jetons (économie de) l.f.
token economy
Technique utilisée en thérapie comportementale, fondée sur le conditionnement opérant, et qui consiste à distribuer des renforcements positifs au sujet pour un ou plusieurs comportements spécifiquement sélectionnés, que l'on souhaite plus fréquents. Des jetons (tickets, points, etc.) peuvent être ensuite échangés contre diverses récompenses, si possible adaptées au type de population.
Les principes en sont les suivants : les comportements susceptibles de faire l'objet de renforcements sont clairement définis, le plus souvent de façon contractuelle entre le patient et les soignants ; ces renforcements prennent une forme tangible et suivent immédiatement le comportement, augmentant ainsi leur pouvoir d'action, même si le sujet ne change pas instantanément ses jetons ; ils ne s'épuisent pas, car les jetons peuvent être transformés en une grande variété d'avantages. Apparentée à une véritable économie monétaire, l'économie de jetons est ainsi un réel système de crédit motivationnel.
Cette technique a été principalement employée pour modifier profondément et souvent de façon spectaculaire, les comportements de patients psychotiques en milieu hospitalier. C'est encore là qu'elle trouve son principal intérêt, même si d'autres formes d'intervention (entrainement aux compétences sociales, thérapies cognitives) peuvent être maintenant proposées pour ce type de patients.
kératectomie n.f.
keratectomy
Technique chirurgicale ayant pour but d'enlever une partie de la cornée pour traiter une maladie de cette dernière, ou bien pour obtenir un effet réfractif.
Il peut s'agir d'une affection cornéennne de cause variée (traumatique, cicatricielle, infectieuse, dystrophique, dégénérative, tumorale) ou d'un trouble de la réfraction susceptible d'être amélioré par cette technique.
kératoplastie totale l.f.
total keratoplasty
Technique de kératoplastie où est pratiquée une transplantation de la totalité de la cornée.
Cette technique a été abandonnée au profit de la kératoplastie transfixiante, de diamètre inférieur à celui de la cornée (8 mm en général).
Kock (poche de) l.f.
Kock’s pouch
Technique de dérivation urinaire continente, où le réservoir intestinal abouché à la peau est confectionné à partir de l'iléon selon un procédé de plicature complexe.
Cette technique a été très utilisée aux États-Unis.
N. G. Kock, chirurgien suédois (1982)
Krogius (opération de) l.f.
Krogius’ procedure
Ténomyoplastie par transfert d’une bandelette de la terminaison du muscle vastus medialis de dedans en dehors en passant devant la patella pour permettre la correction active d’une subluxation récidivante de la patella.
Dans la technique originale la bandelette formait une sangle en gardant les attaches médiales du muscle. Une technique simplifiée sectionne la bandelette et la fixe sur la berge latérale du ligament patellaire et le tibia adjacent.
F. A. Krogius, chirurgien finlandais (1901)
lambeau de rotation péritonéal l.m.
peritoneal rotation flap
Méthode de prévention des adhérences post
Les zones cruentées sont recouvertes par un lambeau de péritoine prélevé sur le ligament large selon la technique de Musset, ou dans la fosse pararectale selon la technique de Tran.
laser excimer l.m.
excimer laser
Laser à argon émettant un faisceau de longueur d'onde et d'énergie appropriées permettant de pratiquer une photoablation de la cornée.
L'idéal est d'obtenir une surface d'ablation la plus lisse possible. Si la photoablation intéresse la surface cornéenne antérieure, la technique est désignée sous le nom de kératectomie photoréfractive, si la photoablation est intrastromale, la technique est alors désignée sous le nom de lasik.
Syn. argon fluoride laser
Lash (technique de) l.f.
Lash’s technique
Technique de réparation chirurgicale de la béance cervico-isthmique en dehors de la grossesse.
Après colpotomie antérieure et décollement vésical, on procède à un avivement du tissu cicatriciel et à une suture des tissus sains par points séparés. La technique a deux variantes selon qu'elle comporte ou non une résection de la muqueuse endocervicale.
A. F. Lash, gynécologue obstétricien américain (1960)
→ béance cervico-isthmique, colpotomie
[O3]
Édit. 2018
LASIK sigle angl.m. pour Laser-Assisted In-Situ Keratomileusis
Laser excimer utilisé pour pratiquer une photo-ablation cornéenne non plus de surface mais intrastromale.
Cette technique nécessite donc un micro-kératome. Dans un premier temps, à l'aide du micro-kératome, on découpe un disque de cornée antérieure de 7 à 8 mm de diamètre et de 130 à 160 microns d'épaisseur, mais en laissant une charnière ; puis on fait une photo-ablation au laser excimer dans le lit du stroma cornéen, dont l'importance dépend du degré de la myopie. Après cela, le disque de cornée antérieure est replacé sans suture. Le lasik est une technique qui se fonde sur les principes du kératomileusis.
lavage de cerveau l.m.
brainwashing
Technique de persuasion coercitive et de contrôle de la pensée.
Utilisé d'abord à propos des prisonniers de la guerre de Corée pour ensuite être étendu à certains groupes religieux, politiques ou à des sectes, ce terme s'applique plus généralement à toute technique destinée à manipuler la pensée et l'action contre le désir ou la volonté de l'individu, ou à son insu.
Ces méthodes tendent à une véritable programmation mentale, à l'inverse de laquelle des méthodes de déprogrammation, aux intentions thérapeutiques, mais peu différentes dans leurs modalités, ont été décrites pour tenter de soustraire les sujets aux conséquences du lavage de cerveau : privation de sommeil, surcharge sensorielle, dénigrement, éloignement, déplacement, usage de la force, etc.
lavage gastrique l.m.
gastric emptying, gastric washing
Technique d'épuration consistant à remplir l'estomac avec une certaine quantité d'eau, puis à l'évacuer par siphonnage pour éliminer les toxiques ingérés sous forme galénique ou en solution diluée.
On utilise un tube de Faucher dont l'extrémité mousse est munie d'yeux latéraux. Il est adapté à une tulipe de 500 mL pour le liquide de lavage (eau salée à 37°C, isotonique à 9 g/L ). Après intubation trachéale chez les comateux (pour éviter les fausses routes), le tube de Faucher est lubrifié et introduit par voie oro- ou nasopharyngée, le patient étant soit assis, soit en latérocubitus gauche ou en procubitus. Avant le lavage, la position du tube doit être vérifiée par insufflation d'air et auscultation épigastrique. On procède au lavage par cycle pouvant aller de 25 à 30 litres chez l'adulte, renouvelable éventuellement. Lors du siphonnage on évitera de désamorcer le tube par une vidange trop complète. Le lavage peut être complété par l'administration de charbon activé associé à un émétique ou à un laxatif.
Un lavage gastrique abondant est le seul moyen d'évacuer les produits qui déposent sous forme de boue collante sur la muqueuse gastrique (p. ex. l'imipramine). L'efficacité du lavage dépend de :
- la nature du toxique dont les effets varient selon sa cinétique d'absorption, ses effets sur le transit gastro-intestinal et son aptitude à provoquer des conglomérats ;
- la quantité de toxique ingérée (on estime la dose en envisageant le pire) ;
- la précocité du lavage (le retard entre l'ingestion et la réalisation du lavage devrait si possible ne pas dépasser la demi-heure) ;
- la technique utilisée (sonde par le nez ou par la bouche, calibre de la sonde, position de la victime, volume utilisé pour chaque cycle de lavage, volume total du lavage).
L'efficacité est estimée par la clinique et par l'évaluation de la quantité éliminée par le lavage en comparaison avec la dose estimée initialement (ce qui nécessite de connaître exactement le volume de lavage et de faire un dosage précis de la concentration globale du toxique dans le liquide éliminé). Cela permet d'estimer les rapports entre la dose extraite et la quantité biodisponible, entre la quantité retirée et la dose toxique en particulier pour des toxiques lésionnels (paraquat, colchicine) ou fonctionnels aux conséquences graves (produits cardiotropes), et entre la quantité extraite et la dose thérapeutique. Chomstock a proposé de définir l'efficacité par comparaison avec un lavage ramenant plus de deux fois la dose thérapeutique. On peut aussi suivre la cinétique plasmatique et étudier la persistance de résidus toxiques dans l'estomac après le lavage (concentration significatives, mise en évidence de comprimés par la radiographie ou l'endoscopie).
lavage pleural l.m.
pleural lavage
Injection de solution salée isotonique, dans la cavité pleurale, que l'on réaspire en totalité.
Cette technique était réservée aux épanchements purulents en l'absence de toute fistule bronchique. La présence d'un pyopneumothorax la contrindiquait formellement. Le lavage, précédé d'une évacuation du liquide purulent présent, était répété une dizaine de fois en moyenne jusqu'à ce que le liquide revienne clair. Il était nécessaire de réaspirer tout le sérum injecté. On terminait par l'injection dans la plèvre sous un faible volume après la dernière aspiration, d'un antibiotique actif sur le germe préalablement isolé et testé. Ce geste était renouvelé quotidiennement pendant 8 à 10 jours jusqu'à la guérison. En pratique, le drainage pleural irréversible continu, est une technique moins contraignante pour le malade et le médecin. Elle s'applique en outre aux épanchements purulents s'accompagnant de fistules bronchiques.
lymphographie n.f.
lymphography
Etude radiographique des réseaux et des nœuds lymphatiques après opacification par un produit de contraste iodé ou étude scintigraphique après injection d’un radio-isotope (lymphographie isotopique).
L’injection se fait à l’extrémité d’un membre : la main pour l’exploration des chaînes axillaires et sous-clavières, plus souvent le pied pour les chaînes inguinales, pelviennes, lombo-aortique et du canal thoracique.
Pour découvrir les canaux lymphatiques, on injecte un colorant à résorption élective lymphatique (Blue V Patent) par voie sous-cutanée et en amont de l’incision. Cette technique est adaptée à l’étude des canaux et de leur drainage vers les nœuds lymphatiques superficiels (surtout axillaires et inguinaux) ou profonds tels les lymphatiques viscéraux, lors d’une laparotomie ou d’une thoracotomie. Le colorant est le même et l’injection se fait dans le viscère à étudier.
En chirurgie carcinologique mammaire, seul le BVP est couramment employé dans le but de limiter l’étendue du curage nodal. A cause de ses résultats intéressants, cette injection est de plus en plus utilisée dans la recherche de l’extension des nœuds (ganglions lymphatiques) pour les mélanomes et d’autres cancers (verge, anus, gynécologiques). Pour l’étude de l’extension des cancers gynécologiques l’injection se fait dans les lymphatiques du dos du pied.
Très utilisé par l’école radiologique française, cet examen est de plus en plus souvent remplacé par l’imagerie tomodensitométrique qui décèle les adénopathies quel que soit leur siège et analyse leur taille mais jamais la structure comme le fait la lymphographie. Cette technique était très utilisée dans la maladie de Hodgkin, mais manquait de sensibilité et de spécificité.
McIndoe (opération de) l.f.
McIndoe's operation
Technique chirurgicale visant à traiter l'hypertrophie et la ptose mammaire, variation de la technique de Biesenberger.
A. McIndoe, Sir, gynécologue britannique (1900-1960)
Melrose (méthode de) l.f.
Melrose’s technics
Technique d’arrêt volontaire et provoqué du cœur, par injection dans la racine de l’aorte (donc le lit coronaire) d’une solution de citrate de potassium.
Cette technique a été la première méthode proposée pour obtenir l’arrêt du cœur, afin de réaliser sur un cœur immobile une opération chirurgicale. Elle a été pratiquement abandonnée à cause de la toxicité possible du citrate de potassium, et on lui préfère aujourd’hui d’autres méthodes d’arrêt cardiaque provoqué (électrique ou ischémique).
D. G. Melrose, physiologiste britannique (1955)
microscopie biphotonique l.f.
two-photon microscopy
Technique de microscopie par réflexion utilisant comme source de rayonnement un faisceau laser pulsé en infrarouge dont l’intervalle entre deux pulsations très court, de l’ordre de la femtoseconde (10-15s), permet d’exciter la cible moléculaire de façon quasi-instantanée par deux photons avec émission secondaire d’un seul photon de longueur d’onde plus courte.
Pour le même rendement optique l’énergie du faisceau incident peut être diminuée de moitié, ce qui évite de léser les molécules ou les tissus observés et permet les explorations microscopiques in vivo. Le rayonnement infrarouge, moins nocif qu’un rayonnement de plus courte longueur d’onde, pénètre plus profondément dans les tissus (de l’ordre de 600 nm contre 150 nm en technique monophotonique). Un rayonnement visible (λ plus faible) est ré-émis après excitation en infrarouge par effet anti-Stokes ; le point focal peut être déplacé par un système à balayage ( angl. scanning).
Parmi les utilisations de la microscopie biphotonique, deux sont plus courantes : la microscopie biphotonique en fluorescence et la génération de second harmonique.
Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; phos, photos : lumière ; lat. bis deux fois
→ microscopie biphotonique en fluorescence, microscopie biphotonique en génération de second harmonique, Stokes (loi de)
MLPA sigle angl. pour Multiplex Ligation dependent Probe Amplification
Multiplex Ligation dependent Pobe Amplification, MLPA
Technique de marquage moléculaire pour la détection et l’analyse des anomalies chromosomiques par électrophorèse avec la possibilité d’automatisation et d’analyses multiples.
Elle permet l’analyse de très petites séquences d’ADN, de petites délétions et mutations chromosomiques jusqu’à l’altération d’un seul gène, trop petites pour être analysées par d’autres techniques (PCR- Polymerase Chain Reaction-, FISH -Fluorescence In Situ Hybridization-). Elle est surtout utilisée en recherche génétique et en cancérologie pour le dépistage des anomalies chromosomiques. Les analyses multiples et un délai d’exécution rapide en font une technique économique.
→ PCR, FISH, microdélétion
Mueller (épreuve de) l.f.
Mueller's test
Technique consistant à prendre un cliché thoracique en inspiration moyenne à glotte fermée.
Inverse de la technique de Valsalva, elle provoque l'augmentation du volume des opacités d'origine vasculaire.
Syn. Mueller (cliché en), Mueller (manœuvre ou technique de)
Musset (plastie en Z de) l.f.
Musset's Z type vaginoplasty
Technique opératoire de cure des diaphragmes vaginaux incomplets, utilisable lorsque l'orifice subsistant est encore relativement large.
Une incision en Z est pratiquée au niveau du diaphragme, dégageant deux lambeaux triangulaires qui sont disséqués puis entrecroisés. On répète l'opération une ou deux fois suivant l'importance du diaphragme. Cette technique expose peu aux cicatrices fibreuses rétractiles puisque les cicatrices sont perpendiculaires ou obliques par rapport au plan originel de la cloison.
R. Musset, gynécologue français (1956)
Musset (technique de trachéloraphie de) l.f.
Musset's procedure for cervicoplasty
Technique chirurgicale permettant la cure des déchirures graves du col de l'utérus.
Elle s'applique particulièrement aux cols éclatés, béants, porteurs de multiples déchirures, et particulièrement de déchirures latérales prolongées au-dessus de l'insertion vaginale. Le principe de l'intervention est d'obtenir un abord très large, permettant d'évaluer et de réparer la totalité des lésions. On pratique successivement une colpotomie antérieure, un large décollement vésico-utérin, jusqu'au cul-de-sac, une incision circulaire de la paroi vaginale jusqu'au cul-de-sac de Douglas, dégageant les ligaments utérosacrés, une ouverture du cul-de-sac de Douglas, libérant le col et l'isthme utérin et permettant un bilan visuel de l'étendue des lésions, une ligature-section des artères cervicovaginales, un avivement des berges des déchirures cervico-isthmiques, une suture avec transposition des ligaments utérosacrés selon Shirodkar, et enfin une fermeture avec réparation vaginale classique. Cette technique permet de rétablir l'aspect normal du museau de tanche, mais aussi, et c'est là son intérêt, de traiter efficacement la béance cervico-isthmique associée.
R. Musset, gynécologue français (1976)
Étym. gr : trakhélos : col, cou : raphein suturer
Musset (technique d'hystéroplastie) l.f.
Musset's procedure for hysteroplasty
Technique chirurgicale d'hystéroplastie des utérus bicornes dérivée de celle de Bret-Palmer et permettant de restaurer la fonction utérine.
Après un décollement soigneux de la vessie, on incise sagittalement l'utérus dans l'angle d'union des deux cornes jusqu'à pénétration dans la cavité isthmique, puis on incise le bord interne des deux cornes jusqu'à 2 cm de l'implantation tubaire. La réunion des deux cornes se fait selon la technique de Bret-Palmer. En pratique, une bonne prise en charge obstétricale permet le plus souvent de se passer de cette intervention.
R. Musset, gynécologue français (1968) ; A. J. Bret, gynécologue français (1959) ; R. Palmer, gynécologue français (1962)
Étym. gr : hystera : uterus ; plassein : modeler
Muzsnai (opération de) l.f.
Muzsnai procedure
Technique chirurgicale de cure d'incontinence urinaire chez la femme par voie basse exclusive.
Variante de la technique de Pereyra dont le principe fondamental est un abord a minima de l'espace de Retzius avec passage des fils de suspension du col vésical à l'aide d'une aiguille spécifique pour les amarrer à la paroi abdominale. La particularité de cette variante est de réaliser la colposuspension par plusieurs points étagés de haut en bas sur le fascia vaginal de part et d'autre de l'urètre. Une aiguille spéciale disposant de trois chas permet de faufiler les trois fils en un seul passage.
D. Muzsnai, gynécologue américian (1982); A. J. Pereyra, chirurgien urologue américain (1959)
myopexie rétroéquatoriale l.f.
Cüppers myopexy
Technique opératoire proposée dans le strabisme, permettant de freiner une hyperactivité musculaire, sans danger de surcorrection si son indication est bien posée.
Sa technique consiste à solidariser le muscle à la sclère, bien en arrière de l’arc de contact, au niveau du pôle postérieur, là où la sclère est la plus épaisse.
La myopexie, qui n’est efficace que dans le champ d’action du muscle, est indiquée dans les incomitances paralytiques, l’élément variable d’une déviation et l’adduction de fixation des ésotropies précoces.
C. Cüppers, ophtalmologiste allemand (1976)
Étym. gr. mus : souris, muscle ; pexis : fixation
néphrolithotomie percutanée l.f.
percutaneous nephrolithotomy
Technique qui consiste en l'ablation des calculs intra-rénaux par un endoscope opérateur atteignant les cavités rénales à travers la paroi lombaire et le parenchyme rénal.
Cette technique endo-urologique comporte un repérage radiologique et échographique des cavités, la mise en place de l'endoscope après dilatation du trajet, la destruction des calculs par pinces mécaniques, ondes de choc ou ultrasons, l'ablation des fragments par préhension ou lavage, un drainage transitoire des cavités rénales.
→ chirurgie percutanée du rein
neuroleptanalgésie n.f.
Méthode d'anesthésie associant un neuroleptique et un morphinique dont aucun, a lui seul, n'a un effet hypnotique
Elle a eu une grande influence pour la compréhension et la définition du concept d'anesthésie. Les neuroleptiques utilisés ont été le chloroprotixène, la lévopromazine et surtout le dropéridol. Les analgésiques ont été le dextromoramide, la phénopéridine et le fentanyl. Le neuroleptique était destiné à la protection neurovégétative vis-à-vis des stimulations nociceptives.
Cette méthode d'anesthésie a été abandonnée en raison de ses inconvénients dont les principaux étaient ses effets cardiovasculaires et ceux prolongés de réduction de la vigilance. Dans la littérature le terme neuroleptanesthésie désigne une technique d'anesthésie comportant aussi une composante hypnotique (Par ex. du thiopental pour l'induction anesthésique). Cette technique ne devrait plus être utilisée.
G. De Castro et P. Mundeleer, anesthésiologistes belges (1959)
Étym. contraction de neuroleptique-analgésie