sinus longitudinal supérieur (ponction du) l.m.
puncture of the sinus longitudinalis superior
Chez le nouveau-né et le nourrisson seulement, le sinus longitudinal supérieur assure le drainage du sang veineux du cortex.
Il est facilement abordable sous la dure-mère et assure une voie d'abord exceptionnelle, à réserver aux situations d'extrême urgence pour traiter l'hypovolémie aigüe d'une déshydratation majeure ou d'une hémorragie, ou encore lors de la prise en charge d'un arrêt circulatoire.
Le sinus est abordé par une aiguille à biseau court ou par un cathéter court, en suivant un trajet antéropostérieur. Un soin particulier doit être apporté à la technique, à la fixation de l'aiguille ou du cathéter et à la surveillance de l'écoulement, pour ne pas risquer de provoquer un épanchement sous-dural par déchirure de la paroi du sinus. Dès qu'une hémodynamique suffisante est rétablie, cette voie doit être abandonnée et remplacée par une autre moins dangereuse.
sinusographie n.f.
sinusography
Technique radiologique obsolète qui consistait à étudier les sinus veineux intracrâniens après leur opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
On procédait, soit par ponction du sinus longitudinal supérieur au moyen d'un trou de trépan (sinusographie directe), soit par injection rétrograde du produit de contraste dans la veine jugulaire interne (sinusographie indirecte).
Actuellement, l'étude des sinus veineux se fait sur le temps veineux d'une artériographie cérébrale.
sociodrame n.m.
sociodrama
Technique de jeu dramatique, qui inclut la totalité ou un échantillon d'un groupe en conflit dans la perspective d'une catharsis collective, par "le jeu en commun d'un problème commun".
D'une portée sociothérapeutique collective, cette méthode permettrait de résoudre les conflits de rôle et de groupes (p. ex. entre le mari et la femme, le patron et l'ouvrier), ce qui paraît excessif. Cependant, elle faciliterait l'élucidation des conflits développés dans un groupe limité, de même que certaines évolutions des attitudes.
J. L. Moreno, psychiatre américain (1946)
sondage n.m.
1) En épidémiologie (sampling) : modalité de sélection d’un échantillon dans une population constituée d’unités statistiques de base.
Il existe plusieurs modalités de sondage, en particulier :
. le sondage aléatoire (random sampling) : sondage réalisé avec un échantillon tiré au sort.
. le sondage en grappes (cluster sampling) : réalisé par tirage au sort de groupes d’unités statistiques.
. le sondage en strates (stratified sampling) : réalisé par tirage au sort des unités statistiques au sein de différentes strates.
2) En médecine : pénétration d’un instrument cylindrique rigide ou flexible dans un canal ou une cavité.
Cette technique est utilisée pour explorer un conduit accidentel ou pour évacuer un liquide présent dans une cavité naturelle ou pathologique. Elle permet de pallier les troubles de l’évacuation des urines.
3) En imagerie : exploration ultrasonique par effet doppler et introduction d’un cathéter permettant d'explorer les veines et les artères, voire de les dilater.
4) En génétique : repérage par autoradiographie d’un fragment d’ADN en utilisant une séquence unicaténaire d'ADN rendue radioactive.
→ sonde, sonde armée, sonde béquillée, sonde d'aspiration, sonde de Blakemore, sonde urinaire à demeure, sondage urinaire, intermittent, sonde électronique
sonde de Churet l.f.
Sonde uréthrovésicale spécialement adaptée à la technique d'adénomectomie prostatique transvésicale .
Elle comporte une extrémité à bout coupé, des orifices latéraux pour le drainage vésical, un ballonnet autostatique, et une troisième voie pour la mise en aspiration sous vide de la loge prostatique.
J. P. Churet, chirurgien urologue français (1972)
→ adénomectomie prostatique transvésicale
[M2,B3]
sous-clavière voleuse (syndrome de la) l.m.
subclavian steal syndrome
Syndrome provoqué par l’obstruction (sténose ou thrombose) du tronc artériel brachiocéphalique ou de l’artère sous-clavière, en amont de l’origine de l’artère vertébrale, et dans lequel le courant s’inverse dans l’artère vertébrale pour revasculariser la sous-clavière d’aval à contrecourant.
Cette inversion du courant vertébral crée une spoliation des artères du polygone de Willis et peut ainsi être responsable d’accidents neurologiques ischémiques paroxystiques qui en sont la traduction clinique. Ce syndrome, lorsqu’il est grave, peut être traité par désobstruction du tronc artériel brachiocéphalique ou de la sous-clavière par une technique de cardiologie interventionnelle ou une intervention chirurgicale (désobstruction ou pontage).
Syn. syndrome de vol sous-clavier
Southern (technique de) l.f.
Southern’s blotting
Technique de séparation électrophorétie des fragments d'ADN obtenus par des hydrolyses utilisant des enzymes de restriction et les identifier après transfert (blot) sur une membrane de nitrocellulose, en les hybridant avec des sondes nucléiques spécifiques marquées au 32P, repérables par autoradiographie.
E. M. Southern, biochimiste britannique (1975)
→ northern (technique de), western (technique de)
[Q1]
Édit. 2018
spectral inversion at lipids l.angl.
Méthode de suppression du signal des graisses associant une inversion-récupération et une saturation spectrale, un remplissage centrifuge du plan de Fourier (favorisant la résolution en contraste), et une technique d'interpolation permettant de reconstruire des images chevauchées en augmentant la matrice.
Sigle SPECIAL
spectrométrie par résonance magnétique l.f.
magnetic resonance spectrometry
Technique qui utilise la résonance magnétique nucléaire pour obtenir des informations sur les structures biochimiques à partir de la répartition des fréquences de résonance des noyaux.
Syn. spectroscopie par résonance magnétique
Sigle SRM
[B2,B3]
Édit. 2018
spermatocèle artificielle l.f.
Confection chirurgicale avec du tissu veineux, vaginal ou prothétique d'une cavité branchée sur le conduit épididymaire et destinée à créer un réservoir ponctionnable de spermatozoïdes.
Cette technique destinée à l’insémination artificielle n’est presque plus utilisée : elle a été remplacée par la ponction directe de l'épididyme complétée par une fécondation in vitro.
Syn. spermatocèle chirurgical
spincast n.angl.
spincasting
Technique de fabrication d'une lentille hydrophile utilisant un moule concave rotatif qui définit la face antérieure de la lentille ; sa face postérieure et sa forme définitive dépendent alors de la quantité de matière que reçoit le moule et de sa vitesse de rotation.
L'hydrogel utilisé y est déposé sous état liquide et c'est sa polymérisation qui s'effectue dans le moule pendant cette phase de fabrication qui donne à la lentille sa géométrie.
splénographie n.f.
splenography
Technique obtenant une mage radiographique du parenchyme splénique opacifié par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Syn. splénogramme
split brain l. angl.
Conséquences de la commissurotomie, section des commissures interhémisphériques, tout particulièrement du corps calleux, pratiquée dans l'abord chirurgical des tumeurs du troisième ventricule et, antérieurement aux antiépileptiques modernes, dans le traitement de l'épilepsie généralisée.
En dehors de ses effets thérapeutiques, cette technique a fortement contribué à l'étude des asymétries fonctionnelles hémisphériques. Les procédés d'imagerie fonctionnelle cérébrale ont permis d'affiner ces données. Certains auteurs estiment même qu'il y a sans doute autant de différences fonctionnelles entre deux régions d'un même hémisphère qu'entre des régions homologues des deux hémisphères.
J.H. Trescher et F.R. Ford, neurologues américains (1937)
→ déconnexion interhémisphérique (syndrome de)
squeeze n. angl.
Technique de compression manuelle du pénis lors d'un rapport sexuel pour tenter de retarder l'éjaculation.
Étym. angl. squeeze (to) : presser
staphylorraphie n.f.
staphylorrhaphy
Technique de réparation chirurgicale de la division vélaire par rapprochement et suture sur la ligne médiane des deux hémivoiles.
Elle comporte la réparation des muqueuses supérieure et inférieure, de l’aponévrose palatine et des muscles qui constituent le voile du palais.
L’uranostaphylorraphie est la réparation de la voûte et du voile du palais en cas de fente vélopalatine.
Étym. gr. staphulos : grain de raisin , luette ; raphein : coudre
→ fente palatine, fente labiopalatine, division palatine
status dentaire l.m.
dental profile
Ensemble de petits clichés dentaires, habituellement au nombre de 18 à 21, comprenant de 14 à 17 péri-apicaux et 4 clichés bite-wing, disposés sur un présentoir en carton adéquat et visualisant la totalité de la denture et de l'os alévolaire sous-jacent.
Les clichés sont réalisés par groupes de quelques dents, en vraie grandeur, le plus souvent avec la technique long-cône.
Syn. bilan rétro-alvéolaire technique long-cône
→ panoramique dentaire (cliché)
stéréoradiographie n.f.
stereoradiography
Procédé de radiographie destiné à obtenir, au moyen de deux clichés d'une même région anatomique, la vision en relief de celle-ci.
Les deux films radiographiques sont pris successivement après un déplacement du tube radiogène correspondant à l'écartement des deux yeux (en moyenne 7 cm). L'observation des clichés se fait au moyen d'un stéréoscope approprié. Très employée aux débuts de la radiologie pour le repérage des corps étrangers métalliques, cette technique fut progressivement abandonnée au profit de la tomographie, elle-même supplantée par la scanographie avec reconstruction en 3D et l'IRM.
Étym. gr. stereos : solide
stérilisation tubaire l.f.
tubal sterilisation
Suppression irréversible de la fertilité par ablation chirurgicale de tout ou partie de la trompe de Fallope ou par son obstruction.
Elle se pratique par laparotomie, par colpotomie antérieure ou postérieure, ou par cœlioscopie. Les techniques les plus utilisées sont la salpingectomie, la fimbriectomie, la résection-ligature d’un segment de trompe, avec ou sans enfouissement sous le péritoine, la destruction de l’isthme et de l’ampoule par électrocoagulation, l’obturation de l’isthme par un anneau en silastique de Yoon ou une agrafe de Hulka. Elle est en principe irréversible, mais le taux d’échecs est de 1 à 2%, quelle que soit la technique ; les chances de grossesse sont de l’ordre de 50% après reperméabilisation chirurgicale d’une ligature tubaire. Considérée comme une mutilation, elle est interdite en France, sauf dans le cas où une grossesse ferait peser des menaces graves sur la santé de la femme.
R. H. Pomeroy, gynécologue américain (1867-1925), sa technique a été décrite par ses associés E. Bishop et W. F Nelms en 1930 ; M. Madlener, gynécologue allemand (1919)
→ fimbriectomie, Pomeroy (technique de), Madlener (technique de), Hulka-Clemens (clips de)
stimulodétection n.f.
stimulodetection
Technique d'étude électrophysiologique neuro-musculaire permettant d'apprécier la vitesse de conduction nerveuse, le temps de latence des régions motrices ou sensitives et les caractères de la réponse : amplitude, morphologie, durée.
Les courants de stimulation sont d'amplitude variable mais supramaximale (amplitude supérieure à la valeur donnant la réponse la plus ample). Les électrodes de stimulation délivrent une stimulation monopolaire ou bipolaire percutanée sur les nerfs superficiels.
stop and go l.angl.
Technique destinée à retarder l'éjaculation par interruptions itératives des mouvements de pénétration lors d'un rapport sexuel.
Strömbeck (opération de) l.f.
Strömbeck's operation
Technique chirurgicale de plastie mammaire qui consiste à pédiculiser l'aréole et à réséquer la base du sein.
J. O. Strömbeck, chirurgien plasticien suédois (1960)
[O5]
Édit. 2018
structure de réanimation l.f.
intensive and critical care structure
Structure qui reçoit des patients présentant une ou plusieurs défaillances viscérales aigües pouvant mettre en jeu le pronostic vital à court terme et ce, pour une durée variable mais souvent prolongée, et devant répondre à des critères précis (circulaire du Ministère de la Santé du 7. 2. 89 - Définition de la Société de Réanimation de Langue Française).
Elle a pour caractéristiques :
- locaux spécialement aménagés (nombre minimal de lits : 8, nombre maximal : 20) ;.
- proximité d'un plateau technique important et complet ;
- permanence médicale sur place 24 h/24, qualifiée et spécifique (c'est-à-dire ayant en charge uniquement des malades de réanimation) ;
- $ermanence soignante assurée par du personnel expérimenté en nombre suffisant affecté uniquement au service.
Des critères fonctionnels permettent de juger de l'activité de ces structures : indice de gravité élevé des patients hospitalisés, pourcentage des patients nécessitant une assistance ventilatoire supérieure à 30%. Pourcentage de patients nécessitant une assistance ventilatoire d'au moins 48 h. supérieure à 20%. Coefficient d'occupation compatible avec de puissantes possibilités d'accueil.
On doit distinguer les structures de réanimation (services ou unités de réanimation médicale, cardiologique, chirurgicale, médicochirurgicale polyvalente, pédiatrique) des unités de soins intensifs et des unités de surveillance continue.
suc duodénal l.m.
duodenal juice
Milieu liquide présent dans la lumière duodénale même chez un sujet à jeun, composé principalement des sécrétions de l'épithélium duodénal.
L'aspiration du suc duodénal, au moyen d'une sonde dont l'extrémité était placée dans le duodénum, permettait d'analyser, après une stimulation adéquate, la sécrétion du pancréas exocrine ou de la bile. Cette technique est rarement pratiquée de nos jours.
surstimulation cardiaque n.f.
overdrive
Technique de stimulation du cœur permettant de l’entraîner à une fréquence supérieure à celle qui est générée spontanément, afin de réduire un trouble du rythme auriculaire ou ventriculaire.
Sweet (méthode géométrique de) l.f.
Sweet’s method
Méthode de localisation géométrique d’un corps étranger intraoculaire radio-opaque.
Elle repose sur l’utilisation de l’appareil de Sweet placé en regard du globe du patient allongé en procubitus, tête de profil sur la plaque. Deux clichés sont réalisés : un cliché de profil strict perpendiculaire à la cornée, et un cliché avec une angulation de 20° du rayonnement. La position du corps étranger par rapport aux repères est reportée sur une épure qui permet de le localiser à l’intérieur ou à l’extérieur du globe.
Cette technique va devenir de plus en plus désuète au fur et à mesure de la facilité d’obtention d’une tomodensitométrie en coupes millimétriques selon le plan neuro-oculaire.
W. M. Sweet, ophtalmologiste américain (1909)