anneau conjonctival l.m.
anulus conjunctivae (TA)
conjunctival ring
Ligne suivant laquelle la portion sclérale de la conjonctive oculaire (ou bulbaire) fusionne avec les expansions de la gaine du bulbe et de la sclère.
Large d’environ 2 à 3mm, elle est parfois marquée par un léger relief très apparent dans certaines ophtalmies catarrhales.
Syn. anc. anneau cornéen ; conjonctive limbique ; conjonctive paracornéenne ; limbe conjonctival
[A1, P2]
Édit. 2020
anneau ombilical l.m.
anulus umbilicalis (TA)
umbilical ring
Anneau fibreux arrondi ou elliptique, creusé dans la ligne blanche et comblé en grande partie par l’ouraque et par les cordons fibreux vasculaires résultant de l’oblitération, après la naissance, des vaisseaux ombilicaux soudés entre eux et au bord inférieur de l’anneau.
En arrière, cet anneau est plus ou moins obturé par le fascia ombilical. Sa partie supérieure, libre, de taille variable, est occupée par une petite masse adipeuse répondant au mamelon cutané de l’ombilic.
[A1, L2]
Édit. 2020
aorte n.f.
aorta (TA)
aorta
Tronc d'origine de toutes les artères de la grande circulation du corps.
Elle nait de la base du ventricule gauche au niveau de l'orifice aortique. Elle monte et décrit une courbe à concavité inférieure s'appuyant sur le pédicule pulmonaire gauche. Au niveau de la face latérale gauche de la 4e vertèbre thoracique elle prend une direction descendante pour rejoindre le diaphragme en se rapprochant progressivement de la ligne médiane. Elle traverse le diaphragme par l'hiatus aortique, au niveau duquel elle devient l'aorte abdominale qui se termine en regard de la 4e vertèbre lombaire en se trifurquant en artères iliaques communes droite et gauche et artère sacrée médiane.
aorte thoracique l.f.
pars thoracica aortae, aorta thoracica (TA)
thoracic aorta
Portion de l'aorte qui s'étend du flanc gauche de la 4ème vertèbre thoracique à la 12ème au niveau de l'hiatus aortique du diaphragme.
Elle descend un peu en dedans et en avant pour se rapprocher de la ligne médiane. Elle se termine au niveau de l'hiatus aortique. L'aorte est en rapport en avant avec le pédicule pulmonaire gauche. Elle est à gauche de l'œsophage en haut, elle se place peu à peu en arrière puis à droite. En arrière d'elle, on trouve la colonne vertébrale. De sa face postérieure naissent les artères intercostales postérieures de la 4ème à la 11ème et l’artère subcostale. L’aorte thoracique fournit les rameaux médiastinaux dont les rameaux bronchiques, oesophagiens et péricardiques ainsi que les artères phréniques supérieures.
Syn. partie thoracique de l’aorte
aplasie cutanée congénitale l.f.
congenital cutaneous aplasia, aplasia cutis congenita, congenital skin defect, congenital ectodermal defect, congenital skin aplasia
Absence localisée de peau à la naissance dont deux formes cliniques sont reconnues : atteinte du cuir chevelu avec histoire familiale récente et parfois aplasie osseuse sous-jacente ; atteinte du tronc ou des extrémités sans histoire familiale.
Le pronostic est relativement bon ; la réparation est chirurgicale plastique. Les anomalies associées, dans 10% des cas, sont variées : polysyndactylie, anomalies de la ligne médiane, etc. L'aplasie cutanée congénitale est parfois symptomatique d'une épidermolyse bulleuse (syndrome de Bart), d'une trisomie 13, d'un syndrome 4p-, d'un syndrome de Johanson-Blizzard, d'une hypoplasie dermique en aires, d'une cutis marmorata telangiectatica congenita, etc.
Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner
appendice pré-auriculaire l.m.
preauricular tag
Variété de fibrochondrome présent dans la région pré-auriculaire, sur la ligne macrostomique du tragus auriculaire à la commissure labiale, ou dans la région cervicale, lié à une anomalie de fusion des bourgeons embryonnaires maxillaires et mandibulaires et marqueur éventuel d'une pathologie des deux premiers arcs branchiaux.
Syn. tragus accessoire
arcade tendineuse du muscle élévateur de l'anus l.f.
arcus tendineus musculi levatoris ani (TA)
tendinous arch of levator ani
Epaississement du fascia obturateur à sa jonction avec l’aponévrose pelvienne.
Elle s’étend de l’orifice profond du canal obturateur à la face interne de l’épine ischiatique. Elle semble donner insertion à la partie latérale (sphinctérienne) du muscle élévateur de l’anus. En réalité les fibres de ce muscle, confondues à partir de cette arcade avec celles du fascia obturateur, remontent se fixer au voisinage de la ligne arquée de l’ilium.
Syn. anc. arc tendineux du releveur de l’anus
arc du cartilage cricoïde l.m.
arcus cartilaginis cricoideae (TA)
arch of cricoid cartilage
Partie antéro-latérale étroite du cartilage cricoïde.
Il comporte, sur la ligne médiane une saillie, le tubercule cricoïdien, et latéralement de chaque côté une éminence qui supporte la facette articulaire thyroïdienne par laquelle le cartilage cricoïde s’unit au cartilage thyroïde.
artefact de cône d'ombre (en échographie) l.m.
Quand les ultrasons rencontrent une structure très réfléchissante ou très absorbante (par exemple un calcul ou une structure gazeuse), celle-ci les renvoie ou les absorbe tous ; il se forme dès lors à la surface de la structure une ligne hyperéchogène (due aux échos réfléchis) surmontant une plage vide d’échos (faute d’ultrasons) dont la forme est cônique (cône d’ombre) avec les sondes sectorielles, rectangulaire (cheminée d’ombre) avec les sondes linéaires.
Un phénomène analogue peut se voir sur les bords d’une structure arrondie (rein, tendon…) par réfraction du faisceau d’ultrasons (cône d’ombre des parois latérales).
Étym. lat. artis facta : effet de l'art
[B2]
Édit. 2017
artère azygos du vagin l.f.
arteria azygos vaginalis
arterium azygos vaginae
Artère paire descendant sur la ligne médiane des faces antérieure et postérieure du vagin.
artère épigastrique inférieure l.f.
arteria epigastric inferior (TA)
inferior epigastric artery
Artère qui se détache du bord médial de l’artère iliaque externe.
Elle décrit une crosse à concavité latérale en arrière du ligament inguinal et de l’orifice profond du canal inguinal, au-dessous du conduit déférent ou du ligament rond. Elle monte ensuite dans la paroi abdominale antérieure, depuis le milieu du ligament inguinal juqu’à l’ombilic, tout d’abord en avant du fascia transversalis, puis sous la ligne arquée et pénètre dans la gaine du muscle droit de l’abdomen, à sa face profonde, pour s’épuiser dans ce muscle. Ses branches collatérales sont l’artère crémastérique ou l’artère du ligament rond de l’utérus, un rameau anastomotique avec l’artère obturatrice, et un rameau rétro-pubien. Il y a des anastomoses profondes avec la branche abdominale de l’artère thoracique profonde et des anastomoses superficielles avec l’artère épigastrique superficielle et les artères lombaires.
Syn. anc. artère épigastrique
artère labiale inférieure l.f.
arteria labialis inferior (TA)
inferior labial branch
Branche de l’artère faciale née en regard de la commissure des lèvres.
Elle longe le bord libre de la lèvre inférieure jusqu’à la ligne médiane où elle s’anastomose par inosculation avec son homologue du côté opposé.
Syn. anc. artère coronaire inférieure
artère labiale supérieure l.f.
arteria labialis superior (TA)
superior labial branch
Branche de l’artère faciale née en regard de la commissure des lèvres.
Elle longe le bord libre de la lèvre supérieure jusqu’à la ligne médiane où elle s’anastomose par inosculation avec son homologue du côté opposé. Elle donne, à ce niveau, un rameau pour le septum nasal et un rameau vascularisant la pointe du nez (ancienne artère de la sous-cloison).
Syn. anc. artère coronaire supérieure
artère mésentérique inférieure l.f.
arteria mesenterica inferior (TA)
inferior mesenteric artery
Branche collatérale antérieure de l’aorte abdominale destine au côlon gauche et à l’ampoule du rectum.
Elle naît un peu au-dessus (en moyenne 15mm) de la bifurcation aortique,en regard du disque intervertébral séparant L3 et L4, plus près du bord gauche que du bord droit de l’aorte. A son origine elle a un calibre peu variable, de 3 à 5mm chez l’adulte. Elle se dirige en bas et à gauche et pénètre dans le mésocôlon descendant. Après un trajet de 3cm environ, elle se coude et descend verticalement, légèrement à gauche de la ligne médiane, jusqu’au rectum où elle se divise en deux artères hémorroïdales supérieures droite et gauche. Certains lui fixent pour limite inférieure l’origine de la dernière artère sigmoïde, donnant au segment d’aval le nom d’artère hémorroïdale supérieure.
Syn. anc. artère petite mésentérique
artère pulmonaire droite l.f.
arteria pulmonalis dextra (TA)
right pulmonary artery
Branche de division du tronc pulmonaire destinée à la perfusion du poumon droit.
Elle est longue de 5 à 6 cm, volumineuse, faisant 22 mm de diamètre. Elle nait à 1 cm à gauche de la ligne médiane en regard du bord inférieur de la bronche principale gauche. Elle répond au bord supérieur de la 6e vertèbre thoracique. Elle se porte transversalement à droite, un peu descendante, dans un plan presque frontal, passant derrière la portion ascendante de la crosse aortique et la veine cave supérieure. Elle rejoint la bronche principale droite au niveau de son bord interne, au-dessous de la bronche lobaire supérieure droite. Elle a déjà donné sa 1ère collatérale dans le médiastin. Elle perd de son volume, s'applique sur la "bronche intermédiaire", surcroise l'origine de la bronche lobaire moyenne dont elle croise la face externe puis s'applique sur la face antéroexterne de la bronche lobaire inférieure, pour se terminer à la face postéroexterne de la bronche segmentaire basale postérieure.
artère spinale antérieure de la partie intracrâniale de l'artère vertébrale l.f.
arteria spinalis anterior partis intracranialis arteriae vertebralis (TA)
anterior spinal artery of intracranial part of vertebral artery
Branche de l’artère vertébrale née un peu avant la constitution de l’artère basilaire.
Elle passe sur la face ventrale de la moelle allongée et fusionne sur la ligne médiane avec son homonyme du côté opposé pour former un tronc spinal antérieur.
artère vaginale l.f.
arteria vaginalis (TA)
vaginal artery
Branche terminale du tronc antérieur de l’artère iliaque interne.
Elle naît le plus souvent par un tronc commun avec l’artère utérine, l’artère vésicale inférieure ou l’artère hémorroïdale moyenne. Elle gagne le bord latéral du vagin et se divise en deux branches, antérieure et postérieure, sur les faces de l’organe. Elle irrigue les deux tiers inférieurs du vagin et s’anastomose avec les branches vaginales de l’artère utérine, l’artère honteuse interne (artères labiales postérieures), l’artère vésicale postérieure et ssur la ligne médiane avec l’aartère vaginale du côté opposé (artère azygos du vagin).
L. Farabeuf, chirurgien et anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1841-1910)
Syn. anc. artère génitale accessoire, artère vaginale de renfort de Farabeuf, artère vaginale inférieure, artère vaginale longue, artère vaginale postérieure
arthrites juvéniles idiopathiques l.f.p.
Ensemble des atteintes inflammatoires articulaires sans cause reconnue, débutant avant l'âge de 16 ans et de durée supérieure à 6 semaines.
En l'absence de mécanisme connu il est fondamental d’éliminer toutes les arthrites d'origine infectieuse, inflammatoire, auto-immune et hémato-cancérologique. L'incidence de ces affections est d'environ 0,01 à 0,2/1 000 enfants, et leur prévalence d'environ 0,3 à 3/1 000 enfants.
La réunion internationale d'Edmonton en 2001 a identifié six maladies : la polyarthrite systémique (maladie de Still), l'oligoarthrite juvénile, la polyarthrite avec facteur rhumatoïde, la polyarthrite sans facteur rhumatoïde, les arthrites avec enthésites (spondylo-arthropathies) et le rhumatisme psoriasique auxquelles s’ajoutent des arthrites non-classées.
Les critères définissant ces affections sont essentiellement cliniques. Les études génétiques (notamment les liaisons avec les antigènes du groupe HLA), confirment qu'il s'agit bien de maladies différentes et non de formes cliniques d'une même affection. Le risque d'uvéite évoluant à bas bruit, pouvant avoir des conséquences graves en l'absence de traitement précoce, impose une surveillance ophtalmologique régulière avec examen à la lampe à fente tous les 3 mois, dans les arthrites sans facteur rhumatoïde du petit enfant.
Les biothérapies, ciblant certaines cytokines inflammatoires dont le TNF-alpha, ont révolutionné la prise en charge et le pronostic des formes les plus sévères de ces maladies. Le méthotrexate reste le traitement de seconde ligne de référence. D'autres traitements sont actuellement utilisés et/ou en cours d'étude : le thalidomide, l'antagoniste du récepteur de l'interleukine-1, l'anticorps monoclonal anti-récepteur de l'interleukine-6.
Chantal Job Deslandre, médecin rhumatologue française (2007)
Réf. Orphanet, 2007
→ biothérapie, anti TNF alpha, HLA, HLAB27, Still (maladie de), oligoarthrite juvénile, polyarthrite avec facteur rhumatoïde, polyarthrite sans facteur rhumatoïde, arthrites avec enthésites, rhumatisme psoriasique, polyarthrite, polyarthrite rhumatoïde, spondylo-arthropathie, spondylo-arthropathies; méthotrexate, thalidomide
[I1,O1]
Édit. 2017
articulations tarso-métatarsiennes l.f.p.
articulationes tarsometatarsales (TA)
tarsometatarsal joints
Ensemble des articulations qui unissent les quatre os de l’arcade tarsienne (le cuboïde et les trois cunéïformes) avec la base des cinq métatarsiens qui forment l’arcade métatarsienne.
Ces articulations sont au nombre de trois : l’articulation entre le premier cunéïforme et le premier métatarsien ; l’articulation entre les deuxième et troisième cunéïformes et entre les deuxième et troisième métatarsiens ; l’articulation entre le cuboïde et les deux derniers métatarsiens. Chacune de ces trois articulations possède une capsule et une synoviale propres. Les capsules sont renforcées par des ligaments dorsaux, plantaires et interosseux. L’ensemble des interlignes articulaires décrit une ligne très irrégulière, légèrement convexe en avant, dite interligne de Lisfranc.
J. Lisfranc de Saint-Martin, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1790-1847)
Syn. anc. articulation de Lisfranc
ascétisme n.m.
asceticism
Austérité de vie liée à une autodiscipline importante, avec fréquemment une grande place faite aux mortifications et à l'effort héroïque de volonté.
Dans l'adolescence, cette ligne de conduite correspond, comme l'intellectualisation, à un mécanisme de défense contre l'angoisse et plus particulièrement à un essai de neutralisation des pulsions instinctives sans discrimination. Il est souvent poussé à l'extrême dans l'anorexie mentale.
autonomisation de la pointe du nez l.f.
tip defining point
En chirurgie plastique, petite angulation permettant à la pointe du nez d’être située en position plus antérieure que la ligne de profil du dos du nez.
avancement musculaire l.m.
muscle advancement
Avancement de l'insertion sclérale du muscle oculomoteur vers le limbe sans modifier la ligne et le plan d'action du muscle.
axe de confusion l.m.
confusion axis
En ophtalmologie,ligne de confusion dans le diagramme chromatique qui passe par le point achromatique spécifié chez le sujet dichromate.
→ ligne de confusion, dichromate, dichromatisme
[P2]
axe géométrique de l'œil l.m.
Ligne théorique reliant le pôle antérieur (sommet de la cornée) au pôle postérieur de l’œil à la fovea et passant par le centre de rotation du globe oculaire.
L’axe géométrique de l’œil forme avec l’axe visuel un angle d’environ 4 à 5° dans le plan horizontal et d’un peu plus de 1° dans le plan vertical. Sa longueur est en moyenne de 22,1mm si on le mesure de la surface interne de la cornée à la surface interne de la rétine (axe interne du bulbe de l’œil), et de 24,1mm si on le mesure de la surface externe de la cornée à la surface externe de la sclère (axe externe du bulbe de l’œil). On convient généralement d’adopter une longueur moyenne de 22,2mm.
P. Broca, anatomiste, anthropologiste et chirurgien français (1824-1880) ; A. Fick, physiologiste allemand (1829-1901)
Syn. anc. axe optique anatomique, axe de l’œil
→ axe de fixation, axe optique, axe visuel de Broca, axes de Fick
axe optique l.m.
axis opticus (TA)
optic axis
Ligne reliant le point de fixation à la fovea en passant par le point nodal.
Elle ne correspond pas à l’axe géométrique de l’œil puisque la fovea est située à 1,25mm en dessous de cet axe, du côté temporal.