complexe HLA l.m.
Sigle pour human leucocytes antigens
→ complexe majeur d'histocompatibilité
[F3]
complexe Hox l.m.
Hox complex
Famille de gènes homéotiques disposés de l'avant vers l'arrière, c'est-à-dire de l'extrémité 3' vers l'extrémité 5' de l'ADN de 4 chromosomes chez les vertébrés, dirigeant le développement des organes depuis l'extrémité céphalique jusqu'à l'extrémité caudale.
Les 4 complexes Hox de la Souris sont orthologues entre eux, car ils proviennent génétiquement de la duplication d'un complexe Hox ancestral unique comme celui qu'on trouve chez l'Amphioxus, et également homologues des gènes HOM des invertébrés.
[Q1]
complexe I
complex I
complexe immun l.m.
immune complex
Combinaison d’un antigène et d’un anticorps spécifique, formé localement ou circulant, capable de fixer le complément.
Les complexes immuns peuvent être formés au sein des tissus ou des parois vasculaires. Ils peuvent être libérés dans la circulation sanguine et se déposer dans les zones de filtration telles que la membrane basale des glomérules rénaux.
Les multiples aspects des maladies des complexes immuns dépendent de la localisation des dépôts vasculaires ou de leur généralisation. Parfois les manifestations cutanées ou artérielles sont au premier plan. Souvent les lésions vasculaires s’étendent à différents viscères ou à tout l’organisme et entraînent des maladies très variées : glomérulonéphrites aiguës et chroniques, hépatite chronique active, cirrhose biliaire primitive, fibrose pulmonaire interstitielle diffuse, poumon éosinophilique, maladie du sérum, phénomène d’Arthus, lupus érythémateux aigu disséminé, sclérodermie, polyarthrite rhumatoïde, syndrome de Gougerot-Sjögren, purpura thrombopénique idiopathique, syndrome de Dressler, polychondrite atrophiante chronique, etc.
N. M. Arthus, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1903) ; H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1925) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1930) ; W. Dressler, médecin cardiologue américain (1956)
Syn. complexe antigène-anticorps
→ complément, maladie à complexes immuns
[F3]
complexes immuns et néphropathies l.m.p.
immune complexes and renal diseases
La présence de complexes immuns circulants sous forme soluble ou sous forme de précipité est à l'origine de divers types de néphropathies expérimentales et humaines, essentiellement glomérulonéphrites.
L'atteinte rénale observée au cours de la maladie sérique de von Pirquet et au cours de la néphrite du shunt illustre le mécanisme. Les dépôts d'immuns complexes dans les glomérules révélés par immunofluorescence sont souvent associés à des dépôts de complément.
C. von Pirquet, Freiherr, pédiatre autrichien (1905 et 1906)
[F3,M1]
complexe majeur d'histocompatibilité l.m.(CMH)
major histocompatibilitity complex (MHC).
Ensemble multigénique, multi-allélique de gènes codant les molécules de présentation des peptides aux lymphocytes T.
Les produits de gènes de classe I interagissent avec les lymphocytes T CD8+, les produits de gènes de classe II avec les lymphocytes T CD4+.
Le CMH comprend un ensemble d’autres gènes intervenant dans la présentation de l’antigène, en particulier les gènes lmp codant des constituants du protéasome, les gènes tap-1 et tap-2 codant les molécules transmembranaires liées à l’ATP et assurant le transport des peptides du cytosol vers le réticulum endoplasmique. Le CMH comprend en outre des gènes de protéines de stress qui assurent le transport intracellulaire des protéines dégradées.
Les gènes des classe III du CMH codent des protéines solubles intervenant dans les réactions inflammatoires et immunitaires tels que les composants du complément C4A, C4B et le facteur B, ainsi que le facteur de nécrose des tumeurs (TNF). Le CMH de l’Homme est appelé système HLA.
J. Dausset, immunologue français, prix Nobel de Médecine en 1980 (1965) ; B. Benacerraf, immunologue américain d'origine vénézuélienne, prix Nobel de médecine en 1980 (1972)
→ HLA, lymphocyte T, protéasome, ATP, cytosol, réticulum endoplasmique, protéines du stress, complément, TNF
[F3, Q1]
Édit. 2020
complexe méridien l.m.
meridian complexe
Pli méridien composé de rétine et d'épithélium ciliaire.
Il a l'aspect d'un pli méridien de la périphérie rétinienne mais qui se prolonge sur le corps ciliaire jusqu'au procès ciliaire, qui se trouve alors contrairement à la normale dans l'alignement d'une dent de l'ora serrata. Parfois associé à un colobome cristallinien. Il s'agit d'un pli rétinien sur une rétine kystique recouvert par un ruban d'épithélium ciliaire.
[A1,P2]
complexe ophtalmoganglionnaire l.m.
Romaña’s sign
Accident primaire fréquent de la maladie de Chagas, si la porte d’entrée du parasite est conjonctivale.
Il s’agit d’un œdème palpébral, rose violacé, de consistance ferme, unilatéral, indolore, pouvant entraîner l’occlusion de l’œil. Il s’accompagne d’une conjonctivite et d’adénopathies satellites.
C. Romaña, médecin argentin (1935)
Syn. complexe de Romaña
→ trypanosomose humaine américaine
[D3,P2]
complexe primaire l.m.
primary complex
Association d'un nodule pulmonaire et d'une adénopathie médiastinale satellite caractérisant, inconstamment, sur le cliché de radiographie thoracique une primo-infection tuberculeuse.
Ce terme se rapporte au cycle de la phtisiogénèse proposé par Ranke qui est aujourd'hui abandonné. Il distinguait trois stades d'évolution de la tuberculose : primaire (primo-infection), secondaire (diffusion héma
A. Ghon, anatomo-pathologiste autrichien (1912) ; K. Ranke, médecin interniste allemand (1916)
[B2,K1,D3]
complexe QRS l.m.
QRS electric complex
Partie du tracé de l’électrocardiogramme inscrivant l’onde de dépolarisation du ventricule.
Dit aussi complexe rapide, il dure normalement entre 0,06 et 0,10 sec. (moyenne 0,08). Il est fait de plusieurs ondes successives : une première déflexion négative l’onde Q ; une première déflexion positive l’onde R ; et une deuxième déflexion négative l’onde S. Mais il peut être fait d’une seule déflexion négative (appelée onde QS) ou comporter des déflexions supplémentaires appelées R’ et S’ selon leur sens. Sa morphologie varie avec la position électrique du cœur et la dérivation étudiée. L’axe moyen de QRS est situé entre 0 et 90’ avec une moyenne de +60’.
[K2]
complexe sclérose latérale amyotrophique-syndrome parkinsonien-démence l.m.
Guam complex (ALS - parkinsonism - dementia)
Maladie neurodégénérative multi-systématisée touchant électivement des habitants des îles Mariannes, dans le Pacifique.
Un syndrome parkinsonien akinétohypertonique est associé à un tableau de sclérose latérale amyotrophique et à une démence.
Uniquement observée chez les Indiens Chamorro des îles de Guam et de Rata, il s'agirait d'une affection d'origine toxique, liée à la présence de la β-N-méthyl-amino-L-alanine dans une plante, la cycade, qui est régulièrement et rituellement absorbée.
[H1,G4]
complexe soluble de fibrine l.m.
soluble complexe
Multimère de masse moléculaire faible formé par les monomères de fibrine complexés avec la molécule de fibrinogène native ou avec les produits de dégradation de la fibrine.
Ces complexes sont à la base de tests de laboratoire pour rechercher une activation pathologique de la coagulation.
[F4]
complexe synaptonémal l.m.
synaptonematic complex
[C3,Q1]
complexe synaptonémique l.m.
synaptonemal complex
Chez les Eucaryotes, structure protéique longitudinale tripartite visible au microscope électronique en prophase I de la méiose.
Elle comporte un élément latéral sur chacun des chromosomes homologues et un élément central qui apparaît au moment de l'appariement ; des nodules de recombinaison visibles sur l'élément central au stade pachytène correspondraient à des points d'enjambement. Ce complexe disparaît à partir du stade diplotène.
[C1,A2]
complexe tuberculosis l.m.
tuberculosis complex
Ensemble des germes du genre tuberculeux, par opposition aux mycobactéries atypiques, qui réunit le Mycobacterium tuberculosis, le Mycobacterium bovis, le Mycobacterium africanum, le Mycobacterium canetti, le Mycobacterium bovis BCG, auxquels on ajoute le Mycobacterium microti.
→ milieux de culture du complexe tuberculosis
[D1]
complexe ventriculaire l.m.
ventricular electric complex
[K2]
compression hémostatique l.f.
Manœuvre de compression des gros vaisseaux prévertébraux ou de l'utérus, destinée à contenir temporairement une hémorragie obstétricale :
- L'aorte peut être comprimée contre le rachis par le poing ou la main, manœuvre rendue efficace en raison du diastasis et de l'hypotonie des muscles grands droits.
- L'utérus peut être comprimé « comme une éponge » soit contre le rachis, soit contre la face postérieure du pubis par une main agissant sur l'abdomen. Il peut être saisi entre un poing placé dans sa cavité et une main qui empaume l'organe à travers la paroi flasque de l'hypogastre.
[O3]
compte des mouvements fœtaux l.m.
fetal movement recording
Relevé par la femme enceinte du nombre de mouvements actifs ressentis de son fœtus, permettant d'apprécier la vitalité fœtale.
La souffrance fœtale entraîne une baisse du nombre de mouvements actifs, ce qui doit conduire à une prise en charge médicalisée de la surveillance fœtale.
[O3,O6]
concentration du sang en oxygène l.f.
blood oxygen content
Quantité d'oxygène présente dans le sang à la fois sous forme dissoute et sous forme combinée à l'hémoglobine.
Normalement dans le sang artériel la concentration en oxygène est de 8,9 mmol/mL (anciennement exprimée en volume soit 19 mL/100mL) Dans le sang veineux mêlé la concentration est de 6,7 mmol/L (anciennement exprimée en volume soit 14 mL/100mL).
[C2]
condensation des coins vertébraux l.f.
shiny corners configuration, whitening
Sur une radiographie de profil du rachis dorsolombaire, condensation des coins supérieurs et inférieurs des corps vertébraux.
Manifestation précoce d'une spondylarthrite ankylosante, qui précède ou accompagne l'apparition des syndesmophytes.
[B2]
conduit auditif externe l.m.
[A1,P1]
Édit. 2015
conduit cochléaire l.m.
ductus cochlearis (TA)
cochlear duct
Conduit endolymphatique, prismatique triangulaire, en spirale jusqu’au sommet de la cochlée. Il occupe dans le limaçon osseux l’espace compris entre le bord libre de la lame spirale et la partie correspondante de la lame des contours. Comme le limaçon osseux il fait deux tours et demi de spire. Il contient l’épithélium sensoriel pour la perception auditive.
Syn. limaçon, limaçon membraneux, canal cochléaire
[A1,P1]
Édit. 2015
conduit des glandes sublinguales majeures l.m.
ductus sublingual major (TA)
Conduit d’excrétion principal des glandes sublinguales
Il longe le conduit submandibulaire et il s’ouvre en dehors de lui au sommet de la caroncule sublingual
Syn. canal de Rivinus, canal de Bartholin
[A1]
Édit. 2015
conduit excréteur de la glande vésiculeuse l.m.
→ canal excréteur de la glande vésiculeuse
[A1]
Édit. 2015
conduit excréteur de la vésicule séminale l.m.
→ canal excréteur de la glande vésiculeuse
[A1]
Édit. 2015