Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fibrinopénie n.f.

Étym. lat. fibra : filament ; gr. pénia : pauvreté

→ hypofibrinogénémie

[C1,F1,F4]

Édit. 2018 

fibrinopeptide n.m.

fibrinopeptide

Une des deux paires de peptides (A et B) libérées des portions N-amino terminales des deux chaines A et B du fibrinogène par clivage enzymatique par la thrombine pour former des monomères de fibrine qui après polymérisation et latéralisation produisent la fibrine.
Ils ont un effet vasoconstricteur.

→ fibrinogène, thrombine, fibrine

[C1,F1,F4]

Édit. 2018 

fibrinoplastique adj.

fibrinoplastic

Qui entraîne la formation de la fibrine.

Étym. lat. fibra : filament ; gr. plassein : former

→ fibrine

[C1,F1,F4]

Édit. 2018 

fibrinurie n.f.

fibrinuria

Présence de fibrine dans l'urine.

→ fibrine

[C1,F1,F4]

Édit. 2018 

fibroathérome n.m.

fibroatheroma

Type V dans la classification de l'athérosclérose, désignant la plaque mûre, prête, si elle se rompt, à entrer dans le cycle des complications.
En mettant en premier la fibrose, ce mot a l'avantage de signaler la prééminence constante et large de la sclérose sur l'athérome dans la composition de la lésion. Le fibroathérome stratifié contient plusieurs cœurs lipidiques superposés séparés par des couches concentriques de sclérose. Cette structure incite à penser qu'une telle plaque résulte d'incrustations répétées de matière hématique (thrombus, hématome), à l'occasion d'épisodes itératifs de rupture.

H. C. Stary, anatomopathologiste américain (1989)

Syn. plaque d'athérosclérose simple

→ lésions d'athérosclérose (classification des), rupture de plaque, fibrolipidique

[K4]

Édit. 2018 

fibrodysplasie ossifiante progressive l.f.

progressive ossifying fibrodysplasia

Génopathie rare caractérisée par l'ossification progressive des muscles striés, commençant dès le jeune âge et concernant surtout les muscles longs des membres: le sujet est peu à peu enfermé dans une carapace qui rend impossibles les mouvements usuels.
L’évolution se fait par poussées douloureuses, débutant dans la région cervicale, la ceinture scapulaire puis vers les extrémités. L'ablation d'un muscle ossifié est rapidement suivie de récidive. L’association avec des anomalies des orteils est fréquente : hallux valgus, hypoplasie des métatarsiens et des phalanges avec ou sans synostose.
Une mutation en 17q22 a été notée et aussi du gène ACVR1 (activin A receptor type I).

E. Münchmeyer, médecin allemand (1869)

Syn. myosite ou polymyosite ossifiante progressive, homme de pierre

→ ACVR1 gene

[I4,I1,Q2]

Édit. 2018 

fibrolipidique l.m.

fibrolipidic

Qui se rapporte à une lésion athéroscléreuse associant en parties égales fibrose et lipides.

→ fibroathérome

[K4,A3]

Édit. 2018 

fibromatose du cou l.f.

fibromatosis colli

Fibromatose congénitale existant dès la naissance ou survenant peu après et se manifestant par un nodule ferme qui, situé dans la partie moyenne ou inférieure du muscle sternocléidomastoïdien, envahit progressivement ce dernier et entraine une inclinaison de la tête du côté atteint.
Histologiquement, une prolifération fibroblastique et collagène infiltre le muscle qui s'atrophie et se sclérose. Au cours de l'évolution de l'affection, la fibrose peut s'étendre aux muscles environnants, tels que ceux de l'épaule et du larynx : c'est pourquoi le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale précoce de la lésion.

Syn. fibromatosis colli, torticolis congénital

[A3,F5,J1,I4,Q2]

Édit. 2018 

fibrose périanévrysmale l.f.

perianeurysmal fibrosis

Réaction fibreuse particulière entourant un anévrisme aortique, caractérisée par une coque conjonctive fibreuse et inflammatoire péri-anévrismale.
Il coexiste habituellement un syndrome biologique d'inflammation avec une vitesse de sédimentation accélérée.

→ anévrysme

[K3,K4]

Édit. 2018

fibrose rétropéritonéale idiopathique l.f.

retroperitoneal fibrosis

Maladie caractérisée par le développement dans l'espace rétro-péritonéal lombaire d'un tissu conjonctif fibreux susceptible d'enserrer les uretères et les vaisseaux de la région, notamment veine cave et vaisseaux rénaux.
L'affection peut être longtemps latente, et ne se révéler que tardivement par les conséquences graves de la compression vasculaire (phlébites, œdèmes des membres inférieurs) et surtout urétérale (dilatation rénale, insuffisance rénale, anurie). Probablement de type immuno-allergique, à point de départ péri-vasculaire, la fibrose peut être considérée comme idiopathique dans 2/3 des cas. Cette fibrose histologiquement bénigne doit être distinguée des cellulites néoplasiques rétro-péritonéales ; elle comprime mais n'envahit pas la paroi urétérale. Elle réagit aux anti-inflammatoires mais la libération chirurgicale des uretères peut être nécessaire, après levée de l'obstacle par cathétérisme ou endoprothèses urété.rales.

J. K. Ormond, chirurgien urologue américain (1948 et 1965) ; J. M. Albarrán Y Dominguez, chirurgien urologue français (1905)

Syn. maladie d'Ormond, syndrome de Albarrán-Ormond, sclérose rétro-péritonéale idiopathique

→ cellulite néoplasique rétro-péritonéale, péri-urétérite, urétérolyse

[M1,M2,K4]

Édit. 2018

fibrose rétropéritonéale secondaire l.f.

retropéritonéal fibrosis

Fibrose rétropéritonéale qui dans 1/3 des cas apparaît secondaire.
Ce sont des infections (tuberculose, histoplasmose, actinomycose), un anévrisme de l’aorte, une chirurgie abdominale, des tumeurs malignes primaires, lymphome malin ou sarcome, ou métastatiques du sein et du côlon, une radiothérapie, la prise de médicaments (ergotamine, méthyldopa, bêta-bloquants, méthysergide, bromocriptine, hydralazine). Récemment, des fibroses rétropéritonéales ont été rapportée parmi les manifestations de la maladie à IgG4.

→ fibrose rétropéritonéale idiopathique, histoplasmose, actinomycose, lymphome malin, sarcome, maladie systémique associée aux IgG4

[M1,M2,K2,K4]

Édit. 2018

Fienberg (granulomatose pathergique de) l.f.

pathergic granulomatosis

R. Fienberg, anatomopathologiste américain (1955)

→ granulomatose pathergique

[K4]

Édit. 2018

fièvre boutonneuse l.f. 

exanthematous fever, spotted fever

Fièvre exanthématique, provoquée par des Rickettsia et transmise par la morsure de tiques, le réservoir de germes étant animal.
Le type en est la fièvre boutonneuse méditerranéenne

→ rickettsiose, fièvre boutonneuse méditerranéenne

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre boutonneuse arhromyalgique l.f.

Syn. fièvre boutonneuse méditerranéenne

→ fièvre boutonneuse méditerranéenne

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre boutonneuse d'Astrakhan   l.f.  

Astrakhan spotted fever

Rickettsiose exanthématique, très proche de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, observée en Russie, dans la région de la mer Caspienne.
Cette rickettsiose se différencie de la fièvre boutonneuse classique par une moindre fréquence de la "tache noire". Elle est due à Rickettsia conorii caspia. Son vecteur est la tique Rhipicephalus pumilio et ses réservoirs sont des rongeurs sauvages ainsi que les chiens et les chats.

→ fièvre boutonneuse méditerranéenne, Rickettsia conorii

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre boutonneuse des îles Flinders l.f. 

Flinders Islands spotted fever, Thai tick typhus

Rickettsiose éruptive due à Rickettsia honei, observée dans les îles Flinders, en Australie ainsi qu'en Asie du sud-est (Thaïlande, Népal).
La maladie est parfois sévère ; elle associe une escarre d'inoculation, une fièvre élevée, des céphalées, des myalgies et arthralgies, des adénopathies, un rash maculopapuleux parfois purpurique. Une thrombopénie est parfois observée. Cette rickettsiose s'observe principalement en été (décembre, janvier) dans les îles Flinders (au sud de l'Australie), en Tasmanie, en Australie même ainsi qu'en Thaïlande et au Népal. Le vecteur semble être, dans le sud de l'Australie, la tique Aponomma hydrosauri qui constitue également le réservoir du germe ; dans l'est de l'Australie, il pourrait s'agir d'un Haemaphysalis et en Thaïlande d'un Ixodes.

Syn. typhus à tiques de Tasmanie, typhus à tiques de Thaïlande

→ Rickettsia honei

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre boutonneuse d'Extrême-Orient   l.f.  

far-eastern spotted fever

Rickettsiose transmise par tiques, répandue en Sibérie orientale, en Chine du nord (notamment en Mongolie) et au Japon.
Cette maladie, due à Rickettsia heilongjiangensis, se traduit par une escarre d'inoculation ("tache noire"), une fièvre et un rash généralisé. Elle survient en été. Les vecteurs en seraient des tiques Haemaphysalis concinna et Dermacentor sylvarum.

→ Rickettsia heilongjiangensis

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre boutonneuse d'Israël   l.f. 

Israeli spotted fever

Rickettsiose exanthématique, très proche de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, observée dans le bassin méditerranéen (Israël, Portugal, Italie, Tunisie).
Ses particularités cliniques sont une moindre fréquence de la "tache noire" et une sévérité supérieure à celle de la fièvre boutonneuse méditerranéenne classique. Elle est due à Rickettsia conorii israelensis. Son vecteur pourrait être la tique du chien Rhipicephalus sanguineus.

→ fièvre boutonneuse méditerranéenne, Rickettsia conorii

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre boutonneuse indienne  l.f.  

indian spotted fever, indian tick typhus

Rickettsiose exanthématique, très proche de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, observée dans le sous-continent indien.
Cette rickettsiose se différencie de la fièvre boutonneuse classique par une moindre fréquence de la "tache noire" et un aspect plus souvent purpurique de l'éruption . Elle est due à Rickettsia conorii indica. Son vecteur est la tique du chien Rhipicephalus sanguineus.

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre boutonneuse méditerranéenne l.f.

mediterranean spotted fever, boutonneuse fever

Maladie infectieuse, due à Rickettsia conorii, transmise par des tiques de Chiens et de rongeurs, endémique dans le bassin méditerranéen, en Afrique et au Moyen-Orient, associant, après une incubation d'une semaine, une escarre d'inoculation ou tache noire, une fièvre élevée et un exanthème papuleux.
La forme classique est endémique dans le bassin méditerranéen. La transmission a lieu en été, en zone péri-urbaine, grâce aux larves et aux nymphes de la tique du Chien Rhipicephalus sanguineus. Des atteintes viscérales (hépatique, méningée, cardiovasculaire, rétiniennes) sont rares et responsables de la létalité qui est d'environ 2%. Le plus souvent, l'évolution est favorable en quelques jours sous antibiothérapie initiée précocement (cyclines ou fluoroquinolones). Sous des formes légèrement différentes, la maladie existe aussi en Afrique, au Moyen-Orient et dans le sous-continent indien.  Cette rickettsiose touche également des animaux (Chiens).

A. Carducci, médecin interniste italien (1920)

Syn. fièvre de Marseille, fièvre du Kenya, maladie de Carducci

→ Rickettsia conorii, fièvre boutonneuse indienne, fièvre boutonneuse d'Astrakhan, fièvre boutonneuse d'Israël

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre boutonneuse japonaise   l.f.  

japanese spotted fever

Rickettsiose éruptive sévissant au Japon, due à Rickettsia japonica et transmise par différentes espèces de tiques.
Cette rickettsiose est surtout observée d'avril à octobre dans le sud-ouest et le centre du Japon ; elle semble exister également en Thaïlande et en Corée du sud.  Elle associe une escarre d'inoculation avec adénopathie satellite, une fièvre élevée, des céphalées et une éruption maculopapuleuse.

Syn. fièvre boutonneuse orientale

→ Rickettsia japonica

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre boutonneuse orientale   l.f.  

scrub typhus

Syn. fièvre boutonneuse japonaise

→ fièvre boutonneuse japonaise

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre de Marseille  l.f. 

Mediterranean exanthematous fever

Syn. fièvre boutonneuse méditerranéenne

→ fièvre boutonneuse méditerranéenne

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre des cinq jours l.f.

quintan fever

Rickettsiose due à Bartonelle quintana, transmise par les déjections des poux.

Syn. fièvre des tranchées, fièvre de Wolhynie

→ tranchées (fièvre des)

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre des tranchées l.f.

trench fever

Infection aigüe observée pendant les deux guerres mondiales et provoquée par Bartonella quintana (par ex. Rickettsia quintana).
Elle résultait de piqures d’arthropodes (poux, puces) et peut encore s’observer chez des sujets vivant dans des conditions socioéconomiques précaires. Sa gravité est variable ; elle associe un état fébrile, des céphalées et des douleurs diffuses et est parfois mortelle. Le diagnostic est essentiellement sérologique.

Syn. fièvre des cinq jours, fièvre d’Ukraine

[D1,D4]

Édit. 2018

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