Wright (sérodiagnostic de) l.m.
Wright test
Technique de référence (séroagglutination) utilisée pour le diagnostic de la brucellose et reposant sur la mise en évidence d’anticorps spécifiques, à l’aide d’une suspension de germes tués.
Le taux minimal significatif est 1/80 (100 UI). La positivité du sérodiagnostic apparait vers le 12ème ou le 15ème jour d’évolution de la maladie. Cette technique peut donner des résultats faussement négatifs ou faussement positifs (en cas de tularémie ou de yersiniose).
A. E. Wright, Sir, bactériologiste et immunologiste britannique, membre de l’Académie de médecine (1887)
zonographie n.f.
zonography
Technique de tomographie standard qui, par un déplacement de faible amplitude du système tube-film, génère une coupe tomographique épaisse (1 cm environ) d'un organe déterminé, avec peu de trainées de balayage.
Cette technique simple s'emploie encore sur les tables télécommandées, soit pour visualiser les reins au cours d'une UIV, soit pour diminuer les superpositions gênant la visibilité de certains viscères.
stimulation magnétique transcrânienne
Technique médicale consistant à créer à travers la boîte crânienne un champ magnétique capable de modifier l’activité neuronale dans la zone recevant ce flux.
La première description revient à Arsène d’Arsonval en 1896.
La stimulation magnétique à une fréquence inférieure à 1 Hz est inhibitrice, la stimulation à une fréquence supérieure à 5 Hz est activatrice : ceci peut s’observer en agissant au niveau du cortes moteur primaire.
C’est à partir des années 1980 que cette technique a trouvé son intérêt en neurologie et en psychiatrie. La stimulation transcrânienne répétée consiste à émettre une série d’impulsions pendant un temps donné.
Les indications actuelles sont la dépression et les syndromes hallucinatoires ; moins efficace que la stimulation électrique transcrânienne ( électrochocs ), elle a l’avantage d’être indolore et très bien tolérée. Le traitement repose en règle sur une administration quotidienne pendant plusieurs jours consécutifs.
J. Arsène d’Arsonval, méecin physicien français, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine (1896)
→ champ magnétique, dépression, psychose hallucinatoire chronique
[H1, H3]
Édit. 2019
colorations en endoscopie digestive l.f.
staining in digestive endoscopy
Les examens endoscopiques du tube digestif sont effectués en lumière blanche et la détection des zones dysplasiques planes est limitée, malgré la qualité croissante de l’image, justifiant l'utilisation de colorations.
Dans de nombreuses indications (bilan d’extension d’un carcinome épidermoïde de l’œsophage, détection des zones dysplasiques d’un
endobrachyœsophage, dysplasie sur gastrite atrophique, détection des adénomes duodénaux et de des adénomes coliques en cas de polypose adénomateuse familiale, ou en cas de maladie chronique inflammatoire des intestins ou contrôle après mucosectomie fragmentaire…), il est nécessaire d'utiliser une des techniques de coloration disponibles qui sont la chromoscopie utilisant des colorants chimiques ou la chromoscopie par méthodes optiques et électroniques.
Quelle que soit la technique utilisée, l’analyse minutieuse de la muqueuse digestive en lumière blanche est indispensable avant d’utiliser la chromoendoscopie. Les principaux colorants chimiques disponibles sont l’indigo-carmin, le lugol et l’acide acétique. Ils sont utilisables par tous et de faible prix. Ils ont l’inconvénient d’être consommateur de temps, en particulier dans les indications pour lesquelles des biopsies par quadrants sont recommandées. L’indigo-carmin est le plus utilisé toutes indications confondues, c’est un colorant de surface qui ne pénètre pas en profondeur. Le lugol est absorbé par les zones normales riches en glycogène ; il existe un risque de bronchospasme et la pulvérisation doit s’arrêter 5 cm sous la bouche de Killian.
Parmi les techniques de chromoscopie optiques et électroniques, le narrow band imaging (NBI), dont sont équipées les colonnes Olympus, est facilement accessible. Le NBI, également appelée imagerie spectrale en bandes étroites, est basé sur la sélection de certaines longueurs d’ondes dans le spectre de la lumière blanche. Ainsi, la sélection du bleu (415 nm) et du vert (540 nm), qui correspondent aux longueurs d’ondes spécifiques de l’hémoglobine, permet de rehausser les structures vasculaires au sein de la muqueuse. Les NBI de nouvelle génération paraissent supérieures à la lumière blanche pour détecter les polypes plans difficiles à voir. D’autres systèmes existent parmi lesquels le Fuji Intelligent Color enhancement ® (FICE) ou l’image i-scan. Ces examens diminuent significativement le temps de l’examen par rapport à l'emploi de colorants chimiques.
A côté des techniques de chromoscopie, l’endomicroscopie confocale permet l’étude de la muqueuse digestive à l’échelon cellulaire au cours d’une endoscopie à l’aide de microscopes miniaturisés. Il est possible de combiner l’endomicroscopie confocale et d’autres modalités comme le NBI. En cas d’utilisation de l’endomicroscopie confocale , la muqueuse digestive doit être marquée par une molécule fluorescente et illuminée par une source laser. L’utilisation de cette technique est limitée en particulier en raison de son coût.
→ dysplasie, cancer de l'œsophage, endobrachyœsophage, gastrite, polypose adénomateuse familiale, endomicroscopie, microscopie confocale
[L1]
Édit. 2019
slide-seq l.m.
Visualisation des gènes à l’échelle cellulaire sur une coupe de tissu.
L’étude détaillée des gènes au sein des différentes cellules, d’un tissu peu accessible, était considérée comme quasi-impossible parce que l’analyse reposait sur l’ensemble des ARNm obtenus par extraction à partir de l’échantillon entier. La micro dissection du tissu a fourni une première approche. La nouvelle technique utilise un palet de 3 mm de diamètre portant des dizaines de milliers de billes de 10 µm de diamètre, chacune couplée à un oligonucléotide comportant une séquence dT et un code-barre. La coupe de tissu est déposée sur le palet qui capture les ARNm , lesquels par transcription inverse, séquençage et repérage spatial permettent d’accéder au profil d’expression de chaque point de l’échantillon, ce qui donne une résolution au niveau de la cellule. Cette technique ouvre de nombreuses perspectives dans l’étude des tissus et des cancers multicellulaires.
[B3, F3, Q1]
Édit. 2019
exposition sur ribosome l.f.
ribosome display
Technique de sélection de protéines qui peuvent se lier à un ligand déterminé consistant à créer des complexes associant la protéine à son ARN messager, la stabilité du complexe étant assuré par un ribosome.
Cette technique est utilisée par exemple pour sélectionner les protéines qui se lient à des fragments d‘anticorps afin de déterminer ceux pouvant servir à la préparation d’anticorps monoclonaux thérapeutiques.
→ ribosome, anticorps monoclonal
[C1, G5, Q1]
Édit. 2020
surfaçage radiculaire l.m.
root planning
Technique de retrait de la plaque dentaire et du tartre accumulés sous les gencives, sur la racine des dents
Il peut s'agir d'un surfaçage fermé ou surfaçage ouvert qui ouvre et écarte les gencives pour éliminer les tissus malades, avant de les refermer avec des points de suture .
Cette technique est effectuée chez les personnes ayant une prodontite, infection des tissus soutenant les dents (le parodonte).
[K3]
Édit. 2020
PCR sigle angl.f. pour Polymerase Chain Reaction
Technique d’amplification génique en chaîne par une polymérase, méthode de multiplication in vitro des acides nucléiques ou de leurs fragments pour la recherche en génétique, faisant intervenir des cycles successifs d'appariements d'oligonucléotides spécifiques et d'élongation à l'aide d'une ADN-polymérase.
Cette technique d’amplification génique est très utilisée, notamment pour le diagnostic des maladies transmissibles où elle permet la mise en évidence de séquences caractéristiques de l’ADN de l’agent causal.
K. Mullis, biochimiste américain, prix Nobel de chimie en 1993 (1986)
Syn. ACP (sigle français correspondant à PCR), réaction de polymérisation en chaîne
abaissement de la cataracte
reduction in the cataract
Technique historique de cure chirurgicale de la cataracte, consistant en une bascule vers l’arrière et par pression sur le cristallin dans le corps vitré.
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
[P2]
Édit. 2020
abaissement rénal l.m.
lowering of the kidney
Artifice technique chirurgical permettant d'abaisser le rein pour compenser une perte de substance de l'uretère initial et permettre le rétablissement de continuité de la voie excrétrice.
Outre la néphrolyse il peut comporter une transposition de la veine rénale sur la veine cave.
[M2]
Édit. 2020
Abeille (technique d') l.f.
Abeille’s technique
Technique cœlioscopique de fixation des ligaments ronds de l'utérus à la paroi abdominale antérieure, utilisée dans les cures de rétroversion utérine.
J. P. Abeille, gynécologue obstétricien français du XXe siècle
[O3]
Édit. 2016
absorption percutanée l.f.
cutaneous absorption
Ensemble des mécanismes de pénétration sans effraction à travers la peau d'une substance lui permettant d'aller de son point d'application jusqu'à la circulation générale.
Ce processus, qui peut être actif ou passif, comporte deux phénomènes successifs : une phase de pénétration de la substance puis une phase de résorption à travers le derme et les parois vasculaires vers la circulation générale. L'absorption varie selon la taille, l'hydrosolubilité et le type de préparation contenant la substance, mais aussi selon l'épaisseur de la peau, la région et la technique d'application. Le massage ou l'occlusion la facilitent. Les voies de pénétration au niveau de la peau sont le stratum corneum, les glandes sudoripares et les follicules pilosébacés.
Étym. lat. absorbere : absorber
Syn. pénétration transcutanée
→ fonction barrière de l'épiderme, stratum corneum, couche cornée
[C2,L1]
Édit. 2017
accident catastrophique à effets limités l.m.
disaster accident with limited effects
Accident de cause naturelle, technique ou humaine, dont les effets matériels et corporels sont limités dans le temps comme dans l'espace.
Ils nécessitent l'intervention de moyens de secours professionnels dans le cadre d'un plan d'intervention particulier, appelé « plan rouge », en France.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
Édit. 2016
acide vanyl-mandélique l.m.
vanylmandelic acid
Acide 4-hydroxy-3-méthoxymandélique, métabolite majeur du catabolisme des catécholamines, isolé à partir d'urines de sujets porteurs de phéochromocytomes.
Il se forme à partir de la noradrénaline et de l'adrénaline sous l'action de deux enzymes : la catéchol-O-méthyl-transférase et la monoamine-oxydase ; il est éliminé par les urines sous forme libre. Le taux normal d'excrétion varie de 2 à 9 mg par 24 heures, selon la technique utilisée ; il est augmenté chez les sujets porteurs de phéochromocytomes et de neuroblastomes.
Étym. all. mandel : amande
Syn. vanillyl-mandélique (acide)
Sigle VMA
→ catécholamines, phéochromocytome, noradrénaline, adrénaline, catéchol-O-méthyl-transférase, monoamine-oxydase, neuroblastome
Édit. 2017
acquisition n.f.
acquisition
En imagerie numérisée, au sens large du terme, recueil et stockage des données brutes qui vont permettre de reconstruire une image.
En imagerie numérisée et scanographie conventionnelle, les données brutes nécessaires pour reconstruire une image ou une coupe sont recueillies, numérisées et stockées après un seul balayage : une image est obtenue avec une acquisition.
En scanographie hélicoïdale, de très loin la technique la plus fréquente actuellement, un seul balayage permet de stocker les données brutes correspondant à toutes les coupes comprises dans le volume exploré en une rotation de 360° du tube : une seule acquisition permet d'obtenir l'image de plusieurs coupes.
En IRM, pour obtenir une ligne de la matrice, on répète souvent la même séquence deux ou trois fois pour améliorer le rapport signal sur bruit : on dit que l'on a fait deux ou trois acquisitions (ou accumulations). Pour obtenir les données brutes correspondant à la totalité de la matrice, il faut ensuite répéter cette opération autant de fois que la matrice comprend de lignes : l'obtention d'une seule image en IRM demande donc un grand nombre d'acquisitions.
Syn. accumulation (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2020
acquisition hélicoïdale l.f.
helical acquisition
En scanographie, mode d'acquisition des coupes dans laquelle la rotation continue du tube à rayons X et des détecteurs autour du patient, est combinée à un déplacement linéaire de la table sur laqelle est couché le patient, ce qui a pour résultante une hélice qui couvre un volume donné.
Cette technique d'acquisition volumique permet d'acquérir les données correspondant à ce volume, au sein duquel on peut, secondairement, reconstruire des coupes planes ou curvilignes dans tous les plans voulus, des volumes...
C'est le mode d'acquisition habituel des scanners actuels.
Syn. acquisition spiralée, acquisition volumique
→ scanographe hélicoïdal, incrément
[B2,B3]
Édit. 2020
acquisition hélicoïdale à visée angiographique l.f.
helical CT angiography
Technique scanographique d'acquisition volumique hélicoïdale, permettant, après injection intraveineuse d'un produit de contraste iodé, d'obtenir une visualisation des vaisseaux sanguins contenus dans le volume exploré.
Il est possible par cette méthode d'obtenir des coupes axiales des vaisseaux, des images 3D en rendu de volume, des images MIP, des reconstructions curvilignes dans l'axe anatomique des vaisseaux et de manière exactement perpendiculaire à ce dernier (ce qui est précieux en cas de tortuosités).
La qualité actuelle des images obtenues et la possibilité de couvrir rapidement un champs de vue étendu (de la crosse de l'aorte aux pieds par exemple), est souvent suffisante pour rendre inutile l'artériographie classique par injection intra-artérielle, nettement plus agressive.
L'angioIRM, dont certaines modalités peuvent se passer de produit de contraste et n'est pas irradiante, est concurrentielle.
Syn. angioscanner ou angioscanographie
Sigle AHVA
→ CT angiographie, acquisition hélicoïdale, acquisition volumique, artériographie, MIP, représentation 3D de surface, angioIRM
[B2,B3, K4]
Édit. 2020
acquisition multislab en IRM l.f
multiple overlapping thin slab acquisition (MOTSA)
En angiographie par résonance magnétique (ARM), ou angio-IRM, procédé consistant à faire des acquisitions multiples en tranches plus ou moins fines (slabs) avec chevauchement (overlapping).
En ARM par temps de vol et technique 3D, le volume exploré est limité à cause du phénomène de saturation progressive des spins qui se produit en fin de parcours. Cet inconvénient peut être corrigé en faisant des acquisitions multiples en tranches relativement fines. Celles-ci doivent se chevaucher pour éviter les pertes de signal en bordure.
Sigle MOTSA
→ impulsions à angle de bascule variable, renforcement paradoxal du signal , ARM par temps de vol, angio-IRM
[B2,B3]
Édit. 2020
acquisitions parallèles en IRM l.f.
parallel imaging
Technique IRM d'acquisition des images consistant à utiliser la grande sensibilité d'antennes de surface en réseau phasé comme paramétrage du codage spatial de l’image, en association avec la réduction du nombre de lignes du plan de Fourier dans le but de réduire le temps d’acquisition, ou, à temps égal, d'augmenter la qualité des images.
[B2,B3]
Édit. 2020
acquisition segmentée en IRM l.f.
segmented acquisition
En IRM, technique d'acquisition des images à l'aide de séquences rapides permettant l'acquisition de plusieurs lignes du plan de Fourier avec une seule impulsion de radiofréquence.
→ écho de gradient ultrarapide, écho de spin rapide, écho-planar, acquisition en iRM
[B2,B3]
Édit. 2020
activité rénine plasmatique l.f.
plasma renin activity (PRA)
Activités enzymatiques protéolytiques, d'origine rénale, présentes dans le plasma, qui successivement, à partir de l’angiotensinogène d’origine hépatique, conduisent à un des mécanismes de régulation de la pression artérielle.
La cascade enzymatique aboutissant à la formation d’angiotensine I active à partir d’un substrat hépatique est plus complexe qu’il semblait initialement. Le myocarde possède un système rénine-angiotensine propre, distinct des systèmes circulatoires.
L’activité rénine plasmatique peut être mesurée par technique radio-immunologique. Elle est augmentée dans les hypertensions artérielles secondaires à une sténose artérielle rénale. Ce dosage est utile essentiellement pour le diagnostic de l’hyperaldostéronisme primaire : l’activité est dans ce cas effondrée.
Étym. lat. activitas : activité (déverbal d'ago : pousser devant soi, agir)
Sigle ARP
→ rénine, rénine (mesure de l'activité plasmatique de la), rénine angiotensine (système), hypertension artérielle maligne, hypertension rénovasculaire, hyperaldostéronisme
[C2, M1, O4]
Édit. 2020
adapto-électrorétinogramme n.m.]
adapto-electroretinography (AERG)
Enregistrement graphique des variations du potentiel cornéorétinien, c’est-à-dire de l’activité électrique rétinienne sous l’influence de stimulations lumineuses brèves précédées d’un stimulus conditionnant de longue durée.
Cette technique consiste à enregistrer un électrorétinogramme après une adaptation rétinienne à l’obscurité durant 6 à 8 minutes. Les caractéristiques de l’électrorétinogramme ainsi enregistrées sont modifiées en raison d’un état d’adaptation rétinien différent de celui d’un électrorétinogramme classique : les temps de culminations sont augmentés de 10 à 12 millisecondes, et les ondes b ont une amplitude augmentée de 30%. Par comparaison à l’électrorétinogramme classique, on peut approcher le fonctionnement du couple neurorétine-épithélium pigmentaire.
→ électrorétinographie, électro-oculographie, électrophysiologie rétinienne
[B3,P2]
Édit. 2017
Addis (compte d') l.m.
Addis’ count
Numération des hématies et des leucocytes présents dans les urines émises pendant 12 heures..
Ce compte permet surtout de reconnaître la présence d’une hématurie microscopique et de surveiller l’évolution des glomérulonéphrites. Le chiffre normal est inférieur à 600000 hématies. Actuellement, la technique adaptée par Hamburger, est préférée. Elle rapporte le nombre des éléments figurés d’origine sanguine à la quantité d’urine exprimée en ml, émise pendant 3 heures. C’est un débit qui est normalement inférieur à 2500 hématies et à 6000 leucocytes par minute.
T. Addis, néphrologue américain d'origine britannique (1922) ; H. J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1883)
Syn. débit minute des éléments figurés de l’urine, HLM sigle pour hématies, leucocytes, minute (langage courant)
→ débit minute des éléments figurés de l'urine, sédiment urinaire
[B3, M1]
Édit. 2020
adduit n.m.
adduct
Substance d'origine étrangère qui s'attache à un composé de l'organisme par une liaison covalentielle.
Certaines substances s'attachent par ex. au glutathion. Plus spécialement, substance qui s'attache à un acide désoxyribonucléique. Il est possible de caractériser l'ensemble formé par cette substance étrangère et le nucléotide qui le porte après hydrolyse du polynucléotide. Par ex. certains carbures cancérigènes, comme l'acétylaminofluorène, ou certains pesticides peuvent être détectés sur l'ADN par une technique de marquage au 32P. La formation d'adduits à l'ADN est une étape de la formation d'une tumeur.
[C1,F2,Q1]
Édit. 2017
adénogramme n.m.
lymph node differential cell count, lymphadenogram
Examen cytologique du suc d’un nœud lymphatique (ganglion) en microscopie optique des différents composants cellulaires à partir de l’étalement sur lame d’un prélèvement coloré par le May-Grünwald-Giemsa.
Ce dernier est obtenu soit par ponction à l’aiguille, soit par l’apposition sur lame de la coupe d’un nœud fraîchement prélevé constituant une “empreinte ». La lecture donne une formule précisant les diverses proportions d’éléments cellulaires au sein d’un nœud lymphatique.
L'aspect « normal » est rarement observé, car un nœud superficiel normal n'est guère ponctionné. Il montrerait une grande majorité de petits lymphocytes (85%) et une minorité de plasmocytes, lymphoblastes et cellules macrophages. L'adénogramme est un examen simple et rapide pour orienter le diagnostic d'une adénopathie en montrant des modifications évocatrices d'une réaction inflammatoire aigüe (neutrophiles), subaigüe (macrophages, cellules épithélioïdes) ou chronique (cellules basophiles, mastocytes) d'une métastase, d'un lymphome hodgkinien ou non hodgkinien, d'une infection parasitaire (histoplasmose, leishmaniose). Il est insuffisant, même en présence de cellules évocatrices, en cas de maladie de Hodgkin, de lymphome non hodgkinien où le diagnostic repose sur la biopsie ganglionnaire
Cette technique peut être remplacée par l’examen en cytométrie de flux qui permet de préciser les différentes populations fonctionnelles lymphocytaires.
Étym. gr. adên, glande; grammê : signe ou dessin
[A2, A3, B3, F1]
Édit. 2020