Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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segment basal médial du lobe inférieur du poumon l.m.

Territoire ventilé par la bronche segmentaire basale médiale.
Il occupe la face interne ainsi que la base du lobe inférieur en avant du ligament pulmonaire (ligament triangulaire).
Il a la forme d'un segment de cône à sommet hilaire et à base inférieure. Peu volumineux, aplati de dedans en dehors, il n'est visible que sur la face interne de la pyramide basale. Il est parfois partiellement isolé par des scissures incomplètes. Il est formé de 2 sous-segments, antérieur et postérieur.
Anc. dénom. segment basal interne, segment paracardiaque du lobe inférieur du poumon

Syn. segment cardiaque, segment basomédial

[medial basal (bronchopulmonary) segment S VII]

sillon spiral externe l.m.

sulcus spiralis externus (TA)

outer spiral sulcus

Gouttière arrondie située entre la crête d’insertion de la membrane spirale du conduit cochléaire et le bourrelet du ligament spiral, au niveau du ligament spiral du canal cochléaire.

Slocum (test de) l.m.

Slocum’s test

Examen clinique permettant de dépister une lésion du ligament croisé antérieur et l'instabilité rotatoire du genou.
Il se pratique en décubitus latéral. La traction vers l'avant du tibia sous les condyles fémoraux comme pour la recherche du signe du tiroir antérieur se fait en rotation interne puis en rotation externe. Si le test est positif, il indique une lésion du ligament croisé antérieur si le tiroir antérieur est exagéré en rotation interne et limité en rotation externe.

D. B. Slocum chirurgien orthopédiste américain (1976) ; J. S. Torg, orthopédiste américain (1976) M. Lemaire, chirurgien orthopédiste français (1967) J. W. Lachman, chirurgien orthopédiste américain (1976)

tiroir antérieur, Lachman (signe de), Lemaire (signe de)

syndesmoses du crâne l.f.p.

syndesmoses cranii (TA)

cranial syndesmoses

Syndesmoses représentées par le ligament ptérygo-spinal et le ligament stylo-hyoïdien.

syndrome de Cruveilhier-Baumgarten l.m.

Cruveilhier-Baumgarten’s syndrom, caput medusae

Syndrome caractérisé par des anastomoses portocaves spontanées de gros calibre, unissant la branche gauche de la veine porte aux veines de la paroi abdominale par l'intermédiaire de veines du ligament rond et se terminant au niveau de l'ombilic par un réseau tumoral dit en "tête de méduse".
Un souffle vasculaire continu, de type veineux, peut être entendu en regard du ligament rond. La veine ombilicale reperméabilisée participe habituellement aux anastomoses. Ce syndrome traduit à la fois l'hypertension portale et la perméabilité de la veine porte et de sa branche gauche.

J. Cruveilhier, anatomopathologiste français, membre de l’Académie nationale de médecine (1829) ; P. von Baumgarten, anatomopathologiste allemand (1907) ; M. Pégot, anatomiste français (1833)

Syn. caput medusae

[K4,L1]

tarse de la paupière l.m.

tarsus palpebrae (TA)

tarsus of eyelid

Lamelle de tissu conjonctif épaisse (1 mm), incurvée verticalement et horizontalement, dense et résistante, de forme semi-lunaire pour le tarse supérieur (10 mm au centre), plus rectangulaire et allongée pour le tarse inférieur (5 mm au centre).
Le tarse occupe la portion tarsale de la paupière jusqu’au bord libre. Il contient dans son épaisseur les glandes tarsales qui sécrètent des phospholipides entrant dans la composition du film lacrymal.  La conjonctive palpébrale est fermement adhérente à la face postérieure du tarse, l'ensemble formant la lamelle palpébrale postérieure. Sa face antérieure est recouverte par le muscle orbiculaire prétarsal et, sur le tarse supérieur, s'insère le muscle releveur de la paupière supérieure et, sur le tarse inférieur, s’insèrent les muscles rétracteurs de la paupière inférieure. Les extrémités latérale et médiale des tarses supérieur et inférieur sont unies par des faisceaux fibreux tarsiens très courts qui forment le ligament palpébral latéral et le ligament  palpébral médial. La conjonctive palpébrale est fermement adhérente à la face postérieure des tarses, l'ensemble formant la lamelle palpébrale postérieure. Le septum orbitaire se joint au bord périphérique de chaque tarse. Le tarse de la paupière ne comporte pas de tissu cartilagineux. Le terme de cartilage tarse est impropre.

Syn. anc. cartilage tarse (impropre)

ligament palpébral latéral, ligament palpébral médial, glandes tarsale

triangle fémoral l.m.

trigonum femorale, trigonum femoris (TA)

femoral triangle

Espace de la région fémorale antérieure limité en haut par le ligament inguinal, en dehors par la saillie du muscle sartorius et en dedans par la saillie du muscle long adducteur.
Son sommet, situé à dix centimètres au-dessous du ligament inguinal, est marqué par le croisement des muscles sartorius et long adducteur. Le triangle fémoral est parcouru par les vaisseaux fémoraux, le nerf fémoral et ses branches.

A. Scarpa, anatomiste et chirurgien italien, membre de l’Académie nationale de médecine (1752-1832)

Syn. anc. fosse crurale, triangle de Scarpa

[A1]

Édit. 2018

tubercule conoïde l.m.

tuberculum conoideum (TA)

conoid tubercle

Partie postérieure de la tubérosité du ligament coraco-claviculaire.
Il donne insertion au ligament conoïde.

tubérosité du ligament coraco-claviculaire ,ligament conoïde

tubercule médial du processus postérieur du talus l.m.

tuberculum mediale processus posterioris tali (TA)

medial tubercle of posterior process of talus

Saillie osseuse  du processus postérieur du talus qui borde en dedans le sillon du tendon du muscle long fléchisseur de l’hallux.
Elle prolonge en arrière la zone d’insertion du ligament collatéral médial de l’articulation talo-crurale. Sur elle s’insèrent les faisceaux ligamentaires du plan profond de ce ligament.

L. Stieda , anatomiste et histologiste allemand (1837-1910)

Syn. anc. tubercule de Stieda, tubercule postéro-interne de l’astragale

processus postérieur du talus

tubérosité du ligament coraco-claviculaire l.f.

tuberositas ligamenti coracoclavicularis (TA)

tuberosity for coracoclavicular ligament

Trainée d’aspérités de la face inférieure de la clavicule, à son extrémité distale.
Sur elle s’insèrent deux ligaments coraco-claviculaires : le ligament trapézoïde sur la partie antérieure, la ligne trapézoïde, et le ligament conoïde sur la partie postérieure, le tubercule conoïde.

Syn. anc.  tubérosité coracoïdienne

veines paraombilicales l.f.p.

venae paraumbilicales (TA)

para-umbilical veins

Petites veines qui parcourent le ligament rond du foie dans son segment postérieur.
Elles s’abouchent sur la face antérieure de la partie ombilicale de la branche gauche de la veine porte hépatique. Elles représentent un reliquat de la veine ombilicale qui s’oblitère normalement sur toute sa longueur à la fin du deuxième mois de développement embryonnaire. Elles peuvent rester perméables de l’ombilic au foie et être à l’origine d’anastomoses porto-caves au niveau de la paroi abdominale. L’origine de ces veinules reste discutée. Elles sont parfois considérées comme des veines néoformées. Elles appartiennent au groupe des veines portes accessoires. Elles continuent dans le ligament rond les veines drainant l'ouraque décrites par Burow.

K. Burow, chirurgien allemand (1809-1874)

Syn. anc. veines centro-ombilicales, veines de Burow, veines du ligament rond

[A1, L1, L2]

Édit. 2019

zonule n.f.

zonula
Zinn's zonule
Ligament suspenseur du cristallin formé d’un ensemble de fibres radiées situées en avant de la hyaloïde antérieure séparée de ce dernier par l’espace de Hannover.
Elle joint le corps ciliaire en dehors à l’équateur du cristallin en dedans. L’espace compris entre les fibres est appelé le canal de Petit. Ces fibres sont formées de fibres oxytalan, les précurseurs des fibres élastiques. Elles peuvent être visibles après une très large dilatation pupillaire et dans certains cas pathologiques de subluxation et de luxation du cristallin. Chez le vieillard, elles deviennent plus fragiles.
ligament suspenseur du cristallin

Syn. zonule de Zinn

incisure de l’acétabulum l.f.

incisura acetabuli (TA)

acetabular notch

Incisure large et très profonde de la partie inférieure du limbe de l’acétabulum à l’union de l’ischion et du pubis.
Elle est située entre les deux cornes de la surface semi-lunaire de l’acétabulum (zone articulaire). Elle est transformée en un orifice ostéo-fibreux par le labrum acétabulaire qui passe en pont au-dessus d’elle constituant le ligament transverse de l’acétabulum. Cette incisure fait communiquer le sillon sous-acétabulaire avec la fosse de l’acétabulum. Elle livre passage au ligament de la tête fémorale, à l’artère acétabulaire et à un rameau de la branche postérieure de l’artère obturatrice.

Syn. anc. échancrure ischio-pubienne

[A1]

Édit. 2019

incisure ischiatique (grande - ) l.f.

incisura ischiadica major (TA)

greater sciatic notch

Incisure large et profonde du bord postérieur de l’os coxal, située entre l’épine iliaque postérieure et inférieure et l’épine ischiatique.
Elle est transformée en un vaste orifice ostéo-fibreux par le ligament sacro-tubéral et le ligament sacro-épineux. Cet orifice livre passage au muscle piriforme et aux deux pédicules vasculo-nerveux de la région fessière.

Syn. anc. échancrure sciatique (grande-)

[A1]

Édit. 2019

incisure ischiatique (petite-) l.f.

incisura ischiadica minor (TA)

lesser sciatic notch

Incisure du bord postérieur de l’os coxal entre l’épine ischiatique et la tubérosité ischiatique.
Elle est transformée en un orifice ostéo-fibreux par le ligament sacro-tubéral et le ligament sacro-épineux. Elle livre passage au muscle obturateur interne  et au paquet vasculo-nerveux pudendal.

Syn. anc. échancrure sciatique (petite -)

[A1]

Édit. 2019

adminiculum lineae albae l.f.

adminiculum lineae albae (TA)

posterior attachement of linea alba

Ligament suspubien postérieur.
Il constitue la partie postérieure de l’insertion pubienne de la ligne blanche de l’abdomen.

[A1]

Édit. 2015

aire nue de la face diaphragmatique du foie l.f.

area nuda faciei diaphragmaticae hepatis (TA)

bare area of diaphramatic surface of liver

Aire de la face postérieure du foie comprise entre les feuillets supérieur et inférieur du ligament coronaire au niveau de laquelle la face postérieure du foie est en contact direct avec la face inférieure du diaphragme.
Cette aire est particulièrement développée à la face postérieure du lobe droit, à droite de la veine cave inférieure.

[A1]

Édit. 2017

aire symphysiale de la mandibule l.f.

area symphysialis (TE)
symphysial area
La symphyse de la mandibule dérive en partie du mésenchyme pharyngomérique et de la portion ventrale du cartilage du premier arc pharyngé dit processus mandibulaire ou cartilage de Meckel.
Si le cartilage de Meckel disparaît, à l’exception de deux petits segments de l’extrémité distale qui formeront l’incus et le malléus, et du ligament sphéno-mandibulaire, le mésoblaste du processus mandibulaire s’ossifie pour former la mandibule dont la symphyse qui unit les parties droite et gauche au niveau de l’aire symphysiale.

symphyse de la mandibule

[A4,O6]

Édit. 2017

allantoïde n.f.

allantoid

Annexe embryonnaire apparue au 17ème jour du développement sous forme d’un diverticule issu de l'entoblaste au niveau de la paroi ventrale du futur intestin terminal, à proximité de la vésicule vitelline secondaire.
L’allantoïde semble induire le réseau vasculaire qui formera les vaisseaux ombilicaux. Son rôle est transitoire et on ne la retrouve pas après le deuxième mois, sauf entre l'anneau ombilical et la paroi ventrale haute du cloaque qui donnera le dôme vésical. Le résidu fibreux oblitéré deviendra le ligament ombilical médian (ouraque).

Étym. gr. allas, allantos : saucisse ; eidos : aspect

entoblaste, intestin terminal, vésicule vitelline secondaire, cloaque, ligament ombilical médian

[A4,O6]

Édit. 2017 

Allen et Masters (syndrome de) l.m.

Allen-Masters’ syndrome

Douleur pelvienne chronique due à une déchirure de la face postérieure du ligament large lors d'un accouchement ou due à des dilatations veineuses du mésosalpinx ; le diagnostic se fait par la cœlioscopie.

W.M. Allen et WH. Masters, gynécologues américains (1955)

[O3]

Édit. 2017 

allongement n.m.

Augmentation de la longueur

Elle peut être pratiquée en chirurgie sur un os, un tendon, un ligament ou sur un segment complet : jambe, doigt, pied, etc.

allongement osseux, allongement tendineux.

[I2]

Édit. 2017 

alvéoles dentaires l.m.p.

alveoli dentales (TA)

dental alveoli

Cavités coniques creusées dans les arcades alvéolaires de la mandibule et du maxillaire.
Les dents y sont implantés sur le bord dentaire de l'os. Les racines dentaires s' adaptent exactement La racine dentaire est maintenue dans l'alvéole  par le périoste ou ligament alvéolo-dentaire formé de fibres tendues des parois de l'alvéole au cément de la dent.

[A1, P3]

Édit. 2020

Ameline et Huguier (opération d') l.f.

Ameline and Huguier’s procedure

Fixation chirurgicale de l'isthme utérin au ligament vertébral antérieur du promontoire en regard du disque L5-S1, à la droite des vaisseaux, dans le traitement des prolapsus utérins.
Le matériel utilisé pour cette cure de prolapsus, autrefois de la peau, est maintenant du fil ou des bandelettes synthétiques. Sa réalisation comporte deux obligations : l'exclusion du Douglas et la cervico-cystopexie antérieure de Burch ou de Marshall-Marchetti, pour éviter une cystocèle secondaire.

A. Ameline, gynécologue et J. Huguier, chirurgien, tous deux français

[N2,O3]

Édit. 2017

ampoule de la trompe utérine l.f.

ampulla tubae uterinae (TA)

ampulla of uterine tube

Segment intermédiaire de la portion libre de la trompe utérine compris entre le pavillon et l’isthme .
Longue de 7 à 8 cm, d’un diamètre de 7 à 8 mm, l’ampoule, coudée à 90° sur l’isthme, monte sur le bord de l’ovaire et redescend sur sa face médiale où elle se continue par le pavillon. Elle occupe le bord libre du mésosalpynx (ligament large). Sa paroi très mince en fait un segment de faible consistance et aplati dont les deux parois médiale et latérale sont appliquées l’une sur l’autre. C'est un lieu d'implantation des grossesses extra-utérines .

[A1, O3]

Édit. 2020

anesthésie péridurale l.f.

epidural anaesthesia

Anesthésie rachidienne de conduction par injection d'une solution d'un anesthésique local dans l'espace extradural.
L'anesthésie péridurale agit au niveau :
- des nerfs rachidiens mixtes dans l'espace paravertébral ;
- du ganglion spinal postérieur ;
- des racines rachidiennes près de leur manchon dural et dans leur trajet intradural.
La ponction se fait par voie postérieure pour atteindre l'espace péridural cervical, thoracique, lombaire ou sacré. La pénétration de l'aiguille dans cet espace est indiquée par la perte de résistance sentie après la traversée du ligament jaune. L'utilisation d'une aiguille de Tuohy, dont l'extrémité est légèrement recourbée vers le haut, facilite la ponction. La mise en place d'un cathéter permet une anesthésie extradurale continue de longue durée (par ex. traitement antalgique).
Selon le volume et la concentration de la solution anesthésique injectée, le blocage nerveux touche les fibres sympathiques, sensitives puis motrices.
On emploie plus communément le terme d'anesthésie péridurale pour les régions cervicales, thoraciques et lombaires. Les termes d'anesthésies épidurale ou caudale sont classiquement réservés à l'approche sacrée de l'espace extradural.

F. Pagés Miravé, chirurgien militaire espagnol (1921)

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

Syn. anesthésie épidurale, anesthésie extradurale

[G1]

Édit. 2017

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