Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fièvre des trois jours l.f.

pappataci fever

Arbovirose bénigne causée par un Phlebovirus, fréquente en Italie et en Camargue, transmise par un phlébotome, Phlebotomus papatacci, dont le nom (pappataci signifie père silencieux en italien) rappelle le vol silencieux de l’insecte.

Syn. fièvre à pappataci, fièvre à phlébotomes

→ fièvre à phlébotomes

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre de Volhynie l.f.

trench fever, Wolhynia fever

Syn. fièvre des cinq jours, fièvre des tranchées.

→ tranchées (fièvre des)

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre d'Ukraine l.f.

Ukraine (fever of)

→ fièvre des tranchées

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre du Queensland  l.f.

Queensland tick fever

Syn. fièvre à tiques du Queensland

→ Queensland (fièvre du), rickettsiose

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre intermittente l.f.

intermittent fever

Paludisme caractérisé par des phases fébriles séparées par des intervalles d’apyrexie.
Ex. accès fébriles du paludisme.

→ paludisme

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre jaune l.f.

yellow fever

Arbovirose sévère due au virus amaril (virus à ARN du genre Flavivirus) dont le tableau clinique complet est celui d'une hépato-néphrite hémorragique.
Les tableaux cliniques peuvent être très variés, depuis des cas inapparents ou frustes jusqu'à des cas mortels, le plus souvent par hépatite aiguë, insuffisance rénale ou myocardite. L'évolution dure habituellement de 8 à 12 jours. En cas de guérison, celle-ci est totale ; seule persiste alors une immunité définitive.
La fièvre jaune sévit par cas sporadiques, par petites épidémies (quelques cas groupés) ou, plus rarement de nos jours, par d'importantes épidémies (plusieurs centaines de cas) en milieu urbain ou péri-urbain. La répartition géographique actuelle de la fièvre jaune recouvre une grande partie de l'Afrique et de l'Amérique intertropicales. Il existe plusieurs cycles épidémiologiques, notamment un  cycle selvatique impliquant des singes et des moustiques forestiers (différents Aedes en Afrique, Aedes aegypti, des Haemagogus et des Sabethes en Amérique), et un cycle urbain, interhumain dans lequel la transmission est assurée par Aedes aegypti.
Il n'existe aucun traitement étiologique. La prévention repose sur le contrôle des vecteurs domestiques et la vaccination. Cette vaccination antiamarile est la seule vaccination obligatoire (OMS) dans les régions endémiques (présence de la maladie) ou réceptives (présence des vecteurs potentiels et prévention contre l’introduction du virus). Officiellement, elle confère une protection durant dix ans.

Syn. typhus amaril

→ vaccin fièvre jaune, Flavivirus

[D1,D4,M1,L1]

Édit. 2018

fièvre pourprée l.f.

Rocky Mountain spotted fever, lone star fever, Bullis fever

Rickettsiose à Rickettsia rickettsi, transmise par la piqûre et par les déjections de tiques.
Le réservoir de germes est constitué par les chiens et par divers rongeurs.

Syn. fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, typhus de São Paulo

[D1,D2,D4]

Édit. 2018

fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses l.f.

→ fièvre pouprée

[D1,D2,D4]

Édit. 2018

fièvre Q l.f.

Q fever

Infection par  Coxiella burnetii, parfois transmise par la piqûre et les déjections de différents acariens (Amblyomma, Dermacentor, Rhipicephalus, Ixodes, Argas, Ornithodoros) et dont le réservoir est constitué par de nombreux animaux sauvages.
Il s'agit d'une maladie très polymorphe. L'incubation est en moyenne de 20 jours. Sous sa forme aiguë, elle se manifeste souvent par un syndrome pseudo-grippal, une hépatite ou une pneumopathie. Un exanthème est fréquent. Des manifestations neurologiques (méningite, encéphalite, névrite, diplopie…), rénales (protéinurie), hématologiques (thrombopénie, anémie), cardiovasculaires (péricardite, myocardite) s'observent parfois. La forme chronique se manifeste généralement par une endocardite chez des patients déjà porteurs d'une anomalie valvulaire. En cas d'infection lors de la grossesse, un accouchement prématuré ou une mort fœtale peut survenir. Le traitement repose sur l'antibiothérapie par doxycycline ou fluoroquinolones. Les infections inapparentes sont certainement fréquentes. Elle est cosmopolite et peut sévir par épidémies saisonnières ou sous forme de cas sporadiques.
De nombreuses espèces de tiques, appartenant à des genres variés, peuvent transmettre C. burnetii.
Cette bactérie infecte de nombreux animaux sauvages et domestiques. Le bétail représente la première source des contaminations humaines, surtout lors de la mise bas (maladie professionnelle) mais ce sont les rongeurs qui constituent le principal réservoir de germes. 

E. H. Derrick, microbiologiste australien (1937) ; F. M. Burnet, Sir, virologue et immunologiste australien, prix Nobel de Médecine en 1960 (1937)

Étym. de query fever (fièvre étrange). A ne pas confondre avec la fièvre à tiques du Queensland

Syn. maladie de Derrick et Burnet

→ Coxiella burnetii

[D1,D4,L1,K1,E2]

Édit. 2018

fièvre quarte l.f.

quartan fever

→ quarte (fièvre)

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre quintane  l.f.

trench fever

Syn. fièvre des tranchées

→ fièvre des tranchées

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre récurrente l.f.

relapsing fever

Maladie infectieuse causée par des bactéries du genre Borrelia (famille des Spirochaetaceae), caractérisée par une alternance de périodes fébriles et de phases d’apyrexie.
Parmi ces borrélioses, on distingue la fièvre récurrente cosmopolite à poux, due à Borrelia recurrentis et les fièvres récurrentes sporadiques à tiques, dues, selon les régions, à diverses espèces de Borrelia.

→ Borrelia, Borrelia recurrentis, Borrelia duttoni, borréliose, fièvre récurrente cosmopolite à poux, fièvre récurrente sporadique à tiques, Spirochaetaceae

[D1,D4]

Édit. 2019

fièvres hémorragiques (encéphalites des) l.f.p.

encephalitis in haemorrhagic fevers

Groupe de maladies virales souvent transmises par des piqûres de moustiques ou de tiques et caractérisées par l'association de signes hémorragiques et d'un tableau d'encéphalite.
Affections très contagieuses, elles imposent un isolement rigoureux du malade. Le diagnostic de certitude repose sur l'isolement du virus ou sur la découverte d'antigènes ou d'anticorps spécifiques.
Les plus connues sont : la fièvre hémorragique de la vallée du Rift en Afrique de l'ouest, du sud et en Égypte ; les maladies de Marburg et d'Ebola. D'autres ont été décrites au Congo et en Crimée.

→ fièvres hémorragiques virales

[D1,D4,F1,H1]

Édit. 2018

fièvres hémorragiques virales l.f.p.

viral haemorrhagic fevers

Maladies infectieuses provoquées par divers virus non apparentés.
Toutes sont potentiellement graves et susceptibles d’être à l’origine d’épidémies localisées, grevées d’une létalité importante.
Elles ont une distribution géographique le plus souvent circonscrite.
Leur symptomatologie associe un état fébrile, des signes digestifs, une éruption cutanée inconstante et, dans les formes graves des signes viscéraux tels qu’hémorragies diverses par thrombopénie, hépatite nécrosante, encéphalite, myocardite, pneumopathie. Le diagnostic biologique repose sur l’isolement du virus à partir du sang total et sur la sérologie. La transmission est soit indirecte par vecteur, soit directe au contact de malades ou par manipulation de produits biologiques infectés. Il n’y a pas de traitement curatif sauf dans la fièvre de Lassa (ribavirine). Quelques vaccins sont disponibles : fièvre jaune, fièvre hémorragique d’Argentine, fièvres hémorragiques d’Omsk, fièvre de la vallée du Rift.
Les fièvres hémorragiques virales sont nombreuses : fièvres hémorragiques transmises par les piqures de moustiques : fièvre jaune (Flavivirus), dengue hémorragique (Flavivirus), fièvre de la vallée du Rift (Phlebovirus), fièvres hémorragiques transmises par les morsures de tiques : fièvres hémorragiques d’Omsk, maladie de la forêt de Kyasanur (Flavivirus), fièvres hémorragiques de Crimée-Congo (Orthonairovirus), fièvres hémorragiques transmises par l’eau, les aliments, la terre souillés par l’urine de rongeurs ou de singes : fièvres hémorragiques avec syndrome rénal (Hantavirus), fièvres hémorragiques d’Argentine (virus Junin), fièvres hémorragiques de Bolivie (virus Machupo), fièvre de Lassa, fièvres hémorragiques du Venezuela (virus Guanarito) ces quatre derniers virus étant  des Arenavirus;  fièvres hémorragiques de transmission inconnue, dont la contamination est essentiellement interhumaine (contact avec un malade ou avec des produits biologiques infectés tels que le sang ou les excrétas) : maladie à virus Ebola, maladie à virus Marburg (Filovirus).
Les fièvres hémorragiques sont des maladies à déclaration obligatoire.

[D1, D4]

Édit. 2020

fièvre tierce l.f.

tertian fever

Accès fébriles palustres survenant chaque troisième jour.
Plasmodium falciparum, Plasmodium ovale et Plasmodium vivax en sont responsables.

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre tierce maligne l.f.

Fièvre tierce due à Plasmodium falciparum.

Syn. accès pernicieux palustre

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvres virales hémorragiques l.f.p.

→ fièvres hémorragiques virales

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre vésiculeuse l.f.

rickettsial pox

Rickettsiose à Rickettsia akari, transmise par la piqûre d'acarien, le réservoir de germes étant constitué par divers rongeurs (souris).

[D1,D4]

Édit. 2018

FGFR1 gene sigle angl pour fibroblast growth factor receptor 1

Gène, situé sur le locus chromosomique 8p11, codant pour une protéine appelée fibroblast growth factor receptor 1, un des quatre fibroblast growth factor receptor qui est impliqué dans des processus importants tels que la division cellulaire

Des modifications géniques sont à l’origine du syndrome de Kallmann type 2, du syndrome de Pfeiffer, du syndrome myéloprolifératif avec 8p11, de la dysplasie ostéoglophonique et de certains cancers.

Syn. BFGFR, C-FGR, CD331, CEK, FGFR1_HUMAN, fibroblast growth factor receptor 1 (fms-related tyrosine kinase 2, Pfeiffer syndrome), FLG, FLJ14326, FLT2, FMS-like gene, FMS-like tyrosine kinase 2, heparin-binding growth factor receptor 1, hydroxyaryl-protein ki

→ Kallmann type 2 (syndrome de), Pfeiffer (syndrome de), syndrome myéloprolifératif avec 8p11, dysplasie ostéoglophonique.

[Q2]

Édit. 2018

figure complexe de Rey l.f.

A. Rey, psychologue suisse (1941)

[H4]

Édit. 2018

filaire n.f.

filaria

Nématodes, parasites de l'Homme et des animaux, transmis par vecteurs, et causes des filarioses.

→ filariose

[D1,D4]

Édit. 2018

filaire de Bancroft l.f.

Wuchereria bancrofti

J. Bancroft, médecin britannique (1836-1894)

→ filariose lymphatique

[D1,D4]

Édit. 2018

filaire de Médine l.f.

Guinea worm

Dracunculus medinensis.

Étym. nom vernaculaire, ville d’Arabie saoudite

→ dracunculose

[D1,D4]

Édit. 2018

filaire loa-loa l.f.

loa-loa

Nématode responsable de la parasitose appelée loase, qui est une filariose cutanéodermique, et dont les microfilaires sont émises dans le sang avec une périodicité diurne.
La maladie est transmise par la piqûre d'un taon, ou tabanidé, ou Chrysops. La filaire adulte est un ver rond, ou nématode, vivant dans le tissu sous-cutané et dont la présence se caractérise par la survenue de cordons érythémateux palpables sous la peau, d'un œdème fugace dit de Calabar, (surtout au membre supérieur), et de passages sousconjonctivaux. L'Homme est le seul réservoir de cette helminthiase qui sévit dans les zones forestières humides d'Afrique de l'Ouest et du centre

Étym. Calabar : ville du Nigéria

→ loase, larva migrans cutanée

[D1,D4]

Édit. 2018

Filaria

Filaria
Genre de vers nématodes de la famille des Filaridés, parasites de l’Homme dont la contamination résulte de la piqure d’un insecte vecteur.
Les principales espèces sont Brugia malayi et Wuchereria malayi, agents des filarioses lymphatiques, Loa loa, responsable de la loase, Onchocerca volvulus, agent de l’onchocercose.

Syn. Filaire

[D1,D4]

Édit. 2018

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