Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hypothalamiques (syndromes) l.m.p.

hypothalamic syndromes

Ensemble de perturbations neuroendocriniennes qui sont à la base des syndromes hypothalamo-hypophysaires.
En relation avec une atteinte du système hypothalamo-antéhypophysaire, on relève seulement un tableau de puberté précoce et probablement des galactorrhées non puerpérales.
Lors d'une atteinte du système hypothalamo-post-hypophysaire, les perturbations de l'hormone antidiurétique (HAD) ont seules été bien mises en évidence : diabète insipide, lié à une insuffisance de la sécrétion ou de la mise en circulation de l'HAD ; syndrome de Schwartz-Bartter, dû à sa sécrétion excessive.
Des troubles majeurs de la régulation thermique sont provoqués principalement par des lésions hypothalamiques aigües, d'ordre traumatique ou vasculaire. A contrario, parmi les lésions chroniques, le syndrome de Shapiro comporte une association d'hypothermie paroxystique, de crises épileptiques et d'une agénésie du corps calleux.
Les perturbations des conduites alimentaires peuvent concerner la soif (adipsie, souvent latente et parfois détectée par une hypernatrémie, polydipsies primaires organiques, bien plus rares que les potomanies) ou la faim (hyperphagie ou anorexie, en fait exceptionnelles).

W. B. Schwartz et F. C. Bartter, médecins américains (1957) ; W. R. Shapiro, neurologue américain (1969)

immunoscore . l.m.

immunoscore

Score qui permet de prédire la capacité du système immunitaire d'un individu donné à combattre les cellules tumorales.
Outre son intérêt pronostique à la fois indépendant et supérieur à celui de la classification TNM, il peut contribuer à prévoir les chances de réponse aux immunothérapies et à guider les décisions thérapeutiques dans lesquelles l’immunologie a acquis une place importante en cancérologie
L’immunoscore est basé sur la détermination de la densité intratumorale de deux populations lymphocytaires : (CD3+ /CD45RO+) ou (CD3+ /CD8+) ou (CD8+ /CD45RO+) dans la tumeur et son front d’invasion, c’est-à-dire à la fois à l’intérieur et à sa périphérie. Ceci est réalisé par une technique d’immunohistochimie sur coupe tissulaire couplée à un système d’analyse d’image. Le score va de 0, caractérisé par une faible densité des deux types de cellules dans les deux régions, à 4 pour des lésions présentant une forte densité des deux populations dans les deux régions tumorales. Dans les cancers colo-rectaux de stade précoce (TNM stades I-II), l’immunoscore subdivise les patients en sous-groupes présentant des différences importantes de survie sans récidive et de survie globale. De la même manière, l’immunoscore a permis de subdiviser les patients présentant un cancer de stade avancé en des groupes de pronostic distinct et avec des différences majeures de survie.

TNM (classification)

immunothérapie anticancéreuse n.f.

antineoplasic immunotherapy

Traitement d'un cancer par intervention sur le système immunitaire qui peut être spécifique ou non.
1) Immunothérapie non spécifique :
-BCG (Bacille de Calmette et Guérin) en traitement local pour le cancer de la vessie,
-interféron α pour certaines leucémies,
-interleukine 2 pour l’adénocarcinome rénal métastatique.
2) Immunothérapie spécifique, dite thérapie « ciblée », utilisant des anticorps monoclonaux» :
- anti CD 20 utilisés dans le traitement des lymphomes malins : rituximab,
- anti EGF (Epidermal Growth Factor) utilisé dans le cancer colorectal métastatique et dans certains cancers épidermoïdes : cetuximab
- anti HER2/neu utilisé dans le cancer du sein : trastuzumab
- anti VEGF (Vascular Epidermal Growth Factor) utilisé dans les cancers colorectal, bronchique et mammaire: bevacizumab.
3) Immunothérapie par inhibition du point de contrôle (« check point ») qui utilise des anticorps bloquant les points de régulation du système immunitaire mis en place par une tumeur cancéreuse pour échapper aux défenses de son hôte. Elle donne des résultats spectaculaires dans une proportion importante de mélanomes et de cancers bronchiques.

J. Allison, immunologiste américain, et Tasuku Honjo, immunologiste japonais, prix Nobel de médecine en 2018

Étym. lat. immunis : exempt de

BCG-thérapie endovésicale, interféron, interleukine

[F3, G5]

Édit. 2020

impédancemétrie n.f.

acoustic immittance audiometry

En otorhinolaryngologie, mesure de la force d’opposition à la mise en vibration du système tympanoossiculaire.
La notion d’impédance acoustique dérive de celle d’impédance électrique ou mécanique : lorsqu’une force s’exerce sur un corps, elle doit vaincre un facteur d’opposition. L’impédance acoustique augmente proportionnellement à la masse et à la rigidité du système tympanoossiculaire. L’impédancemétrie est la mesure utilisée quotidiennement dans les explorations fonctionnelles audiologiques, à l’aide d’un impédancemètre. Cette mesure est utilisée pour effectuer une tympanométrie ou étudier le réflexe stapédien.

O. Metz, otorhinolaryngologue danois (1952)

Étym. lat. impedire : empêcher

tympanométrie, Metz (test de)

insensibilité congénitale à la douleur liée à une canalopathie l.f.

congenitral insensitivity to pain caused by channelopathy

Forme particulière d’insensibilité à la douleur, sans autres troubles somesthésiques ou du système autonome, par défaut de fonction des canaux sodiques membranaires des cellules nerveuses.
La douleur n’est pas perçue alors que le tact, la chaleur et le froid le sont. Les réflexes sont normaux. Il n’y a aucune anomalie sensorielle ni altération du système autonome. L’intelligence est normale. Les mutilations secondaires peuvent être importantes. Il n’y a aucune anomalie des nerfs à l’examen histologique.
L’affection est liée à des mutations du gène SCN9A – locus en 2q24- codant pour la sous unité α d’un canal sodique Nav1.7 voltage-dépendant, exprimé dans les neurones nocicepteurs périphériques. La mutation entraînerait, avec la perte de fonction des canaux, une absence de formation et de propagation des potentiels d’action des signaux nociceptifs.
A l’opposé, une autre mutation du gène SNC9A provoquerait sa surexpression (un gain de fonction) à l’origine de l’érythromélalgie primitive familiale de transmission autosomique dominante –Dib-Hajj.

J. J. Cox, généticien britannique (2006) ; S. D. Dib-Hajj, neurologue américain (2005)

canalopathie, canal ionique, canal sodique, insensibilité congénitale à la douleur

intégration n.f.

integration

1) En neurologie : inclusion et organisation de plusieurs éléments interdépendants dans un ensemble complexe.
Mise en place, au cours du développement du système nerveux, des principales fonctions qui lui sont dévolues, et qui s'effectue selon une hiérarchisation et une subordination précises (H. Jackson, 1881).
C. Sherrington (1906) a émis l'hypothèse d'une intervention de la motricité dans l'intégration sensorielle, suggérant que l'activité de l'individu était unifiée par celle du système nerveux central.
2) Par extension, coordination de l'activité fonctionnelle de divers organes ou, dans les sciences humaines, de divers composants d'une structure.
La psychiatrie donne des exemples de telles organisations.
3) En génétique : processus de recombinaison in vivo qui aboutit à l'insertion d'une petite molécule d'ADN dans une plus grande ex. l'intégration du plasmide F ou du phage lambda dans le chromosome d' Escherichia coli.

J. H. Jackson, neurologue britannique (1835-1911) ; C.S. Sherrington, Sir, neurophysiologiste, histologiste, bactériologiste et pathologiste britannique, prix Nobel de médecine en 1932 (1857-1952)

co-intégration, excision

invalidation génique l.f.

knock out.
Production, par recombinaison homologue, d'un gène muté dans des cellules ES (cellules souches embryonnaires) permettant après sélection des homozygotes d'obtenir des organismes où le gène d'intérêt n'est pas exprimé.
Cette méthode très puissante a permis de connaître le rôle de la plupart des molécules du système immunitaire (cytokines, récepteurs de cytokines, molécules de transduction du signal) dans la réponse immunitaire. Ces méthodes sont particulièrement précieuses du fait de la redondance du système immunitaire. Les techniques récentes permettent l’invalidation conditionnelle d’un gène au sein d’un tissu particulier.

Jackson (cylindre croisé de) l.m.

Jackson's cylinder

En théorie, combinaison optique produisant un conoïde de Sturm qui ajouté à un système dioptrique astigmate, raccourcit, allonge ou fait disparaître l’intervalle compris entre les deux droites focales mais ne déplace pas le centre du système.
Sur le plan pratique, le cylindre croisé de Jackson est une lentille simple, composée de deux verres plan-cylindriques de puissance égale, de signe contraire et dont les axes sont perpendiculaires.
Il permet un examen subjectif, très rapide et très précis, pour arriver à déterminer de façon très exacte le vice de réfraction (astigmatisme)

E. Jackson, ophthalmologiste américain (1887)

joule n.m.

joule

Unité d’énergie du système international, égale au travail produit par une force de 1 newton dont le point d’application se déplace de 1 m, ou égale à l’énergie acquise ou dépensée par une charge électrique de 1 coulomb traversant une différence de potentiel de 1 volt.
Correspondances : 6,24.1018 eV
- masse équivalente : 6,7.109 uma, soit 1,1.10-14 g.
- équivalent calorique : 0,24 calorie.
L’erg, unité du système CGS maintenant abandonné, est égal à 10 -7)

J. P. Joule, physicien britannique (1818-1889)

Symb. J

Knodell (score de) l.m.

Système de graduation des lésions hépatiques élémentaires, au cours des hépatites virales chroniques.
Ce système prend en compte la fibrose des espaces portes gradués 0, 1, 3 ou 4 (cirrhose) ; la densité de l'infiltrat inflammatoire portal gradué 0, 1, 3 ou 4 ; l'étendue de la nécrose parcellaire péri-portale, graduée de 0, 1, 3, 4, 5, 6 ou 10 ; et le degré de nécrose lobulaire gradué 0, 1, 3 ou 4. La variabilité des observations, les difficultés de caractérisation de certaines lésions et l'absence de prise en compte de la nécrose lobulaire, ont conduit à proposer d'autres systèmes de quantification des lésions histologiques au cours des hépatites chroniques.

R. G. Knodell, gastroentérologue américain (1981)

Kupffer (cellule de) l.f.

Kupffer’s cell

Phagocyte mononucléé spécifique au tissu hépatique, situé dans le sinusoïde au contact de l'endothélium et impliqué dans les mécanismes de défense (clairance des endotoxines et des immuns complexes) et dans la fibrogénèse via la production de cytokines.
Plus volumineuse que la cellule endothéliale des sinusoïdes hépatiques, elle apparaît dispersée au long de celui-ci et manifeste une activité macrophagique qui la classe dans la catégorie des cellules du système des monocytes macrophages ou mononucléés ou ancien système réticuloendothélial.

C. von Kupffer, anatomiste allemand (1829-1902)

limbique (système) l.m.

limbic system

Groupement de structures corticales et sous-corticales disposées en anneau autour du hile de chaque hémisphère, archaïques au plan phylogénétique et étroitement connectées.
Parmi les formations limbiques proprement dites, on décrit l'archéocortex de l'hippocampe ou corne d'Amon, le paléocortex du système olfactif, le mésocortex de l'aire entorhinale et des formations sous-corticales avec l'amygdale et divers noyaux ; parmi les structures paralimbiques, corticales, le grand lobe limbique de Broca, dérivé de l'hippocampe et l'aire septale, dérivée du paléocortex.
Chez l'Homme, l'intervention de ce système se fait surtout dans les processus mnésiques, les émotions, l'agressivité, la détresse des séparations et du sevrage, enfin les relations sociales.

rhinencéphale, limbique (circuit)

lymphome l.m.

lymphoma

Tumeur le plus souvent maligne développée à partir du tissu lymphoïde.
La prolifération tumorale peut concerner un ou plusieurs nœuds (ganglions) lymphatiques (lymphome ganglionnaire ou nodal) ou se développer dans d'autres organes à partir des lymphocytes qui y siègent : amygdales, tube digestif, poumons, peau, etc. (lymphomes extra-ganglionnaire ou extra-nodal) et aussi moelle et sang.
On classe les lymphomes selon leur aspect anatomopathologique, leur type immunologique, leur extension au système lymphatique ou à d'autres organes. Ces classifications sont complexes, souvent remaniées en raison des progrès réalisés dans ces disciplines. Les lymphomes oculaires, isolés ou dans le cadre d'un lymphome affectant le système nerveux central, sont de diagnostic difficile, nécessitant souvent une biopsie vitréenne et risquant d'être confondus avec des uvéites.
Le terme de lymphome est maintenant considéré comme synonyme de lymphome malin. Il regroupe classiquement les lymphomes malins non hodgkiniens et la maladie de Hodgkin, mais cette dernière est maintenant souvent classée en dehors du groupe des lymphomes.
Ces tumeurs sont très sensibles aux chimiothérapies et radiothérapies. Le choix des traitements tient compte d'un ensemble de facteurs parmi lesquels le type du lymphome, l'âge du patient, l'extension de la maladie. Les lymphomes développés sur un terrain de déficit immunitaire (sida en particulier) sont de très mauvais pronostic.

lymphome malin, lymphome hodgkinien (classification), Hodgkin (maladie de), lymphome oculaire, lymphomes (classification des)

malformation vasculaire cérébrale du nourrisson l.m.

intra-cerebral vascular malformation in infant

Malformation dépistable avant la naissance par échographie ou suspectée dans les premiers jours de la vie par une défaillance cardiaque avec gros cœur, existence d'une grosse jugulaire, d'une pulsatilité excessive des vaisseaux du cou et d'un souffle crânien.
Dans d'autres cas l'augmentation rapide du périmètre crânien attire l'attention.
Toutes ces malformations menacent la vie à plus ou moins brève échéance et comportent un risque pour le système nerveux. L'échographie transfontanellaire, la scanographie ou l'IRM montrent une anomalie parfois très volumineuse. L'artériographie sélective permet de préciser la localisation, les afférences et les voies de drainage, par par exemple une malformation de la veine de Galien, malformation mal supportée ou constituant une menace pour le développement du système nerveux (elle doit être traitée par embolisation).

défaillance cardiaque, embolisation vasculaire, hydrocéphalie

Manchester system loc. angl.

Manchester system

Système de dosimétrie spatiale particulièrement développé en endocuriethérapie par aiguilles de radium.
Des règles précises d'implantation permettent de distribuer une dose aussi homogène que possible tout en assurant qu'elle ne soit, en aucun point, inférieure à la dose prescrite. Ce système est devenu obsolète depuis le remplacement du radium par des sources radioactives artificielles.

J. R. Paterson, radiothérapeute et oncologue britannique (1934)

médiateur chimique de l'inflammation l.m.

inflammation chemical mediator

Médiateur plasmatique et cellulaire intervenant dans les manifestations locales et systémiques de l’inflammation, libéré dès la période initiale jusqu’au processus de réparation et de régénération.
Les médiateurs sont nombreux, interactifs, se complètent, peuvent s’amplifier ou maintenir leur réponse si un de leurs composants ou un autre système est déficient ; ces médiateurs sont plasmatiques et cellulaires.
Les premiers sont des systèmes d’activation tels que le système contact, les systèmes de la coagulation (fibrino-formation et fibrinolyse) et le complément.
Les seconds, médiateurs cellulaires, proviennent de cellules où ils sont préformés, stockés puis sécrétés par des cellules stimulées : polynucléaires, lymphocytes, monocytes, macrophages, plaquettes, mastocytes et cellules endothéliales.
Ils comprennent des médiateurs provenant d’un acide aminé précurseur (histamine et sérotonine), les amines vaso-actives, les protéases, les agents oxydants (myéloperoxydases, radicaux libres oxygénés et monoxyde d’azote ou NO), les médiateurs lipidiques tels que les eicosanoïdes métabolites de l’acide arachidonique (prostaglandines, thromboxanes et leucotriènes), les facteurs plaquettaires (platelet activating factor ou PAF), les cytokines, les molécules d’adhésion et les enzymes de destruction tissulaire. Tous ces facteurs sont impliqués dans le déclenchement du choc septique.

Étym. lat. mediator : déverbal de mediare : s’interposer

complément, cytokine, leucotriène, interleukine

mémoire  n. f.

memory

La mémoire est la fonction mentale qui permet d’encoder, de stocker et de récupérer des informations très diverses (souvenirs personnels, connaissances générales sur le monde, habiletés perceptivo-motrices ou cognitives…).
Sous cette définition apparemment très simple se cache une multiplicité de situations. L’encodage peut être intentionnel (avec la volonté d’apprendre), ou au contraire incident (comme dans beaucoup de situations de la vie courante) où nous mémorisons les informations sans effort délibéré. Le stockage peut être temporaire (de l’ordre de quelques secondes ou de quelques minutes), le temps d’effectuer une tâche en cours, ou au contraire porter sur des durées très longues (des années ou des décennies). La récupération est parfois intentionnelle et guidée par l’effort, dans ce cas, le sujet doit rechercher les bons indices pour accéder à l’information cible. Dans d’autres situations, plus nombreuses, l’accès à cette information est automatique et le sujet n’a pas conscience de faire un effort et même d’utiliser sa mémoire. A côté de ces aspects opérationnels de la mémoire (les étapes : encodage, stockage, récupération), on distingue différents systèmes de mémoire, qui diffèrent par leur règles de fonctionnement et leurs substrats cérébraux (comme la mémoire épisodique, la mémoire sémantique, la mémoire de travail, la mémoire perceptive, la mémoire procédurale). Toutes ces distinctions n’ont pas qu’un intérêt expérimental et théorique, elles permettent de guider un examen clinique de la mémoire et facilitent le diagnostic de plusieurs pathologies neurologiques ou psychiatriques (maladie d’Alzheimer, dépression…) 
working memory
Système de mémoire responsable du traitement et du maintien temporaire des informations nécessaires à la réalisation d’activités aussi diverses que la compréhension de textes, l’apprentissage et le raisonnement.
La mémoire de travail, qui comprend plusieurs composantes, correspond à une formulation moderne de la mémoire à court terme. Elle comprend plusieurs systèmes satellites de stockage, coordonnés et supervisés par une composante attentionnelle, l’administrateur central (angl. central executive) qui gère en outre le passage de l’information vers les systèmes de mémoire à long terme. Les principaux systèmes satellites sont au nombre de trois. La boucle phonologique (angl. phonogical loop) est responsable du stockage des informations verbales, de leur manipulation et de leur rafraîchissement. Le calepin visuo-spatial (angl. sketch pad) est impliqué dans le stockage des informations spatiales ainsi que dans la formation et la manipulation des images mentales. Enfin, le buffer (littéralement « système tampon ») épisodique est chargé du stockage temporaire d’informations intégrées provenant de diverses sources (multimodales).

A. Baddeley, psychologue britannique (1974)

Étym. lat. memoria 

MEOS acr. angl. pour Microsomal Ethanol Oxidizing System

Système enzymatique présent dans le réticulum endoplasmatique des hépatocytes, oxydant l’éthanol comme une mono-oxygénase, c'est-à-dire en utilisant une molécule de dioxygène pour oxyder l'éthanol en acétaldéhyde en même temps qu'une molécule de NADPH en NADP+, avec intervention d'un cytochrome P450.
Ce système inductible (réaction de détoxification de phase I) concourt à la dégradation de l'éthanol dans le foie lorsque sa concentration dépasse les possibilités d'oxydation par l'alcool-déshydrogénase et la chaîne respiratoire mitochondriale. Il est générateur d'ions superoxyde et par suite de radicaux libres au niveau des lipides membranaires.

système microsomal d'oxygénation de l'éthanol, NADPH, nicotinamide-adénine-dinucléotide-phosphate hydrogéné

méthémoglobine-réductase n.f.

methemoglobin reductase

Système enzymatique catalysant la réduction du fer ferrique de la méthémoglobine en fer ferreux.
Présent dans les hématies, ce système est indispensable au maintien de l'hémoglobine sous sa forme active. La principale méthémoglobine-réductase comporte une molécule de cytochrome b5 et un enzyme flavinique (la cytochrome b5-réductase à FAD, flavine-adénine-dinucléotide), qui est réduit par le NADH (nicotinamide-adénine-dinucléotide-hydrogéné). Un déficit congénital en cet enzyme  entraîne une méthémoglobinémie.

Étym. gr. méta : indique le changement ; haïma : sang : lat. globus : boule ; reducere : réduire (de re et ducere : conduire)

mimogestualité l.f.

face expression and gestures

Se dit des aspects paraverbaux majeurs de la communication orale, concernant surtout la mimique et les gestes, qui prennent toute leur valeur en clinique.
Il s'agit de la mimogestualité exagérément mobile du maniaque, fixe et douloureuse du dépressif (au maximum masque tragique, oméga mélancolique), hyperexpressive de l'hystérique ou discordante d'un schizophrène (inadaptation au contenu affectif, parasitisme mimique, stéréotypies gestuelles, etc.).
Le contact visuel et le regard doivent en être rapprochés, notamment la fixation de l'interlocuteur par l'anxieux et la fuite du regard de l'autre par certains phobiques ou bien des schizophrènes.
Interactifs avec les signes vocaux, autre sous-système, ces signes mimogestuels constituent le cotexte. Avec les signes verbaux et vocaux, est formé le contexte du système du langage, ou énoncé total.

Étym. gr. mimeisthai : imiter (de mimos : mime) ; lat. gestus (de gerere : faire paraître) 

immotivé, métacommunication

monoamine-oxydase n.f.

monoamine oxidase

Enzyme catalysant la désamination oxydative des substances monoaminées.
Il existe au moins deux types de monoamine-oxydases : les monoamine-oxydases présentes dans les tissus animaux comme le foie, l'intestin et le rein (MAO-B) jouent un rôle important pour la détoxification des amines provenant notamment de la digestion ; celles du système nerveux (MAO-A) servent à l'inactivation de l'adrénaline, de la noradrénaline et de la sérotonine. Certains inhibiteurs de la monoamine-oxydase du système nerveux (abrév. IMAO) sont utilisés comme médicaments psychotropes.

Syn. monoamine-oxhydrase

Sigle  : MAO

monoamine-oxydase (inhibiteur de la) (IMAO)

motivation n.f.

motivation

Vaste ensemble de processus dynamiques, conscients ou inconscients, comportant en particulier les émotions, qui orientent l'action d'un individu vers un but donné.
Un circuit cortico-sous-cortical comportant les aires corticales paralimbiques du lobe frontal, le striatum dit limbique ou ventral (essentiellement la partie interne de la tête du noyau caudé), le pallidum interne, le noyau médiodorsal du thalamus, lui-même se projetant à nouveau sur les aires frontolimbiques, pourrait constituer le substratum cérébral de la motivation chez l'Homme. Situé dans la profondeur du lobe temporal, juste en avant de l'hippocampe, le complexe nucléaire amygdalien est la clef de voûte du système.
Des lésions du système limbique, notamment amygdaliennes, peuvent effectivement être responsables de modifications comportementales (syndrome de Klüver et Bucy), notamment d'apragmatisme, perte de l'autoactivation, apathie, aboulie et manque de motivations. Certains auteurs assimilent ces troubles à l'athymhormie.
Ainsi, les formes déficitaires des schizophrénies seraient liées à un dysfonctionnement dopaminergique par destruction des cellules du striatum limbique.
Malgré de nombreuses inconnues persistantes, de telles données jettent de nouveaux ponts entre neurosciences, neurologie et psychiatrie.

H. Klüver, neuropsychologue et P. C. Bucy, neurochirurgien américains (1937)

Étym. lat. motivus : qui meut (de movere : bouger, mouvoir)

autoactivation psychique (perte d'), Klüver et Bucy (syndrome de), athymhormique (syndrome)

muscle dilatateur de la pupille l.m. 

musculus dilatator pupillae (TA)

dilator pupillae

Muscle lisse, très mince, radiaire, annexé à l’œil, en contact avec l’épithélium rétinien le séparant du stroma de l’iris.
Il s’étend de la racine de l’iris jusque vers le bord pupillaire sans l’atteindre. Il provoque la dilatation de la pupille. Il est antagoniste du muscle sphincter de la pupille. Il est innervé par le système sympathique dont le trajet passe par un rameau du plexus carotidien, le ganglion ciliaire et les nerfs ciliaires courts. A l’opposé le muscle sphincter de la pupille est innervé par le système parasympathique dont le trajet passe par le ganglion trigéminal, le nerf ophtalmique, le nerf naso-ciliaire et les nerfs ciliaires longs, ainsi que par un rameau issu du rameau du muscle oblique inférieur de l’œil branche du nerf oculo-moteur ; ce rameau fait relais dans le ganglion ciliaire qui reçoit une racine motrice parasympathique du nerf abducens.

Syn. anc. muscle dilatateur de l’iris

muscle sphincter de la pupille l.m.

musculus sphincter pupillae  (TA)

sphincter pupillae

Muscle annulaire lisse et plat, situé dans la couche conjonctivo-vasculaire de l’iris, au bord de l’orifice pupillaire.
Large de un millimètre, il est épais de 50µ environ. Il provoque la constriction de la pupille. Il est antagoniste du muscle dilatateur de la pupille. Il est innervé par le système parasympathique dont le trajet passe par le ganglion trigéminal, le nerf ophtalmique, le nerf naso-ciliaire et les nerfs ciliaires longs, ainsi que par un rameau issu du rameau du muscle oblique inférieur de l’œil branche du nerf oculo-moteur; ce rameau fait relais dans le ganglion ciliaire qui reçoit une racine motrice parasympathique du nerf abducens. A l’opposé le muscle dilatateur de la pupille est innervé par le système sympathique dont le trajet passe par un rameau du plexus carotidien, le ganglion ciliaire et les nerfs ciliaires courts.

Syn. anc.  muscle constricteur pupillaire, sphincter irien ; sphincter de la pupille

muscle strié l.m.

Muscle constitué de fibres musculaires très longues et effilées à leurs deux extrémités, chacune résultant de la fusion de plusieurs éléments cellulaires (reconnaissables à la présence de nombreux noyaux).
La substance musculaire d’une fibre, enveloppée d’une membrane, le sarcolemme, a un aspect strié dans le sens longitudinal et dans le sens transversal. La striation longitudinale répond à la division de la fibre primitive en fibrilles, et la striation transversale à la succession de parties alternativement claires et obscures  (les disques sombres et les disques clairs). Les disques sombres sont constitués de faisceaux de filaments de myosine. Chaque fibrille est divisée en une succession de compartiments (sarcomères) par une cloison (bande Z, bande ou membrane de Krause) qui traverse la région moyenne de chaque disque clair. Un sarcomère est ainsi constitué d’un demi-disque clair, d’un disque sombre et d’un autre demi-disque clair. Il représente l’élément primordial de la contraction musculaire, le protoplasme indifférencié dans lequel sont incluses les fibrilles  (sarcoplasmes) ne jouant vraisemblablement qu’un rôle nutritif. Les muscles striés sont en général affectés aux fonctions de relation (à l’exception du myocarde). Ils reçoivent leur innervation du système cérébro-spinal et du système sympathique. Ils sont à contraction rapide et soumis à l’action de la volonté.

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