présentation défléchie l.f.
deflected presentation
Présentation céphalique dont le menton n’est pas plaqué contre le sternum, ce qui met au centre de l’aire d’engagement le bregma ou la racine du nez et augmente les diamètres de la tête fœtale au point de rendre souvent impossible un accouchement par voie naturelle.
Les présentations en variété iliaque postérieure, dont l’occiput est tourné vers la face postérieure du bassin maternel et ne s’appuie donc pas sur la symphyse pubienne, sont presque toujours défléchies.
Proetz (méthode de) l.f.
Proetz’s treatment
Procédé de traitement des sinusites chroniques dont l’objectif est de faire pénétrer les solutions médicamenteuses dans les sinus.
A. W. Proetz, otolaryngologiste américain (1926)
Syn. déplacement (méthode)
profil de densité l.m.
density profile
En scanographie, courbe indiquant la variation de la densité des pixels le long d'une ligne tracée par l'utilisateur en travers de l'image ou d'une région d'intérêt (ROI).
Cette courbe est indépendante de la largeur et du niveau de la fenêtre utilisée.
profondeur de l'anesthésie (stade de) l.m.
depth of anaesthesia classification
Diminution du niveau de réactivité du patient, en réponse à des stimulations extérieures, telles l'intubation trachéale ou l'acte chirurgical.
L'anesthésie générale est un état d'inconscience transitoire réversible, induit par un ou plusieurs agents anesthésiques. De façon graduée, elle permet d'obtenir l'absence de perception et de remémorisation des stimulations extérieures. L'estimation de la profondeur de l'anesthésie se fait en quantifiant la stimulation et en utilisant un paramètre adapté pour exprimer la réponse.
Les stades de l'anesthésie (Plombey et Snow), ont été précisés par Guedel pour l'anesthésie à l'éther en ventilation spontanée. Ils comportent :
- stade 1, analgésie,
- stade 2, excitation,
- stade 3, dit chirurgical, (subdivisé en 4 plans de profondeur croissante),
- stade 4, dit toxique (il débute par la paralysie respiratoire et se termine par l'arrêt cardiaque).
Cette classification est désuète car les anesthésiques actuels sont d'action rapide, ce qui occulte en moins d'une minute les premiers stades. D'autre part la curarisation et la ventilation contrôlée, qui suppriment la réponse respiratoire, rendent difficile l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie. Cette perte d'information apporte un risque de sousdosage permettant un réveil intempestif et une mémorisation.
D'autres classifications ont été proposées (Gareth Jones) :
- 1) conscience avec mémorisation,
- 2) conscience avec amnésie,
- 3) conscience «subconsciente» avec amnésie (l'opéré perçoit des conversations ce qui peut influencer son comportement postopératoire bien qu'il n'en garde pas le souvenir),
- 4) inconscience.
La détermination de la profondeur de l'anesthésie permet de placer l'opéré dans un état d'inconscience et d'insensibilité adapté aux stimulations douloureuses auxquelles il doit faire face tout en évitant un surdosage ou un sousdosage.
Dans la pratique, l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie se fait sur les signes cliniques (réactions motrices, cardiovasculaires, respiratoires, neurovégétatives).
L'évaluation instrumentale, trop complexe (électroencéphalographie et ses diverses modalités d'analyse notamment le calcul de l'index bispectral, les potentiels évoqués sensoriels, électromyographie du muscle frontal, activité contractile de l'œsophage), ne peut être utilisée en routine. On peut employer des moyens indirects d'évaluation par la mesure de la concentration alvéolaire des anesthésiques volatils ou la concentration sanguine (propofol) dans la technique d'anesthésie intraveineuse à objectif de concentration (AIVOC). Mais, à l'heure actuelle il n'existe pas de moniteur de la profondeur de l'anesthésie suffisamment simple, capable de donner des informations précises et fidèles pour une prédiction acceptable.
F. Plombey (1847), J. Snow (1847), médecins anesthésistes britanniques ; A. E. Geudel, médecin anesthésiste américain (1937) ; J Gareth Jones, médecin anesthésiste britannique (1928-2015)
→ éther (stades de l'anesthésie à l'), index bispectral
[G1]
Édit. 2018
prurit n.m.
pruritus, itch
Sensation subjective localisée au tégument, distincte de la douleur des paresthésies, presque toujours définie par la réaction motrice qu'elle déclenche chez le sujet, c'est-à-dire le grattage : il est néanmoins essentiel de ne pas assimiler prurit et grattage, car leur intensité ne varie pas proportionnellement, du fait du rôle majeur des mécanismes psychiques mis en jeu.
Les manœuvres de grattage, conscientes et volontaires ou plus ou moins machinales, sont soumises à l’influence d’autres stimuli, notamment psychiques.
Le substrat neurophysiologique du prurit est mal connu, mais ses voies de transmission seraient en partie communes à celle de la douleur. Le prurit est le principal symptôme subjectif en dermatologie et, à ce titre, un motif fréquent de consultation. Son intensité devient parfois insupportable, invalidante à l'instar des grandes douleurs, et peut même conduire au suicide. Diffus ou localisé, il peut avoir de nombreuses causes, pas toujours faciles à mettre en évidence. Son traitement est dans la mesure du possible étiologique, en l'absence de thérapeutique symptomatique régulièrement efficace.
Étym. lat. pruritus : démangeaison
Syn. démangeaison
pseudolymphome actinique l.m.
actinic reticuloid, chronic actinic dermatitis
Ancien terme désignant une forme clinique sévère de la dermatite actinique chronique, caractérisée, cliniquement, par la survenue de papules et de plaques infiltrées sur des lésions d'eczéma chronique, prédominant sur les zones exposées, et, histologiquement, par l'existence d'un infiltrat dermique pseudolymphomateux et par une photosensibilité en UVA et UVB, voire dans la lumière visible.
Syn. dermatite actinique chronique, actinoréticulose de Ive (1969) (obsolète)
syndrome psychocutané l.m.
psychocutaneous disorder
Affection cutanée dont l'apparition ou l'évolution est en relation avec des facteurs psychologiques ou favorisée par eux.
Syn. dermatose psychosomatique, psychodermatose
[ H3, J1]
Édit. 2019
pulpe de la dent l.f.
pulpa dentis (TA)
dental pulp
Tissu conjonctif mou, rougeâtre, bien vascularisé, contenu dans la cavité d’une dent (cavité pulpaire).
Sa partie centrale est formée de cellules conjonctives anastomosées, de fibres conjonctives, de vaisseaux et de nerfs. Sa partie superficielle comprend une rangée de cellules allongées perpendiculairement à la surface de la pulpe (odontoblastes). La pulpe dentaire donne la sensibilité à la dent et assure les échanges nutritifs.
pulsions de mort l.f.p.
death instincts
Opposées aux pulsions de vie dans la nouvelle dualité pulsionnelle introduite par S. Freud en 1920, elles tendent à ramener l'organisme au niveau d'excitation le plus bas possible, à ce que le vivant fasse retour à l'état inorganique.
De nombreux faits cliniques et le déroulement défavorable de certaines cures analytiques, où se manifeste de façon déterminante la compulsion de répétition, amènent Freud à concevoir, au-delà de la régulation de l'appareil psychique par le principe de plaisir, la poussée d'une force fondamentale tendant à la destruction.
→ thanatos
pulvinar n.m.
pulvinar thalami (TA)
1- Dans le diencéphale
Noyau postérieur du thalamus formé de trois centres nucléaires : médian, latéral et inférieur.
Il forme avec les noyaux dorsal et dorsal postérieur le groupe des noyaux dorsaux, qui surplombe les noyaux ventraux. Les noyaux latérodorsaux sont des noyaux néohypothalamiques présents chez les primates.
Les noyaux du pulvinar établissent des connexions réciproques avec les structures adjacentes :
- les noyaux médians avec l'aire VIII oculocéphalogyre, la partie latérale du cortex orbitofrontal et les aires pariétales 39 et 40 ;
- les noyaux latéraux avec le cortex temporal associatif ;
- les noyaux inférieurs avec l'aire striée 17 et les aires associatives 18 et 19 du cortex occipital. Ils reçoivent également des afférences du colliculus supérieur.
Le pulvinar a un rôle associatif non spécifique : il intervient dans les mécanismes complexes de reconnaissance visuospatiale, dans le langage et l'intégration du schéma corporel (somatognosie).
2- Dans le cotyle
Coussinet fibroadipeux qui tapisse l'arrière fond du cotyle osseux.
Il est hypertrophié dans la luxation et subluxation congénitale de la hanche
Étym. lat. pulvinar : coussin de lit
Syn. des. nucleus posterior thalami (PNA), noyau postérieur du thalamus, tubercule postérieur de la couche optique
quotient de développement l.m.
development quotient
Sigle : QD
racine du clitoris l.f.
roots of clitoris
Syn. désuet de pilier du clitoris
rameau deltoïdien de l'artère profonde du bras l.m.
ramus deltoideus arteriae profundae brachii (TA)
deltoid branch of profunda artery brachii
rameau deltoïdien de l'artère thoraco-acromiale l.m.
ramus deltoideus arteriae thoracoacromialis (TA)
deltoid branch of thoracoacromial artery
rameau descendant de l'artère circonflexe fémorale latérale l.m.
ramus descendens arteriae circonflexae femoris lateralis (TA)
descending branch of lateral circonflex femoral artery
→ artère circonflexe fémorale latérale
rameau descendant de l'artère circonflexe fémorale médiale l.m.
ramus descendens arteriae circonflexae femoris medialis (TA)
descending branch of medial circonflex femoral artery
→ artère circonflexe fémorale médiale
rameau descendant de l'artère occipitale l.m.
ramus descendens arteriae occipitalis (TA)
descending branch of occipital artery
Branche collatérale descendante de l’artère occipitale destinée aux muscles splénius et au muscle semi-épineux de la tête.
Syn. anc. artère cervicale postérieure, artère descendante de la nuque, artère splénienne de Salmon
rameau descendant de l'artère segmentaire antérieure du poumon droit l.m.
ramus descendens arteriae segmentalis anterioris pulmonis dextri (TA)
descending branch of anterior segmental artery of right pulmonary artery
→ artère segmentaire antérieure de l'artère pulmonaire droit
rameau descendant de l'artère segmentaire antérieure du poumon gauche l.m.
ramus descendens arteriae segmentalis anterioris pulmonis sinistri (TA)
descending branch of anterior segmental artery of left pulmonary artery
→ artère segmentaire antérieure de l'artère pulmonaire gauche
rameau descendant de l'artère segmentaire postérieure du poumon droit l.m.
ramus descendens arteriae segmentalis posterioris pulmonis dextri (TA)
descending branch of posterior segmental artery of right pulmonary artery
→ artère segmentaire postérieure de l'artère pulmonaire droit
rameau descendant de l'artère segmentaire postérieure du poumon gauche l.m.
ramus descendens arteriae segmentalis posterioris pulmonis sinistri (TA)
descending branch of posterior segmental artery of left pulmonary artery
→ artère segmentaire postérieure de l'artère pulmonaire gauche
rameau descendant de l'artère occipitale l.m.
ramus descendens arteriae occipitalis (TA)
descending branch of occipital artery
Branche collatérale descendante de l’artère occipitale destinée aux muscles splénius et au muscle semi-épineux de la tête.
Syn. anc. artère cervicale postérieure, artère descendante de la nuque, artère splénienne de Salmon
rameau descendant du rameau superficiel de l'artère transverse du cou l.m.
ramus descendens rami superficialis arteriae transversae colli (TA)
descending branch of superficial cervical artery of transverse cervical artery
rameau palmaire profond de l'artère ulnaire l.m.
ramus palmaris profundus arteriae ulnaris (TA)
deep palmar branch of ulnar artery
rameau profond de l'artère circonflexe fémorale médiale l.m.
ramus profundus arteriae circumflexae femoris medialis (TA)
deep branch of medial circonflex femoral artery