glandes intestinales de l'intestin grêle l.f.p.
glandulae intestinales intestini tenuis (TA)
intestinal glands of small intestine
Glandes tubuleuses, le plus souvent simples, disséminées dans toute la muqueuse de l’intestin grêle à l’exception des follicules clos, et constituées par des cellules implantées sur un seul rang à la surface d’une membrane vitrée.
Les éléments cellulaires sont de trois types : cellules épithéliales cylindriques, parfois revêtues de cils vibratiles ; cellules caliciformes, volumineuses, moins nombreuses ; cellules de Paneth, polyédriques, occupant l’extrémité des culs de sac glandulaires.
D. Galeati, médecin italien (1686-1775) ; J. Lieberkühn, anatomiste et médecin allemand (1745)
Syn. anc. cryptes de Galeati, cryptes intestinales, cryptes de Lieberkühn, glandes de Galeati, glandes de Lieberkühn
glioblastomes (thérapie génique des) l.f.
gene therapy for glioblastomas
Perspective nouvelle de traitement pour une forme de tumeur qui reste jusqu'à présent incurable malgré l'exérèse chirurgicale, la radiothérapie, la chimiothérapie, et qui a représenté une pathologie pionnière pour ce type de thérapie.
Un telle utilisation des éléments moléculaires qui constituent le gène a pour but d'agir à ce niveau, afin de modifier les anomalies moléculaires et cellulaires intervenant dans l'oncogénèse gliale, aux différents stades précédant la traduction du matériel génétique en protéine.
Pour introduire un gène dans les cellules tumorales (transfection), plusieurs procédés sont possibles, notamment physiques, chimiques et viraux. L'abord moléculaire peut concerner des cellules prélevées chez le patient et réimplantées par la suite, ou s'effectuer directement au sein du tissu pathologique. Il s'agit par là-même de corriger l'excès de prolifération et de vascularisation tumorale et, au contraire, de neutraliser les mécanismes de mort cellulaire (dits aussi d'apoptose), de différenciation et d'immunogénicité tumorale.
Un des protocoles en cours comporte essentiellement la transfection intratumorale du gène suicide de la thymidine kinase herpétique. Un gène suicide provoque la destruction des cellules transfectées après administration d'une prodrogue inoffensive, celle-ci étant devenue hautement toxique sur ces cellules. La méthode apparaît sans risques, mais l'absence actuelle de résultats majeurs, qui contraste avec ceux, précliniques, obtenus chez l'animal, semble liée aux difficultés de délivrance thérapeutique. Le rôle des cliniciens est donc fondamental.
Les recherches doivent être poursuivies et approfondies, contrastant avec la publicité excessive donnée d'ores et déjà à ces traitements.
gonadoblastome n.m.
Tumeur survenant presque toujours sur une gonade dysgénétique, et le plus souvent chez des enfants porteurs d’une ambigüité sexuelle, et possédant un chromosome Y.
C’est une tumeur de petite taille, constituée de nodules séparés, formés à leur tour de grandes cellules ressemblant à des gonies , formant des groupements circulaires autour de nodules hyalins ou calcifiés sur un fond de petites cellules foncées ayant la « valeur de cellules de Sertoli ou de cellules folliculaires », le tout créant une image remarquable.
Les gonadoblastomes sont à priori des tumeurs bénignes, ne donnant pas naissance à des métastases. Il arrive qu’à l’étude d’un séminome testiculaire on trouve des ilots cellulaires dont le groupement évoque le gonadoblastome.
Syn. pflügérome
greffe (rejet de) l.m.
graft rejection
Phénomène par lequel l'organisme tente d'éliminer le système immunitaire étranger ou toute structure étrangère.
Toute disparité antigénique entre donneur et receveur déclenche un cortège de manifestations immunitaires qui ne peuvent être maîtrisées que par la mise du receveur en immunosuppression. Parallèlement à cette mise en route des phénomènes de rejet par le receveur, un autre phénomène peut également être déclenché : c'est la réaction du greffon contre l'hôte (GVH) qui est possible si la greffe contient des cellules lymphoïdes immunocompétentes.
Les antigènes qui conditionnent l'histocompatibilité ou l'histo-incompatibilité sont avant tout ceux codés par le complexe majeur d'histocompatibilité (CMH) qui sont répartis en deux catégories : les antigènes de classe 1 qui sont présents sur l'ensemble des cellules de l'organisme et les antigènes de classe 2 qui se libèrent préférentiellement sur les cellules d'origine hématopoïétique : lymphocytes, macrophages, cellules de Langerhans et sur les tissus vasculaires. Les lymphocytes T interviennent dans le rejet de la greffe aussi bien que dans la réaction de GVH.
→ greffon contre l'hôte (réaction du), GVH
greffon contre l'hôte (réaction du) l.f.
graft-versus-host reaction (GVH) disease ou reaction
Ensemble de signes cutanés, souvent au premier plan, digestifs et hépatiques qui traduisent la réaction du greffon contre l’hôte, témoignant de l’incompatibilité immunologique entre le sujet greffé et le greffon qu’il reçoit.
Cette réaction se manifeste après injection de lymphocytes T allogéniques à un animal ou à un sujet incapable de rejeter ces cellules. Elle s’observe après transfusion sanguine chez des enfants atteints de déficit immunitaire portant sur les cellules T et après allogreffe de moelle osseuse.
Lors de la phase aiguë, il existe une éruption érythémateuse maculeuse diffuse sur laquelle peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles. Ces GVH aigües sont classées en 4 grades de sévérité (I à IV). Elles se manifestent par de la fièvre, des éruptions cutanées, (maculeuses diffuses sur lesquelles peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles), de la diarrhée, une hépatomégalie et une splénomégalie.
Les signes de la phase chronique succèdent en général aux signes de la phase aiguë, mais peuvent apparaître sans éruption annonciatrice : il s’agit d’une éruption papuleuse lichénoïde diffuse, parfois hyperpigmentée, secondairement compliquée de lésions sclérodermiformes du visage et des extrémités, d’un syndrome sec ou de lésions buccales évocatrices de lichen plan ; ces lésions sont associées à une perte de poids, à des infections bactériennes et à une cytolyse hépatique.
Lors des greffes de cellules-souches hématopoïétiques, les GVH aigües peuvent être diminuées par élimination des cellules T matures du greffon et par administration d’un traitement immunosuppresseur prophylactique et un traitement par glucocorticoïdes. Les formes réfractaires aux glucocorticoïdes aux inhibiteurs de Janus kinase ( Ruxolitinib)
R. Zeiser, hématologue allemand (2020)
→ greffe, transplantation, Ruxolitinib
[F1, G5]
Édit. 2020
GRP sigle angl. pour Gastrin Releasing Peptide
Peptide hormonal libérant la gastrine qui, à son tour, stimule la sécrétion de suc gastrique et d’acide chlorhydrique par les cellules bordantes de l’estomac par l'intermédiaire du GMP-cyclique.
Ce peptide hormonal est sécrété par des cellules du tractus intestinal, mais aussi par le cerveau, le poumon et les cellules thyroïdiennes C. Le gène, porté par le chromosome 18, est traduit en deux peptides différents selon les organes ; dans les cellules intestinales, le gène du GRP est traduit sous forme d’un peptide de 148 acides aminés appelé pré-proprotéine, mais le peptide actif ne comporte que 27 acides aminés. Il est analogue à la bombésine de la peau des batraciens.
→ gastrine
hématopoïèse n.f.
hematopoiesis
Processus physiologique assurant le renouvellement continu et régulé des cellules sanguines.
Au cours de l'ontogénèse, l'hématopoïèse a lieu transitoirement dans le foie et la rate, puis uniquement dans la moelle osseuse chez l'Homme adulte ; chez les rongeurs et dans certaines pathologies humaines, la rate conserve son activité hématopoïétique.
L'hématopoïèse se développe à partir d'un petit nombre de cellules souches pluripotentes et de toute une hiérarchie de cellules souches à haut pouvoir de renouvellement capables de reconstituer toutes les lignées sanguines. Toutes les étapes de la différenciation cellulaire sont régulées par des facteurs de croissance hématopoïétiques qui favorisent la survie et la prolifération des cellules cibles et par des inhibiteurs qui assurent la régulation négative de l'hématopoïèse. Plusieurs théories tentent d'expliquer les mécanismes responsables de l'hématopoïèse : théorie déterministe, théorie instructive et théorie stochastique.
Étym. gr. haïma : sang, poïein : faire
[F1]
Herpesviridae
Herpesviridae
Famille de virus à ADN, dotés d'une capside icosaédrique de 100 nm, entourée d’une enveloppe portant des glycoprotéines virales.
La famille des Herpesviridae compte plus de 100 espèces, réparties en trois sous-familles :
- les Alphaherpesvirinae : genres Simplexvirus (HSV-1 et -2) responsables de l'herpès et Varicellovirus (VZV) responsable de la varicelle et du zona ; ces virus infectent les cellules épithéliales et peuvent rester latents dans les ganglions nerveux sensitifs,
- les Bêtaherpesvirinae : genres Cytomegalovirus (HCMV) et Roseolovirus (HHV-6), responsable de l'exanthème subit (roséole infantile) ; ces virus sont souvent responsables d'infections asymptomatiques et qui peuvent demeurer à l'état latent dans le sang, le tissu lymphoïde, les glandes sécrétoires et le rein,
- les Gammaherpesvirinae : genres Lymphocryptovirus (virus d'Epstein-Barr, EBV), agent de mononucléose infectieuse et Rhadinovirus (HHV-8), qui restent latents dans les lymphocytes et certaines cellules épithéliales. Ils sont principalement associés à des affections malignes du tissu lymphoïde.
L'Herpesvirus humain 8 (HHV-8) pourrait intervenir dans la pathogénie de la maladie de Kaposi et la maladie de Castleman. Quant à l'Herpesvirus humain 7(HHV-7), son rôle pathogène est encore mal défini.
Pour ceux de ces virus qui infectent l'Homme et qui se transmettent par contact direct, le réservoir est exclusivement humain. Les Herpesviridae ont la particularité de persister, de manière latente, dans l’organisme, pendant de nombreuses années, après la primo-infection ; les cellules, dans le noyau desquelles ils sont présents, sont sanguines ou nerveuses. Les réactivations (réinfections endogènes) peuvent être symptomatiques ou non ; elles sont plus fréquentes et plus graves chez les sujets ayant un déficit en cellules T (patients infectés par le VIH, transplantés).
Diverses techniques permettent de mettre en évidence ces différents virus en fonction des espèces : cultures cellulaires, biologie moléculaire, sérologie. Toutefois, la recherche d'une montée significative du titre des anticorps est généralement absente au-delà de la primo-infection et les IgM peuvent réapparaître lors des réinfections. Enfin, le fait de détecter la présence d'un Herpesviridé ne permet pas forcément de lui attribuer un rôle dans l'étiologie de la maladie que présente le patient.
Étym. gr. herpes : dartre, de herpô : ramper
→ herpès, herpès génital, herpès néonatal, herpès chronique, herpès récurrent, herpes gestationis, varicelle, zona, varicelle-zona (virus), Cytomegalovirus, exanthème subit, Epstein-Barr (virus d'), mononucléose infectieuse, Kaposi (maladie de), Castleman (pseudotumeur de), neuropathies herpétiques, Burkitt (lymphome de), Simplexvirus, Varicellovirus, Roseolovirus, Lymphocryptovirus, Rhadinovirus
[D1]
histiocytose n. f.
histiocytosis
Toute prolifération de cellules histiocytaires ou de cellules appartenant à ce système.
La distribution ubiquitaire, en réseau, de ces cellules a conduit à les nommer « réticulaires », d’où le terme « réticulose » ou mieux « réticulo-histiocytose », donné parfois par les cliniciens à ces maladies. On distingue les histiocytoses réactionnelles, secondaires à une inflammation chronique, entretenue par la persistance d’un agent étranger (particulièrement un parasite ou un germe réfractaire) et les histiocytoses non réactionnelles, parmi lesquelles on sépare les histiocytoses Langerhansiennes (autrefois nommées histiocytose X) dont la souche est la cellule de Langerhans (CD 1a +) et les histiocytoses non Langerhansiennes d’essence tumorale, dont l’exceptionnelle histiocytose maligne, souvent confondue avec le lymphome anaplasique à grandes cellules possédant une translocation t(2;5) assez caractéristique.
A. Hand Jr, pédiatre américain (1893) ; A. Schüller, neurologue autrichien (1915) ; H. Christian, médecin interniste américain (1919)
Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule
→ histiocytose langerhansienne, granulome éosinophile des os, Hand-Schüller-Christian (syndrome de)
[F1,N3,F2]
Édit. 2015
immunoconjugué n.m.
antibody-drug conjugate (ADC)
Anticorps conjugué à des molécules cytotoxiques puissantes afin de les libérer au contact des cellules tumorales en limitant leur impact sur les cellules saines.
La conception d’un immunoconjugué nécessite de définir la cible, la molécule cytotoxique, l’anticorps et l’agent de liaison entre ces deux derniers. Il convient donc de choisir :
1) un antigène exprimé en quantité importante à la surface des cellules tumorales et absent sur les cellules saines,
2) un anticorps spécifique de l’antigène sélectionné, de grande affinité à son égard et toléré par le systéme immunitaire du patient (anticorps humanisé),
3) un agent cytotoxique efficace,
4) un agent de liaison stable pour éviter la libération de la molécule cytotoxique dans le plasma.
Les immunoconjugués sont devenus une classe importante de médicaments en oncologie.
incrétine n.f.
incretin
Hormones sécrétées par le système “APUD” (Amine Precursor Uptake) de la partie proximale de l’intestin grêle, intervenant dans les productions pancréatiques d’insuline et de glucagon, sécrétées par les cellules endocrines de l’intestin grêle sous l’influence directe de l’apport alimentaire de nutriments glucidiques, sans être influencé par l’injection intra veineuse de glucose.
Le concept « incrétine » désigne la plus grande efficacité, pour stimuler la sécrétion d’insuline, de l’administration orale de glucose, comparée à la voie intra veineuse.
Il existe deux incrétines :
- le glucose-dependent insulinotropic polypeptide (GIP), provenant des cellules K du duodénum, qui augmente la sécrétion de glucagon et agit sur les adipocytes ;
- le glucagon like peptide-1(GLP-1), chimiquement proche du glucagon, provenant des cellules L de l’iléon, qui stimule la sécrétion d’insuline, inhibe celle de glucagon, exerce un effet satiétogène sur les récepteurs centraux et ralentit la vidange gastrique. In vitro, il favorise la prolifération et inhibe l’apoptose des cellules β.
Au cours du diabète de type 2, seule l’action du GLP-1 est défectueuse. Son administration restaure le profil sécrétoire de l’insuline et du glucagon, rétablit la phase précoce de l’insulino-sécrétion et supprime la production hépatique de glucose pendant la phase post-absorptive, sans faire courir les risques d’hypoglycémie et de surcharge pondérale. Sa dégradation très rapide par la dipeptidylpeptidase 4 (DPP4) exige, en thérapeutique, l’emploi concomitant d’un inhibiteur de cette enzyme (sitagliptine et vildagliptine, par voie orale) ou d’un agoniste de l’incrétine (hexanatide et liraglutide, par voie sous-cutanée).
Sigle s : GLP1, GIP
→ insuline, glucagon, adipocyte
inflammation n.f.
inflammation
Ensemble de manifestations cliniques : douleur, rougeur, chaleur, gonflement avec perturbations des fonctions vasculaires, cellulaires et humorales se produisant dans l’organisme en réponse à des agressions variées (microbiennes, traumatiques, physiques, chimiques, immunitaires, tumorales...), l’inflammation entre avec la douleur, l’hémostase et l’immunité dans le cadre des processus réactionnels indispensables au maintien de l’intégrité du soi.
Histologiquement, dans les formes aigües, il y a successivement des modifications vasculaires locales (vasodilatation avec ralentissement circulatoire, augmentation de la perméabilité et œdème), puis un afflux de leucocytes circulants, d’abord des granulocytes, puis des monocytes avec margination, adhérence aux cellules endothéliales, diapédèse, phagocytose des substances étrangères et des débris cellulaires et tissulaires et éventuellement formation de pus.
L’évolution de la réaction inflammatoire est variable. En cas d’inflammation aigüe, après élimination de l’agent causal, les phagocytes mononucléés (monocytes, macrophage, histiocytes, etc.) assurent le nettoyage du foyer inflammatoire et on assiste soit à une « restitution ad integrum » sans séquelles, soit au remplacement des tissus détruits par une fibrose cicatricielle sans restitution fonctionnelle. Dans d’autres cas, en l’absence d’élimination de la cause ou en raison de la déficience de certains mécanismes de défense de l’organisme, l’inflammation devient chronique se caractérisant par la formation d’un infiltrat inflammatoire généralement mixte (granulocytes, histiocytes-macrophages, lymphocytes, voire cellules géantes et épithélioïdes) avec des phénomènes de néo-angiogenèse et surtout des processus de remaniement tissulaire (associant phénomènes de destruction et de reconstruction) avec en particulier une importante prolifération fibroblastique.
La réaction inflammatoire fait intervenir un grand nombre de types cellulaires (phagocytes mononucléés et polynucléaires, lymphocytes, plaquettes, mais aussi cellules propres des tissus, cellules endothéliales, etc.) et de médiateurs humoraux (complément, système contact, protéine de l’hémostase), qui sont autant de cibles des thérapeutiques. Enfin, la plupart des réactions inflammatoires induisent une réponse systémique comportant une augmentation des teneurs plasmatiques en protéines dites de la phase aigüe (telles que la protéine C réactive, la protéine sérique amyloïde A, plusieurs α-1-globulines, certains composants du complément, le fibrinogène, l’haptoglobine et une diminution des concentrations d’autres protéines telles que l’albumine, la transferrine, la fibronectine, l’apoprotéine A-1.
Étym. lat. flamma : flamme
→ inflammation chronique, albumine, transferrine, fibronectine, apoprotéine A-1
interféron n.m.
interferon
Molécule protéique sécrétée par les cellules leucocytaires ou surtout fibroblastiques sous l'influence d'infections bactériennes ou surtout virales et dont l'action peut s'exercer à distance sur d'autres cellules où elle bloque le développement des virus.
L'effet des interférons est rapide car il se manifeste 3 heures après leur fixation sur les récepteurs, à des doses aussi faibles que 10-14 mol/L. Leur mode d'action comporte la stimulation du gène d'une protéine-kinase qui inactive le facteur d'initiation de la biosynthèse des protéines eIF2, et qui active la 2',5'-oligo-adénylate-synthétase et, par cet oligo-adénylate, une ribonucléase qui dégrade les ARNm. Les interférons sont des glycoprotéines de masse moléculaire 15 à 20 kDa. On distingue des interférons alpha sécrétés par les macrophages et les lymphocytes, les interférons bêta provenant des fibroblastes, les interférons gamma produits par les cellules lymphoïdes. Les interférons confèrent aux cellules un état de résistance à l'infection virale, en ayant une activité soit antivirale (interférons alpha et bêta), soit immunomodulatrice (interférons gamma).
kératinisation n.f.
keratinization
Processus d’accumulation des filaments intermédiaires du cytosquelette de type kératine, au niveau de cellules épithéliales malpighiennes normales ou métaplasiques.
A l’état normal, l’enrichissement en kératine se fait progressivement au cours de la maturation des cellules dans le cas de la peau, aux dépens d’autres constituants cellulaires, jusqu’au stade où la cellule est totalement occupée par ce matériel ; dans ce dernier cas, le noyau disparaît : c'est l'orthokératinisation. Mais dans certaines pathologies, les noyaux des cellules en voie de kératinisation persistent : parakératose ou encore la kératinisation apparaît de façon isolée, unicellulaire, au sein de couches cellulaires par ailleurs normales : dyskératose. Au niveau des muqueuses malpighiennes, la kératinisation de quelque type qu’elle soit, répond à un processus pathologique.
Dans les cas de dystrophie ou de tumeur malpighienne ou épidermoïde et notamment de cancer, qu’il s’agisse de la peau ou des muqueuses, la kératinisation peut être importante et aboutir à une accumulation nodulaire concentrique, dite en bulbe d’oignon, de kératine ou globe corné
Aux paumes des mains et aux plantes des pieds, ces cellules cornées restent distinctes les unes des autres et forment une couche très épaisse (kératinisation selon le type A de Zander); sur presque tout le reste du tégument, elles fusionnent en une masse d'épaisseur réduite (type B).
Kiel (classification de) l.f.
Kiel classification
Classification des lymphomes non hodgkiniens de type T ou B fondée sur l'étude morphologique des cellules tumorales lymphoïdes et caractérisée par une séparation de ces lymphomes en deux groupes selon leur degré de malignité : les lymphomes malins de faible évolutivité et les lymphomes immatures d'évolutivité importante.
Ancienne dénomination issue du groupe de Kiel, car établie par Lennert (de Kiel) en 1974, actualisée en 1988 puis en 1990, elle est devenue une classification WHO (World Health Organization) basée sur le travail du groupe REAL (Revised European American classification of Lymphoid neoplasms) et publiée au début de 1994. Elle concerne les hémopathies myéloïdes mais surtout lymphoïdes et est fondée sur des critères morphologiques, phénotypiques, génotypiques et cliniques. Le premier critère est l'ontogénie de la cellule tumorale. Les lymphomes cutanés sont donc classés en 3 catégories majeures : à cellules B, à cellules T ou NK et lymphomes de Hodgkin. Les lymphomes B et T sont ensuite divisés en proliférations de précurseurs immatures ou de cellules différenciées matures, cette dernière partie étant classée en fonction de manifestations cliniques et histologiques essentiellement.
K. Lennert, anatomopathologiste allemand (1974, actualisé en 1988 et 1990)
Étym. : Kiel : ville du Nord de l’Allemagne
→ Willemze (classification de)
kyste n.m.
cyst
Tumeur bénigne, formée dans un organe par une cavité remplie d'une substance liquide, molle ou rarement solide et bordée d’une surface épithéliale dont le type sert à la classification.
On distingue ainsi le kyste épidermoïde (bordure malpighienne), le kyste séreux (bordure unicellulaire de cellules claires), le kyste muqueux (bordure faite de cellules mucipares). Le kyste peut être uniloculaire ou multiloculaire. Quand les cavités kystiques s’emboîtent les unes dans les autres et témoignent d’une activité proliférative, on parle de cystadénome (cystadénome ovarien, pancréatique).
Sur les os, les kystes épidermoïdes sont constitués d'îlots de cellules épithéliales squameuses, emprisonnées dans l'os. Ils possèdent une évolution expansive. L'image radiologique est celle d'une lacune arrondie homogène, bordée d'un liseré opaque. Le kyste essentiel des os occupe la métaphyse des os longs (humérus, fémur) des enfants et des adolescents. Plein d’un liquide clair ou sanguinolent, il ne possède pas de revêtement épithélial mais « un fond de coquetier », fait de tissus nécrosés assez caractéristique.
Le kyste anévrismal des os, (décrit en 1942 par Jaffé et Lichtenstein) s’observe chez les sujets jeunes, peut toucher tous les os, avec une prédilection pour le rachis. Il est constitué de larges lacunes vasculaires pleines de sang liquide, séparées par un tissu conjonctif lâche dans laquelle se développe souvent une ébauche d’ostéogenèse et de nombreux ostéoclastes. La nosologie malformative ou tumorale de cette lésion n’est pas établie mais la survenue de celle-ci peut masquer un temps l’évolution sournoise d’une tumeur maligne. En raison de la présence d’ostéoclastes, le kyste anévrismal a été longtemps confondu avec une tumeur à
cellules géantes.
Le kyste poplité ou de Baker, est la localisation la plus fréquente des kystes synoviaux.
Par extension, on parle souvent de kyste devant une déhiscence ou une image claire et vide à la radio.
léiomyosarcome cutané l.m.
cutaneous leiomyosarcoma
Tumeur cutanée maligne rare d'origine musculaire lisse, survenant à tout âge mais principalement après la cinquantaine, avec prédilection pour le sexe féminin et siégeant le plus souvent sur la cuisse, mais aussi à la tête, au bras, au tronc.
Sur la base de l'origine cellulaire et du pronostic, deux types différents peuvent être distingués : a) le léiomyosarcome dérivé des muscles arrecteurs pileux, de pronostic relativement favorable, dit léiomyosarcome cutané, qui se manifeste sous forme d'un ou de plusieurs nodules cutanés dont l'image histologique consiste en faisceaux enchevêtrés de cellules fusiformes un peu plus volumineuses que les cellules musculaires lisses et contenant des noyaux aux extrémités émoussées; b) le léiomyosarcome émanant de la tunique musculaire lisse des vaisseaux, encore appelé léiomyosarcome souscutané, de pronostic plus réservé : du point de vue histologique, il comprend des formations vasculaires entourées de cellules fusiformes plus ou moins atypiques ainsi que des cellules musculaires lisses disposées sans ordre. Au cours de l'évolution, la formation de métastases est rare dans la première forme, mais fréquente dans la seconde. Le traitement est chirurgical
Étym. gr. leios : lisse ; mus: muscle ; oma : tumeur
létalité synthétique l.f.
synthetic lethality
La létalité synthétique est la mort cellulaire obtenue par la synergie d’action de deux évènements non létaux par eux-mêmes et liée à la combinaison concomitante de deux mutations de gènes différents.
Le mécanisme provient de l’accumulation de cassures d’ADN non réparées. Ces ADN défectueux conduisent à la mort cellulaire.
L’exemple de la létalité synthétique est particulièrement démonstratif dans le cas des tumeurs du sein et de l’ovaire mutées BRCA 1 (BReast Cancer 1) et BRCA 2 (BReast Cancer 2). Ces deux gènes participent à la réparation de l’ADN. L’existence d’une mutation au niveau d’une des voies de réparation des tumeurs BRCA peut déclencher une croissance incontrôlée et augmente fortement le risque de cancer du sein et de l’ovaire.
Dans le domaine thérapeutique, le développement de thérapies ciblées avec les inhibiteurs de PARP (poly-ADP-ribose polymérase) repose sur le principe de la létalité synthétique. Ces thérapies ciblées n’agissent pas sur les cellules normales, mais sur les cellules cancéreuses. Les inhibiteurs de PARP bloquent la réparation de l’ADN des cellules cancéreuses, les tumeurs n’ayant plus le moyen de réparer leur ADN, meurent. Autrement dit, les cellules tumorales ont leur matériel génétique endommagé, mais ne peuvent pas le réparer, ceci conduit à l’apoptose et ainsi à une nouvelle stratégie pour combattre le cancer.
→ cancer du sein, cancer de l'ovaire, BRCA gene, poly-ADP-ribose polymérase
[C1, F2, Q1]
Édit. 2018
lymphatique (vaisseau) l.m.
lymphatic vessel
Vaisseau à paroi mince qui véhicule la lymphe.
Les lymphatiques sont présents dans toutes les parties du corps et tous les organes. Ils forment un réseau complexe et richement anastomosé, qui s’écoule vers quelques gros troncs, dont les principaux sont la grande veine lymphatique et surtout le canal thoracique.
Les lymphatiques afférents pénètrent dans le nœud. Les lymphatiques efférents permettent aux lymphocytes et à la lymphe de quitter le nœud lymphatique. Après différents relais dans les nœuds, les vaisseaux lymphatiques se rassemblent en vaisseaux collecteurs, la grande veine lymphatique et le canal thoracique qui se déversent dans la circulation sanguine.
Les cellules dendritiques tissulaires (p. ex. : cellules de Langerhans de l’épiderme) migrent par les vaisseaux lymphatiques sous forme de cellules voilées pour gagner le nœud lymphatique où elles se localisent dans le cortex profond sous forme de cellules inter-digitées.
→ lymphe
lymphocyte T n.m.
T lymphocyte
Cellule dérivée de précurseurs de la moelle osseuse et dont la maturation se fait dans le thymus où elle migre et prolifère, acquérant différents marqueurs de surface, pour devenir un lymphocyte T mature ou thymodépendant.
Elle constitue 60 à 70% des lymphocytes périphériques et est également présente dans les zones paracorticales des nœuds lymphatiques ainsi que dans les manchons péri-artériolaires de la rate. Lorsqu’il rencontre un antigène, le lymphocyte T le détruit, soit directement par cytotoxicité, soit indirectement par activation des lymphocytes B ou des macrophages : c’est l’immunité à médiation cellulaire. L’identification des différents marqueurs de surface permet de distinguer trois populations fonctionnelles de lymphocytes T:
- le lymphocyte T auxiliaire porte le marqueur de surface CD4. Grâce à la sécrétion des interleukines, il aide les autres lymphocytes dans leurs fonctions effectrices, telles que l’activation des lymphocytes B producteurs d’anticorps, la régulation de la fonction des lymphocytes T cytotoxiques et l’activation des macrophages dans la réponse inflammatoire chronique.
- le lymphocyte T cytotoxique porte presque toujours le marqueur de surface CD8. Il tue les cellules infectées par les virus et les cellules cancéreuses grâce à son interaction avec le lymphocyte T auxiliaire qui provoque son activation et sa prolifération. Il faut noter que certains grands lymphocytes circulants, non T et non B, sont naturellement cytotoxiques (cellule “ natural ” killer ou NK) à l’égard notamment de cellules tumorales et de cellules infectées par des virus : leur cytoplasme contient de nombreuses granulations azurophiles renfermant des hydrolases acides, d’où l’appellation parfois donnée de grand lymphocyte granuleux ; leur fonction dans l’immunité “ naturelle ” s’accomplit par l’intermédiaire de la sécrétion de cytokines, notamment l’interféron γ.
- le lymphocyte T suppresseur : il arrêterait la réponse immunitaire lorsque le stimulus déclenchant disparaît et supprimerait la réponse immunitaire à l’égard des autoantigènes. Il est souvent assimilé au lymphocyte T cytotoxique et porte comme lui le marqueur de surface CD8.
Étym. la lettre T est l'initiale de thymus, organe où prolifèrent les lymphocytes T
Syn. cellule T
→ T facilitant, T suppresseur, auxiliaire
lymphomes (classification des) l.f.
lymphoma classification
Classification histologique qui a été l'objet de très nombreux travaux depuis 1974 et s’efforce de prévoir le pronostic et de guider la conduite thérapeutique.
Les plus utilisées ont été celles de Lennert (de 1975 à 1992), de Lukes et Collin (1974), la formulation de travail à usage clinique de 1982 (Working formulation ou WF). Ont été successivement utilisées, la structure histologique (diffuse ou nodulaire), la taille des cellules (grandes ou petites), l'origine des cellules et leur contrepartie physiologique, l'immunophénotype. Le diagnostic histologique est essentiel avant toute décision thérapeutique. Très schématiquement, elle permet d'opposer les lymphomes de haute gravité (grandes cellules) à ceux dont l'évolution est moins rapide (petites cellules).
Plus récemment, le groupe international d’études des lymphomes a proposé une classification, largement basée, pour les lymphomes ganglionnaires, sur les entités de la classification de Kiel (Lennert). Ce groupe a choisi de faire entrer dans la classification, les lymphomes extra-ganglionnaires et en particulier les lymphomes des tissus lymphoïdes annexés aux muqueuses (lymphomes de type MALT). Dans cette nomenclature dite REAL (revised European American Lymphoma classification), les entités sont définies par leur origine lymphoïde B et T, leur siège, la morphologie, l’immunophénotype, mais aussi les anomalies génétiques et chromosomiques. Toutefois, ces entités étaient présentées sans distinction de formes d’agressivité différente. Un premier projet de classification internationale, organisée par l’OMS, publie en 1998 d’une part une liste des différents lymphomes malins T et B, et d’autre part un regroupement des entités dans des groupes de signification pronostique différente. La révision 2016 de la classification OMS des lymphomes malins apporte des précisions dans différents domaines de cette pathologie lymphoïde : clarification du diagnostic et de la conduite des stades très précoces de la lymphogénèse ; affinement des critères diagnostiques de quelques entités ; précision apportée par les données génétiques et moléculaires dans de nombreux lymphomes malins ; résultats d’enquêtes thérapeutiques et orientation thérapeutique plus ciblée.
S. V. Swerdlow, hématopathologiste américain (2016)
→ Classification OMS des néoplasies matures lymphoïdes, histiocytaires et dendritiques
lymphome T pléomorphe l.m.
primary cutaneous small- to medium-sized CD4+ pleomorphic T-cell lymphoma (PCSM-TCL)
Forme rare de lymphome T primitif cutané représenté par des plaques, papules ou nodules groupés sur une zone localisée ou disséminés sur la peau, des atteintes extra-cutanées, surtout ganglionnaires, pouvant survenir.
Il est individualisé par le caractère polymorphe des infiltrats tumoraux qui sont constitués de cellules lymphoïdes de taille variable, à noyau irrégulier, ovoïde, clivé ou indenté, hyperchromatique ou au contraire clair.
Selon la taille des cellules on distingue deux groupes : les lymphomes à petites et à moyennes cellules et les lymphomes à grandes cellules, qui sont aussi identifiés phénotypiquement par l'absence d'antigène CD 30.
Malherbe (tumeur de) l.f.
pilomatricoma, matricoma, calcifying epithelioma of Malherbe
Tumeur cutanée bénigne, généralement solitaire, pouvant apparaître à tout âge, mais observée le plus souvent au cours des deux premières décennies de la vie, siégeant surtout sur la face et les membres supérieurs mais, en fait, en n'importe quel endroit du corps, arrondie, bien délimitée, de consistance ligneuse, couverte de peau normale et mobile sur les plans profonds, et dont il existe des formes familiales et de rares formes multiples.
À l'examen histologique, la lésion se compose d'amas de cellules basophiles, rappelant les cellules du carcinome basocellulaire, qui évoluent brusquement vers des cellules dites momifiées, peu colorées, dans lesquelles le noyau est effacé ou remplacé par une petite masse claire bien circonscrite. Autour des boyaux cellulaires, le stroma prend fréquemment un aspect fibreux; des granulomes à corps étrangers et des dépôts calciques s'y observent souvent. Malherbe et Chenantais (1880) considéraient cette tumeur comme d'origine sébacée. Des études histochimiques et en microscopie électronique ont montré qu'il s'agit d'une tumeur d'origine folliculaire, dont les cellules présentent de nombreuses analogies avec celles de la zone kératogène du cheveu normal. C'est pourquoi le terme de pilomatricome a été proposé pour rappeler l’origine pilaire et matricielle de cette néoformation L'évolution est bénigne. Le pilomatricome invasif peut être assimilé au kyste trichilemmal proliférant. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale.
A. Malherbe, dermatologiste français (1880)
Syn. épithélioma calcifié de Malherbe (obs.), épithélioma momifié de Malherbe (obs.), pilomatriome, pilomatrixome ou, mieux, pilomatricome
mésoblaste n.m.
mesoblast
Couche cellulaire qui, au cours de la 3ème semaine (développement du disque embryonnaire tridermique), va constituer, par le processus de gastrulation, à partir des cellules épiblastiques du disque embryonnaire didermique et par leur migration en profondeur au niveau de la ligne primitive et du nœud primitif de Hensen, un contingent de cellules mésoblastiques qui s’interposent entre l’ectoblaste et l’entoblaste.
Les cellules invaginées sur la ligne médiane, au niveau du nœud primitif de Hensen, à l’extrémité crâniale de la ligne primitive, vont migrer en direction crâniale jusqu’à la plaque préchordale et constituer la notochorde. Latéralement le mésoblaste se différencie en trois parties : le mésoblaste para-axial se segmente en somatomères à l’origine des somites ; le mésoblaste intermédiaire se différencie en ébauches urogénitales segmentées en région céphalothoracique (les néphrotomes) et non segmentées en région caudale, le cordon néphrogène ; plus latéralement, le mésoblaste de la lame latérale se clive en deux couches, l’une pariétale la somatopleure, l’autre viscérale la splanchnopleure.
In fine, du mésoblaste dérivent les tissus de soutien (conjonctif, cartilage, os), les muscles striés et lisses, tout le système circulatoire et les cellules sanguines, les reins, les gonades et leurs canaux excréteurs, la glande corticosurrénale, la rate et le revêtement des cavités cœlomiques.
Étym. gr. mesos : au milieu ; blastos : germe
Syn. mésoderme, chordomésoblaste
→ disque embryonnaire tridermique, gastrulation, épiblaste, disque embryonnaire didermique, lame latérale du mésoblaste, ligne primitive, nœud primitif de Hensen, plaque préchordale, notochorde, somatomère, somite, néphrotome, cordon néphrogène, somatopleure, splanchnopleure, ectoblaste, entoblaste
[A4,O6]
mésothélium pleural l.m.
pleural mesothelium
Épithélium simple, particulier, revêtant la plèvre et reposant sur du tissu conjonctif.
Le mésothélium est constitué par une couche monocellulaire de cellules mésothéliales jointives reposant sur une membrane basale. Les cellules mésothéliales ont une hauteur variable de 1 à 4 μ. Du côté pariétal, elles sont aplaties avec un noyau allongé. Sur la plèvre viscérale, les cellules sont cuboïdales avec un noyau arrondi. Le diamètre des cellules mésothéliales varie de 16 à 40 μ.
Étym. gr : mesos : au milieu ; thêlê : construit d’après épithêlium : qui recouvre (le mamelon) : -ome indique la tumeur