territoire rétinien de non perfusion l.m.
→ occlusion capillaire rétinienne, hypoxémie, hypoxie (causes de l')
Terry (maladie de) l.f.
Terry’s disease, retrolental fibroplasia
Fibroplasie rétrolentale due à la toxicité de l’oxygène en concentration excessive sur la rétine des prématurés, cause de cécité ultérieure.
T.L. Terry, ophtalmologiste américain (1942)
thermo-ablation prostatique par aiguilles l.f.
trans-urethral needle ablation of the prostate (TUNA)
Méthode de destruction thermique du tissu prostatique utilisant des ondes de radiofréquence de faible niveau (490 kHz) appliquées par des aiguilles plantées dans les lobes prostatiques par voie transuréthrale sous contrôle optique direct, afin d'obtenir une nécrose de coagulation.
La température obtenue dans le parenchyme prostatique peut atteindre 100° et entraine une nécrose secondaire. Cette méthode a l'avantage de pouvoir être réalisée sous simple anesthésie locale, sans nécessité d'hospitalisation. Elle entraine souvent néanmoins une rétention prolongée. Elle est en cours d'évaluation clinique dans le traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate.
thermothérapie prostatique l.f.
trans-urethral microwave thermotherapy of the prostate (TUMT)
Traitement par la chaleur de l'hypertrophie bénigne de la prostate visant à obtenir nécrose et rétraction du tissu prostatique, en vue de supprimer l'obstruction liée au tissu adénomateux.
Une élévation thermique supérieure à 45° (ce qui différencie cette méthode de l'hyperthermie prostatique) est obtenue par l'application trans-uréthrale dirigée de micro-ondes sur le tissu adénomateux, en vue d'obtenir la nécrose secondaire. Un refroidissement concomitant de la muqueuse uréthrale au contact de la sonde thermique est nécessaire. L'involution du tissu prostatique ainsi traité créera en quelques semaines une loge prostatique et lèvera l'obstruction. Le traitement se déroule en une seule séance sous anesthésie locale de l'urèthre. De nombreux types de machines, en évolution technique constante, sont disponibles. L'efficacité réelle de cette méthode est en cours d'évaluation.
Syn. thermothérapie transuréthrale par micro-ondes
thrombose d'origine congénitale l.f.
congenital thrombosis
Déficit congénital des inhibiteurs naturels de la coagulation tel celui de l'antithrombine III, les déficits en protéines C et S, les dysfibrinogénémies et déficits du système fibrinolytique, le facteur V. Leiden.
Toutes ces anomalies peuvent se compliquer de thromboses et d'embolies dont le traitement repose sur les mêmes principes que celui des autres maladies thromboemboliques. Le traitement préventif des récidives est mal codifié.
Thrombose des hémorroïdes externes.
Étym. gr. thrombos : caillot ; haïma : sang ; rhéô : je coule
Syn. affection congénitale préthrombotique
[thrombose hémorroïdaire l.f. L1]
thrombose veineuse rétinienne l.f.
→ occlusion veineuse rétinienne
tics habituels (maladie des) l.f.
Tourette's disease, impulsive tic
→ Gilles de la Tourette (maladie, syndrome de)
tiraillement des membranes (théorie du) l.f.
stretching of the membranes theory
Hypothèse selon laquelle les métrorragies du placenta prævia seraient dues à un tiraillement par les contractions utérines des membranes insérées bas sur le segment inférieur de l’utérus.
Tolosa-Hunt (syndrome de) l.m.
Association clinique d'une douleur rétro-orbitaire à une ophtalmoplégie totale ou partielle éventuellement accompagnée d'une atteinte du nerf optique et/ou d'un syndrome de Claude Bernard-Horner
Sa durée habituelle est de quelques jours à quelques semaines, avec des récidives possibles qui peuvent comporter une atteinte d'autres paires crâniennes : VIIe et VIe en période douloureuse, VIIe et XIIe lors d'intervalles.
Depuis les apports de l'imagerie cérébrale, un processus inflammatoire intracaverneux semble en cause, après élimination, notamment, d'une neurosarcoïdose et d'un lymphome.
La corticothérapie ainsi que l'azathioprine peuvent avoir un effet favorable sur certains cas douloureux chroniques
E. Tolosa, neurochirurgien espagnol (1954); W. E. Hunt, neurochirurgien américain (1961)
→ ophtalmoplégie douloureuse, Claude Bernard-Horner (syndrome de)
tophus n.m.
Concrétion uratique nodulaire visible sous la peau, de consistance dure, caractéristique de la goutte chronique ;
Il est constitué de cristaux d'acide urique et d'urate de sodium.
Les tophus se déposent en général une dizaine d'années après la première crise de goutte. Ils augmentent progressivement de volume. Les sièges d'élection sont les articulations interphalangiennes, le pavillon de l'oreille (où ils occupent l'hélix et la gouttière qui sépare l'hélix de l'anthélix).
Étym. gr. tophos : tuf, pierre spongieuse et friable
→ goutte
tortuosité congénitale des vaisseaux rétiniens l.f.
congenital tortuosity of the retinal vessels
Vaisseaux rétiniens très sinueux mais non dilatés.
Anomalie sur un secteur ou sur toute la rétine, vue habituellement chez les hypermétropes et sans déficit fonctionnel.
traction vitréorétinienne l.f.
vitreoretinal traction
Traction du cortex vitréen sur le neuroépithélium rétinien.
Les forces de traction peuvent être antéropostérieures ou tangentielles.
tractus bulbo-réticulo-spinal l.m.
tractus bulboreticulospinalis (TA)
bulbo reticulospinal tract, medullary reticulospinal tract , lateral reticulospinal tract
Tractus efférent de la formation réticulaire de la moelle allongée.
tractus habénulo-interpédonculaire l.m.
tractus habenulointerpeduncularis, fasciculus retroflexus (TA)
habenulo-interpeduncular tract, fascilulus retroflexus
Voie de projection efférente du noyau de l’habénula sur le noyau interpédonculaire.
Au cours de son trajet, ce tractus glisse sur la face médiale du noyau rouge. Certaines de ses fibres qui se terminent dans la calotte pédonculaire constituent le tractus habénulaire de la calotte.
T.Meynert, neurologue et psychiatre autrichien (1833-1892)
Syn. anc. faisceau de Meynert, faisceau habéno-pédonculaire, faisceau rétro-réflexe de Meynert
tractus olfactif l.m.
tractus olfactorius (TA)
olfactory tract
Cordon blanc, élément du lobe olfactif, situé dans le sillon olfactif.
Ses fibres unissent le bulbe olfactif en avant à la substance perforée antérieure ( trigone olfactif ) en arrière au niveau de laquelle elle se divise en deux faisceaux : les bandelettes mésiales et latérales.
A.Retzius, anatomiste suédois (1796-1860)
Syn. anc. bandelette olfactive, circonvolution olfactive commune de Retzius, pédoncule olfactif, ruban olfactif, stries olfactives
[A1,H5]
Édit. 2017
tractus ponto-réticulospinal l.m.
tractus pontoreticulospinalis (TA)
pontoreticulospinal tract, medial reticulospinal tract
Tractus efférent de la formation réticulaire du pont.
tractus réticulo-spinal antérieur l.m.
tractus reticulospinalis anterior (TA)
anterior reticulospinal tract, ventral reticulospinal tract
Ensemble des deux faisceaux, latéral et médial, qui accompagnent les voies motrices principales.
Le faisceau réticulo-spinal latéral (ou faisceau facilitateur), issu de la calotte pédonculaire et de la calotte pontique est un faisceau croisé. Le faisceau réticulo-spinal médial (ou faisceau inhibiteur), homolatéral, est issu du noyau réticulaire blanc ou moteur de la moelle allongée.
Syn. anc. faisceau réticulo-spinal
tractus spino-réticulaire l.m.
tractus spinoreticularis(TA)
Tractus afférent de la formation réticulaire
tractus spino-thalamique antérieur l.m.
tractus spinothalamicus anterior (TA)
anterior spinothalamic tract, ventral spinothalamic tract
Faisceau ascendant du cordon antérieur de la moelle spinale qui véhicule les deutoneurones des voies de la sensibilité tactile protopathique.
Syn. anc. faisceau fondamental antérieur, faisceau spino-réticulo-thalamique, faiscceau spino-thalamique antérieur
transport des patients en avion l.m.
Mode de transport qui présente un intérêt particulier pour les grandes distances
(> 200 km) car il est très rapide, très régulier (pratiquement pas d'accélérations nocives et très peu de secousses), offre en général une place très grande pour la surveillance et les soins de réanimation et il franchit sans difficulté mers et montagnes.
Mais il est plus dépendant des conditions météorologiques que le transport terrestre et ne peut se faire que d'un aérodrome à un autre, ce qui impose un relais par ambulance ou hélicoptère pour aller de l'hôpital à l'avion et inversement. Le transport par avion est donc peu justifié pour les courtes distances. En outre le patient est soumis à des variations d'altitude, qui interfèrent sur l'administration des soins (en croisière l'altitude cabine des avions de ligne est de 2 500 m).
Aspect technique : La première difficulté rencontrée est le brancardage à l'entrée et à l'intérieur de l'avion. Sauf les aéronefs de transport militaire, les avions civils ne sont en général pas aménagés pour ce mode de chargement : aussi est-il indispensable de reconnaitre le trajet à effectuer pour entrer et circuler dans l'avion avant d'y conduire le patient. Sa mise en place effectuée et la sangle bouclée, il reste à disposer et à fixer le matériel nécessaire à portée de la main de façon qu'il ne risque pas de se déplacer sous l'influence des inclinations de l'avion, des accélérations du décollage et de l'atterrissage ou d'une turbulence toujours possible.
Il y a peu de contrindication au transport aérien des patients en autonomie respiratoire, sauf pour les blessés de l'abdomen (risque de passage de matières fécales dans le péritoine lors de la montée, de même un malade porteur d'anus artificiel rencontre des difficultés à la montée, il doit éviter si possible l'avion) et pour les malades contagieux (virus des fièvres hémorragiques, etc.) qui risquent de contaminer les autres occupants de l'avion. Pourtant de nombreux patients voyagent seuls ou accompagnés par un proche dans un avion de ligne ou dans un autre moyen de transport en commun sans déclarer leur maladie et le risque de contagion existe (p. ex. cas d'un passager tuberculeux bacillifère ayant contaminé dans l'avion plusieurs passagers assis autour de lui). Quoi qu'il en soit un patient dyspnéique autonome peut voyager assis, quitte à emporter avec lui une bouteille d'O2 comprimé (les dispositifs actuels à O2 liquide sont dangereux en avion) pour compenser les effets de l'hypoxie d'altitude (en effet les bouteilles de secours dans l'avion ne doivent être utilisées que pour faire face aux urgences).
Des civières peuvent être installées dans les avions de ligne pour les patients couchés (p. ex. fractures du membre inférieur). A condition d'avoir obtenu l'installation d'une cabine sanitaire (des rideaux pour isoler le patient et le médecin), on peut transporter des patients nécessitant des soins intensifs (ventilation mécanique, perfusions, etc.) pour lesquelles des soins de réanimation doivent être assurés en vol.
Qu'il s'agisse d'avion de ligne ou d'avion ambulance, des précautions spéciales doivent être prises pour l'alimentation électrique des appareils, les bouteilles d'oxygène ou d'air comprimé doivent être acceptées par le transporteur et tout le matériel doit être solidement arrimé. Il faut savoir qu'un certain nombre d'appareils utilisés à l'hôpital ne conviennent pas en aéronautique (se renseigner auprès du médecin de la compagnie ou d'un médecin du SAMU compétent en médecine aéronautique).
Le transport des malades psychiatriques est possible mais il faut qu'ils soient accompagnés par un personnel compétent capable de les maitriser en cas de besoin.
Aspect réglementaire : Le commandant de bord a toute autorité pour refuser de transporter un patient ou un appareillage lui paraissant dangereux, il doit aussi suivre les instructions de sa compagnie. Des mesures particulières avec remplissage d'un formulaire normalisé sont prévues pour le transport des handicapés.
Syn. EVASAN
→ d'altitude (aiguille d'), altitude, aérien (transport) des patients, otite barotraumatique, transport des patients en hélicoptère, transport des patients en ambulance, transport des patients, évacuation sanitaire, SMUR
transthyrétine n.f.
transthyretin
Protéine plasmatique faisant partie des préalbumines, de masse moléculaire 55 kDa, composée de 4 protomères de 127 acides aminés, capable de fixer deux molécules de T3 ou de T4 et de jouer un rôle dans leur transport.
Syn. TBPA (thyroxine binding prealbumine)
transthyrétine (neuropathies liées à une anomalie de la) l.f.p.
transthyretin anomaly induced neuropathies
→ amyloïdes (neuropathies), amyloïde familiale portugaise
transurétéro-urétérostomie cutanée l.f.
cutaneous trans-uretero-ureterostomy
Mode de dérivation urinaire externe, peu usité, consistant à aboucher un uretère dans son homologue controlatéral, lui-même abouché à la peau.
trétinoïne n.f.
tretinoin
Principal métabolite cutané de la vitamine A et un des premiers rétinoïdes synthétisés agissant principalement sur le contrôle de la prolifération et de la différenciation des cellules épithéliales.
Utilisé par voie locale, ses principales indications thérapeutiques sont : l'acné, le vieillissement cutané photo-induit et les troubles pigmentaires. Ses effets secondaires sont principalement des phénomènes irritatifs locaux.
Syn. acide de la vitamine A, "vitamine A acide", acide tout-transrétinoïque
triade de Villaret l.m*.
Villaret’s set of three
Cette triade associe des urines « noires » ou ayant une forte tendance à foncer, un œil de verre et une hépatomégalie. Elle est le témoin d’une atteinte métastatique d’un mélaome oculaier.
F. Villaret, neurologiste français, membre de l'Académie de médecine (1917)