditary non- polyposis colorectal cancer).
Le dépistage a reposé sur la détection de l’hème dans les selles (hemoccult I®). Depuis 2015, le test est immunologique (hemoccult II®) ; il met en présence des anticorps dirigés contre des globines humaines. Il est d’utilisation plus simple que le précédent test ; un seul prélèvement suffit (au lieu de 6). Surtout, il est plus sensible, détectant 2 à 2,5 fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus d’adénomes avancés.