Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

23739 résultats 

patella (défaut d'alignement de la) l.m.

patella malalignement syndrome

Trouble de la dynamique du genou par mauvaise orientation de l'appareil extenseur du genou et mauvaise congruence de la patella avec la surface patellaire du fémur.
L'étiologie est congénitale ou acquise ; l'origine peut être osseuse par défaut d'axe, capsuloligamentaire avec laxité ou rétraction des structures capsuloligamentaires des stabilisateurs de la patella, ou musculaires avec déséquilibre dans l'action des constituants du muscle quadriceps fémoral. Il s'ensuit une mauvaise répartition des pressions de la patella contre la surface patellaire du fémur et on peut décrire un syndrome d'hyperpression de la patella sur les joues externe ou interne de la surface patellaire du fémur. Ce trouble de dynamique entraîne des douleurs lors de l'activité et une détérioration des surfaces en contact anormal. Le défaut d'alignement peut être mesuré cliniquement et radiologiquement par la construction de l'angle Q.

Syn. défaut d'alignement de la rotule (obs.)

[I1,I2]

Édit. 2017

patient désigné l.m.

designated patient

→ familial (mythe), familiale (homéostasie)

pemphigoïde cicatricielle l.f.

cicatricial pemphigoid

Dermatose bulleuse auto-immune acquise, apparentée à la pemphigoïde car caractérisée par des lésions bulleuses résultant d'un clivage sous-épidermique, sans acantholyse, secondaire au dépôt à la jonction dermo-épidermique d'auto-anticorps reconnaissant un des deux antigènes de la pemphigoïde, apparaissant chez l'adulte d'âge moyen ou chez le sujet âgé, et dans laquelle l'atteinte muqueuse buco-laryngopharyngée et/ou anogénitale est prédominante et parfois exclusive.
L'atteinte cutanée est beaucoup plus rare, localisée au visage, au cou et au cuir chevelu. La lésion élémentaire est une bulle tendue rarement vue sur les muqueuses où, rompue par les frottements, elle fait place à une érosion plus ou moins douloureuse qui peut évoluer vers une cicatrice rétractile et synéchiante. Cette évolution cicatricielle fait toute la gravité de cette affection. Les manifestations oculaires concernent principalement la conjonctive, à type de conjonctivite chronique, puis de fibrose sous-conjonctivale, voire de bulle souscornéenne ou conjonctivale plus rarement. L'évolution mène progressivement à l'ankyloblépharon. Il peut entraîner la cécité.
Comme dans la pemphigoïde bulleuse, l'examen histologique montre une bulle sous-épidermique ne contenant que de rares polynucléaires éosinophiles. Des auto-anticorps déposés linéairement au niveau de la jonction dermo-épidermique sont retrouvés, mais seulement avant le stade cicatriciel : ces auto-anticorps ne reconnaissent que l'antigène mineur de 180 kDa de la pemphigoïde. L'évolution est généralement lente et insidieuse, ne mettant pas le pronostic vital en jeu mais exposant à de nombreuses séquelles fonctionnelles. Le traitement, souvent décevant, repose sur la dapsone et sur la corticothérapie générale et locale.

Syn. dermatite bulleuse mucosynéchiante et atrophiante de Lortat-Jacob (obsolète), pemphigoïde bénigne des muqueuses de Lever (obsolète), pemphigus oculaire (obsolète)

→ pemphigoïde cicatricielle type Brunsting-Perry

perception de la profondeur l.f.

depth perception

Élément de la vision binoculaire.

périnée descendant (syndrome du) l.m.

descending perineum

Syndrome lié à l'affaiblissement progressif du plancher pelvien, du fait des efforts prolongés de défécation, le plus souvent chez la femme en raison des traumatismes obstétricaux et des éventuelles séquelles de la chirurgie pelvienne, par ex. hystérectomie.
La traduction radiologique du syndrome par défécographie est l'abaissement de l'angle anorectal au-dessous de la ligne pubococcygienne, angulation qui ne s'efface pas lors de la poussée volontaire. Le périnée descendant s'accompagne d'une neuropathie d'étirement du nerf honteux interne et aboutit à une incontinence anale progressive.

période d'un radio-élément l.f.

decay half-time

Grandeur physique caractéristique d'un radioélément, représentant l'espace de temps pendant lequel se désintègre la moitié des atomes initialement présents.
La période T est liée à la constante radioactive λ par la relation T = (Log2) / λ
Des valeurs très différentes s'observent selon le radioélément : par ex. 15O (2,1 min.), 131I (8j.), 60Co (5,3 a.),
14C (5.700 a.), 238U (4,5.109 a.).

Syn. demi-vie

persécution (délire de) l.m.

delusion of persecution

Délire chronique initialement dégagé des monomanies comme une entité, sur la base de son contenu de persécution, par Ch. Lasègue notamment (I852).
L'évolution du concept aboutira, après plusieurs aménagements successifs, à la description du "délire d'interprétation essentiel", donc sur la base d'un mécanisme d'élaboration, par P. Sérieux et J. Capgras. Les perspectives ultérieures s'attacheront surtout à classer les délires chroniques selon leur organisation, leur structure.
Électivement prévalentes dans les délires paranoïaques chroniques depuis E. Kraepelin, les idées de persécution peuvent se rencontrer, le plus souvent associées, dans d'autres groupes pathologiques. Elles comportent une dangerosité qu'il faut prendre au sérieux. Adjointes aux traitements habituels, les thérapies cognitivo-comportementales, appliquées dès que possible, auraient un rôle préventif.
La variété des persécutés persécuteurs peut poser des problèmes médicolégaux délicats.

P. Sérieux et J. Capgras,  psychiatres français (1909)

→ délire chronique, interprétation délirante, préjudice (sentiment de).

personnalité dépendante l.f.

dependant personality disorder

Personnalité marquée par une tendance à chercher aide et protection auprès d'autrui et à s'en remettre à lui pour la plupart des décisions importantes.
S'y ajoutent divers traits tels que : subordination des propres besoins du sujet à ceux de personnes dont il dépend ; par suite d'une peur excessive de ne pouvoir se prendre en charge de façon autonome, sentiment de malaise ou d'impuissance lorsqu'il se sent seul ; préoccupation par la peur d'être abandonné et livré à soi-même ; faible capacité à prendre des décisions sans l'avis, l'approbation, voire la réassurance d'autrui.
Un sentiment de faiblesse, d'incompétence et de manque d'énergie est fréquent.

Syn. personnalité asthénique, inadéquate, passive

→ névrose d'échec

phage défectif l.m.

defective phage

Phage qui, par suite d'une ou plusieurs mutations, est incapable d'accomplir son cycle infectieux.
Ainsi peuvent se produire des virions en infection mixte, en présence d'un phage capable de lui apporter la ou les fonctions qui lui manquent : un tel phage est dit auxiliaire.

→ complémentation in vitro, bactériophage, virion

phalange delta l.f.

delta phalanx

Déformation congénitale en triangle ou en trapèze d'une phalange, souvent la 2ème, ou d'une phalange surnuméraire intercalaire, entraînant une clinodactylie.
La phalange δ présente deux zones de croissance réunies du petit côté par un pont osseux. La croissance asymétrique aggrave la déformation. Cette anomalie se retrouve dans un certain nombre de malformations multiples de la main et dans certains syndromes dystrophiques : syndrome d'Apert, de Rubinstein-Taybi, etc.

Étym. gr. phalanx : phalange ; delta : lettre grecque

Syn. phalange triangulaire

phlébite profonde l.f.

deep vein thrombosis

Thrombose siégeant dans une veine profonde.

PIVKA-II acr. angl. pour Protein Induced by Vitamin K Absence or Antagonist

Forme immature de de la prothrombine, synthétisée par le foie en l’absence de vitamine K ou lors de l’inhibition par un anti-vitamine K, la synthèse de prothrombine est inhibée.
La secrétion de PIVKA-II est augmentée dans le carcinome hépato-cellulaire. Son dosage plasmatique est proposé pour le diagnostic précoce et comme biomarqueur de récidive et de mauvais pronostic.

Syn. décarboxyprothrombine (DCP)

→ carcinome hépato-cellulaire, prothrombine, anti-vitamine K, vitamine K

plaque dentaire l.f.

dental plaque

Biofilm présentant l’aspect d’un dépôt teinté, mou, glyco-lipido-protidique, adhérent à la dent et à la gencive, contenant des sels minéraux des oligo-éléments et englobant plusieurs espèces d’agents infectieux et des cellules mortes.
Bien qu’en faible proportion dans la plaque dentaire, Streptococcus mutans est considéré comme l’agent principal de la cariogenèse ; son habitat est l’émail de la dent (parties convexes et planes). Les bacilles se regroupent dans les parties concaves.
En prévention, le brossage dentaire semble plus efficace que l’utilisation de bains de bouche antiseptiques. Les produits du commerce ont rarement une concentration bactéricide. Ils sont cependant recommandés en cas d’infection d’intervention sur carie et d’avulsion dentaire.

→ biofilm

plexus cardiaque postérieur [nerveux] l.m.

deep cardiac plexus

Plexus constitué par les rameaux cardiaques moyens et inférieurs issus des nerfs vagues et par tous les nerfs cardiaques sympathiques, à l'exception du nerf cardiaque supérieur gauche.
Il est placé sur la face antérieure de la trachée, à la face postérieure de la crosse aortique. Il est uni au plexus cardiaque antérieur par des anastomoses sousaortiques où se trouve le ganglion de Wrisberg.

Syn. plexus cardiaque profond

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

plexus nerveux déférentiel l.m.

plexus nervosus deferentialis (TA)

deferential plexus, plexus of ductus deferens

Ensemble des éléments nerveux qui accompagnent le canal déférent et l’artère déférentielle.
Ils proviennent des nerfs vésicaux et des ganglions pelviens.

pli descemétique l.m.

descemetic folds

Fin plissement de l'endothélium cornéen et de la membrane de Descemet.
Les plis descemétiques peuvent être observés au cours de l'évolution d'un kératocône, dans les suites d'une intervention chirurgicale oculaire, ou dans les atteintes inflammatoires du segment antérieur.

plongée profonde (troubles psychiques en) l.f.

deep diving (psychic disorders during)

Altérations psychiques liées à la neurotoxicité des gaz des appareils de plongée, par élévation de leur pression partielle lors de l'augmentation de la pression barométrique.
Manifestation de la narcose à l'azote apparaissant au-dessous de 30 mètres avec de l'air comprimé, l'ivresse des profondeurs comporte une tendance euphorique avec sensation de déséquilibre et détachement, suivie de troubles du comportement avec baisse de l'attention, de la mémoire immédiate et de la coordination, viscosité mentale et modifications thymiques. Une poursuite de la plongée s'aggrave d'agitation, d'éléments hallucinatoires ou catatoniques, si bien que la réversibilité par diminution de la pression ne peut être provoquée par le sujet.

pneumoconiose des prothésistes dentaires l.f.

dental technician pneumoconiosis

Pneumoconiose plus ou moins complexe du fait des multiples aérocontaminants auxquels sont soumis les prothésistes dentaires.
Les aérocontaminants peuvent être des métaux (alliages CrCoMo, beryllium), des abrasifs (carborundum, corindon), l'amiante, etc.
Parfois cette pneumoconiose, lors d'expositions intenses à la silice, au beryllium ou à l'amiante, prend un caractère plus spécifique

pneumonie de déglutition l.f.

deglutition pneumonia

Pneumonie due au passage d’aliments ou de sécrétions infectés dans les voies respiratoires.
Son étiologie est souvent plurimicrobienne, associant des bactéries aérobies et anaérobies.

Syn. pneumonie par aspiration

pneumopathie interstitielle desquamative l.f.

desquamative interstitial pneumonia

Pneumopathie interstitielle médicamenteuse, presque spécifique de la prise chronique de nitrofurantoïne.
Les malades présentent une dyspnée. La tomodensitométrie révèle un aspect de pneumopathie interstitielle en mosaïque très particulier. Le syndrome restrictif et les données du lavage bronchoalvéolaire sont variables. L'étude histologique établit le diagnostic devant l'accumulation de macrophages endoalvéolaires. Le pronostic est bon sous condition de l'arrêt définitif de la nitrofurantoïne et d'un recours temporaire aux corticoïdes.
Pour certains auteurs, ce terme s'applique aux formes récentes inflammatoires de fibrose interstitielle diffuse primitive !

point de rosée l.m.

dew-point

→ rosée (point de)

portion utérine de la trompe utérine l.f.

pars uterina tubae uerinae (TA)

uterine part (intramural part) of uterine tube

Partie de la trompe utérine insérée dans l’épaisseur de la paroi de la corne utérine et qui s’ouvre dans la cavité utérine par l’ostium uterinum tubae utérinae.

Syn. dés. segment interstitiel de la trompe de Fallope

position dépressive l.f.

depressive position

Stade de l'évolution normale de la relation à l'objet, qui suit la position paranoïde (M. Klein).
L'enfant devient capable d'appréhender sa mère comme un objet total, vers lequel se dirigent dès lors ses motions pulsionnelles aussi bien affectueuses qu'hostiles. Fantasmatiquement, ces dernières pourraient le détruire. La position dépressive nait des efforts faits pour restaurer l'objet. Cette crainte angoissante est surmontée quand l'enfant parvient à introjecter de manière stable une mère aimante.

pouvoir de ralentissement l.m.

stopping power

Représente le taux de perte d’énergie d’une particule ionisante en un point de sa trajectoire, c'est-à-dire le rapport dT/dx, où dT est l'énergie perdue par la particule en parcourant une longueur dx dans le milieu.
Il s’exprime habituellement en keV/µm. On distingue le pouvoir de ralentissement par collision correspondant à l’ensemble des pertes d’énergie subies par la particule dans les collisions avec les électrons du milieu en parcourant
1 micromètre, et le pouvoir de ralentissement par radiation correspondant aux photons de freinage.

Syn. (déconseillé) : pouvoir d'arrêt

→ rayonnement de freinage

précancérose cutanée l.f. (obsolète)

Terme désignant des lésions cutanées de nature épithéliale évoluant assez fréquemment vers la malignité et dont le substrat histologique comporte des atypies nucléaires : il comprenait la kératose pré-épithéliomateuse encore appelée kératose sénile ou actinique, la corne cutanée, la leucoplasie et la maladie de Bowen.

Syn. dermatose précancéreuse

| page précédente | /950 | page suivante