conduit pancréatique l.m.
ductus pancreaticus (TA)
Conduit excréteur principal du pancréas
Il s’ouvre dans la papille duodénale majeure avec le conduit cholédoque. Il draine la queue, le corps et la moitié inférieure de la tête du pancréas.
J. Wirsung anatomiste allemand (1642)
Syn. canal de Wirsung
[A1]
Édit. 2015
conduit pancréatique accessoire l.m.
ductus pancreaticus accessories (TA)
accessory pancreatic duct
Conduit excréteur accessoire du pancréas qui communique ou non à son origine avec le conduit pancréatique.
Généralement présent, il s’abouche à la papille duodénale mineure au-dessus de la papille duodénale majeure. Il draine la partie supérieure de la tête du pancréas.
G. Santorini, anatomiste et médecin italien (1681-1737)
Syn. canal de Santorini, Santorini (canal excrétoire accessoire du pancréas)
[A1]
Édit. 2015
conduit semi-circulaire antérieur l.m.
ductus semicircularis anterior (TA)
Tube cylindrique recourbé en fer à cheval et disposé dans un plan vertical parallèle à l’axe du rocher
Il renseigne sur la position de la tête dans un plan frontal.
[A1]
Édit. 2015
conduit submandibulaire l.m.
ductus submandibularis
submandibular duct
Canal excréteur de la glande submandibulaire.
Né de la réunion de plusieurs conduits collecteurs intraglandulaires, il émerge de la face profonde de la glande dont il accompagne le prolongement antérieur. Il chemine en dedans du muscle mylo-hyoïdien et de la glande sublinguale. Dans ce trajet il est contourné de dehors en dedans et d’arrière en avant par le nerf lingual. Il gagne l’extrémité inférieure du frein de la langue où il s’accole au conduit du côté opposé pour s’ouvrir au sommet de la caroncule sublinguale.
T. Wharton, médecin et anatomiste britannique (1656)
Syn. anc. canal sous-maxillaire, Wharton (canal de)
[A1]
Édit. 2018
conduit sudorifère l.m.
sweat duct
Portion excrétrice de la glande sudorale située verticalement dans le derme entre, en profondeur, le peloton sudoral sécréteur et, en surface, le pore sudoral.
Ce tube glandulaire, à lumière étroite, est composé d'une double rangée de cellules bordées en dedans par une cuticule PAS +. Il devient hélicoïdal lors de sa traversée de l'épiderme et prend alors le nom d'acrosyringium.
Syn. conduit excrétosudoral, canal sudorifère, canal sudoral
[A1]
Édit. 2015
conduits alvéolaires l.m.p.
ductuli alveolares
alveolar ducts
Subdivisions d'une bronchiole respiratoire de 3e ordre.
Chaque conduit alvéolaire se termine par un atrium où s'ouvrent des saccules alvéolaires. Il existe à son niveau quelques échanges gazeux.
Syn. canaux alvéolaires
[A1]
Édit. 2015
conduits para-uréthraux l.m.
ductus paraurethrales (TA)
para-urethral ducts
Conduits excréteurs des glandes para-uréthrales latérales.
Ils s’abouchent dans l’uréthre à proximité de son orifice externe.
A. Skene, gynécologue américain d’origine écossaise (1880)
→ glandes para-uréthrales latérales, glandes de Skene
[A1]
Édit. 2015
conduits semi-circulaires l.m.p.
ductus semicirculares (TA)
semicircular ducts
Conduits membraneux contenus dans les trois canaux semi-circulaires correspondants du labyrinthe osseux.
Ils ont la même configuration que ces derniers mais n’occupent qu’une partie de la cavité osseuse, le long de son bord latéral. Ils restent séparés du reste de la cavité par l’espace périlymphatique. Ils s’ouvrent dans l’utricule par des orifices ampullaires et non ampullaires disposés comme les orifices osseux. Chaque ampoule présente une crête acoustique, organe récepteur de l’équilibration. Comme les canaux semi-circulaires osseux les trois conduits semi-circulaires se distinguent en antérieur, postérieur et latéral.
Syn. anc. canaux demi-circulaires membraneux, canaux semi-circulaires membraneux.
[A1]
Édit. 2015
conduits sublinguaux accessoires l.m.p.
ductus sublinguales minores (TA)
minor sublingual ducts
Chacun des petits conduits excréteurs des glandules sublinguales.
Courts, au nombre de quinze à trente, ils passent en dehors du conduit sublingual principal, et s’ouvrent le long de l’éminence sublinguale soulevée par la glande sublinguale au niveau du sillon alvéolo-lingual.
A. F. Walther, anatomiste et chirurgien allemand (1688-1746)
Syn. anc. canaux sublinguaux accessoires, canaux de Walther
[A1]
Édit. 2015
condyle du maxillaire inférieur l.m.
[A1]
Édit. 2015
cône élastique du larynx. l.m.
conus elasticus (TA)
conus elasticus, cricovocal membrane
Membrane élastique qui double la muqueuse de la portion glottique du larynx.
Sa partie supérieure épaissie constitue de chaque côté le ligament vocal qui soulève le pli vocal.
[A1]
Édit. 2015
confluent ponto-cérébelleux l.m.
[H5]
Édit. 2015
confluent veineux occipito-vertébral l.m.
[H5]
Édit. 2015
conisation du col utérin l.f.
cone biopsy of the uterine cervix
Prélèvement biopsique du col utérin en forme de cône dont la base correspond à l'exocol et dont l'axe est représenté par le canal endocervical, dans le but d'identifier des lésions cancéreuses ou précancéreuses.
Une conisation correcte doit offrir à l'examen histologique toutes les lésions suspectées par l'examen colposcopique, éventuellement étendues jusqu'à l'orifice interne. La technique de conisation fait appel soit à un bistouri spécial, soit à une anse diathermique, soit à un rayon laser au dioxyde de carbone.
[O3,A3]
connectivite mixte l.f.
mixed connective tissue disease, MCDT, Sharp’s syndrome
Maladie systémique associant des manifestations communes au lupus érythémateux disséminé (sans atteinte rénale), à la sclérodermie systémique, à la polymyosite et à la polyarhrite rhumatoïde avec présence dans le plasma d’un autoanticorps spécifique d’un antigène nucléaire soluble de nature ribonucléoprotéinique (anti-RNP ou anti-snRNP : small nuclear ribonucleoproteins).
Chez certains malades, on observe un syndrome clinique limité comportant un syndrome de Raynaud avec une micro-angiopathie à la capillaroscopie unguéale, une polyarthralgie inflammatoire, des doigts gonflés et boudinés, des myalgies et des anti-RNP à un titre élevé. Ce syndrome peut exister seul ou être associé à d’autres manifestations cliniques de connectivite ou les précéder. Il est décrit sous le nom de syndrome de Sharp, comparable à celui décrit sous le terme de connectivite indifférenciée. L’affection est corticosensible et le pronostic considéré parfois comme favorable est lié aux complications : hypertension artérielle pulmonaire, pneumonie interstitielle, péricardite, œsophagite, méningite et myélite. Chez l’enfant il existe des formes sévères par l’atteinte viscérale, cardiaque, pulmonaire et rénale.
La situation nosologique de la connectivite mixte par rapport aux autres connectivites demeure discutée.
G. C. Sharp, médecin rhumatologue américain (1972)
[N3]
connectivite mixte de Sharp l.f.
mixed connective tissue disease
G. Sharp, médecin rhumatologue américain (1972); P. M. Levitin,médecin rhumatologue américain (1975)
→ connectivite mixte, Sharp (connectivite mixte de)
[N3]
connexine n.f.
connexin
Protéine des membranes cellulaires qui forme des pores entre deux cellules voisines. Six connexines groupées en hexagone adhèrent à six autres connexines de la cellule voisine, ménageant un canal de communication intercellulaire, le connexon.
Toutes les connexions identifiées possèdent quatre domaines intramembrannaires et ont leurs extrémités NH2 et COOH terminales du côté cytoplasmique;
Abrév. Cx
[C1,C3]
connexion en retour l.f.
feed-back ou feed-forward connections
Projection entre les structures qui n'obéit pas au modèle séquentiel de traitement de l'information de la périphérie vers les centres.
L'exemple le plus souvent cité est l'énorme projection en retour de l'aire V1 sur le corps géniculé latéral (CGL), dont les axones sont plus nombreux que ceux de la projection géniculocorticale.
Cet exemple est d'autant plus significatif que son rôle fonctionnel connu, la régulation de la transmission dans le CGL, ne justifie pas l'importance quantitative de la projection. De très nombreuses connexions unissent entre elles les aires visuelles. On distingue les connexions rétroactives et proactives. Les premières renvoient des signaux sur l'aire qui les a émis. Les secondes activent par avance le réseau cortical dont elles vont recevoir des signaux en retour. Mais il est de règle que les sites d'arrivée et de retour sont toujours distincts, mais adjacents, dans l'espace ou dans les couches corticales.
Ces connexions constituent un câblage très dense entre les aires visuelles, au point que la grande majorité des axones qui se terminent sur V1 ne proviennent pas de la voie afférente rétino-géniculo-corticale mais des autres aires ou structures visuelles.
[H5,C2]
connexions n.f.p.
connections
Projection de fibres nerveuses organisées et regroupées en faisceaux reliant différentes aires corticales.
Les connexions interhémisphériques sont représentées par le corps calleux et la commissure blanche antérieure. Les connexions intrahémisphériques sont les grands faisceaux longitudinal supérieur, sous-calleux, longitudinal inférieur, occipito-frontal inférieur, unciné. Il s'agit aussi de liaisons plus courtes par les fibres arquées et les fibres en U.
[H5]
Édit. 2015
connexions intertendineuses des muscles extenseurs des doigts l.f.p.
connexus intertendinei musculi extensoris digitorum (TA)
intertendinous connections of extensors digitorum
Bandelettes fibreuses solidarisant entre eux les tendons des muscles extenseurs des doigts à la face dorsale de la main.
[A1]
Édit. 2015
conotoxine n.f.
conotoxin
Toxine polypeptidique du venin des cônes (Mollusques de la famille des Conidae); constituée de 10 à 40 acides aminés.
Chaque venin de cône contient plusieurs types de toxine ; il y a une centaine de peptides par espèce. On classe schématiquement les conotoxines en six types :
ω (oméga) – toxines, bloquant le canal calcique, d'où interruption de la transmission des messages nerveux par le glutamate notamment,
μ (mu) – toxines bloquant les canaux sodiques post-synaptiques des muscles squelettiques, ce qui entraîne une paralysie flasque,
α (alpha) – toxines bloquant les récepteurs nicotiniques à l'acétylcholine, aussi bien neuronaux que musculaires, ce qui produit un effet curarisant avec paralysie flasque,
ψ (psi) - toxines bloquant aussi les récepteurs nicotiniques, ce qui produit une paralysie flasque,
κ (kappa) – toxines bloquant les canaux potassium voltage-dépendants et / ou les canaux calcium.
La grande diversité des effets produits par chaque conotoxine et la spécificité du récepteur sur lequel agit chacune d'elles en font des outils de choix pour les pharmacologues et laissent espérer des effets intéressants pour le traitement de nombreuses maladies du système nerveux. Le Ziconotide, en particulier, est une ω – conotoxine de Conus magus utilisée comme analgésique.
[D2]
Édit. 2015
consentement aux soins en psychiatrie l.m.
consent to care in psychiatry
Le consentement de tout malade (ou de son représentant) devant être libre, éclairé et exprès, le refus ou la crainte de soins psychiatriques est souvent le fait de personnes qui en ont le plus grand besoin par suite du déni qui caractérise les troubles mentaux majeurs.
La loi du 27 juin 1990 a adopté les principes de l'"hospitalisation libre" et de l'hospitalisation "sans consentement". Effectuée sur demande d'un tiers ou d'office, dérogatoire au droit commun, cette dernière a pour but essentiel de pouvoir imposer au patient les soins nécessités par son état, en recherchant toutefois aussitôt que possible le maximum de participation de sa part, en particulier chez les psychotiques, grâce à une information appropriée.
Le psychiatre doit tenir compte de l'avis de l'incapable majeur et, dans certains cas précisés par le juge, recueillir le consentement de ses représentants légaux. S'il y a litige, il peut saisir le procureur de la République.
Lors d'une urgence, surtout de crise suicidaire, et quels que soient le niveau de conscience et l'attitude du sujet, il doit porter assistance à la personne en péril et, au besoin, tenir une position ferme vis-à-vis des proches, souvent enclins à banaliser le geste.
[H3,E3]
consommation d'oxygène l.f.
oxygen consumption
Volume d’oxygène, en mL/minute absorbé dans les alvéoles par la circulation capillaire pulmonaire.
La consommation d’O2 normale est d’environ 250 mL/minute.
[C2,K1]
consommation d'oxygène du myocarde l.f.
myocardial oxygen consumption
Quantité d’oxygène prélevé par le myocarde dans la circulation coronaire.
Elle est de l’ordre de 8 à 10 mL/min par 100 g de myocarde. La consommation totale d’oxygène du myocarde (30 à 35 mL/min) représente 10 à 12% de la consommation totale d’oxygène, ce qui sans tenir compte du débit coronaire, correspond à une très forte désaturation du sang veineux coronaire, la teneur en O2 du sang veineux coronaire étant la plus basse de l’organisme.
[C1,K2]
consultation externe l.f.
Dans un établissement de soins, mode d’exercice de la médecine au cours duquel un malade est examiné par un médecin et reçoit éventuellement une prescription sans qu’une hospitalisation immédiate paraisse nécessaire.
[E]